QCM : Intervention de l’État dans l’économie (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle caractérise l’État-gendarme par opposition à l’État-providence ?

Il régule la croissance, l’emploi et l’inflation.
Il produit des biens et services non marchands pour la population.
Il assure les fonctions régaliennes de police, de justice et de défense.
Il redistribue les revenus au moyen de transferts sociaux.

Il assure les fonctions régaliennes de police, de justice et de défense.

Explication

L’État-gendarme se concentre sur la sécurité, l’ordre public et le respect de la loi grâce à ses fonctions régaliennes. La redistribution par transferts sociaux relève plutôt des fonctions de l’État-providence.

2. Quelle action correspond à la fonction d’allocation de l’État-providence ?

Soutenir la consommation en réduisant les impôts pendant une crise.
Financer la production de biens et services non marchands.
Verser des transferts sociaux après avoir prélevé des cotisations.
Assurer la sécurité publique par la police et la justice.

Financer la production de biens et services non marchands.

Explication

La fonction d’allocation consiste à affecter des ressources à la production de biens et services non marchands. Le versement de transferts sociaux correspond à la redistribution des revenus.

3. Quelle conception de l’action publique correspond au libéralisme économique ?

Mobiliser l’État pour réguler l’emploi et corriger les inégalités économiques.
Préserver la liberté d’entreprendre et la concurrence avec une intervention limitée de l’État.
Faire de la redistribution des revenus le principal mécanisme de régulation.
Confier à l’État la production des biens et services d’intérêt général.

Préserver la liberté d’entreprendre et la concurrence avec une intervention limitée de l’État.

Explication

Le libéralisme défend la propriété privée, la liberté d’entreprendre et la libre concurrence, en préconisant une intervention minimale de l’État. Le rôle actif de régulation et de correction des inégalités correspond plutôt à l’interventionnisme.

4. Un gouvernement agit pour réduire les inégalités et réguler l’inflation : quelle doctrine cette démarche illustre-t-elle ?

La propriété privée, qui réserve les décisions économiques aux entreprises.
L’interventionnisme, qui attribue à l’État un rôle actif dans l’économie.
L’État-gendarme, qui limite l’action publique à la défense et à la justice.
Le libéralisme, qui privilégie le libre fonctionnement du marché.

L’interventionnisme, qui attribue à l’État un rôle actif dans l’économie.

Explication

L’interventionnisme mobilise l’État pour corriger les inégalités et réguler notamment la croissance, l’emploi et l’inflation. Le libéralisme privilégie au contraire une intervention limitée et le fonctionnement libre du marché.

5. Quelle comparaison des risques associés aux deux doctrines est correcte ?

Un excès d’intervention peut accroître les inégalités, tandis qu’un excès de libéralisme peut creuser la dette publique.
Un excès d’intervention peut réduire l’emploi, tandis qu’un excès de libéralisme peut freiner l’innovation.
Un excès d’intervention peut supprimer la concurrence, tandis qu’un excès de libéralisme peut réguler l’inflation.
Un excès d’intervention peut freiner l’innovation ou creuser la dette, tandis qu’un excès de libéralisme peut accroître les inégalités.

Un excès d’intervention peut freiner l’innovation ou creuser la dette, tandis qu’un excès de libéralisme peut accroître les inégalités.

Explication

Les risques évoqués sont le frein à l’innovation ou l’endettement accru en cas d’intervention excessive, et l’augmentation des inégalités en cas de libéralisme excessif. L’accroissement des inégalités est ainsi associé à l’excès de libéralisme, et non à l’excès d’intervention.

6. Parmi les trois versants de la fonction publique française, lequel emploie environ 2,57 millions de personnes ?

La fonction publique territoriale.
La fonction publique hospitalière.
Les entreprises publiques nationales.
La fonction publique d’État.

La fonction publique d’État.

Explication

La fonction publique d’État emploie environ 2,57 millions de personnes. La fonction publique territoriale en compte environ 1,99 million, tandis que la fonction publique hospitalière en emploie plus de 1,24 million.

