QCM : Croissance, innovation et soutenabilité (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi Solow qualifie-t-il le progrès technique d’exogène dans son modèle de croissance ?

Parce qu’il le considère comme le résultat direct des décisions d’investissement des entreprises.
Parce qu’il le définit comme un effet des dépenses publiques consacrées à la formation.
Parce qu’il le traite comme extérieur au système économique sans en étudier l’origine.
Parce qu’il le déduit de la diffusion des innovations entre les organisations.

Parce qu’il le traite comme extérieur au système économique sans en étudier l’origine.

Explication

Solow explique les gains de productivité par un progrès technique dont l’origine reste extérieure à son analyse du système économique. Le progrès endogène, au contraire, est produit par l’activité économique.

2. Une politique publique soutient la recherche et la formation, ce qui stimule la production de progrès technique et la croissance. Quelle théorie correspond à ce mécanisme ?

La théorie de la croissance exogène, qui explique le progrès technique par des facteurs extérieurs à l’activité économique.
La théorie de la croissance endogène, qui fait du progrès technique un résultat de la croissance pouvant être stimulé par l’accumulation de capitaux.
La théorie de la demande, qui fait dépendre le progrès technique des variations de la consommation des ménages.
La théorie des rendements décroissants, qui attribue les gains de productivité à la seule hausse de la population active.

La théorie de la croissance endogène, qui fait du progrès technique un résultat de la croissance pouvant être stimulé par l’accumulation de capitaux.

Explication

La croissance endogène décrit une dynamique où le progrès technique est à la fois moteur et produit de la croissance, et où des dépenses publiques appropriées peuvent le stimuler. Une explication exogène le situe à l’extérieur du système économique plutôt que dans cette dynamique.

3. Une entreprise transmet gratuitement un savoir-faire qui améliore la production d’une autre entreprise. Comment qualifier cet effet ?

Un investissement public, car tout transfert gratuit de connaissances relève de l’action de l’État.
Une externalité négative, car l’activité d’une entreprise réduit la productivité de l’autre.
Une externalité positive, car l’activité d’un agent bénéficie à un autre sans contrepartie monétaire.
Une transaction marchande, car le savoir-faire transmis constitue nécessairement un bien vendu à l’autre entreprise.

Une externalité positive, car l’activité d’un agent bénéficie à un autre sans contrepartie monétaire.

Explication

Il s’agit d’une externalité positive puisque l’activité d’un agent profite à un autre sans paiement en contrepartie. Une transaction rémunérée par le marché ne constitue pas une externalité au sens de cette définition.

4. Une entreprise investit dans de nouvelles machines et ses salariés deviennent plus efficaces en apprenant à les utiliser. Quel mécanisme décrit cette évolution chez Romer ?

L’investissement en capital technologique diffuse des innovations entre les organisations et transforme les produits fabriqués.
L’investissement en capital humain accroît la production directement et la productivité indirectement grâce à la formation scolaire.
L’investissement en capital physique accroît la production directement et la productivité indirectement grâce à l’apprentissage par la pratique.
L’investissement en capital public améliore les infrastructures et réduit indirectement les coûts de transport des entreprises.

L’investissement en capital physique accroît la production directement et la productivité indirectement grâce à l’apprentissage par la pratique.

Explication

Chez Romer, le capital physique augmente directement la production, tandis que l’apprentissage par la pratique améliore indirectement la productivité et contribue au progrès technique. La formation scolaire renvoie plutôt à l’accumulation de capital humain.

5. Une entreprise finance la recherche et développement, puis ses innovations se diffusent à d’autres organisations et améliorent leur productivité. Quel type de capital est au cœur de ce mécanisme ?

Le capital public, dont les infrastructures soutiennent l’activité et complètent les investissements privés.
Le capital physique, dont les équipements accroissent directement la production et favorisent l’apprentissage par la pratique.
Le capital technologique, dont les innovations issues de la recherche et développement peuvent se diffuser et créer des externalités positives.
Le capital humain, dont les compétences déterminent la capacité individuelle à travailler et à produire.

