QCM : Croissance et limites écologiques (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une usine produit des biens en dégradant un écosystème et en détruisant une ressource naturelle : comment le PIB traite-t-il ces coûts ?

Il soustrait du PIB la dégradation écologique et la valeur du stock naturel détruit.
Il ajoute au PIB la valeur estimée de l’écosystème dégradé et de la ressource détruite.
Il comptabilise la dégradation écologique, mais conserve la valeur du stock naturel détruit.
Il comptabilise la production, sans comptabiliser la dégradation écologique ni déduire la valeur du stock détruit.

Il comptabilise la production, sans comptabiliser la dégradation écologique ni déduire la valeur du stock détruit.

Explication

Le PIB ne comptabilise pas les dégradations écologiques dues à la production et ne déduit pas la valeur des ressources naturelles détruites. Il ne fonctionne donc pas comme un indicateur qui soustrait ces coûts environnementaux.

2. Quelle situation décrit correctement la place des énergies fossiles dans la production mondiale d’énergie primaire ?

Le pétrole, le charbon et le gaz en représentent environ 20 %, tandis que leurs stocks se reconstituent.
Le pétrole, le charbon et le gaz en représentent environ 80 %, tandis que leurs stocks s’épuisent.
Le bois, les végétaux et les animaux en représentent environ 80 %, tandis que leurs stocks restent constants.
Le vent, la marée et le soleil en représentent environ 80 %, tandis que leurs stocks s’épuisent.

Le pétrole, le charbon et le gaz en représentent environ 80 %, tandis que leurs stocks s’épuisent.

Explication

Le pétrole, le charbon et le gaz fournissent environ 80 % de l’énergie primaire mondiale, alors que leurs stocks s’épuisent. Le vent, la marée et le soleil sont des ressources renouvelables, mais ne correspondent pas à cette part des énergies fossiles.

3. Quelle définition générale décrit une externalité en économie ?

Une décision de production qui modifie les prix sans affecter les autres agents.
Un échange entre agents dont les effets sont intégrés aux prix et aux coûts.
Une influence d’un agent sur d’autres agents qui n’est pas prise en compte dans les prix et les coûts.
Une dépense d’un agent qui est remboursée par les autres agents économiques.

Une influence d’un agent sur d’autres agents qui n’est pas prise en compte dans les prix et les coûts.

Explication

Une externalité est une influence exercée par un agent économique sur d’autres agents sans être prise en compte dans le système des prix et des coûts. Un effet intégré aux prix et aux coûts ne correspond donc pas à cette définition.

4. Quelle exigence caractérise la soutenabilité forte envers les générations futures ?

Remplacer le capital naturel dégradé par une quantité équivalente de capital humain.
Compenser les dommages environnementaux en accroissant les autres formes de capital.
Leur transmettre un volume global de capitaux constant, même si le capital naturel diminue.
Leur transmettre un environnement préservé, car le capital naturel est considéré comme irremplaçable.

Leur transmettre un environnement préservé, car le capital naturel est considéré comme irremplaçable.

Explication

La soutenabilité forte considère le capital naturel comme irremplaçable et exige donc la transmission d’un environnement préservé. La compensation par un accroissement d’autres capitaux relève plutôt de la soutenabilité faible.

5. Comment classer le bois, le soleil et le pétrole selon leur disponibilité naturelle ?

Le bois est non renouvelable, le soleil est renouvelable mais épuisable et le pétrole est renouvelable.
Le bois est renouvelable, le soleil est non renouvelable et le pétrole est renouvelable mais épuisable.
Le bois est renouvelable mais épuisable, le soleil est renouvelable et le pétrole est non renouvelable.
Le bois est renouvelable mais épuisable, le soleil est non renouvelable et le pétrole est renouvelable.

Le bois est renouvelable mais épuisable, le soleil est renouvelable et le pétrole est non renouvelable.

Explication

Le bois est renouvelable mais peut s’épuiser, tandis que le soleil est une ressource renouvelable et le pétrole une ressource non renouvelable. Classer le pétrole comme renouvelable confond sa catégorie avec celle du bois.

6. Quelle définition du développement durable Mme G. Brundtland a-t-elle proposée ?

Répondre aux besoins présents en garantissant aux générations futures un niveau identique de consommation matérielle.
Préserver le capital naturel en donnant la priorité aux besoins futurs sur ceux des populations actuelles.
Accroître la production présente en maintenant constant le volume global des capitaux transmis aux générations futures.
Répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Explication

La définition de Mme G. Brundtland met en balance les besoins actuels et la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elle ne prescrit pas un niveau identique de consommation matérielle pour chaque génération.