7. Une entreprise dont l’État détient une participation minoritaire est classée comme quel type d’entreprise ?

Une administration territoriale.
Une entreprise semi-publique.
Une entreprise publique.
Une entreprise privée.

Une entreprise semi-publique.

Explication

Une entreprise semi-publique se caractérise par une participation minoritaire de l’État. Dans une entreprise publique, l’État est majoritaire, tandis qu’une entreprise privée a un capital détenu à 100 % par des personnes privées.

8. Lorsqu’une société contrôlée par l’État passe sous le contrôle d’investisseurs privés, quel changement a eu lieu ?

De nouveaux opérateurs ont été autorisés à entrer sur le marché.
Le contrôle de la société a été transféré au secteur privé.
Les règles encadrant le marché ont été allégées.
Les activités de la société ont été transférées à une collectivité locale.

Le contrôle de la société a été transféré au secteur privé.

Explication

La privatisation désigne le transfert du contrôle direct d’une société de l’État au secteur privé. L’arrivée de nouveaux opérateurs sur un marché correspond plutôt à une ouverture à la concurrence.

9. Quelle distinction décrit correctement la réglementation et la dérégulation d’un marché ?

La réglementation encadre le marché, tandis que la dérégulation allège et ouvre les règles qui lui sont appliquées.
La réglementation transfère les entreprises au privé, tandis que la dérégulation les place sous contrôle public.
La réglementation ouvre le marché à de nouveaux opérateurs, tandis que la dérégulation renforce les règles applicables.
La réglementation finance les entreprises publiques, tandis que la dérégulation transfère leurs dettes aux ménages.

La réglementation encadre le marché, tandis que la dérégulation allège et ouvre les règles qui lui sont appliquées.

Explication

La réglementation fixe un cadre au marché, tandis que la dérégulation vise à ouvrir le marché et à alléger ses règles. Le transfert d’une entreprise au secteur privé relève de la privatisation, et non de la réglementation.

10. Quels versements constituent les prélèvements obligatoires destinés au financement des dépenses publiques ?

Les emprunts et les dons reçus par l’État auprès des ménages et des entreprises.
Les paiements effectués par les administrations publiques pour leurs achats de biens et de services.
Les impôts et les cotisations sociales versés aux administrations publiques par les personnes physiques et morales.
Les revenus du patrimoine perçus par les particuliers et les sociétés privées.

Les impôts et les cotisations sociales versés aux administrations publiques par les personnes physiques et morales.

Explication

Les prélèvements obligatoires regroupent les impôts et les cotisations sociales versés aux administrations publiques par les personnes et les organisations. Les emprunts et les dons font partie d’autres recettes publiques, mais ne sont pas des prélèvements obligatoires.

11. Pour calculer le taux de prélèvements obligatoires, quelles grandeurs faut-il rapporter l’une à l’autre ?

Le montant des prélèvements obligatoires aux dépenses publiques, puis multiplier le résultat par 100.
Le montant des prélèvements obligatoires au montant du PIB, puis multiplier le résultat par 100.
Le montant du PIB au montant des prélèvements obligatoires, puis multiplier le résultat par 100.
Le montant des dépenses publiques au montant du PIB, puis multiplier le résultat par 100.

Le montant des prélèvements obligatoires au montant du PIB, puis multiplier le résultat par 100.

Explication

Le taux se calcule en divisant le montant des prélèvements obligatoires par le PIB et en multipliant le résultat par 100. Diviser le PIB par les prélèvements inverse le rapport et ne donne pas ce taux.

12. Quelles administrations sont comprises dans la définition des dépenses publiques ?

Les administrations locales et de Sécurité sociale, à l’exclusion des administrations centrales.
Les administrations centrales et locales, à l’exclusion des administrations de Sécurité sociale.
Les administrations centrales, les administrations locales et les administrations de Sécurité sociale.
Les administrations centrales et de Sécurité sociale, à l’exclusion des administrations locales.

Les administrations centrales, les administrations locales et les administrations de Sécurité sociale.

Explication

Les dépenses publiques couvrent les dépenses des administrations centrales, locales et de Sécurité sociale. Une définition qui écarte l’un de ces trois ensembles est donc incomplète.

13. Comment distinguer un excédent public d’un déficit public à partir des recettes et des dépenses ?

L’excédent correspond à des recettes supérieures aux dépenses et à un solde positif; le déficit, à des recettes inférieures et à un solde négatif.
L’excédent correspond à des dépenses supérieures aux recettes et à un solde négatif; le déficit, à des recettes supérieures et à un solde positif.
L’excédent correspond à des recettes inférieures aux dépenses et à un solde positif; le déficit, à des dépenses inférieures et à un solde négatif.
L’excédent correspond à des recettes égales aux dépenses et à un solde nul; le déficit, à des recettes inférieures et à un solde positif.

L’excédent correspond à des recettes supérieures aux dépenses et à un solde positif; le déficit, à des recettes inférieures et à un solde négatif.

Explication

Un excédent signifie que les recettes dépassent les dépenses, ce qui donne un solde positif; un déficit correspond à la situation inverse et à un solde négatif. L’égalité des recettes et des dépenses correspondrait à un solde nul, pas à un déficit.

14. Que désigne la dette publique, généralement mobilisée pour financer un déficit public ?

La totalité des impôts et cotisations sociales versés aux administrations publiques pendant une année.
L’ensemble des emprunts contractés par l’État, notamment sous forme d’obligations et de bons du Trésor.
La somme des dépenses publiques engagées par l’État, les collectivités locales et la Sécurité sociale.
Le solde négatif des recettes et des dépenses publiques constaté au cours d’une période.

L’ensemble des emprunts contractés par l’État, notamment sous forme d’obligations et de bons du Trésor.

Explication

La dette publique est l’ensemble des emprunts contractés par l’État, notamment les obligations d’État et les bons du Trésor. Un solde négatif sur une période désigne le déficit public, et non l’ensemble des emprunts accumulés.

15. Si un déficit public augmente et que cette hausse est financée par emprunt, quel effet en résulte ?

Les dépenses publiques diminuent, car l’emprunt remplace les prestations financées par l’État.
La dette publique diminue, car l’emprunt transforme le déficit en recettes publiques.
La dette publique augmente, car l’emprunt ajoute de nouveaux montants à rembourser.
Le déficit public se transforme en excédent, car l’emprunt améliore le solde budgétaire.

La dette publique augmente, car l’emprunt ajoute de nouveaux montants à rembourser.

Explication

Quand la hausse du déficit est financée par emprunt, elle accroît la dette publique. Un emprunt apporte des fonds, mais ne transforme pas à lui seul le solde négatif en excédent.

16. Quels plafonds les règles budgétaires européennes fixent-elles pour le déficit annuel et la dette publique totale, en proportion du PIB ?

3 % pour le déficit annuel et 60 % pour la dette totale
6 % pour le déficit annuel et 60 % pour la dette totale
60 % pour le déficit annuel et 3 % pour la dette totale
3 % pour le déficit annuel et 30 % pour la dette totale

3 % pour le déficit annuel et 60 % pour la dette totale

Explication

Ces règles établissent un plafond de 3 % du PIB pour le déficit public annuel et de 60 % pour la dette publique totale. Inverser ces seuils confond la limite du déficit avec celle de la dette.

17. Si les investisseurs s’inquiètent d’un endettement public excessif, quelle conséquence peut rendre le financement de l’État plus coûteux ?

Ils peuvent refuser de prêter ou exiger des taux plus élevés, ce qui risque aussi de ralentir la croissance.
Ils peuvent proposer des taux plus faibles, ce qui augmente directement le coût du financement public.
Ils peuvent faire baisser les prix des importations, ce qui entraîne une hausse des emprunts publics.
Ils peuvent accroître les recettes fiscales de l’État, ce qui réduit les possibilités de financement.

Ils peuvent refuser de prêter ou exiger des taux plus élevés, ce qui risque aussi de ralentir la croissance.

Explication

L’inquiétude des investisseurs peut les conduire à refuser de prêter ou à réclamer des taux plus élevés, renchérissant ainsi le financement de l’État et risquant de ralentir la croissance. Une baisse des taux ferait au contraire diminuer le coût des nouveaux emprunts.

18. Pourquoi une dette publique trop élevée peut-elle limiter la réaction de l’État face à une crise ?

Elle accroît automatiquement ses recettes fiscales durant une crise sanitaire ou économique.
Elle l’oblige à augmenter immédiatement les dépenses publiques lors d’une crise économique ou sociale.
Elle supprime le besoin de financement public lors d’une crise économique, sanitaire ou sociale.
Elle réduit sa capacité à intervenir rapidement lors d’une crise économique, sanitaire ou sociale.

Elle réduit sa capacité à intervenir rapidement lors d’une crise économique, sanitaire ou sociale.

Explication

Une dette trop élevée réduit la marge de manœuvre de l’État et sa capacité à intervenir rapidement face à différents types de crise. Elle n’entraîne pas automatiquement une hausse des recettes fiscales, contrairement à ce que suggère un distracteur.

19. Quel effet une hausse des taux d’intérêt exerce-t-elle sur la charge annuelle de la dette publique ?

Elle augmente le coût annuel de la dette, dont la charge pourrait atteindre 70 milliards d’euros en 2025.
Elle augmente le coût annuel de la dette, dont la charge pourrait atteindre 70 milliards d’euros en 2027.
Elle réduit le coût annuel de la dette, dont la charge pourrait atteindre 70 milliards d’euros en 2027.
Elle maintient le coût annuel de la dette, dont la charge pourrait atteindre 60 milliards d’euros en 2027.

Elle augmente le coût annuel de la dette, dont la charge pourrait atteindre 70 milliards d’euros en 2027.

Explication

La hausse des taux augmente le coût annuel de la dette, et cette charge pourrait atteindre 70 milliards d’euros en 2027. Une baisse des taux aurait plutôt tendance à alléger ce coût.

20. Quelle approche de la maîtrise des dépenses publiques peut contribuer à réduire la dette tout en préservant les besoins essentiels ?

Réduire les dépenses en préservant des services essentiels comme la santé et l’éducation.
Accroître les dépenses des services essentiels sans chercher à maîtriser les dépenses publiques.
Remplacer les dépenses de santé et d’éducation par une hausse générale des impôts.
Réduire les dépenses en diminuant les moyens consacrés à la santé et à l’éducation.

Réduire les dépenses en préservant des services essentiels comme la santé et l’éducation.

Explication

La maîtrise des dépenses peut réduire la dette si elle protège des services essentiels, notamment la santé et l’éducation. Réduire les moyens de ces services ne respecte pas cette condition.

21. Comment la croissance économique peut-elle augmenter les recettes fiscales sans hausse des impôts ?

Une activité plus importante accroît les revenus des entreprises et des salariés, ce qui augmente les recettes fiscales.
Une activité plus importante augmente les recettes fiscales en réduisant les revenus des entreprises et des salariés.
Une activité plus importante accroît les revenus des entreprises et des salariés, mais nécessite une hausse des impôts pour augmenter les recettes.
Une activité plus importante réduit les revenus des entreprises et des salariés, ce qui augmente les recettes fiscales.

Une activité plus importante accroît les revenus des entreprises et des salariés, ce qui augmente les recettes fiscales.

Explication

Une activité économique plus forte peut accroître les revenus des entreprises et des salariés, et donc les recettes fiscales sans modifier les impôts. Une hausse des impôts n’est pas nécessaire au mécanisme décrit.

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Quelles fonctions régaliennes caractérisent l’État-gendarme ?

La police, la justice et la défense.

Quelles sont les trois fonctions économiques de l’État-providence ?

Stabiliser l’activité, produire des biens et services non marchands et redistribuer les revenus.

Que défend le libéralisme en matière de liberté économique ?

La liberté d’entreprendre, la propriété privée et la libre concurrence.

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