QCM : Construction du problème public environnemental — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle joue principalement un expert dans la construction d’un problème public environnemental ?

Décider seul des sanctions applicables aux entreprises
Remplacer les pouvoirs publics dans la mise en œuvre des politiques
Transformer automatiquement toute nuisance en priorité politique
Produire des connaissances et des évaluations pour cadrer le problème

Produire des connaissances et des évaluations pour cadrer le problème

Explication

L’expert apporte des savoirs et des évaluations qui servent à définir et à cadrer le problème environnemental. Il ne décide pas à la place des pouvoirs publics, mais éclaire leur action.

2. Par quelle dynamique un enjeu environnemental devient-il un problème public ?

Par une simple hausse spontanée des températures
Par la disparition de tout conflit entre acteurs
Par sa construction par des acteurs qui le rendent visible et discuté
Par le seul vote d’une loi sans débat préalable

Par sa construction par des acteurs qui le rendent visible et discuté

Explication

Un enjeu devient un problème public lorsqu’il est rendu visible, discuté et jugé prioritaire par des acteurs. La mise à l’agenda politique transforme alors cette préoccupation en objet de décision publique.

3. Que signifie la mise à l’agenda politique des enjeux environnementaux ?

Le moment où seuls les experts publient des données scientifiques
La suppression des débats publics au profit de la technique
La phase où une question reste confinée aux intérêts privés
Le moment où les pouvoirs publics s’emparent d’un problème pour le rendre susceptible d’une décision

Le moment où les pouvoirs publics s’emparent d’un problème pour le rendre susceptible d’une décision

Explication

La mise à l’agenda correspond au moment où les institutions publiques prennent en charge un problème et le rendent traitable politiquement. Cela le distingue d’une simple existence dans l’opinion ou dans les médias.

4. Quel élément du GIEC de 2022 est mis en avant pour limiter le réchauffement à 1,5 °C ?

Les émissions doivent atteindre leur pic entre 2020 et 2025 puis baisser rapidement
Le réchauffement est déjà totalement stabilisé
Les émissions peuvent augmenter jusqu’en 2050 si elles sont compensées plus tard
Seule l’Europe doit réduire ses émissions

Les émissions doivent atteindre leur pic entre 2020 et 2025 puis baisser rapidement

Explication

Le rapport du groupe de travail III souligne qu’il faut un pic des émissions entre 2020 et 2025, puis une baisse rapide. Cette trajectoire est nécessaire pour rester compatible avec l’objectif de 1,5 °C.

5. Quel est le rôle d’un entrepreneur de cause ?

Appliquer directement des sanctions administratives
Faire reconnaître un problème comme prioritaire et obtenir une réponse des autorités
Produire des quotas d’émission négociables
Révéler uniquement des produits dangereux cachés au public

Faire reconnaître un problème comme prioritaire et obtenir une réponse des autorités

Explication

L’entrepreneur de cause cherche à faire reconnaître un enjeu comme problème public afin de pousser les autorités à agir. Son action relève de la problématisation et de la conviction des décideurs.

6. Quel est l’objectif principal d’un lanceur d’alerte ?

Faire adopter une taxe environnementale par le parlement
Éviter tout débat public sur les pollutions
Négocier des permis d’émettre entre entreprises
Signaler un risque grave pour l’environnement ou la santé afin de déclencher une prise en compte publique

Signaler un risque grave pour l’environnement ou la santé afin de déclencher une prise en compte publique

Explication

Le lanceur d’alerte révèle un risque grave, souvent caché, pour susciter une prise en compte publique et institutionnelle. Il ne cherche pas d’abord à négocier des instruments, mais à faire émerger le problème.

7. Quelle différence principale distingue coopération et conflit entre acteurs environnementaux ?

La coopération repose sur une coordination volontaire, le conflit sur une opposition d’intérêts ou de valeurs
La coopération implique un rapport de force, le conflit un but commun
La coopération concerne seulement les pouvoirs publics, le conflit seulement les ONG
La coopération exclut toute action collective, le conflit la rend obligatoire

La coopération repose sur une coordination volontaire, le conflit sur une opposition d’intérêts ou de valeurs

Explication

La coopération correspond à des acteurs qui agissent ensemble volontairement vers un but commun. Le conflit renvoie à des intérêts ou des valeurs divergents et à une logique de rapport de force.

8. Quel exemple illustre un conflit environnemental mettant en jeu des intérêts économiques, la santé publique et la protection de l’environnement ?

La rénovation d’un parc municipal
La mise en place d’un TER régional
Le glyphosate
La collecte sélective des déchets

Le glyphosate

Explication

Le glyphosate est présenté comme un cas d’arbitrage entre intérêts agricoles, santé publique et protection de l’environnement. Il met donc bien en évidence une logique de conflit entre acteurs.

9. Pourquoi la protection de l’environnement nécessite-t-elle une action publique internationale ?

Parce que les problèmes environnementaux sont strictement privés
Parce que les impacts environnementaux dépassent les frontières des États
Parce que les taxes nationales suffisent toujours
Parce que les communes ne peuvent jamais agir localement

Parce que les impacts environnementaux dépassent les frontières des États

Explication

L’environnement est transfrontalier : ses effets ne s’arrêtent pas aux frontières nationales. Cela justifie une action coordonnée à l’échelle internationale.

10. À quel niveau l’État agit-il notamment par la fiscalité environnementale et les subventions aux énergies propres ?

Au niveau des seules entreprises privées
Au niveau national
Au niveau strictement communal
Au niveau exclusivement mondial

Au niveau national

Explication

La fiscalité environnementale et les subventions relèvent de l’action publique nationale. Elles permettent à l’État d’orienter les comportements par des moyens financiers.

11. Qu’appelle-t-on une externalité négative ?

Un bénéfice exclusivement privé d’une activité polluante
Une sanction administrative décidée par l’État
Un effet involontaire d’une activité économique sur autrui sans compensation monétaire
Un bien qui ne peut pas être consommé par plusieurs personnes

Un effet involontaire d’une activité économique sur autrui sans compensation monétaire

Explication

Une externalité négative correspond à un effet subi par d’autres sans que le pollueur compense ce dommage. C’est précisément ce qui crée un décalage entre coût privé et coût social.

12. Pourquoi une politique climatique nationale peut-elle être fragilisée par la fuite carbone ?

Parce que les quotas empêchent toute production industrielle
Parce que les émissions disparaissent mécaniquement avec une taxe
Parce que la pollution devient excluable
Parce que des entreprises peuvent délocaliser leurs émissions vers des pays moins contraignants

Parce que des entreprises peuvent délocaliser leurs émissions vers des pays moins contraignants

Explication

La fuite carbone désigne le déplacement des émissions vers des pays sans politique carbone, notamment via des délocalisations. Cela réduit l’efficacité d’une action menée isolément par un seul pays.

13. Quelle affirmation décrit correctement un bien non excluable ?

Sa consommation par une personne empêche toujours celle des autres
Il ne peut exister que dans le secteur privé
Il est impossible d’empêcher quelqu’un d’y accéder s’il ne paie pas
Il est automatiquement vendu sur un marché de quotas

Il est impossible d’empêcher quelqu’un d’y accéder s’il ne paie pas

Explication

Un bien non excluable ne permet pas d’empêcher l’accès à ceux qui ne paient pas. Cette caractéristique favorise souvent la surexploitation lorsqu’elle s’associe à la rivalité.

14. Dans le cas d’une entreprise qui émet du CO2, quelle différence existe entre coût privé et coût social ?

Il n’existe aucune différence entre les deux
Le coût privé est supporté par l’entreprise, le coût social inclut aussi les dommages pour la collectivité
Le coût privé inclut tous les dommages climatiques, mais pas le coût social
Le coût social est toujours inférieur au coût privé

Le coût privé est supporté par l’entreprise, le coût social inclut aussi les dommages pour la collectivité

Explication

Le coût privé correspond à ce que l’entreprise prend en charge directement, alors que le coût social intègre les dommages subis par la collectivité. En environnement, le coût social est souvent plus élevé.

15. Que vise principalement une réglementation environnementale ?

À fixer seulement des conseils volontaires sans contrôle
À remplacer toutes les politiques par des subventions
À imposer des normes aux acteurs économiques avec des sanctions en cas de non-respect
À laisser les acteurs choisir librement leur niveau de pollution

À imposer des normes aux acteurs économiques avec des sanctions en cas de non-respect

Explication

La réglementation encadre l’activité économique par des normes obligatoires assorties de sanctions. Elle cherche à contraindre les acteurs plutôt qu’à simplement les inciter.

16. Quel type de sanction peut être utilisé pour assurer l’effectivité d’une norme environnementale ?

Uniquement des récompenses symboliques
Des sanctions administratives, pénales ou financières
Seulement une taxe carbone
Aucune, car la norme s’applique d’elle-même

Des sanctions administratives, pénales ou financières

Explication

Les règles environnementales doivent pouvoir être accompagnées de sanctions administratives, pénales ou financières pour être effectives. Sans sanction, le non-respect des normes serait trop probable.