Le capital technologique, dont les innovations issues de la recherche et développement peuvent se diffuser et créer des externalités positives.

Explication

Le capital technologique issu de la recherche et développement génère des innovations susceptibles de se diffuser entre organisations et d’améliorer la productivité. Le capital physique désigne plutôt les équipements dont l’usage peut produire des apprentissages par la pratique.

6. Les investissements privés restent insuffisants malgré leurs retombées positives pour d’autres agents. Quelle réponse correspond à l’analyse de Barro ?

Les organisations renforcent leur recherche et développement afin de diffuser des innovations technologiques.
Les entreprises augmentent leurs dépenses de formation pour améliorer les compétences et la santé de leurs salariés.
Les pouvoirs publics investissent une partie des recettes de la croissance dans le capital public, notamment les infrastructures.
Les pouvoirs publics réduisent les infrastructures afin que les entreprises financent elles-mêmes tous les équipements collectifs.

Les pouvoirs publics investissent une partie des recettes de la croissance dans le capital public, notamment les infrastructures.

Explication

Pour Barro, les pouvoirs publics doivent consacrer des recettes issues de la croissance au capital public, notamment aux infrastructures, car les retombées des capitaux privés n’incitent pas assez à investir. La formation et la santé relèvent plutôt du mécanisme associé au capital humain chez Lucas.

7. Une invention est transformée en bien commercialisé. Quel terme désigne cette utilisation à des fins productives ou commerciales ?

Une découverte, qui correspond à l’adoption commerciale d’un procédé de production.
Une innovation, qui correspond à l’exploitation productive ou commerciale d’une invention ou d’une découverte.
Un progrès technique, qui désigne une invention prise isolément avant son utilisation.
Une invention, qui désigne la mise en vente d’un produit déjà conçu.

Une innovation, qui correspond à l’exploitation productive ou commerciale d’une invention ou d’une découverte.

Explication

On parle d’innovation lorsqu’une invention ou une découverte est utilisée à des fins productives ou commerciales. Une invention désigne ce qui a été conçu, et non son exploitation commerciale.

8. Quelle classification des innovations Schumpeter distingue-t-il ?

Les innovations de produit, de procédé, organisationnelles, de matière première et de marché.
Les innovations de produit, de procédé, financières, de main-d’œuvre et de consommation.
Les innovations de marché, de publicité, de matière première, de transport et de propriété.
Les innovations organisationnelles, de financement, de distribution, de salaires et de technologie.

Les innovations de produit, de procédé, organisationnelles, de matière première et de marché.

Explication

Schumpeter distingue cinq catégories : produit, procédé, organisation, matière première et marché. Les innovations financières et de main-d’œuvre ne font pas partie de cette classification.

9. Une série d’innovations transforme progressivement les produits et les activités productives tout en améliorant la productivité. Comment nomme-t-on ce mouvement cumulatif ?

Le progrès technique, qui regroupe des innovations transformant la production et permettant des gains de productivité.
Le capital technologique, qui correspond aux équipements matériels utilisés pour fabriquer des biens.
L’invention, qui désigne une idée nouvelle avant toute utilisation productive ou commerciale.
L’externalité positive, qui désigne un bénéfice reçu par un agent sans contrepartie monétaire.

Le progrès technique, qui regroupe des innovations transformant la production et permettant des gains de productivité.

Explication

Le progrès technique est le mouvement cumulatif des innovations qui transforme produits et activités productives et permet des gains de productivité. Une invention isolée ne désigne pas ce processus cumulatif.

10. Quel rôle Schumpeter attribue-t-il à l’entrepreneur innovateur dans l’économie ?

Il finance les innovations en garantissant leur rentabilité.
Il répartit les ressources publiques entre les entreprises établies.
Il préserve les routines en stabilisant les activités existantes.
Il rompt les routines en introduisant des innovations.

