QCM : Consommation et demande globale (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une économie sans échanges avec l’étranger, le PIB est de 1 000 milliards d’euros, la consommation des ménages de 620 milliards et l’investissement privé de 180 milliards. Quel montant de dépenses publiques correspond à l’équilibre comptable ?

800 milliards d’euros
380 milliards d’euros
200 milliards d’euros
1 800 milliards d’euros

200 milliards d’euros

Explication

Dans une économie fermée, Y=C+I+GY=C+I+G, donc G=1 000−620−180=200G=1\,000-620-180=200 milliards d’euros. Le montant de 380 retranche seulement la consommation, 800 omet l’investissement et 1 800 additionne les composantes au PIB.

2. Une économie ouverte enregistre un PIB de 900 milliards d’euros, une consommation de 500 milliards, un investissement privé de 180 milliards et des dépenses publiques de 170 milliards. Quel est son solde d’exportations nettes à l’équilibre ?

−50 milliards d’euros
220 milliards d’euros
50 milliards d’euros
0 milliard d’euros

50 milliards d’euros

Explication

Dans une économie ouverte, Y=C+I+G+NXY=C+I+G+NX, d’où NX=900−500−180−170=50NX=900-500-180-170=50 milliards d’euros. Un solde de −50 inverse le signe du résidu, 220 omet une composante intérieure et zéro correspondrait à un autre équilibre.

3. Une famille achète des aliments pour son foyer, un service de coiffure et une machine destinée à produire des biens pour son entreprise. Quelles dépenses relèvent de sa consommation finale ?

Les aliments et la machine de l’entreprise
La machine et le service de coiffure
Les trois dépenses de la famille
Les aliments et le service de coiffure

Les aliments et le service de coiffure

Explication

La consommation finale des ménages regroupe les dépenses en biens et services destinés à des besoins personnels et non productifs. La machine sert à produire, et l’inclusion de toutes les dépenses confond consommation finale et investissement.

4. Une économiste examine la consommation totale de l’ensemble des ménages et cherche à l’expliquer par leur revenu agrégé, en considérant les prix comme rigides. À quelle approche son analyse correspond-elle ?

À l’analyse néoclassique de l’épargne individuelle
À l’approche macroéconomique keynésienne
À l’approche microéconomique néoclassique
À l’analyse des choix individuels selon les prix

À l’approche macroéconomique keynésienne

Explication

L’approche keynésienne étudie la consommation agrégée en fonction du revenu, avec des prix considérés comme rigides. Le choix individuel selon les prix et l’épargne intertemporelle relèvent du raisonnement microéconomique néoclassique, tandis que le taux d’intérêt y intervient dans le choix entre consommation et épargne.

5. Que désigne la fonction de consommation keynésienne générale C=f(Y)C=f(Y) ?

Une relation où la consommation dépend principalement des variations temporaires du revenu courant.
Une relation où la consommation dépend du patrimoine accumulé et des revenus anticipés sur toute la vie.
Une relation où la consommation dépend du revenu courant et l’épargne correspond à la part non consommée du revenu.
Une relation où la consommation dépend du taux d’intérêt et l’épargne finance la consommation future.

Une relation où la consommation dépend du revenu courant et l’épargne correspond à la part non consommée du revenu.

Explication

Dans la fonction keynésienne générale, la consommation est déterminée par le revenu courant et la part de revenu non consommée constitue l’épargne. L’approche fondée sur le taux d’intérêt caractérise plutôt le choix intertemporel présenté dans le raisonnement néoclassique.

6. Pour la fonction affine C=cY+C0C=cY+C_0, quelle évolution caractérise la propension moyenne à consommer lorsque le revenu augmente ?

Elle devient nulle, car le revenu absorbe toute la consommation.
Elle reste constante, car elle est égale à la propension marginale.
Elle augmente, car la consommation autonome s’ajoute au revenu.
Elle diminue, car la consommation autonome pèse moins dans le revenu.

Elle diminue, car la consommation autonome pèse moins dans le revenu.

Explication

La propension moyenne vaut PMC=c+C0YPMC=c+\frac{C_0}{Y} : lorsque le revenu augmente, la part de la consommation autonome dans ce rapport diminue. Contrairement à la propension marginale, qui reste égale à cc, la propension moyenne n’est donc pas constante.

