QCM : Croissance, pauvreté et inégalités (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation correspond à la définition générale de la pauvreté ?

La perception d’un niveau de vie inférieur à celui de ses voisins
Le manque du nécessaire ou de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins
Le sentiment d’insécurité financière, même lorsque les besoins sont satisfaits
L’impossibilité d’accéder aux modes de vie jugés normaux dans une société donnée

Le manque du nécessaire ou de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins

Explication

La pauvreté désigne un manque du nécessaire ou des ressources insuffisantes pour répondre à ses besoins. Une personne peut éprouver de la précarité au-dessus d’un seuil monétaire, mais ce ressenti ne définit pas à lui seul la pauvreté générale.

2. Quel est, depuis 2025, le seuil international d’extrême pauvreté par personne et par jour, exprimé en parité de pouvoir d’achat de 2021 ?

2,15 dollars
1,90 dollar
1,25 dollar
3 dollars

3 dollars

Explication

Depuis 2025, la Banque mondiale fixe ce seuil à 3 dollars par personne et par jour en parité de pouvoir d’achat de 2021. Le montant de 2,15 dollars correspond à une valeur antérieure de la ligne internationale.

3. En France en 2024, quel seuil mensuel définit la pauvreté monétaire pour une personne seule ?

1 337 euros, soit 50 % du niveau de vie médian
1 500 euros, soit 60 % du niveau de vie médian
1 500 euros, soit 50 % du niveau de vie médian
1 337 euros, soit 60 % du niveau de vie médian

1 337 euros, soit 60 % du niveau de vie médian

Explication

En 2024, le seuil français pour une personne seule est de 1 337 euros par mois, ce qui représente 60 % du niveau de vie médian. Un seuil calculé à 50 % du niveau médian ne correspond pas à la mesure indiquée.

4. Dans quelle ville et à partir de quelle année Benjamin Seebohm Rowntree mène-t-il ses enquêtes fondatrices sur la pauvreté ?

À Manchester, à partir de 1901
À York, à partir de 1899
À Londres, à partir de 1899
À York, à partir de 1901

À York, à partir de 1899

Explication

Rowntree commence à réaliser ses enquêtes sur la pauvreté dans la ville de York à partir de 1899. L’année 1901 est celle de la publication de son ouvrage majeur, et non le début des enquêtes.

5. Comment Rowntree établit-il le coût de son seuil de pauvreté ?

Il observe les dépenses moyennes des familles, retient les prix courants à York, puis chiffre leur consommation habituelle
Il évalue les besoins nutritionnels, relève les prix les plus bas des biens essentiels à York, puis chiffre le panier minimal
Il estime les besoins nutritionnels, relève les prix les plus élevés à York, puis chiffre un panier de confort
Il compare les salaires locaux au revenu médian, puis fixe un seuil monétaire sans établir de panier

Il évalue les besoins nutritionnels, relève les prix les plus bas des biens essentiels à York, puis chiffre le panier minimal

Explication

Rowntree part des besoins nutritionnels, recherche à York les prix les plus bas des biens et services essentiels, puis attribue une valeur monétaire au panier minimal. L’observation des dépenses moyennes décrit la consommation habituelle, mais ne correspond pas à sa méthode de construction du seuil.

6. Chez Rowntree, en quoi la pauvreté primaire se distingue-t-elle de la pauvreté secondaire ?

La pauvreté primaire vient de dépenses non essentielles malgré des revenus suffisants, tandis que la secondaire résulte de revenus insuffisants pour les besoins essentiels
La pauvreté primaire résulte de revenus insuffisants pour les besoins essentiels, tandis que la secondaire vient de dépenses non essentielles malgré des revenus théoriquement suffisants
La pauvreté primaire désigne une privation relative aux normes sociales, tandis que la secondaire mesure un manque de biens nutritionnels
La pauvreté primaire est liée au chômage et à la maladie, tandis que la secondaire concerne les bas salaires et la vieillesse

La pauvreté primaire résulte de revenus insuffisants pour les besoins essentiels, tandis que la secondaire vient de dépenses non essentielles malgré des revenus théoriquement suffisants

Explication

La pauvreté primaire apparaît lorsque les revenus ne permettent pas de couvrir les besoins essentiels ; la pauvreté secondaire concerne des revenus théoriquement suffisants consacrés à des dépenses non essentielles. L’inversion de ces deux catégories constitue une confusion fréquente, mais elle ne respecte pas la distinction de Rowntree.