Il rompt les routines en introduisant des innovations.

Explication

Pour Schumpeter, l’entrepreneur innovateur transforme l’économie en y introduisant des innovations qui rompent les routines. La stabilisation des activités existantes correspond au maintien des routines, et non à ce rôle innovateur.

11. Après qu’une innovation a procuré une rente temporaire à une entreprise, que se passe-t-il généralement lorsque des concurrents l’imitent ?

La rente se transforme en aide publique et l’entreprise réduit ses prix durablement.
La concurrence s’intensifie, la rente diminue et l’entreprise est incitée à innover de nouveau.
La concurrence s’affaiblit, la rente augmente et l’entreprise peut cesser d’innover.
Les concurrents abandonnent le marché et l’entreprise conserve son avantage.

La concurrence s’intensifie, la rente diminue et l’entreprise est incitée à innover de nouveau.

Explication

L’imitation par les concurrents renforce la concurrence et réduit la rente de monopole temporaire, ce qui pousse l’entreprise à innover à nouveau. L’imitation ne garantit donc pas un avantage durable à l’entreprise innovatrice.

12. Pourquoi une entreprise peut-elle investir moins que souhaitable en recherche et développement lorsque son innovation bénéficie aussi à d’autres agents ?

La diffusion des connaissances empêche l’entreprise d’utiliser elle-même l’innovation.
Les autres agents assument les coûts de recherche et réduisent le risque de l’entreprise.
Une partie des retombées positives profite à d’autres sans rémunérer l’entreprise innovatrice.
Les bénéfices de l’innovation sont versés aux concurrents avant sa mise au point.

Une partie des retombées positives profite à d’autres sans rémunérer l’entreprise innovatrice.

Explication

Lorsque d’autres agents bénéficient des retombées positives sans rémunérer l’entreprise, celle-ci ne capte pas tous les gains de son investissement et peut investir insuffisamment. Le fait que les autres assument les coûts ne décrit pas ce problème d’externalité.

13. Comment l’État peut-il encourager les entreprises à investir en recherche et développement malgré les retombées positives dont elles ne captent pas tous les bénéfices ?

En protégeant leurs produits contre l’imitation, afin de garantir leurs rentes durablement.
En les aidant à internaliser ces retombées, par exemple avec le Crédit d’impôt recherche.
En réduisant les retombées de leurs innovations vers les autres agents.
En réservant le financement de la recherche aux entreprises déjà rentables.

En les aidant à internaliser ces retombées, par exemple avec le Crédit d’impôt recherche.

Explication

L’État peut inciter les entreprises à investir en les aidant à internaliser les externalités positives, notamment par le Crédit d’impôt recherche. Garantir durablement une rente contre l’imitation ne correspond pas à cet instrument d’incitation.

14. Que désigne la destruction créatrice associée aux innovations ?

La modernisation des activités existantes sans changement dans la structure productive.
La disparition d’emplois anciens sans apparition de nouvelles activités économiques.
La création de nouvelles activités tandis que des activités plus anciennes déclinent ou disparaissent.
La fermeture simultanée des entreprises productives et des entreprises moins productives.

La création de nouvelles activités tandis que des activités plus anciennes déclinent ou disparaissent.

Explication

La destruction créatrice associe l’apparition de nouvelles activités au déclin ou à la disparition d’activités anciennes. La réduire à la seule destruction d’emplois omet précisément le versant de création.

15. Quel effet la réallocation des facteurs des entreprises moins productives vers les entreprises plus productives peut-elle avoir ?

Elle maintient les facteurs dans les entreprises en place et freine la concurrence.
Elle diminue la productivité moyenne et réduit l’incitation des entreprises à innover.
Elle augmente la productivité moyenne et incite les entreprises en place à innover.
Elle concentre les facteurs dans les entreprises moins productives et protège leurs activités.

