QCM : Comptabilité nationale et PIB — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que représente principalement la comptabilité nationale ?

Les préférences individuelles des consommateurs sur plusieurs années
Les règles juridiques encadrant les échanges entre entreprises
Les stocks patrimoniaux d’un pays à une date précise
Les flux monétaires d’une économie sur une période donnée

Les flux monétaires d’une économie sur une période donnée

Explication

La comptabilité nationale quantifie principalement les flux monétaires réalisés pendant une période et les regroupe dans des agrégats et des tableaux. Les comptes de patrimoine, en revanche, mesurent des stocks à un moment donné.

2. Quel organisme français produit les statistiques de comptabilité nationale destinées à éclairer le débat et la décision publics ?

L’Autorité de la statistique publique créée pour garantir l’indépendance
L’Institut national de la statistique et des études économiques
La Direction générale du Trésor chargée des prévisions économiques
La Banque de France responsable des comptes financiers nationaux

L’Institut national de la statistique et des études économiques

Explication

En France, l’Insee élabore et diffuse les informations statistiques de la comptabilité nationale. L’Autorité de la statistique publique veille à l’indépendance de la statistique, mais elle ne produit pas ces comptes.

3. À quoi servent notamment les informations fournies par la comptabilité nationale ?

À remplacer les décisions politiques par des calculs statistiques
À suivre la situation économique et à orienter les politiques publiques
À mesurer les opinions des ménages sur les institutions publiques
À déterminer directement les prix pratiqués par chaque entreprise

À suivre la situation économique et à orienter les politiques publiques

Explication

La comptabilité nationale aide à comprendre la situation économique présente et future, à nourrir le débat public et à piloter les politiques publiques. Elle fournit des informations pour décider, mais ne fixe pas directement les prix et ne remplace pas le choix politique.

4. Quel type d’analyse les comptes nationaux permettent-ils grâce à leurs séries longues ?

L’étude conjointe des évolutions conjoncturelles et des transformations structurelles
L’analyse limitée aux résultats récents des administrations publiques
L’observation des seules variations mensuelles des marchés financiers
La comparaison exclusive des patrimoines individuels à une date donnée

L’étude conjointe des évolutions conjoncturelles et des transformations structurelles

Explication

Les comptes nationaux permettent d’étudier le court terme, les évolutions structurelles de moyenne période et les transformations socioéconomiques de grande ampleur. Leur intérêt ne se limite donc ni aux marchés financiers ni aux données les plus récentes.

5. Pourquoi la comptabilité nationale ne constitue-t-elle pas un outil totalement neutre ?

Parce qu’elle décrit les phénomènes économiques sans utiliser de catégories définies
Parce qu’elle enregistre directement chaque activité sans aucune construction méthodologique
Parce qu’elle représente l’économie à partir d’hypothèses, de conventions et de théories
Parce qu’elle repose exclusivement sur des opinions politiques individuelles

Parce qu’elle représente l’économie à partir d’hypothèses, de conventions et de théories

Explication

La comptabilité nationale construit une représentation de la réalité économique en s’appuyant sur des hypothèses, des conventions et des théories. Elle n’est donc pas une simple reproduction immédiate des faits observés.

6. Quelle différence oppose principalement les conceptions de Richard Stone et de Simon Kuznets dans les années 1940 ?

Stone analyse la redistribution, tandis que Kuznets se concentre sur les prix agricoles
Stone privilégie le bien-être, tandis que Kuznets mesure principalement les opérations financières
Stone étudie les patrimoines, tandis que Kuznets décrit les échanges internationaux
Stone privilégie la mesure de la production, tandis que Kuznets vise davantage le bien-être

Stone privilégie la mesure de la production, tandis que Kuznets vise davantage le bien-être

Explication

Richard Stone associe la comptabilité nationale à un système d’information mesurant la production et ses agrégats. Simon Kuznets lui attribue davantage une fonction de mesure ou d’approche du bien-être.

7. Quelle mission la Commission Stiglitz reçoit-elle en 2009 ?

Définir les salaires nationaux et coordonner les négociations professionnelles
Organiser la création de l’Insee et remplacer la statistique officielle française
Évaluer les limites du PIB et proposer des indicateurs complémentaires
Établir les comptes financiers des entreprises et contrôler leur solvabilité

Évaluer les limites du PIB et proposer des indicateurs complémentaires

Explication

Créée en 2009, la Commission Stiglitz examine les limites du PIB pour mesurer la performance économique et le bien-être social, puis propose des alternatives. Elle n’a pas pour mission de créer l’Insee ni de gérer les comptes des entreprises.

8. Que décrivent les comptes nationaux augmentés publiés par l’Insee depuis 2024 ?

Les seules productions industrielles et les exportations de biens manufacturés
Les variations quotidiennes des cours boursiers et des taux de change
La répartition des revenus des ménages et les effets de l’activité sur le climat
Les dépenses publiques sans information sur les ménages ou l’environnement

La répartition des revenus des ménages et les effets de l’activité sur le climat

Explication

Depuis 2024, les comptes nationaux augmentés intègrent la répartition des revenus des ménages et les conséquences de l’activité économique sur le dérèglement climatique. Ils élargissent ainsi l’analyse au-delà des agrégats économiques traditionnels.

9. Comment le circuit économique relie-t-il les principales dimensions de l’activité nationale ?

La dépense crée les revenus, qui déterminent ensuite la production des entreprises
La production crée les revenus, qui sont ensuite utilisés par la dépense
La répartition crée les produits, qui financent ensuite les opérations financières
Les opérations financières créent la production, qui redistribue ensuite les patrimoines

La production crée les revenus, qui sont ensuite utilisés par la dépense

Explication

Le circuit économique relie la production, la répartition du revenu et la dépense. La production génère des revenus, puis ces revenus sont mobilisés pour consommer, investir ou échanger.

