QCM : Progrès technique et croissance (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction oppose la conception du progrès technique chez Robert Solow à celle des théories de la croissance endogène ?

Pour Solow, il vient de l’extérieur de l’économie, tandis que les théories endogènes le font naître de l’activité économique.
Pour Solow, il vient de l’activité économique, tandis que les théories endogènes le considèrent comme extérieur à l’économie.
Pour Solow, il découle de l’accumulation du capital humain, tandis que les théories endogènes l’associent au capital physique.
Pour Solow, il résulte des dépenses publiques, tandis que les théories endogènes le font venir de l’extérieur de l’économie.

Pour Solow, il vient de l’extérieur de l’économie, tandis que les théories endogènes le font naître de l’activité économique.

Explication

Solow traite le progrès technique comme exogène, alors que les théories de la croissance endogène le considèrent comme produit au sein de l’économie. L’idée qu’il viendrait de l’activité économique chez Solow inverse les deux conceptions.

2. Une politique accroît les dépenses publiques consacrées à l’accumulation de capital afin de stimuler le progrès technique et la croissance ; quelle logique théorique cela illustre-t-il ?

La croissance démographique, où l’augmentation de la main-d’œuvre explique le progrès technique et l’accumulation de capitaux.
La croissance exogène, où le progrès technique vient de l’extérieur et stimule la croissance sans être produit par elle.
La conception du résidu, où la productivité est un facteur indépendant des capitaux et des dépenses publiques.
La croissance endogène, où le progrès technique nourrit la croissance et est favorisé par l’accumulation de capitaux.

La croissance endogène, où le progrès technique nourrit la croissance et est favorisé par l’accumulation de capitaux.

Explication

La croissance endogène décrit le progrès technique comme moteur de la croissance et comme un résultat de celle-ci, susceptible d’être stimulé par l’accumulation de capitaux. La croissance exogène constitue le distracteur plausible, mais elle situe le progrès technique à l’extérieur du système économique.

3. Une entreprise forme gratuitement les salariés d’une autre entreprise, ce qui améliore leur activité sans paiement en retour ; comment qualifier cette conséquence ?

Une transaction marchande, car un agent reçoit un service fourni par un autre agent économique.
Un transfert public, car une administration finance une activité au bénéfice d’entreprises privées.
Une externalité négative, car l’activité d’un agent impose un coût à un autre sans paiement en retour.
Une externalité positive, car l’activité d’un agent bénéficie à un autre sans contrepartie monétaire.

Une externalité positive, car l’activité d’un agent bénéficie à un autre sans contrepartie monétaire.

Explication

Une externalité positive est une conséquence de l’activité d’un agent qui bénéficie à l’activité d’un autre sans contrepartie monétaire. Une transaction marchande implique un échange payé et ne correspond donc pas à la situation décrite.

4. Comment l’investissement en capital physique peut-il contribuer indirectement à la croissance selon Romer ?

Il augmente les qualifications individuelles, ce qui élargit la capacité de travailler et de produire.
Il favorise l’apprentissage par la pratique, ce qui améliore la productivité du travail et contribue au progrès technique.
Il finance la recherche technologique, dont les innovations se diffusent entre les différentes activités économiques.
Il accroît directement la production, sans effet sur les compétences ni sur la productivité du travail.

Il favorise l’apprentissage par la pratique, ce qui améliore la productivité du travail et contribue au progrès technique.

Explication

Romer associe l’investissement en capital physique au « learning by doing », qui améliore la productivité du travail et contribue au progrès technique. L’accroissement direct de la production est également un effet de cet investissement, mais ne décrit pas son mécanisme indirect.

5. Qu’est-ce qu’une innovation ?

La création d’une invention qui reste sans application économique
L’ensemble des investissements destinés à augmenter les capacités de production
La transformation des activités productives entraînant des gains de productivité
L’utilisation productive ou commerciale d’une invention ou d’une découverte

L’utilisation productive ou commerciale d’une invention ou d’une découverte

Explication

Une innovation correspond à l’application d’une invention ou d’une découverte à des fins productives ou commerciales. La transformation des activités productives et les gains de productivité caractérisent plutôt le progrès technique, qui rassemble des innovations.

6. Quel mécanisme peut inciter un entrepreneur à prendre des risques en introduisant une innovation, selon Schumpeter ?

La hausse immédiate des salaires versés aux entreprises concurrentes
La certitude d’obtenir un financement bancaire sans condition
La subvention publique garantie avant le lancement de la recherche
La rente de monopole provisoire que l’innovation peut lui procurer

La rente de monopole provisoire que l’innovation peut lui procurer

Explication

L’innovation peut procurer temporairement à l’entrepreneur une rente de monopole, qui le récompense de la prise de risque. L’imitation par les concurrents réduit ensuite cette rente, tandis qu’une subvention publique n’est pas présentée comme le mécanisme schumpétérien en question.

7. Quel est le rôle de la réallocation des facteurs de production dans le processus de destruction créatrice ?

Maintenir les facteurs dans les entreprises anciennes, ce qui préserve les activités existantes et stabilise la productivité moyenne
Diriger les facteurs vers les entreprises qui emploient le plus de salariés, ce qui limite les transformations de l’économie
Répartir les facteurs entre les entreprises selon leur secteur, ce qui réduit la concurrence et freine les gains de productivité
Déplacer les facteurs des entreprises moins productives vers les plus productives, ce qui augmente la productivité moyenne et encourage l’innovation

Déplacer les facteurs des entreprises moins productives vers les plus productives, ce qui augmente la productivité moyenne et encourage l’innovation

Explication

La réallocation oriente les facteurs de production vers les entreprises plus productives, ce qui accroît la productivité moyenne et incite les entreprises à innover. La préservation des facteurs dans les entreprises anciennes ne correspond pas à ce mécanisme, qui accompagne plutôt le déclin de certaines activités.

8. Quel effet la transition numérique exerce-t-elle sur la demande de travail et les salaires selon le niveau de qualification ?

Elle accroît la demande de travail très qualifié et les salaires correspondants, mais réduit la demande pour certains emplois moins qualifiés et exerce une pression sur leurs salaires.
Elle accroît la demande pour les emplois moyennement qualifiés et leurs salaires, mais réduit celle des emplois très qualifiés et leur rémunération.
Elle augmente la demande de travail à tous les niveaux de qualification, mais freine les salaires dans les métiers très qualifiés.
Elle réduit la demande de travail très qualifié et ses salaires, tout en renforçant la demande pour certains emplois moins qualifiés.

Elle accroît la demande de travail très qualifié et les salaires correspondants, mais réduit la demande pour certains emplois moins qualifiés et exerce une pression sur leurs salaires.

Explication

La transition numérique favorise la demande de travail très qualifié et les salaires associés, tandis que certains emplois moins ou moyennement qualifiés deviennent moins demandés. La dernière proposition inverse ces évolutions en attribuant l’augmentation de la demande aux emplois moins qualifiés.

9. Quelle différence distingue les ressources renouvelables des ressources non renouvelables ?

Les premières ne sont pas rivales, tandis que les secondes deviennent moins disponibles quand on les utilise.
Les premières sont des stocks finis, tandis que les secondes se reconstituent après leur prélèvement.
Les premières peuvent se régénérer, tandis que les secondes sont des stocks finis qui ne se régénèrent pas.
Les premières sont non excluables, tandis que les secondes sont excluables par leur propriétaire.

Les premières peuvent se régénérer, tandis que les secondes sont des stocks finis qui ne se régénèrent pas.

Explication

Les ressources renouvelables, comme les forêts et les ressources halieutiques, peuvent se régénérer, alors que les ressources non renouvelables, comme le pétrole et les minerais, constituent des stocks finis. La distinction ne porte pas sur l’exclusion ou la rivalité, qui caractérisent la définition d’un bien commun.

10. Comment la pollution aux particules fines peut-elle freiner la croissance économique ?

En augmentant les coûts de transport et en ralentissant la circulation des marchandises
En réduisant les heures travaillées et la productivité des salariés affectés par des problèmes de santé
En diminuant les investissements publics consacrés aux infrastructures et à la recherche
En accélérant le remplacement des emplois industriels par des emplois de services

En réduisant les heures travaillées et la productivité des salariés affectés par des problèmes de santé

Explication

Les particules fines provoquent des décès et des arrêts maladie, ce qui réduit les heures travaillées, et elles diminuent aussi la productivité des travailleurs en mauvaise santé. La hausse des coûts de transport n’est pas le mécanisme décrit pour expliquer leur effet sur la croissance.

11. Une politique publique part du principe que des équipements innovants peuvent compenser la destruction d’une ressource naturelle. Quelle conception de la soutenabilité met-elle en pratique ?

La soutenabilité faible, qui suppose que le capital physique peut remplacer le capital naturel détruit
La soutenabilité faible, qui suppose que les capitaux sont complémentaires et doivent être préservés ensemble
La soutenabilité forte, qui suppose que le capital physique peut remplacer le capital naturel détruit
La soutenabilité forte, qui suppose que l’innovation suffit à maintenir les ressources naturelles disponibles

La soutenabilité faible, qui suppose que le capital physique peut remplacer le capital naturel détruit

Explication

La soutenabilité faible considère les différents capitaux comme substituables et admet qu’un capital physique innovant compense la perte de capital naturel. La soutenabilité forte défend l’idée inverse : le capital naturel détruit ne peut pas être remplacé par du capital physique.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Progrès technique et croissance.

Selon Robert Solow, comment le progrès technique apparaît-il dans la croissance ?

Il est exogène et « tombe du ciel ».

Qu’est-ce qu’une externalité positive ?

Une conséquence de l’activité économique d’un agent sur celle d’un autre, sans contrepartie monétaire.

Selon Romer, 1986, quel mécanisme indirect l’investissement physique déclenche-t-il ?

Le « learning by doing », qui améliore la productivité du travail et contribue au progrès technique.

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