Elle augmente la productivité moyenne et incite les entreprises en place à innover.

Explication

En orientant les facteurs vers les entreprises plus productives, la destruction créatrice accroît la productivité moyenne et incite les entreprises en place à innover. Leur maintien dans les entreprises les moins productives freinerait au contraire cette réallocation.

16. Face au déclin de certaines industries, quelle combinaison de politiques accompagne le mieux la transition des travailleurs ?

Limiter la protection des activités en déclin et soutenir la mobilité ainsi que la formation des travailleurs.
Accélérer les départs des secteurs en déclin sans faciliter la formation des travailleurs.
Renforcer la protection des activités en déclin et réduire la mobilité des travailleurs entre secteurs.
Subventionner les entreprises en déclin et orienter la formation vers leurs métiers menacés.

Limiter la protection des activités en déclin et soutenir la mobilité ainsi que la formation des travailleurs.

Explication

Protéger les industries en déclin peut ralentir la réallocation, tandis que la mobilité et la formation aident les travailleurs à rejoindre les secteurs en développement et à limiter le chômage structurel. Renforcer la protection des activités déclinantes irait à l’encontre de cette réallocation.

17. Avec la transition numérique, quelle évolution différenciée de la demande de travail et des salaires est attendue ?

La demande de travail très qualifié augmente et peut soutenir ses salaires, tandis que la demande de travail peu ou moyennement qualifié baisse et pèse sur les siens.
La demande de travail peu qualifié augmente et peut soutenir ses salaires, tandis que celle de travail très qualifié baisse et pèse sur les siens.
La demande de travail qualifié et peu qualifié augmente dans les mêmes proportions, ce qui rapproche leurs salaires.
La demande de travail très qualifié augmente, mais ses salaires baissent, tandis que les salaires des moins qualifiés progressent.

La demande de travail très qualifié augmente et peut soutenir ses salaires, tandis que la demande de travail peu ou moyennement qualifié baisse et pèse sur les siens.

Explication

La transition numérique accroît la demande de travail très qualifié, ce qui peut soutenir ses salaires, et réduit celle de travail peu ou moyennement qualifié, exerçant une pression à la baisse sur les leurs. L’inversion des évolutions de demande proposée dans une autre interprétation ne correspond pas à ce mécanisme.

18. Quelle différence entre innovations de produit et innovations de procédé peut influer sur les emplois ?

Les innovations de produit favorisent l’investissement en capital humain et les emplois qualifiés stables, tandis que celles de procédé peuvent remplacer le travail routinier par du capital.
Les deux types d’innovation favorisent les emplois routiniers et réduisent l’investissement en capital humain.
Les innovations de procédé favorisent l’investissement en capital humain et les emplois qualifiés stables, tandis que celles de produit remplacent le travail routinier par du capital.
Les innovations de produit réduisent les emplois qualifiés stables, tandis que celles de procédé accroissent les emplois routiniers.

Les innovations de produit favorisent l’investissement en capital humain et les emplois qualifiés stables, tandis que celles de procédé peuvent remplacer le travail routinier par du capital.

Explication

Les innovations de produit peuvent encourager l’investissement en capital humain et les emplois stables et qualifiés, alors que les innovations de procédé peuvent substituer le capital au travail routinier. Attribuer ces effets aux catégories inverses confond les deux mécanismes.

19. Comment le progrès technique peut-il transformer la structure des emplois selon leur niveau de rémunération ?

Il peut réduire la part des métiers intermédiaires et accroître celles des métiers à faible et à forte rémunération.
Il peut accroître la part des métiers intermédiaires et réduire celles des métiers à faible et à forte rémunération.
Il peut réduire la part des métiers à faible rémunération et accroître celle des métiers intermédiaires.
Il peut réduire les parts des métiers à faible et à forte rémunération au profit des métiers intermédiaires.