10. Quelles sont les trois catégories d’opérations distinguées par la comptabilité nationale ?

Les opérations salariales, fiscales et patrimoniales
Les opérations commerciales, monétaires et administratives
Les opérations sur produits, de répartition et financières
Les opérations productives, sociales et internationales

Les opérations sur produits, de répartition et financières

Explication

La comptabilité nationale distingue les opérations sur produits, les opérations de répartition et les opérations financières. Les opérations financières portent notamment sur les créances et les dettes, tandis que les opérations sur produits concernent les ressources et les emplois.

11. Que décrivent les opérations sur produits ?

L’origine des ressources et leur utilisation pour consommer, investir, exporter ou stocker
La création de créances et de dettes entre les différents agents économiques
La rémunération du travail et des propriétaires après la redistribution publique
La mesure des patrimoines détenus par les ménages à une date déterminée

L’origine des ressources et leur utilisation pour consommer, investir, exporter ou stocker

Explication

Les opérations sur produits retracent l’origine des ressources, le fonctionnement productif et leurs emplois, notamment la consommation, l’investissement, les exportations et la variation des stocks. Les créances et les dettes relèvent des opérations financières.

12. Quelle distinction caractérise la répartition primaire et la répartition secondaire ?

La répartition primaire redistribue les revenus, tandis que la secondaire rémunère les producteurs
La répartition primaire finance les créances, tandis que la secondaire mesure les stocks de capital
La répartition primaire concerne les exportations, tandis que la secondaire concerne les biens consommés
La répartition primaire rémunère la production, tandis que la secondaire redistribue les revenus

La répartition primaire rémunère la production, tandis que la secondaire redistribue les revenus

Explication

La répartition primaire rémunère la participation à la production, notamment par les salaires et les revenus de la propriété. La répartition secondaire correspond aux mécanismes de redistribution opérés après cette première répartition.

13. Comment distingue-t-on la production marchande de la production non marchande selon le prix auquel elle est fournie ?

La production marchande est destinée aux entreprises, tandis que l’autre est réservée aux administrations publiques.
La production marchande est vendue à un prix supérieur à 50 % de son coût, tandis que l’autre est gratuite ou quasi gratuite.
La production marchande est fournie gratuitement, tandis que l’autre est vendue à un prix supérieur à son coût.
La production marchande concerne les biens matériels, tandis que l’autre concerne les services immatériels.

La production marchande est vendue à un prix supérieur à 50 % de son coût, tandis que l’autre est gratuite ou quasi gratuite.

Explication

La production marchande est vendue à un prix significatif, supérieur à 50 % de son coût, alors que la production non marchande est fournie gratuitement ou à un prix très faible. La distinction ne repose donc ni sur la nature matérielle du produit ni sur le type d’utilisateur.

14. Quelle modification de la définition française de la production intervient à partir de 1976 ?

Elle exclut les biens marchands afin de mieux mesurer les services fournis par les administrations publiques.
Elle limite la production aux activités vendues sur un marché, comme dans la définition française antérieure.
Elle retient les services financiers et non financiers, mais écarte la production destinée à l’usage du producteur.
Elle inclut les services non marchands réalisés avec des facteurs marchands et la production pour emploi final propre.

Elle inclut les services non marchands réalisés avec des facteurs marchands et la production pour emploi final propre.

Explication

Depuis 1976, le périmètre comprend la production marchande, une partie de la production non marchande et la production destinée à l’emploi final propre. L’idée selon laquelle la comptabilité nationale française serait restée limitée aux biens et services marchands correspond à la définition antérieure.

15. Quelle critique Dominique Méda adresse-t-elle à l’approche marchande, matérialiste et quantitative de la statistique économique ?

Elle confond des instruments comme le PIB avec les objectifs sociaux comme le bien-être et néglige les dimensions sociales et environnementales.
Elle propose de mesurer la richesse par le volume des biens produits, sans prendre en compte les revenus ou les conditions de vie.
Elle privilégie les indicateurs environnementaux au détriment de la mesure des échanges marchands et de la croissance économique.
Elle considère que les services publics produisent davantage de richesse que les activités marchandes dans toutes les situations.

Elle confond des instruments comme le PIB avec les objectifs sociaux comme le bien-être et néglige les dimensions sociales et environnementales.

Explication

Dans Qu’est-ce que la richesse ?, Dominique Méda estime que l’approche dominante a insuffisamment intégré la vie sociale et l’environnement, en assimilant le PIB à une fin plutôt qu’à un moyen. Elle ne défend donc pas un remplacement de la mesure économique par une priorité donnée aux seuls indicateurs environnementaux.

16. Pourquoi la numérisation complique-t-elle la mesure de la production et de la productivité ?

Parce que la numérisation transforme les biens matériels en services financiers exclus des comptes nationaux.
Parce que les services numériques sont principalement produits par des administrations qui ne calculent pas leur productivité.
Parce que le PIB évalue difficilement la valeur de certains services numériques gratuits ou quasi gratuits.
Parce que les utilisateurs de services numériques gratuits versent directement leur paiement aux entreprises productrices.

Parce que le PIB évalue difficilement la valeur de certains services numériques gratuits ou quasi gratuits.

Explication

Certains services numériques sont accessibles sans paiement direct ou à un prix très faible, ce qui rend leur valeur difficile à apprécier dans le PIB. La difficulté vient donc de la mesure de la valeur créée, et non d’une exclusion générale des services numériques ou d’un paiement direct des utilisateurs.