17. Quel est l’effet recherché par une taxe pigouvienne ?

Supprimer toute activité économique polluante par décret
Faire payer le coût marginal de l’externalité afin d’inciter à réduire la pollution
Rendre la pollution gratuite pour stimuler la production
Financer uniquement les entreprises les plus polluantes

Faire payer le coût marginal de l’externalité afin d’inciter à réduire la pollution

Explication

La taxe pigouvienne aligne son taux sur le coût marginal de l’externalité pour faire internaliser le coût social. Elle pousse ainsi l’agent à réduire ses émissions.

18. Pourquoi une subvention à l’innovation verte est-elle différente d’une taxe environnementale ?

Elle impose une amende aux ménages
Elle remplace les marchés de quotas par une interdiction
Elle baisse les coûts des acteurs vertueux au lieu d’augmenter le coût d’émettre
Elle vise à rendre la pollution plus rentable

Elle baisse les coûts des acteurs vertueux au lieu d’augmenter le coût d’émettre

Explication

La subvention encourage les innovations favorables à l’environnement en abaissant les coûts des entreprises vertueuses. À l’inverse, une taxe agit en renchérissant le fait de polluer.

19. Comment fonctionne un marché de quotas d’émission ?

La pollution est taxée sans aucun échange possible
Les entreprises achètent et vendent des permis d’émettre initialement attribués par les pouvoirs publics
L’État interdit toute émission sans possibilité d’échange
Les entreprises fixent elles-mêmes des normes obligatoires

Les entreprises achètent et vendent des permis d’émettre initialement attribués par les pouvoirs publics

Explication

Dans un marché de quotas, les pouvoirs publics attribuent des permis d’émettre qui deviennent ensuite échangeables entre entreprises. Le prix du quota oriente alors les comportements.

20. Pourquoi les quotas d’émission ne constituent-ils pas l’unique instrument de politique climatique ?

Parce qu’ils peuvent être complétés par d’autres outils selon le contexte
Parce qu’ils interdisent les instruments économiques
Parce qu’ils suppriment toute nécessité de politique publique
Parce qu’ils ne fonctionnent que pour les collectivités locales

Parce qu’ils peuvent être complétés par d’autres outils selon le contexte

Explication

Les quotas ont des limites et ne suffisent pas toujours à eux seuls ; ils peuvent donc être combinés avec d’autres instruments. Le cours insiste sur la complémentarité des politiques climatiques.

21. Quel est le lien correct entre un bien collectif et un bien commun ?

Le bien commun n’a aucun lien avec l’accès des agents
Les deux sont toujours privés et payants
Le bien collectif est non rival et non excluable, le bien commun est rival et non excluable
Le bien collectif est rival et excluable, le bien commun est non rival et excluable

Le bien collectif est non rival et non excluable, le bien commun est rival et non excluable

Explication

Un bien collectif est non rival et non excluable, tandis qu’un bien commun est rival mais non excluable. Cette distinction est centrale pour comprendre la surexploitation des ressources.

22. Pourquoi le climat illustre-t-il une tragédie des biens communs ?

Parce qu’il est surexploité par des émissions de GES alors qu’il est non excluable
Parce qu’il est parfaitement privé et réservé à quelques-uns
Parce qu’il ne subit aucun effet des activités humaines
Parce qu’il peut être protégé par un seul État sans négociation

Parce qu’il est surexploité par des émissions de GES alors qu’il est non excluable

Explication

Le climat est présenté comme un bien commun menacé par la surexploitation liée aux émissions de gaz à effet de serre. Comme il est non excluable, chacun peut émettre, ce qui favorise la tragédie.

23. Quel comportement correspond à celui d’un passager clandestin dans l’action climatique internationale ?

Profiter des efforts des autres sans réduire ses propres émissions
Imposer seul une taxe mondiale
Financer davantage que sa part la réduction des émissions
Supprimer les négociations internationales

Profiter des efforts des autres sans réduire ses propres émissions

Explication

Le passager clandestin bénéficie des efforts de réduction faits par d’autres sans supporter lui-même le coût de l’action. Ce comportement freine les engagements collectifs.

24. Pourquoi la justice climatique complique-t-elle les négociations internationales ?

Parce que les accords internationaux n’ont jamais de dimension collective
Parce que tous les pays ont exactement le même niveau d’émissions
Parce que les émissions n’ont aucun effet sur le climat
Parce que les responsabilités et les capacités des pays sont inégales

Parce que les responsabilités et les capacités des pays sont inégales

Explication

La justice climatique demande de tenir compte des responsabilités historiques et des capacités économiques différentes des pays. Ces inégalités rendent la répartition des efforts plus difficile à négocier.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Construction du problème public environnemental.

Acteurs publics — rôle ?

Conçoivent et mettent en œuvre des politiques environnementales.

ONG — contribution ?

Définissent, médiatisent et portent les enjeux environnementaux.

Entreprises — influence ?

Agissent par leurs pratiques, intérêts et capacités d’action.

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