Il peut réduire la part des métiers intermédiaires et accroître celles des métiers à faible et à forte rémunération.

Explication

Le progrès technique peut polariser le marché du travail : la part des métiers intermédiaires diminue tandis que celles des métiers à faible et à forte rémunération augmentent. Une hausse de la part des emplois intermédiaires décrit l’évolution opposée.

20. Comment les gains de productivité d’une entreprise innovante peuvent-ils accroître le patrimoine de ses actionnaires ?

Ils peuvent augmenter les salaires, réduire les dividendes et diminuer la valeur des actions, ce qui accroît le patrimoine des actionnaires.
Ils peuvent augmenter les bénéfices, les dividendes et la valeur des actions, ce qui accroît les revenus du capital et le patrimoine des actionnaires.
Ils peuvent réduire les bénéfices, augmenter les dividendes et stabiliser la valeur des actions, ce qui accroît les revenus du capital.
Ils peuvent augmenter les bénéfices et les dividendes, mais réduire la valeur des actions et les revenus du capital.

Ils peuvent augmenter les bénéfices, les dividendes et la valeur des actions, ce qui accroît les revenus du capital et le patrimoine des actionnaires.

Explication

Les gains de productivité peuvent relever les bénéfices, les dividendes versés et la valeur des actions, augmentant ainsi les revenus du capital et le patrimoine des actionnaires. Une baisse de la valeur des actions n’est pas le mécanisme décrit.

21. Un lac est accessible à tous, mais chaque poisson capturé réduit le nombre de poissons disponibles pour les autres. De quel type de ressource s’agit-il ?

D’une ressource non rivale dont l’accès est réglementé
D’un bien privé, excluable et rival
D’un bien public, non excluable et non rival
D’un bien commun, non excluable et rival

D’un bien commun, non excluable et rival

Explication

L’accès au lac n’est pas excluable et la capture réduit la quantité disponible pour les autres usagers : la ressource est donc rivale et non excluable. Un bien public est non rival, ce qui ne correspond pas à la diminution des poissons disponibles.

22. Dans une ressource accessible à tous, chacun prélève une quantité importante sans qu’aucun acteur ne veille à sa préservation. Quel phénomène cela illustre-t-il ?

L’exclusion marchande, par attribution de droits d’accès à certains usagers
La gestion durable, par ajustement des prélèvements au rythme de régénération
La raréfaction naturelle, par diminution indépendante des usages humains
La tragédie des biens communs, par surexploitation d’une ressource rivale et non excluable

La tragédie des biens communs, par surexploitation d’une ressource rivale et non excluable

Explication

La tragédie des biens communs correspond à la surexploitation d’une ressource rivale et non excluable lorsqu’aucune responsabilité de préservation n’est assumée. La gestion durable évoquée dans une autre réponse suppose au contraire des prélèvements compatibles avec la régénération.

23. Quelle distinction caractérise les ressources renouvelables et non renouvelables ?

Les premières sont des stocks finis, tandis que les secondes se reconstituent après leur prélèvement
Les premières sont non rivales, tandis que les secondes deviennent rivales dès leur extraction
Les premières peuvent se régénérer, tandis que les secondes sont des stocks finis qui ne se régénèrent pas
Les premières sont accessibles à tous, tandis que les secondes sont réservées à leurs propriétaires

Les premières peuvent se régénérer, tandis que les secondes sont des stocks finis qui ne se régénèrent pas

Explication

Les ressources renouvelables peuvent se régénérer, comme les ressources forestières, alors que le pétrole ou les minerais constituent des stocks finis qui ne se régénèrent pas. La distinction ne repose pas sur le caractère rival ou non rival des ressources.

24. Une forêt se régénère, mais les arbres sont coupés à un rythme qui empêche leur repousse de compenser les prélèvements. Quelle situation décrit ce cas ?