17. Quel modèle correspond à une pseudo-gratuité d’un service numérique ?

L’utilisateur paie un abonnement complet, sans publicité ni exploitation commerciale de ses données personnelles.
Le service est fourni sans financement identifiable, car aucun acteur ne supporte le coût de sa production.
Le service est produit par des bénévoles et financé par des dons versés par des particuliers.
L’utilisateur ne paie pas directement, mais le service est financé par la publicité ou la collecte de données.

L’utilisateur ne paie pas directement, mais le service est financé par la publicité ou la collecte de données.

Explication

La pseudo-gratuité repose notamment sur la publicité ou la collecte de données, même si l’utilisateur ne verse pas directement d’argent. Le financement par les dons ou le bénévolat relève plutôt de la gratuité véritable.

18. Comment les comptes nationaux traitent-ils un service numérique gratuit financé par la publicité ?

Le service est enregistré comme une consommation finale des ménages, tandis que les revenus publicitaires sont exclus du PIB.
Le service et les revenus publicitaires sont exclus des comptes nationaux, car l’utilisateur ne paie pas directement.
Le service est compté comme une production domestique, tandis que la publicité devient une dépense finale des ménages.
Le service n’est pas une consommation finale des ménages, tandis que les revenus publicitaires entrent dans le PIB via la valeur ajoutée des entreprises.

Le service n’est pas une consommation finale des ménages, tandis que les revenus publicitaires entrent dans le PIB via la valeur ajoutée des entreprises.

Explication

L’usage gratuit du service numérique n’est pas enregistré comme une dépense de consommation finale des ménages, mais l’activité publicitaire contribue au PIB par la valeur ajoutée des entreprises concernées. La dépense publicitaire des annonceurs est une consommation intermédiaire, et non une consommation finale des ménages.

19. Comment la comptabilité nationale française traite-t-elle les activités marchandes licites non déclarées ?

Elle les estime et les inclut dans le PIB, qui enregistre ainsi une part d’environ 4 % liée à ces activités.
Elle les ajoute aux services publics non marchands, car leur valeur ne provient pas d’un paiement officiellement enregistré.
Elle les exclut du PIB, car une activité non déclarée ne peut pas être considérée comme une production marchande.
Elle les assimile à la production domestique et au bénévolat, qui sont évalués selon le temps consacré.

Elle les estime et les inclut dans le PIB, qui enregistre ainsi une part d’environ 4 % liée à ces activités.

Explication

Les activités marchandes licites non déclarées font l’objet d’une estimation et représentent environ 4 % du PIB. Elles se distinguent de la production domestique et du bénévolat, qui restent exclus du périmètre décrit ici.

20. Selon le SEC 2010, quel critère détermine l’inclusion d’une transaction dans la comptabilité nationale ?

Une transaction est incluse lorsqu’elle concerne une entreprise enregistrée, même si aucun revenu effectif n’est généré.
Son inclusion dépend de l’existence d’un flux effectif de revenus, et non de son caractère légal ou de son niveau de déclaration.
Une transaction est incluse lorsqu’elle correspond à une activité marchande, tandis que les échanges illégaux sont écartés.
Une transaction est incluse lorsqu’elle est légale et déclarée par les parties auprès de l’administration fiscale.

Son inclusion dépend de l’existence d’un flux effectif de revenus, et non de son caractère légal ou de son niveau de déclaration.

Explication

Depuis le SEC 2010, le caractère légal ou illégal et le fait d’être déclaré ou non ne suffisent pas à décider de l’exclusion : la comptabilité nationale cherche à retracer les flux effectifs de revenus. Une activité illégale peut donc être incluse, contrairement à la production domestique et au bénévolat qui ne relèvent pas nécessairement de ce périmètre.

21. Pourquoi l’OCDE recommande-t-elle d’inclure l’économie souterraine dans le PIB ?

Pour limiter le PIB aux activités déclarées et rendre les comparaisons internationales indépendantes des pratiques de fraude.
Pour mesurer séparément le bénévolat et la production domestique, qui remplacent souvent les activités marchandes en période de crise.
Pour obtenir une mesure plus exhaustive, faciliter les comparaisons internationales et repérer les substitutions entre activités formelles et informelles.
Pour augmenter mécaniquement le PIB des pays où les activités illégales et non déclarées sont les plus nombreuses.

Pour obtenir une mesure plus exhaustive, faciliter les comparaisons internationales et repérer les substitutions entre activités formelles et informelles.

Explication

L’OCDE justifie cette inclusion par une mesure plus complète de l’activité, une meilleure comparabilité entre pays et la prise en compte des déplacements entre économie formelle et informelle, notamment lors des crises. L’objectif n’est pas d’augmenter artificiellement le PIB ni d’intégrer le bénévolat ou la production domestique.

22. Quelle caractéristique permet de distinguer une production marchande d’une production non marchande ?

Elle est réalisée par une entreprise appartenant au secteur privé.
Elle est financée par des impôts plutôt que par les achats des ménages.
Elle est destinée à une consommation intermédiaire par une autre organisation.
Elle est vendue à un prix significatif dépassant 50 % de son coût.

Elle est vendue à un prix significatif dépassant 50 % de son coût.

Explication

Une production marchande est vendue à un prix économiquement significatif, supérieur à 50 % de son coût. La production non marchande est plutôt fournie sans prix de marché significatif, mais son financement fiscal ne suffit pas à définir toute production marchande.

23. Quels éléments l’OCDE inclut-elle dans l’économie non observée ?

La production publique, agricole, industrielle et financière.
La production souterraine, informelle, manquante et illégale.
Les activités bénévoles, familiales, scolaires et culturelles.
Les échanges extérieurs, les stocks, les investissements et les importations.

La production souterraine, informelle, manquante et illégale.

Explication

L’économie non observée regroupe la production souterraine, informelle, manquante en raison de carences de collecte et illégale. Les autres regroupements décrivent des secteurs ou des opérations économiques, mais pas cette définition de l’OCDE.