7. Dans une fonction affine d’épargne, quel rôle joue la propension marginale à épargner ?

Elle mesure la variation de consommation provoquée par une hausse du revenu.
Elle mesure la part de chaque hausse du revenu qui est épargnée.
Elle mesure la part du revenu total qui est épargnée en moyenne.
Elle indique le niveau d’épargne lorsque le revenu est nul.

Elle mesure la part de chaque hausse du revenu qui est épargnée.

Explication

La propension marginale à épargner indique la fraction d’une variation du revenu qui est consacrée à l’épargne ; dans la fonction affine, elle est constante et vaut s=1−cs=1-c. La propension moyenne, contrairement à elle, rapporte l’épargne totale au revenu total.

8. À quelle année Samuelson a-t-il proposé la première représentation graphique des écrits de Keynes permettant de déterminer le revenu d’équilibre ?

En 1954
En 1948
En 1957
Dans les années 1980

En 1948

Explication

Samuelson a proposé cette représentation, appelée diagramme à 45 degrés, en 1948. Les années 1954 et 1957 sont associées à d’autres théories de la consommation, et les années 1980 au développement de la nouvelle économie keynésienne.

9. Quelle distinction entre l’équilibre du marché des biens et l’équilibre épargne-investissement est correcte ?

Ils correspondent à des revenus différents, car l’épargne et l’investissement sont déterminés indépendamment de la production.
L’équilibre des biens exige que la consommation égale l’investissement, tandis que l’autre exige que le revenu égale l’épargne.
L’équilibre épargne-investissement garantit le plein-emploi, tandis que l’équilibre des biens concerne seulement les prix.
Ils correspondent au même revenu d’équilibre, car l’égalité entre production et demande implique aussi que l’épargne égale l’investissement.

Ils correspondent au même revenu d’équilibre, car l’égalité entre production et demande implique aussi que l’épargne égale l’investissement.

Explication

À l’équilibre des biens, Y=C+IY=C+I, et puisque l’épargne vérifie Y=C+SY=C+S, on obtient aussi S=IS=I au même revenu d’équilibre. L’égalité entre épargne et investissement ne garantit toutefois pas le plein-emploi, contrairement à ce que suggère une distractrice.

10. Dans le mécanisme du multiplicateur keynésien élémentaire, quelle séquence explique qu’une hausse de l’investissement autonome entraîne une augmentation plus que proportionnelle du revenu d’équilibre ?

L’investissement augmente les impôts, ce qui réduit la consommation et pousse les entreprises à accroître leur production.
L’investissement augmente le revenu, qui stimule la consommation et provoque de nouvelles hausses de production et de revenu.
L’investissement fait baisser les prix, ce qui accroît les exportations et élève ensuite le revenu d’équilibre.
L’investissement réduit l’épargne, ce qui diminue les taux d’intérêt et augmente directement les dépenses publiques.

L’investissement augmente le revenu, qui stimule la consommation et provoque de nouvelles hausses de production et de revenu.

Explication

La hausse initiale de l’investissement accroît le revenu, puis la consommation induite relance la production et le revenu au fil de vagues successives. Une baisse des prix et une hausse des exportations ne constituent pas le mécanisme du multiplicateur élémentaire décrit ici.

11. Dans un modèle intertemporel à deux périodes, quel effet l’achat de titres en période 1 peut-il produire sur la consommation du ménage ?

Il réduit la consommation des deux périodes en diminuant le revenu actualisé total.
Il accroît la consommation présente et réduit les ressources disponibles en période 2.
Il laisse la consommation présente inchangée et augmente le revenu du travail en période 2.
Il réduit la consommation présente et accroît les ressources disponibles en période 2.

Il réduit la consommation présente et accroît les ressources disponibles en période 2.

Explication

L’achat de titres mobilise des ressources en période 1, ce qui réduit la consommation présente, puis procure des ressources supplémentaires en période 2. À l’inverse, accroître la consommation présente ne constitue pas l’effet de l’épargne placée en titres.

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À l’équilibre du marché des biens et services, à quoi la demande est-elle égale ?

À l’offre, en valeur comme en volume.

Que désigne la consommation finale des ménages ?

Les dépenses en biens et services destinés à satisfaire des besoins personnels et non productifs.

Comment l’analyse macroéconomique keynésienne explique-t-elle la consommation agrégée ?

Elle l’explique principalement par le revenu.

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