La ressource est préservée puisque la possibilité de repousse suffit à assurer sa durabilité
La ressource renouvelable est surexploitée, car les prélèvements empêchent sa régénération
La ressource devient non excluable lorsque les coupes dépassent le rythme de croissance
La ressource est épuisée parce qu’elle appartient à la catégorie des stocks non renouvelables

La ressource renouvelable est surexploitée, car les prélèvements empêchent sa régénération

Explication

Une ressource renouvelable est surexploitée lorsque les prélèvements empêchent sa régénération. La possibilité de repousse ne suffit donc pas à garantir sa préservation si le rythme des coupes est trop élevé.

25. Une usine rejette des polluants qui nuisent aux habitants voisins, sans que le coût de ces dommages soit intégré au prix de ses produits. Comment qualifier cet effet ?

Un coût privé de production, car l’entreprise paie directement les dommages subis par les habitants
Une externalité négative de pollution, car le dommage réduit le bien-être sans être tarifé par le marché
Un coût marchand, car le prix des produits reflète la dégradation de l’environnement
Une externalité positive, car l’activité procure un avantage non rémunéré à des agents voisins

Une externalité négative de pollution, car le dommage réduit le bien-être sans être tarifé par le marché

Explication

Il s’agit d’une externalité négative, puisque la pollution diminue le bien-être d’autres agents et que le marché ne tarifie pas cet effet. Si l’entreprise payait directement les dommages, ceux-ci seraient davantage intégrés à ses coûts privés.

26. Pourquoi les activités humaines liées à la croissance peuvent-elles contribuer à la pollution et au réchauffement climatique ?

Elles produisent des déchets, mais leur consommation énergétique n’a pas de lien avec les émissions
Elles consomment de l’énergie et produisent des déchets, ce qui favorise les émissions de gaz à effet de serre et la pollution
Elles accroissent les émissions de gaz à effet de serre en réduisant la production de déchets
Elles réduisent la consommation d’énergie et les déchets, ce qui accroît les émissions atmosphériques

Elles consomment de l’énergie et produisent des déchets, ce qui favorise les émissions de gaz à effet de serre et la pollution

Explication

Les activités humaines nécessaires à la croissance consomment de l’énergie et produisent des déchets, favorisant les émissions de gaz à effet de serre et la pollution. La consommation énergétique fait donc bien partie des mécanismes concernés.

27. Quelle conclusion les experts du GIEC associent-ils à la croissance économique depuis le XIXe siècle ?

Elle s’est accompagnée d’une hausse du CO2 atmosphérique à l’origine du réchauffement climatique
Elle a réduit le CO2 atmosphérique, ce qui a accéléré le réchauffement climatique
Elle a accru le CO2 atmosphérique, mais celui-ci n’est pas associé au réchauffement climatique
Elle a freiné le réchauffement climatique en augmentant la concentration de CO2 atmosphérique

Elle s’est accompagnée d’une hausse du CO2 atmosphérique à l’origine du réchauffement climatique

Explication

Le GIEC associe la croissance économique depuis le XIXe siècle à une hausse de la concentration atmosphérique de CO2 à l’origine du réchauffement climatique. L’idée que le CO2 ait augmenté sans être associé au réchauffement contredit ce lien.

28. Quelle définition correspond à une croissance soutenable ?

Une croissance qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs
Une croissance qui privilégie les besoins présents même si les générations futures disposent de moins de ressources
Une croissance qui répond aux besoins futurs en limitant la capacité des générations présentes à répondre aux leurs
Une croissance qui maintient les ressources naturelles sans tenir compte des besoins des générations présentes

Une croissance qui répond aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs

Explication

La croissance soutenable satisfait les besoins des générations présentes tout en préservant la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Privilégier les besoins présents au détriment des possibilités futures ne répond pas à cette définition.