24. Quelle part du PIB l’économie non observée représentait-elle en France en 2010 selon l’OCDE ?

3 % du PIB.
12,4 % du PIB.
17,5 % du PIB.
6,7 % du PIB.

6,7 % du PIB.

Explication

En France, l’économie non observée représentait 6,7 % du PIB en 2010. Le taux de 17,5 % correspondait à l’Italie et celui de 3 % à la Suède.

25. Comment évalue-t-on la production non marchande dans les comptes nationaux ?

Par les recettes commerciales, les marges de distribution, les exportations et les subventions.
Par la somme des salaires, consommations intermédiaires, impôts sur la production et consommation de capital fixe.
Par la valeur des biens vendus, diminuée des salaires et des consommations intermédiaires.
Par la différence entre la production totale, les importations et la consommation finale.

Par la somme des salaires, consommations intermédiaires, impôts sur la production et consommation de capital fixe.

Explication

La production non marchande est évaluée par ses coûts de production, qui comprennent les salaires, les consommations intermédiaires, les impôts sur la production et la consommation de capital fixe. Une évaluation fondée sur les recettes commerciales ne convient pas à une production dépourvue de prix de marché significatif.

26. Lequel des éléments suivants constitue un emploi final dans l’équilibre ressources-emplois ?

Les services comptables consommés par une entreprise.
La farine incorporée dans la fabrication du pain.
La consommation finale des ménages.
L’achat d’électricité utilisé par une usine.

La consommation finale des ménages.

Explication

La consommation finale des ménages est un emploi final, car elle correspond à l’utilisation de biens ou services pour satisfaire directement un besoin. Les autres exemples sont des consommations intermédiaires incorporées à la production ou nécessaires à celle-ci.

27. Comment définit-on le prix de base d’un produit ?

Le montant payé par l’acheteur, incluant le transport et les marges commerciales.
Le prix d’importation du produit, corrigé des variations de stocks et des droits de douane.
Le coût de production du bien, augmenté de la consommation intermédiaire et des salaires.
Le montant reçu par le producteur, augmenté des subventions et diminué des impôts sur les produits.

Le montant reçu par le producteur, augmenté des subventions et diminué des impôts sur les produits.

Explication

Le prix de base correspond au montant reçu par le producteur, corrigé par les subventions et les impôts sur les produits. Le prix payé par l’acheteur relève plutôt du prix d’acquisition, qui inclut notamment le transport et les marges commerciales.

28. Quelle relation traduit l’équilibre ressources-emplois ?

Ressources=Production+Importations=CI+Emplois finalsRessources = Production + Importations = CI + Emplois\ finals
Ressources=Production−Importations=CI+Emplois finalsRessources = Production - Importations = CI + Emplois\ finals
Ressources=Production+CI=Importations+Emplois finalsRessources = Production + CI = Importations + Emplois\ finals
Ressources=Production+Exportations=CI−Emplois finalsRessources = Production + Exportations = CI - Emplois\ finals

$$Ressources = Production + Importations = CI + Emplois\ finals$$

Explication

Les ressources disponibles proviennent de la production et des importations, puis elles sont réparties entre consommations intermédiaires et emplois finals. Les autres relations modifient le signe ou la place d’un agrégat et ne respectent pas cet équilibre.

29. Une unité produit pour 900 unités monétaires et utilise 350 unités de consommations intermédiaires ; quelle est sa valeur ajoutée brute ?

350 unités monétaires.
900 unités monétaires.
550 unités monétaires.
1 250 unités monétaires.

550 unités monétaires.

Explication

La valeur ajoutée brute se calcule par la production diminuée des consommations intermédiaires, soit 900−350=550900 - 350 = 550 unités monétaires. Additionner ces deux montants mesurerait les ressources mobilisées plutôt que la contribution productive de l’unité.

30. Une hausse du prix d’un ordinateur résulte d’une amélioration de ses performances, sans inflation à qualité inchangée : comment faut-il l’interpréter ?

Comme une baisse des quantités produites à prix constants.
Comme une inflation à qualité inchangée.
Comme une variation en volume indépendante des caractéristiques du produit.
Comme une hausse de prix liée à une amélioration qualitative.

Comme une hausse de prix liée à une amélioration qualitative.

Explication

Une amélioration qualitative peut entraîner une hausse du prix et doit être distinguée d’une inflation à qualité inchangée. Assimiler cette hausse à une inflation pure négligerait le rôle des caractéristiques nouvelles du produit.

31. Quel est l’objectif principal de la déflation d’un agrégat économique ?

Retirer l’effet de l’inflation pour isoler sa variation en volume.
Remplacer les prix courants par les coûts de production des entreprises.
Mesurer l’évolution des importations sans tenir compte des quantités échangées.
Additionner les variations de prix et de quantités dans une mesure en valeur.

Retirer l’effet de l’inflation pour isoler sa variation en volume.

Explication

Déflater consiste à retirer l’effet de l’inflation afin d’identifier la variation en volume, notamment celle des quantités. Une variation en valeur, au contraire, combine les effets des prix et des quantités.

32. Sur quelle hypothèse repose la méthode des prix hédoniques ?

Le prix est déterminé par les seules quantités vendues sur le marché.
Le prix reflète exclusivement les coûts salariaux du producteur.
Le prix reste identique lorsque la qualité du produit évolue.
Le prix dépend des caractéristiques du bien ou du service considéré.

Le prix dépend des caractéristiques du bien ou du service considéré.

Explication

La méthode des prix hédoniques relie le prix aux caractéristiques d’un bien ou d’un service pour prendre en compte les changements de qualité. Elle ne suppose donc pas que le prix soit indépendant de la qualité ou déterminé par un seul facteur.

33. Quelle différence distingue les indices de Laspeyres et de Paasche ?

Laspeyres mesure les quantités, tandis que Paasche mesure les prix sans aucune pondération.
Laspeyres utilise les pondérations de l’année courante, tandis que Paasche utilise celles de l’année de base.
Laspeyres utilise les pondérations de l’année de base, tandis que Paasche utilise celles de l’année courante.
Laspeyres exclut les changements de qualité, tandis que Paasche exclut les variations de prix.

Laspeyres utilise les pondérations de l’année de base, tandis que Paasche utilise celles de l’année courante.

Explication

L’indice de Laspeyres conserve les pondérations de l’année de base, alors que l’indice de Paasche emploie celles de l’année courante. Les deux indices sont des formules pondérées et ne se distinguent pas par une séparation stricte entre prix et quantités.

34. Dans un tableau des entrées-sorties, comment sont organisées les informations principales ?

Les produits sont en lignes et les branches en colonnes
Les branches sont en lignes et les produits en colonnes
Les salaires sont en lignes et les profits en colonnes
Les ménages sont en lignes et les entreprises en colonnes

Les produits sont en lignes et les branches en colonnes

Explication

Le TES présente l’équilibre ressources-emplois par produit en ligne et par branche en colonne. Confondre les deux orientations inverse la structure fondamentale du tableau.

35. Une branche réalise une valeur ajoutée brute de 240 millions d’euros et utilise 90 millions d’euros de consommations intermédiaires : quelle est sa production ?

270 millions d’euros
150 millions d’euros
330 millions d’euros
240 millions d’euros

330 millions d’euros

Explication

La production se calcule en additionnant la VAB et les consommations intermédiaires, soit 240+90=330240 + 90 = 330 millions d’euros. La soustraction correspondrait à une mauvaise interprétation du lien entre production, VAB et CI.

36. Que mesure un coefficient technique dans un tableau des entrées-sorties ?

Les consommations intermédiaires nécessaires par unité de production
La valeur ajoutée créée par unité de consommation finale
Les importations nécessaires par unité de revenu disponible
Les salaires versés par unité de capital financier

Les consommations intermédiaires nécessaires par unité de production

Explication

Le coefficient technique indique les besoins en consommations intermédiaires d’une branche pour produire une unité. Il ne mesure donc ni la valeur ajoutée, ni les salaires, ni les importations prises isolément.

37. Quelle comparaison décrit correctement le contenu en importations mesuré par l’Insee en 2019 ?

Environ 85 % pour la consommation totale des ménages et 19 % pour les biens fabriqués
Environ 19 % pour les biens manufacturés et 64 % pour la consommation totale des ménages
Environ 64 % pour la consommation totale des ménages et 85 % pour les biens manufacturés
Environ 19 % pour la consommation totale des ménages et 64 % pour les biens manufacturés

Environ 19 % pour la consommation totale des ménages et 64 % pour les biens manufacturés

Explication

L’Insee estime le contenu en importations à environ 19 % pour la consommation totale des ménages et à 64 % pour les biens manufacturés. Le taux de 85 % concerne les biens fabriqués, et non la consommation totale des ménages.

38. Selon quel critère les agents économiques sont-ils regroupés dans un secteur institutionnel ?

Selon leur localisation et leur ancienneté
Selon leur régime fiscal et leur volume d’exportations
Selon leur fonction principale et leurs ressources
Selon leur taille et leur niveau d’endettement

Selon leur fonction principale et leurs ressources

Explication

Un secteur institutionnel rassemble des agents qui partagent une fonction principale et des ressources de même nature. La taille, la localisation ou le régime fiscal ne constituent pas le critère de définition.

39. Lequel de ces ensembles correspond aux cinq secteurs institutionnels résidents ?

Sociétés non financières, sociétés financières, administrations publiques, ménages et ISBLSM
Administrations publiques, ménages, investisseurs, producteurs agricoles et institutions financières
Entreprises individuelles, banques centrales, administrations publiques, ménages et exportateurs
Sociétés non financières, banques, collectivités locales, salariés et associations sportives

Sociétés non financières, sociétés financières, administrations publiques, ménages et ISBLSM

Explication

Les cinq secteurs résidents sont les sociétés non financières, les sociétés financières, les administrations publiques, les ménages et les institutions sans but lucratif au service des ménages. Les autres ensembles mélangent des catégories juridiques, des fonctions ou des sous-groupes qui ne correspondent pas à cette classification.

40. Quels types de comptes le tableau économique d’ensemble retrace-t-il ?

Les comptes fiscaux, les comptes bancaires et les comptes démographiques
Les comptes de salaires, les comptes commerciaux et les comptes monétaires
Les comptes de production, les comptes extérieurs et les comptes de prix
Les comptes courants, les comptes d’accumulation et les comptes de patrimoine

Les comptes courants, les comptes d’accumulation et les comptes de patrimoine

Explication

Le tableau économique d’ensemble retrace les comptes courants, d’accumulation et de patrimoine. Les comptes d’accumulation décrivent des flux, tandis que les comptes de patrimoine portent sur des stocks d’actifs et de passifs.

41. Un ménage reçoit 48 000 euros de revenus primaires, 12 000 euros de prestations sociales et verse 15 000 euros de prélèvements obligatoires : quel est son revenu disponible brut ?

60 000 euros
75 000 euros
51 000 euros
45 000 euros

45 000 euros

Explication

Le RDB est égal aux revenus primaires auxquels on ajoute les prestations sociales, puis on soustrait les prélèvements obligatoires : 48 000+12 000−15 000=45 00048\,000 + 12\,000 - 15\,000 = 45\,000 euros. Ajouter les prélèvements au lieu de les retrancher surestime le revenu disponible.

42. Un ménage possède 180 000 euros d’actifs financiers et 70 000 euros de passifs financiers : quel est son patrimoine financier net ?

250 000 euros
180 000 euros
110 000 euros
70 000 euros

110 000 euros

Explication

Le patrimoine financier net correspond aux actifs financiers diminués des passifs financiers, soit 180 000−70 000=110 000180\,000 - 70\,000 = 110\,000 euros. Le montant de 250 000 euros additionne les deux éléments au lieu de tenir compte de la dette.

43. Un patrimoine comprend 300 000 euros d’actifs non financiers, 200 000 euros d’actifs financiers et 120 000 euros de passifs financiers : quelle est sa valeur totale nette ?

320 000 euros
380 000 euros
620 000 euros
500 000 euros

380 000 euros

Explication

Le patrimoine total net additionne les actifs non financiers et financiers, puis retranche les passifs : 300 000+200 000−120 000=380 000300\,000 + 200\,000 - 120\,000 = 380\,000 euros. Le patrimoine financier net ne prendrait pas en compte les 300 000 euros d’actifs non financiers.

44. À quoi servent les parités de pouvoir d’achat dans une comparaison internationale ?

À mesurer les écarts de salaires sans tenir compte des biens et services consommés
À comparer les exportations nationales en utilisant les volumes produits par chaque pays
À convertir les monnaies selon les taux de change observés sur les marchés financiers
À convertir les monnaies en neutralisant les différences de prix grâce à un panier comparable

À convertir les monnaies en neutralisant les différences de prix grâce à un panier comparable

Explication

Les parités de pouvoir d’achat sont des taux de conversion fondés sur un panier comparable, afin d’éliminer l’effet des différences de prix entre pays. Un taux de change de marché ne corrige pas directement ces écarts de niveau des prix.

45. Quelle méthode permet de comparer les niveaux de vie entre deux pays en neutralisant les différences de prix d’un même panier de biens et services ?

Les taux d’intérêt directeurs, qui rapprochent les conditions de financement
Les parités de pouvoir d’achat, qui égalisent le prix du panier comparé
Les taux de change courants, qui intègrent les mouvements de capitaux
Les indices boursiers nationaux, qui mesurent la valeur des entreprises cotées

Les parités de pouvoir d’achat, qui égalisent le prix du panier comparé

Explication

Les parités de pouvoir d’achat convertissent les monnaies de façon à égaliser le prix d’un même panier et à corriger les écarts de niveaux de prix. Les taux de change courants peuvent refléter les mouvements de capitaux et ne remplissent pas cette fonction de comparaison des prix.

46. Que désigne une base comptable dans les comptes nationaux ?

Une période où les dépenses publiques sont exclues des agrégats nationaux
Une période où les méthodes, nomenclatures et sources restent inchangées
Une année où les prix sont convertis selon les taux de change courants
Une année où les données provisoires deviennent automatiquement définitives

Une période où les méthodes, nomenclatures et sources restent inchangées

Explication

Une base comptable maintient constantes, pendant une période donnée, les méthodes, les nomenclatures et les sources utilisées pour calculer les agrégats. Elle ne correspond ni à une règle de conversion monétaire ni au calendrier de publication des comptes.

47. Depuis quelle date les comptes nationaux français sont-ils publiés en base 2020 ?

Depuis janvier 2023
Depuis mai 2024
Depuis mai 2010
Depuis mai 2020

Depuis mai 2024

Explication

Les comptes nationaux français sont publiés en base 2020 depuis mai 2024. La base 2010 correspond à une base antérieure et ne constitue pas la base actuelle.

48. Pour une année n, à quel moment les comptes nationaux deviennent-ils définitifs ?

En mai de l’année n + 2
En mai de l’année n + 1
En mai de l’année n + 3
En décembre de l’année n + 3

En mai de l’année n + 3

Explication

Les comptes d’une année n sont provisoires en mai n + 1, semi-définitifs en mai n + 2 et définitifs en mai n + 3. La publication de mai n + 2 correspond donc encore à une étape intermédiaire.

49. Une population comprend 10 adultes vivant dans 4 ménages et 2 enfants de moins de 14 ans. Combien d’unités de consommation compte-t-elle selon la formule donnée ?

4+0,5(10−4−2)+0,3×2=6,64 + 0,5(10-4-2) + 0,3 \times 2 = 6,6
4+0,5(10−4−2)+0,5×2=7,04 + 0,5(10-4-2) + 0,5 \times 2 = 7,0
4+0,3(10−4−2)+0,5×2=6,44 + 0,3(10-4-2) + 0,5 \times 2 = 6,4
10+0,5(4−10−2)+0,3×2=7,610 + 0,5(4-10-2) + 0,3 \times 2 = 7,6

$$4 + 0,5(10-4-2) + 0,3 \times 2 = 6,6$$

Explication

La formule donne 4+0,5(10−4−2)+0,3×2=6,64 + 0,5(10-4-2) + 0,3 \times 2 = 6,6 unités de consommation. Les autres calculs modifient soit les coefficients, soit le rôle des variables dans la formule.

50. Quelle combinaison associe correctement les deux mesures de productivité ?

Productivité par tête : VAB/personneemployeˊeenETPVAB / personne employée en ETP ; productivité horaire : VAB/VATVAB / VAT
Productivité par tête : PIB/populationtotalePIB / population totale ; productivité horaire : VAB/meˊnagesVAB / ménages
Productivité par tête : VAB/heurestravailleˊesVAB / heures travaillées ; productivité horaire : VAB/personnesenETPVAB / personnes en ETP
Productivité par tête : VAB/VATVAB / VAT ; productivité horaire : VAB/personneemployeˊeenETPVAB / personne employée en ETP

Productivité par tête : $$VAB / personne employée en ETP$$ ; productivité horaire : $$VAB / VAT$$

Explication

La productivité par tête rapporte la VAB au nombre de personnes employées en équivalent temps plein, tandis que la productivité horaire la rapporte au volume annuel d’heures travaillées. Intervertir ces dénominateurs conduit à confondre les deux indicateurs.

51. Quelle distinction décrit correctement la différence entre le PIB et le bien-être ?

Le PIB mesure surtout la production et la productivité, tandis que le bien-être inclut aussi des dimensions sociales et environnementales
Le PIB additionne la satisfaction individuelle, tandis que le bien-être mesure les biens et services échangés
Le PIB mesure directement les dimensions morales et psychologiques, tandis que le bien-être concerne la production marchande
Le PIB et le bien-être reposent sur le même indicateur, mais avec des unités monétaires différentes

Le PIB mesure surtout la production et la productivité, tandis que le bien-être inclut aussi des dimensions sociales et environnementales

Explication

Le PIB renseigne principalement sur la production et la productivité, alors que le bien-être englobe aussi des aspects moraux, sociaux, psychologiques et environnementaux. Assimiler le bien-être à la production monétarisée ignore donc plusieurs dimensions importantes.

52. Comment l’OCDE décrit-elle généralement le lien entre PIB par habitant et bien-être ?

Le bien-être est en moyenne plus élevé dans les pays au PIB par habitant élevé, mais le lien s’affaiblit quand le revenu augmente
Le bien-être diminue en moyenne dans les pays au PIB par habitant élevé, puis progresse lorsque le revenu augmente
Le PIB par habitant ne présente en moyenne aucun rapport observable avec le niveau de bien-être
Le bien-être progresse au même rythme que le PIB par habitant, quel que soit le niveau de revenu

Le bien-être est en moyenne plus élevé dans les pays au PIB par habitant élevé, mais le lien s’affaiblit quand le revenu augmente

Explication

Selon l’OCDE, un PIB par habitant élevé est associé en moyenne à un bien-être plus important, mais cette relation positive devient moins forte lorsque le revenu augmente. Cette observation ne signifie donc pas que les deux indicateurs évoluent au même rythme à tous les niveaux de revenu.

53. Que met en évidence le paradoxe d’Easterlin concernant les États-Unis ?

La croissance du PIB par habitant a entraîné une progression parallèle de toutes les dimensions du bien-être
La stabilité du PIB par habitant a coïncidé avec une diminution de la consommation de biens et services
La baisse du PIB par habitant s’est accompagnée d’une progression de la proportion d’Américains se déclarant très heureux
La forte hausse du PIB par habitant ne s’est pas accompagnée d’une hausse de la proportion d’Américains se déclarant très heureux

La forte hausse du PIB par habitant ne s’est pas accompagnée d’une hausse de la proportion d’Américains se déclarant très heureux

Explication

Le paradoxe d’Easterlin constate qu’aux États-Unis, une forte hausse du PIB par habitant n’a pas augmenté la proportion de personnes se déclarant très heureuses. Il remet ainsi en question l’idée qu’une croissance économique accrue entraîne automatiquement une hausse équivalente du bonheur déclaré.

54. Pourquoi les dépenses défensives peuvent-elles faire augmenter le PIB sans améliorer le bien-être ?

Elles mesurent la valeur des activités bénévoles réalisées hors des marchés
Elles réparent les effets d’externalités négatives sans accroître directement le bien-être
Elles redistribuent les revenus vers les ménages les plus exposés aux risques sociaux
Elles correspondent aux investissements qui préviennent toute dégradation environnementale

Elles réparent les effets d’externalités négatives sans accroître directement le bien-être

Explication

Les dépenses défensives financent notamment la réparation de dommages liés à la pollution ou à certains problèmes de santé ; elles sont comptabilisées comme production, même si elles compensent une dégradation antérieure. Elles ne correspondent donc pas à une mesure des activités bénévoles, qui sont généralement exclues du PIB.

55. Quelle activité contribue au bien-être mais reste généralement exclue du PIB ?

La prestation rémunérée d’un service de garde à domicile
La préparation non rémunérée des repas au sein du foyer
La réparation payante d’un logement par un artisan
La vente de repas préparés par une entreprise commerciale

La préparation non rémunérée des repas au sein du foyer

Explication

Les activités domestiques non rémunérées, comme préparer les repas dans son foyer, contribuent au bien-être sans être généralement intégrées au PIB. À l’inverse, les services vendus sur un marché sont comptabilisés comme productions marchandes.

56. Que permettent de présenter conjointement les comptes nationaux augmentés ?

L’activité économique, ses conséquences climatiques et la répartition des revenus
La production marchande, les échanges extérieurs et les dépenses publiques locales
La croissance démographique, les bénéfices privés et les investissements financiers
L’emploi salarié, la dette publique et la consommation énergétique des entreprises

L’activité économique, ses conséquences climatiques et la répartition des revenus

Explication

Les comptes nationaux augmentés associent l’activité économique à ses conséquences climatiques et à la distribution des revenus des ménages. Les comptes classiques rendent moins visibles ces dimensions climatiques et distributives.

57. Quel effet l’ajustement climatique a-t-il eu sur le produit intérieur net français en 2023 ?

Il l’a réduit de 2 294 milliards d’euros, soit 4,1 %, à 2 201 milliards
Il l’a augmenté de 2 201 milliards d’euros, soit 4,1 %, à 2 294 milliards
Il l’a augmenté de 2 294 milliards d’euros, soit 4,1 %, à 2 201 milliards
Il l’a réduit de 2 201 milliards d’euros, soit 4,1 %, à 2 294 milliards

Il l’a réduit de 2 294 milliards d’euros, soit 4,1 %, à 2 201 milliards

Explication

En 2023, la prise en compte des effets climatiques a diminué le produit intérieur net de 2 294 milliards d’euros, soit 4,1 %, pour aboutir à 2 201 milliards d’euros ajustés. La confusion principale consiste à inverser la valeur initiale et la valeur après ajustement.

58. Quelle est l’épargne nette ajustée en 2023 après déduction des dommages climatiques et de l’épuisement du budget carbone ?

68 milliards d’euros68\ milliards\ d’euros
133 milliards d’euros133\ milliards\ d’euros
201 milliards d’euros201\ milliards\ d’euros
−133 milliards d’euros-133\ milliards\ d’euros

$$-133\ milliards\ d’euros$$

Explication

Le calcul est 68−(144+57)=−133 milliards d’euros68 - (144 + 57) = -133\ milliards\ d’euros. La valeur de 68 milliards correspond à l’épargne avant les deux déductions, et non au résultat ajusté.

59. Quelle différence distingue les comptes nationaux distribués des comptes nationaux classiques ?

Les premiers répartissent le revenu entre les ménages, tandis que les seconds les regroupent
Les premiers excluent les transferts sociaux, tandis que les seconds les ajoutent aux revenus marchands
Les premiers mesurent les émissions par secteur, tandis que les seconds mesurent les émissions nationales
Les premiers valorisent les services naturels, tandis que les seconds comptabilisent les services domestiques

Les premiers répartissent le revenu entre les ménages, tandis que les seconds les regroupent

Explication

Les comptes nationaux distribués ventilent le revenu national entre les ménages, alors que les comptes classiques les représentent comme un agrégat unique. Ils se distinguent donc par leur niveau de désagrégation distributive, et non par leur traitement des émissions ou des services naturels.

60. Qu’est-ce que le SEEA Ecosystem Accounting adopté en 2021 ?

Un tableau de bord social mesurant la satisfaction des populations à l’égard des politiques publiques
Un indice mondial classant les pays selon leur consommation de ressources naturelles
Une méthode fiscale évaluant les dommages environnementaux supportés par les entreprises
Un cadre statistique international intégrant les écosystèmes et leurs services aux comptes nationaux

Un cadre statistique international intégrant les écosystèmes et leurs services aux comptes nationaux

Explication

Le SEEA Ecosystem Accounting est un cadre statistique international qui complète la comptabilité nationale par des comptes satellites consacrés aux écosystèmes et à leurs services. Il ne constitue ni un classement de pays ni une méthode fiscale.

61. Quelle séquence décrit correctement la démarche du SEEA Ecosystem Accounting ?

Évaluer les dépenses publiques, classer les entreprises, mesurer les profits, puis comptabiliser les exportations
Recenser les espèces, fixer leur prix de marché, supprimer les services culturels, puis calculer la consommation
Calculer le PIB, soustraire les importations, mesurer l’emploi, puis répartir les revenus entre ménages
Délimiter les actifs, identifier leurs services, mesurer leur état, estimer les flux futurs, puis intégrer les résultats

Délimiter les actifs, identifier leurs services, mesurer leur état, estimer les flux futurs, puis intégrer les résultats

Explication

La démarche commence par le découpage du territoire en actifs écosystémiques, puis identifie et valorise leurs services, mesure leur état, estime les flux futurs et intègre les flux ainsi que la dégradation dans les comptes. Les autres séquences mélangent des opérations de comptabilité économique ou omettent des étapes essentielles.

62. Comment définir un service écosystémique ?

Une préférence culturelle exprimée par les ménages pour certains paysages urbains
Une dépense publique destinée à restaurer les milieux naturels après une pollution
Une contribution de la nature au bien-être ou à la survie des populations humaines
Un produit marchand fabriqué par une entreprise à partir de ressources biologiques

Une contribution de la nature au bien-être ou à la survie des populations humaines

Explication

Les services écosystémiques sont les contributions de la nature au bien-être ou à la survie humaine, notamment l’approvisionnement, la régulation et les services culturels. Ils ne se confondent pas avec une dépense publique ni avec un produit marchand.

63. Quelle expression correspond à la mesure du bien-être économique de Tobin et Nordhaus ?

MBE=RNB+deˊpenses deˊfensives−production domestique−production non observeˊe+temps de loisirMBE = RNB + dépenses\ défensives - production\ domestique - production\ non\ observée + temps\ de\ loisir
MBE=PIB+deˊpenses deˊfensives−temps de loisir−production domestique−production non observeˊeMBE = PIB + dépenses\ défensives - temps\ de\ loisir - production\ domestique - production\ non\ observée
MBE=RNB+temps de loisir+production domestique+production non observeˊe−deˊpenses deˊfensivesMBE = RNB + temps\ de\ loisir + production\ domestique + production\ non\ observée - dépenses\ défensives
MBE=RNB−temps de loisir−production domestique+production non observeˊe+deˊpenses deˊfensivesMBE = RNB - temps\ de\ loisir - production\ domestique + production\ non\ observée + dépenses\ défensives

$$MBE = RNB + temps\ de\ loisir + production\ domestique + production\ non\ observée - dépenses\ défensives$$

Explication

La MBE ajoute au RNB le temps de loisir, la production domestique et la production non observée, puis retranche les dépenses défensives. Ces dernières sont soustraites parce qu’elles compensent les effets d’externalités négatives plutôt qu’elles ne représentent un gain net de bien-être.

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Qu'est-ce que la comptabilité nationale ?

Une représentation synthétique et quantifiée de l'activité économique d'un pays.

Quelle institution française est chargée de la comptabilité nationale ?

L'Insee.

À quoi sert la comptabilité nationale ?

À connaître la situation économique présente et future, éclairer le débat public et piloter les politiques publiques.

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