7. Quel effet la croissance intensive fondée sur une logique productiviste exerce-t-elle sur les ressources naturelles disponibles ?

Elle réduit leur consommation en donnant la priorité aux services plutôt qu’aux biens.
Elle maintient leur disponibilité en faisant dépendre la production des stocks renouvelables.
Elle favorise leur reconstitution en ralentissant l’activité productive.
Elle entraîne leur surexploitation par la recherche d’une production accrue.

Elle entraîne leur surexploitation par la recherche d’une production accrue.

Explication

La croissance intensive fondée sur une logique productiviste entraîne une surexploitation des ressources naturelles disponibles. Une priorité accordée aux services n’est pas le mécanisme décrit pour cette forme de croissance.

8. À quelle condition une croissance actuelle peut-elle être qualifiée de soutenable ?

Elle maintient la production actuelle en compensant chaque dommage environnemental par une hausse des exportations.
Elle préserve les perspectives futures en renonçant à toute croissance économique dans le présent.
Elle peut se poursuivre à long terme sans réduire les perspectives de croissance des générations futures.
Elle augmente rapidement la production actuelle, même si les générations futures disposent de moins de ressources.

Elle peut se poursuivre à long terme sans réduire les perspectives de croissance des générations futures.

Explication

Une croissance soutenable peut se poursuivre à long terme sans compromettre les possibilités de croissance des générations futures. Une hausse de la production qui réduit ces possibilités ne répond pas à cette définition.

9. Comment les pollutions générées par la croissance économique peuvent-elles augmenter les dépenses des ménages et de la collectivité ?

Elles entraînent des dépenses défensives, notamment pour les soins de santé.
Elles réduisent les coûts de production grâce à une meilleure utilisation des ressources.
Elles augmentent les recettes fiscales consacrées aux investissements productifs.
Elles entraînent surtout des dépenses destinées à développer les exportations.

Elles entraînent des dépenses défensives, notamment pour les soins de santé.

Explication

Les pollutions peuvent nécessiter des dépenses défensives, parmi lesquelles figurent les dépenses de santé. Les investissements productifs évoqués dans un distracteur ne décrivent pas ces coûts défensifs.

10. Une politique remplace une partie du capital naturel dégradé par du capital humain, tout en maintenant constant le volume global des capitaux : quelle conception de la soutenabilité suit-elle ?

La soutenabilité forte, qui considère le capital naturel comme irremplaçable.
La soutenabilité faible, qui admet la substitution du capital naturel par d’autres capitaux.
La croissance soutenable, qui mesure le progrès par le seul accroissement du capital humain.
Le développement durable, qui impose de conserver chaque forme de capital séparément.

La soutenabilité faible, qui admet la substitution du capital naturel par d’autres capitaux.

Explication

La soutenabilité faible admet que le capital humain puisse se substituer au capital naturel lorsque le volume global des capitaux reste constant. La soutenabilité forte s’en distingue en jugeant le capital naturel irremplaçable.

11. Comment la pollution peut-elle freiner la croissance économique par l’intermédiaire de l’épargne ?

Elle accroît l’espérance de vie et réduit l’épargne, ce qui augmente les capitaux disponibles et l’investissement.
Elle réduit l’espérance de vie et l’investissement, ce qui accroît l’épargne et les capitaux disponibles.
Elle réduit l’espérance de vie et accroît l’épargne, ce qui augmente les capitaux disponibles et l’investissement.
Elle réduit l’espérance de vie et l’épargne, ce qui diminue les capitaux disponibles et l’investissement.

Elle réduit l’espérance de vie et l’épargne, ce qui diminue les capitaux disponibles et l’investissement.

Explication

La pollution réduit l’espérance de vie et l’épargne ; la baisse de l’épargne limite les capitaux disponibles et l’investissement, ce qui freine la croissance. Une hausse de l’épargne ne correspond pas à la chaîne d’effets décrite.

12. Quand l’activité d’un agent produit un effet négatif sur la société sans compensation monétaire, de quelle situation s’agit-il ?

D’un coût intégré, car le dommage est pris en compte dans le prix de l’activité.
D’une externalité positive, car l’activité procure un bénéfice à la société.
D’une externalité négative, car le dommage social n’est pas compensé par un paiement.
D’un coût privé, car l’agent assume financièrement le dommage qu’il provoque.

D’une externalité négative, car le dommage social n’est pas compensé par un paiement.

Explication

Une externalité négative impose à la société un effet défavorable sans compensation monétaire. Un coût intégré au prix ne relève pas de cette situation, puisque le dommage est alors pris en compte.

13. Quelle affirmation caractérise les émissions de CO2 parmi les émissions de gaz à effet de serre ?

Elles représentent les trois quarts du total et proviennent surtout de l’agriculture et de la déforestation.
Elles représentent les trois quarts du total et proviennent surtout des énergies fossiles et des transports.
Elles représentent la moitié du total et proviennent surtout des énergies renouvelables et des transports.
Elles représentent un quart du total et proviennent surtout des énergies fossiles et des transports.

Elles représentent les trois quarts du total et proviennent surtout des énergies fossiles et des transports.

Explication

Les émissions de CO2 constituent les trois quarts des émissions totales de gaz à effet de serre et proviennent principalement des énergies fossiles et du développement des transports. L’agriculture et la déforestation ne sont pas les principales sources de CO2 indiquées ici.

14. Avec une base 100 en 1990, que révèlent les indices d’émissions de CO2 de 2022 pour l’UE à 27 et la Chine ?

L’UE à 27 est à 135, soit une hausse de 35 %, tandis que la Chine est à 550, soit une multiplication par 5,5.
L’UE à 27 est à 550, soit une multiplication par 5,5, tandis que la Chine est à 65, soit une baisse de 35 %.
L’UE à 27 est à 65, soit une baisse de 65 %, tandis que la Chine est à 550, soit une multiplication par 5,5.
L’UE à 27 est à 65, soit une baisse de 35 %, tandis que la Chine est à 550, soit une multiplication par 5,5.

L’UE à 27 est à 65, soit une baisse de 35 %, tandis que la Chine est à 550, soit une multiplication par 5,5.

Explication

L’indice de l’UE à 27, égal à 65, correspond à une baisse de 35 % par rapport à la base 100 ; celui de la Chine, égal à 550, indique une multiplication par 5,5. Intervertir les deux indices attribue à chaque zone l’évolution de l’autre.

15. Par quel mécanisme les activités humaines contribuent-elles au réchauffement climatique ?

Elles augmentent les particules atmosphériques, ce qui diminue la température.
Elles réduisent les gaz à effet de serre, ce qui élève la température.
Elles augmentent les gaz à effet de serre, ce qui élève la température.
Elles diminuent les émissions de carbone, ce qui élève la température.

Elles augmentent les gaz à effet de serre, ce qui élève la température.

Explication

L’augmentation des gaz à effet de serre due aux activités humaines élève la température et contribue au réchauffement climatique. Une diminution de ces gaz ne correspond pas au mécanisme décrit.

16. Une économie accroît sa production, mais connaît l’épuisement de ressources, davantage de pollution et un réchauffement climatique : que montrent ces phénomènes ?

La croissance économique soutenable dépend principalement du maintien des emplois industriels.
La croissance économique soutenable se heurte à des limites écologiques.
La pollution et le réchauffement climatique sont indépendants des limites de la croissance.
L’épuisement des ressources résulte surtout d’une baisse de la demande des ménages.

La croissance économique soutenable se heurte à des limites écologiques.

Explication

L’épuisement des ressources, la pollution et le réchauffement climatique constituent des limites écologiques auxquelles se heurte la croissance soutenable. Le maintien des emplois ne supprime pas ces contraintes environnementales.

17. Une rivière est contaminée par des pesticides et des substances organiques qui consomment l’oxygène dissous ; à quelle forme de pollution ces contaminants correspondent-ils ?

À la pollution sonore, liée à l’intensification des activités industrielles et des transports.
À la pollution des sols, liée principalement aux émissions de gaz à effet de serre.
À la pollution de l’eau, qui comprend des substances organiques et des agents toxiques.
À la pollution de l’air, qui comprend des composés organiques volatils et des oxydes d’azote.

À la pollution de l’eau, qui comprend des substances organiques et des agents toxiques.

Explication

Les substances organiques qui épuisent l’oxygène dissous et les pesticides comptent parmi les sources de pollution de l’eau. Les composés organiques volatils et les oxydes d’azote sont, eux, associés à la pollution de l’air.

18. En 2023, de combien la température moyenne en France a-t-elle dépassé la moyenne de la période 1991-2020 ?

De 1,4 degré.
De 0,4 degré.
De 3,5 degrés.
De 2,4 degrés.

De 1,4 degré.

Explication

En 2023, la température moyenne française a dépassé de 1,4 degré la moyenne de 1991-2020. La valeur de 0,4 degré ne correspond pas à cet écart observé.

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Qu’est-ce que la croissance soutenable ?

Une croissance actuelle qui peut se poursuivre à long terme sans compromettre les perspectives de croissance des générations futures.

Quelle définition du développement durable Mme G. Brundtland donne-t-elle en 1987 ?

Il répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

Qui a défini le développement durable en 1987 ?

Mme G. Brundtland.

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