29. Quelle opposition distingue la soutenabilité faible de la soutenabilité forte concernant les capitaux ?

La soutenabilité faible admet la substitution entre capitaux, tandis que la soutenabilité forte juge le capital naturel irremplaçable
La soutenabilité faible juge le capital naturel irremplaçable, tandis que la soutenabilité forte admet son remplacement par du capital physique
La soutenabilité faible considère les capitaux complémentaires, tandis que la soutenabilité forte les considère substituables
La soutenabilité faible protège le capital naturel par la réduction des usages, tandis que la soutenabilité forte mise sur l’innovation physique

La soutenabilité faible admet la substitution entre capitaux, tandis que la soutenabilité forte juge le capital naturel irremplaçable

Explication

La soutenabilité faible permet de remplacer du capital naturel détruit par du capital physique innovant, alors que la soutenabilité forte considère le capital naturel comme irremplaçable. La deuxième réponse inverse précisément ces deux conceptions.

30. Une collectivité qui défend la soutenabilité forte cherche à préserver le capital naturel. Quelle mesure correspond à cette approche ?

Remplacer les milieux naturels dégradés par des équipements techniques innovants
Accroître la production afin de financer davantage d’innovations compensatrices
Privilégier l’extraction des ressources naturelles pour soutenir l’investissement physique
Encourager une consommation plus sobre, réduire le gaspillage et réparer les objets

Encourager une consommation plus sobre, réduire le gaspillage et réparer les objets

Explication

La soutenabilité forte vise à préserver un capital naturel considéré comme irremplaçable, notamment en consommant moins et mieux, en évitant le gaspillage et en réparant les objets. Miser sur des innovations pour remplacer le capital naturel relève plutôt de la logique de substitution associée à la soutenabilité faible.

31. Comment une innovation de produit peut-elle réduire les prélèvements de ressources dans le cas des sacs en plastique ?

En transformant les sacs usagés en combustible pour produire de nouveaux sacs.
En réutilisant les déchets plastiques pour fabriquer de nouveaux sacs, jusqu’à 40 000 par tonne.
En remplaçant les sacs en plastique par des sacs en papier issus de nouvelles plantations.
En diminuant le poids des sacs sans récupérer les matériaux déjà utilisés.

En réutilisant les déchets plastiques pour fabriquer de nouveaux sacs, jusqu’à 40 000 par tonne.

Explication

La réutilisation des déchets plastiques permet de produire jusqu’à 40 000 nouveaux sacs par tonne et de limiter le recours à des ressources vierges. Réduire le poids des sacs peut diminuer la matière nécessaire, mais ne correspond pas au mécanisme de réutilisation décrit ici.

32. Quelle évolution des techniques d’élevage contribue à accroître la part de l’aquaculture dans les ressources en poissons ?

La production de poissons sauvages augmente de 8 % par an et représente près de la moitié de la ressource.
La production aquacole augmente de 8 % par an, mais reste marginale dans la ressource totale.
La production aquacole augmente de 8 % par an et représente près de la moitié de la ressource.
La production aquacole augmente de 12,9 % par an et représente près de la moitié de la ressource.

La production aquacole augmente de 8 % par an et représente près de la moitié de la ressource.

Explication

Les nouvelles techniques d’élevage accompagnent une hausse annuelle de 8 % de la production aquacole, qui représente près de la moitié de la ressource en poissons. La hausse de 12,9 % concerne les brevets français visant à limiter la pollution automobile, et non l’aquaculture.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Croissance, innovation et soutenabilité.

Pourquoi le progrès technique est-il exogène chez Solow ?

Solow n’en étudie pas l’origine.

Qu’est-ce que la croissance endogène ?

Une théorie où le progrès technique, moteur de la croissance, est produit par celle-ci.

Quel rôle les dépenses publiques peuvent-elles jouer dans la croissance endogène ?

Elles peuvent stimuler le progrès technique par l’accumulation de capitaux.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Croissance, innovation et soutenabilité.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM