QCM : Croissance économique et ses défis (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue la croissance économique d’une hausse ponctuelle de la production ?

Elle désigne une augmentation des recettes publiques liée à une hausse des prélèvements obligatoires.
Elle désigne une augmentation durable du volume de production, généralement mesurée par le PIB en volume.
Elle désigne une hausse des prix qui augmente la valeur monétaire de la production nationale.
Elle désigne une progression temporaire des ventes d’une entreprise, mesurée par son chiffre d’affaires.

Elle désigne une augmentation durable du volume de production, généralement mesurée par le PIB en volume.

Explication

La croissance économique correspond à une augmentation durable du volume de production, que l’on mesure généralement avec le PIB en volume. Une hausse des prix peut augmenter la valeur monétaire de la production sans traduire une hausse des quantités produites.

2. Une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 250 000 euros et utilise 90 000 euros de consommations intermédiaires ; quelle est sa valeur ajoutée ?

160 000 euros, obtenus en retranchant les consommations intermédiaires du chiffre d’affaires.
250 000 euros, correspondant au chiffre d’affaires avant déduction des consommations intermédiaires.
90 000 euros, correspondant au montant des consommations intermédiaires utilisées.
340 000 euros, obtenus en additionnant le chiffre d’affaires et les consommations intermédiaires.

160 000 euros, obtenus en retranchant les consommations intermédiaires du chiffre d’affaires.

Explication

La valeur ajoutée se calcule en soustrayant les consommations intermédiaires du chiffre d’affaires, soit 250 000 moins 90 000 euros. L’addition des deux montants ne mesure pas la valeur nouvellement créée par l’entreprise.

3. Pour calculer le taux de variation entre une valeur de départ et une valeur d’arrivée, quelle opération faut-il effectuer ?

Diviser la valeur d’arrivée par la valeur de départ, puis multiplier le résultat par 100.
Soustraire la valeur de départ de la valeur d’arrivée, sans rapporter l’écart à une valeur de référence.
Diviser l’écart entre les valeurs par la valeur de départ, puis multiplier le résultat par 100.
Diviser l’écart entre les valeurs par la valeur d’arrivée, puis multiplier le résultat par 100.

Diviser l’écart entre les valeurs par la valeur de départ, puis multiplier le résultat par 100.

Explication

Le taux de variation rapporte l’écart entre la valeur d’arrivée et celle de départ à la valeur de départ, puis l’exprime en pourcentage. Utiliser la valeur d’arrivée comme dénominateur donne un autre calcul, qui ne correspond pas à cette formule.

4. Une grandeur passe de 100 à 121 en quatre ans ; quelle méthode permet de déterminer son taux de croissance annuel moyen ?

Diviser la variation totale par la valeur de départ, puis répartir le pourcentage obtenu en quatre parts égales.
Calculer la racine quatrième du rapport entre la valeur d’arrivée et celle de départ, soustraire 1, puis multiplier par 100.
Calculer le rapport entre la valeur d’arrivée et celle de départ, soustraire 1, puis multiplier par 100.
Calculer la racine quatrième de la variation totale, puis diviser le résultat par la valeur de départ.

Calculer la racine quatrième du rapport entre la valeur d’arrivée et celle de départ, soustraire 1, puis multiplier par 100.

Explication

Le taux annuel moyen repose sur le rapport entre les valeurs d’arrivée et de départ, auquel on applique la racine correspondant au nombre d’années avant de soustraire 1 et de convertir en pourcentage. Répartir la variation totale en parts égales ne tient pas compte de la croissance composée.

5. Qu’appelle-t-on une croissance extensive ?

Une hausse de la production obtenue grâce à une meilleure productivité des facteurs existants
Une hausse de la production résultant de la progression des prix des biens produits
Une hausse de la production due à l’augmentation de la quantité de travail et de capital mobilisée
Une hausse de la production liée à une réallocation des revenus entre les facteurs de production

Une hausse de la production due à l’augmentation de la quantité de travail et de capital mobilisée

Explication

La croissance extensive repose sur l’augmentation de la quantité des facteurs de production, notamment le travail et le capital. À l’inverse, une hausse de productivité avec des facteurs inchangés caractérise la croissance intensive.

6. Dans l’analyse de la croissance, comment Robert Solow interprète-t-il le résidu qui subsiste après la prise en compte des hausses du travail et du capital ?

Comme la croissance extensive, provenant de l’augmentation des quantités de facteurs
Comme un investissement économique, à l’origine de la croissance endogène
Comme une externalité positive, sans mesure de la productivité des facteurs
Comme le progrès technique, mesuré par la productivité globale des facteurs

Comme le progrès technique, mesuré par la productivité globale des facteurs

Explication

Solow interprète le résidu non expliqué par la hausse des quantités de travail et de capital comme le progrès technique, mesuré par la PGF. La croissance extensive désigne plutôt une hausse de la quantité des facteurs, et ne correspond donc pas à ce résidu.

7. Quel rôle la confiance joue-t-elle dans le fonctionnement de l’économie selon Kenneth Arrow ?

Elle garantit une hausse de la quantité de travail mobilisée dans la production.
Elle remplace les règles formelles qui encadrent les interactions humaines.
Elle mesure la part de la croissance inexpliquée par les facteurs de production.
Elle contribue au bon fonctionnement des échanges et de l’activité économique.

Elle contribue au bon fonctionnement des échanges et de l’activité économique.

Explication

La confiance favorise le fonctionnement de l’économie et constitue un élément lié à la productivité globale des facteurs. La mesure du résidu de croissance renvoie plutôt à la PGF, qu'Abramovitz qualifie de « mesure de notre ignorance ».

8. À quelle période Romer, Lucas et Barro ont-ils renouvelé l’analyse des sources de la croissance en soulignant le rôle des investissements et de l’État dans le progrès technique ?

Dans les années 2000, en mettant en avant le rôle de la consommation et des entreprises
Dans les années 1980, en mettant en avant le rôle des investissements et de l’État
Dans les années 1990, en mettant en avant le rôle des exportations et des banques
Dans les années 1970, en mettant en avant le rôle des échanges et des ménages

Dans les années 1980, en mettant en avant le rôle des investissements et de l’État

Explication

C’est dans les années 1980 que Romer, Lucas et Barro ont renouvelé l’analyse des sources de la croissance en insistant sur les investissements et l’action de l’État. Les années 1990 correspondent à une autre période et les facteurs cités dans cette réponse ne résument pas leur apport présenté ici.

9. En quoi les grappes d’innovations décrites par Schumpeter diffèrent-elles d’une innovation isolée quant à leurs effets économiques ?

Elles remplacent les travailleurs qualifiés par des machines, tandis qu’une innovation isolée complète leur travail sans modifier les activités.
Elles améliorent la productivité des activités existantes sans provoquer la naissance de nouveaux emplois ou de nouvelles entreprises.
Elles résultent de décisions publiques coordonnées, tandis qu’une innovation isolée est portée par des entrepreneurs prenant des risques.
Elles déclenchent des disparitions d’activités et la création de nouvelles activités, tandis qu’une innovation isolée ne désigne pas nécessairement cette dynamique.

Elles déclenchent des disparitions d’activités et la création de nouvelles activités, tandis qu’une innovation isolée ne désigne pas nécessairement cette dynamique.

Explication

Chez Schumpeter, les grappes d’innovations alimentent la destruction créatrice : certaines activités disparaissent et de nouvelles apparaissent. L’amélioration des activités existantes sans création de nouvelles activités ne décrit pas cette dynamique de renouvellement.

10. Qui a défini le développement durable comme un développement répondant aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures ?

La courbe de Kuznets environnementale
La théorie de la soutenabilité forte
Le rapport Meadows
Le rapport Brundtland

Le rapport Brundtland

Explication

Le rapport Brundtland, publié en 1987, propose cette définition du développement durable. Le rapport Meadows traite des limites de la croissance, et non de cette définition.

11. Une étude observe que deux variables évoluent ensemble. Quelle conclusion est justifiée par cette corrélation ?

Elle indique une évolution conjointe, qui peut relever d’une variable cachée.
Elle établit un lien de cause à effet entre les deux variables.
Elle prouve que la première variable augmente nécessairement la seconde.
Elle démontre que les deux variables sont indépendantes l’une de l’autre.

Elle indique une évolution conjointe, qui peut relever d’une variable cachée.

Explication

Une corrélation décrit une évolution conjointe, mais elle peut s’expliquer par une variable cachée plutôt que par une causalité directe. Conclure à un lien de cause à effet dépasse ce que la corrélation permet d’établir.

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Qu’est-ce que la croissance économique ?

Un processus durable d’augmentation du volume de production.

Que représente la somme des valeurs ajoutées réalisées sur le territoire national ?

Le PIB.

Comment calcule-t-on le taux de variation entre une valeur de départ et une valeur d’arrivée ?

VA−VDVD×100\frac{VA-VD}{VD}\times100

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