7. Quel constat de Rowntree remet en cause l’idée que l’emploi protège nécessairement de la pauvreté ?

Les bas salaires peuvent maintenir des travailleurs dans la pauvreté, aux côtés du chômage, de la maladie et de la vieillesse
Le chômage explique la pauvreté, tandis que les bas salaires et l’emploi n’y contribuent pas
Les bas salaires entraînent la pauvreté uniquement lorsqu’ils sont associés à la vieillesse ou à la maladie
L’emploi protège les ménages de la pauvreté, tandis que le chômage et la maladie expliquent les situations restantes

Les bas salaires peuvent maintenir des travailleurs dans la pauvreté, aux côtés du chômage, de la maladie et de la vieillesse

Explication

Rowntree identifie les bas salaires, le chômage, la maladie et la vieillesse comme des facteurs importants de pauvreté, ce qui montre que travailler ne garantit pas d’en sortir. L’idée que l’emploi protège les ménages néglige précisément le rôle des bas salaires.

8. Quelle distinction définit correctement la pauvreté absolue et la pauvreté relative ?

La pauvreté absolue correspond à des ressources insuffisantes pour les besoins essentiels, tandis que la pauvreté relative traduit l’impossibilité d’accéder aux modes de vie considérés comme normaux
La pauvreté absolue traduit l’impossibilité d’accéder aux modes de vie considérés comme normaux, tandis que la pauvreté relative correspond au manque de ressources pour les besoins essentiels
La pauvreté absolue mesure l’écart au revenu médian, tandis que la pauvreté relative mesure le coût d’un panier de besoins essentiels
La pauvreté absolue désigne un ressenti d’insécurité financière, tandis que la pauvreté relative désigne une privation matérielle mesurée par un panier fixe

La pauvreté absolue correspond à des ressources insuffisantes pour les besoins essentiels, tandis que la pauvreté relative traduit l’impossibilité d’accéder aux modes de vie considérés comme normaux

Explication

La pauvreté absolue se rapporte à l’insuffisance des ressources pour satisfaire les besoins essentiels, alors que la pauvreté relative dépend des normes de vie d’une société donnée. La seconde réponse inverse ces deux notions.

9. Quel indicateur sert principalement à mesurer le risque de pauvreté dans l’Union européenne ?

Un seuil égal à 60 % du revenu moyen par personne
Un seuil égal à 60 % du revenu médian par unité de consommation
Un seuil égal à 50 % du revenu moyen par ménage
Un seuil égal à 50 % du revenu médian par unité de consommation

Un seuil égal à 60 % du revenu médian par unité de consommation

Explication

L’Union européenne mesure principalement le risque de pauvreté à partir d’un seuil de 60 % du revenu médian par unité de consommation. Un seuil rapporté au revenu moyen ou calculé à 50 % ne correspond pas à cet indicateur.

10. Si le niveau de vie médian des personnes pauvres est de 800 euros et le seuil de pauvreté de 1 000 euros, quelle est l’intensité de la pauvreté ?

25 %
200 %
80 %
20 %

20 %

Explication

L’intensité est la différence entre le seuil et le niveau de vie médian des personnes pauvres, divisée par le seuil : 1 000−8001 000=20%\frac{1\,000-800}{1\,000}=20\%. Le rapport de 80 % correspond au niveau de vie médian rapporté au seuil, et non à l’intensité.

11. Dans l’approche de Peter Townsend, que désigne une privation ?

Une exclusion de modes de vie considérés comme normaux dans une société donnée, notamment pour l’alimentation ou le logement
Un manque de ressources économiques, indépendamment des pratiques sociales
Une absence d’emploi qui empêche de participer au marché du travail
Un revenu inférieur à un seuil monétaire défini pour l’ensemble des pays

Une exclusion de modes de vie considérés comme normaux dans une société donnée, notamment pour l’alimentation ou le logement

Explication

Townsend définit la privation par l’exclusion de conditions et de pratiques considérées comme normales dans une société, dans des domaines matériels et sociaux. La réduire à un revenu inférieur à un seuil confond privation et pauvreté monétaire.

12. Une équipe veut mesurer les privations simultanées dans la santé, l’éducation et le niveau de vie ; quel indicateur correspond à cet objectif ?

L’indicateur européen de privation matérielle et sociale, centré sur les dépenses courantes
L’indice de pauvreté multidimensionnelle, introduit par le PNUD en 2010
Le taux de pauvreté monétaire, fondé sur les revenus disponibles des ménages
Le coefficient de Gini, qui résume la répartition des revenus dans une population

L’indice de pauvreté multidimensionnelle, introduit par le PNUD en 2010

Explication

L’indice de pauvreté multidimensionnelle mesure conjointement les privations en santé, en éducation et en niveau de vie. L’indicateur européen mentionné porte sur l’incapacité à assumer plusieurs dépenses courantes, et non sur ces trois dimensions.

13. Une personne possède des ressources, mais ne peut pas les convertir en possibilités réelles de choisir la vie qu’elle souhaite ; quelle notion décrit les possibilités qui lui manquent ?

Le niveau de vie, c’est-à-dire les conditions matérielles dont bénéficie un ménage
Les capabilités, c’est-à-dire les possibilités réelles d’agir et de choisir sa vie
La privation, c’est-à-dire l’exclusion de pratiques jugées normales dans une société
Les ressources, c’est-à-dire les biens et moyens détenus par une personne

Les capabilités, c’est-à-dire les possibilités réelles d’agir et de choisir sa vie

Explication

Pour Amartya Sen, les capabilités correspondent à ce qu’une personne peut réellement faire et être, notamment en choisissant la vie qu’elle souhaite. Les ressources désignent ce qu’elle possède, mais ne disent pas à elles seules ce qu’elle peut en faire.

14. Dans la typologie de Serge Paugam, quelle forme de pauvreté est rare et fortement stigmatisée ?

La pauvreté marginale
La pauvreté intégrée
La pauvreté disqualifiante
La pauvreté monétaire

La pauvreté marginale

Explication

La pauvreté marginale est caractérisée par sa rareté et une forte stigmatisation. La pauvreté intégrée est, au contraire, largement répandue et peu stigmatisée.

15. Que met en évidence Michael Harrington dans The Other America, publié en 1962 ?

Une pauvreté limitée aux personnes durablement éloignées du marché du travail
Une hausse généralisée de la pauvreté visible après la crise économique de 1962
Une pauvreté persistante mais invisible au sein de la prospérité américaine d’après-guerre
Une diminution de la pauvreté grâce à la diffusion de la prospérité d’après-guerre

Une pauvreté persistante mais invisible au sein de la prospérité américaine d’après-guerre

Explication

Harrington attire l’attention sur une pauvreté qui persiste tout en restant invisible dans l’Amérique prospère de l’après-guerre. L’ouvrage ne décrit pas une pauvreté disparue ou limitée à un seul groupe éloigné de l’emploi.

16. Dans quel cas peut-on parler d’inégalité au sens général ?

Lorsque des revenus varient entre individus, indépendamment de toute norme sociale
Lorsque certains bénéficient de ressources ou d’avantages valorisés socialement dont d’autres sont privés
Lorsque les personnes disposent de ressources différentes, même si aucune n’est socialement valorisée
Lorsque des personnes ont des préférences différentes sans écart d’accès à des ressources

Lorsque certains bénéficient de ressources ou d’avantages valorisés socialement dont d’autres sont privés

Explication

Une inégalité suppose un avantage ou une ressource considérés comme désirables selon les normes sociales, auxquels certains ont accès tandis que d’autres en sont privés. Une simple différence de revenus ne suffit pas à restituer cette définition générale.

17. Une analyse compare les écarts de patrimoine et de revenus, puis l’accès à l’éducation, à la santé et au pouvoir politique ; comment distinguer ces deux ensembles d’inégalités ?

Les écarts de patrimoine et de revenus sont économiques, tandis que les écarts d’accès à l’éducation, à la santé ou au pouvoir sont sociaux
Les écarts de patrimoine et de revenus sont sociaux, tandis que les écarts d’accès à l’éducation ou au pouvoir sont économiques
Les deux ensembles sont économiques, car ils concernent les ressources détenues par les individus
Les deux ensembles sont sociaux, car ils traduisent des différences entre les positions des individus

Les écarts de patrimoine et de revenus sont économiques, tandis que les écarts d’accès à l’éducation, à la santé ou au pouvoir sont sociaux

Explication

Les inégalités économiques portent principalement sur les revenus, le patrimoine et le niveau de vie, tandis que les inégalités sociales incluent l’accès à des ressources et positions comme l’éducation, la santé et le pouvoir politique. La seconde réponse inverse ces deux domaines.

18. Que mesure le coefficient de Gini lorsqu’il est appliqué à une distribution de revenus ?

Le revenu moyen obtenu par chaque personne de la population
Le degré d’inégalité de la distribution dans la population
La part du revenu total détenue par les entreprises
La variation annuelle du revenu total de la population

Le degré d’inégalité de la distribution dans la population

Explication

Le coefficient de Gini synthétise le degré d’inégalité d’une distribution, qu’il s’agisse de revenus, de patrimoine ou de niveau de vie. Le revenu moyen indique un niveau général, mais ne renseigne pas à lui seul sur la répartition entre les personnes.

19. Un pays obtient un coefficient de Gini de 0,2 plutôt que de 0,8 ; que peut-on en déduire sur la répartition mesurée ?

Elle est plus proche de l’égalité parfaite
Elle est plus proche de l’inégalité maximale
Elle correspond à une égalité parfaite
Elle correspond à une inégalité maximale

Elle est plus proche de l’égalité parfaite

Explication

Le coefficient de Gini va de 0 pour l’égalité parfaite à 1 pour l’inégalité maximale : une valeur de 0,2 indique donc une répartition plus égalitaire qu’une valeur de 0,8. Une valeur proche de 1, et non de 0, signalerait une forte proximité avec l’inégalité maximale.

20. Dans le mécanisme décrit par Thomas Piketty, que tend-il à se produire lorsque le rendement du capital reste durablement supérieur au taux de croissance de l’économie ?

Les patrimoines tendent à se concentrer et les inégalités à s’accroître
Les patrimoines tendent à se disperser et les inégalités à diminuer
Les revenus du travail tendent à croître et les inégalités à disparaître
L’investissement tend à ralentir et les patrimoines à se stabiliser

Les patrimoines tendent à se concentrer et les inégalités à s’accroître

Explication

Lorsque le rendement du capital dépasse durablement la croissance, les patrimoines tendent à se concentrer, ce qui accroît les inégalités. La dispersion des patrimoines et la baisse des inégalités décrivent le sens inverse de ce mécanisme.

21. Une politique accroît la production nationale sans améliorer les conditions sociales ou institutionnelles : quelle distinction permet de décrire cette situation ?

La croissance concerne les conditions sociales, tandis que le développement désigne la seule production de richesses
La croissance concerne la production, tandis que le développement englobe aussi des transformations sociales et institutionnelles
La croissance mesure le niveau de vie moyen, tandis que le développement désigne le revenu total produit
La croissance et le développement désignent tous deux la variation annuelle de la production nationale

La croissance concerne la production, tandis que le développement englobe aussi des transformations sociales et institutionnelles

Explication

La croissance mesure l’augmentation de la production, alors que le développement englobe des transformations économiques, sociales, culturelles et institutionnelles améliorant les conditions de vie. Assimiler le développement à la seule production confond précisément les deux notions.

22. Quelles dimensions l’indice de développement humain combine-t-il pour apprécier le développement d’un pays ?

L’espérance de vie, la qualité institutionnelle et la production totale mesurée par le PIB
L’éducation, l’égalité des revenus et la croissance annuelle mesurée par le PIB en volume
La santé, mesurée par l’espérance de vie, l’éducation et le niveau de vie mesuré par le RNB par habitant
La santé, mesurée par les dépenses médicales, l’emploi et le niveau de vie mesuré par le patrimoine moyen

La santé, mesurée par l’espérance de vie, l’éducation et le niveau de vie mesuré par le RNB par habitant

Explication

L’IDH combine la santé mesurée par l’espérance de vie, l’éducation et le niveau de vie mesuré par le RNB par habitant. Les inégalités internes interviennent dans l’IDHI, tandis que les dépenses médicales ne remplacent pas la dimension de santé définie pour l’IDH.

23. Quelle évolution caractérise la croissance économique ?

Une diminution durable de la part des services dans la production d’une économie
Une hausse ponctuelle des prix des biens et des services dans une économie
Une augmentation durable de la production de biens et de services dans une économie
Une amélioration temporaire du niveau de vie moyen dans une économie

Une augmentation durable de la production de biens et de services dans une économie

Explication

La croissance économique est l’augmentation durable de la production de biens et de services. Une hausse ponctuelle des prix correspond plutôt à une évolution nominale et ne suffit pas à établir une hausse durable de la production.

24. Pour comparer la variation de la production d’une économie en neutralisant l’inflation, quel indicateur faut-il examiner ?

Le taux de variation du PIB en volume
Le montant total du RNB par habitant
Le montant du PIB par habitant
Le taux de variation du PIB à prix courants

Le taux de variation du PIB en volume

Explication

Le taux de variation du PIB en volume mesure la croissance en corrigeant l’effet de l’inflation. Le PIB par habitant rapporte la production à la population et sert plutôt à apprécier l’évolution du niveau de vie moyen.

25. Quelle description correspond à un cycle économique ?

Des fluctuations récurrentes de l’activité autour de sa tendance de long terme, avec expansion, ralentissement ou récession, puis reprise
Une alternance de changements démographiques autour de leur tendance, avec hausse, stagnation, puis baisse
Une progression continue de l’activité au-dessus de sa tendance de long terme, sans phases de baisse ni de reprise
Une succession de variations des prix autour de leur tendance, avec inflation, stabilisation, puis déflation

Des fluctuations récurrentes de l’activité autour de sa tendance de long terme, avec expansion, ralentissement ou récession, puis reprise

Explication

Un cycle économique correspond à des fluctuations récurrentes de l’activité autour de sa tendance de long terme et comprend généralement expansion, ralentissement ou récession, puis reprise. Une progression continue sans fluctuations ne rend pas compte de l’alternance propre aux cycles.

26. Comment les innovations contribuent-elles aux fluctuations économiques dans l’analyse de Joseph Schumpeter ?

Des grappes d’innovations stimulent l’investissement et l’activité, puis la destruction créatrice renouvelle les activités
Des grappes d’innovations stimulent l’activité, puis la destruction créatrice maintient les activités moins compétitives
Des innovations réduisent la production à court terme, puis la stabilité des anciennes activités favorise la reprise
Des innovations isolées freinent l’investissement, puis la protection des activités existantes relance la production

Des grappes d’innovations stimulent l’investissement et l’activité, puis la destruction créatrice renouvelle les activités

Explication

Pour Schumpeter, des grappes d’innovations stimulent l’investissement et l’activité, puis la destruction créatrice renouvelle les activités en faisant disparaître progressivement celles qui sont devenues moins compétitives. Maintenir ces activités moins compétitives est contraire au rôle de la destruction créatrice.

27. Comment le produit intérieur brut mesure-t-il la richesse produite sur le territoire d’un pays au cours d’une année ?

En additionnant les ventes des entreprises, puis les consommations intermédiaires et en retranchant les importations
En additionnant les valeurs ajoutées, puis les impôts sur les produits et en retranchant les subventions sur les produits
En additionnant les patrimoines des résidents, puis les investissements et en retranchant les dettes publiques
En additionnant les revenus des ménages, puis les impôts directs et en retranchant les dépenses publiques

En additionnant les valeurs ajoutées, puis les impôts sur les produits et en retranchant les subventions sur les produits

Explication

Le PIB mesure la production réalisée sur le territoire pendant une année à partir des valeurs ajoutées, avec les ajustements liés aux impôts et aux subventions sur les produits. Les revenus des ménages ne constituent pas directement la méthode de calcul décrite ici.

28. Pourquoi une hausse du PIB ne suffit-elle pas à établir que le bien-être de la population s’est amélioré dans la même mesure ?

Parce que le PIB mesure principalement la qualité de vie, mais ne permet pas de connaître la richesse produite sur le territoire
Parce que le PIB mesure directement les relations sociales, mais ne tient pas compte de la production marchande ni de l’emploi
Parce que le PIB mesure la production, mais rend imparfaitement compte de dimensions comme l’environnement, le travail non rémunéré et la répartition des revenus
Parce que le PIB inclut le bénévolat et le travail domestique, mais exclut les biens et services produits par les entreprises

Parce que le PIB mesure la production, mais rend imparfaitement compte de dimensions comme l’environnement, le travail non rémunéré et la répartition des revenus

Explication

Le PIB renseigne sur la production, mais ne mesure pas directement plusieurs dimensions du bien-être, dont la qualité environnementale, le travail non rémunéré et la distribution des revenus. Il ne mesure pas directement les relations sociales, contrairement à ce que suggère un distracteur.

29. Quel dispositif les magistrats de Speenhamland instaurent-ils en 1795 ?

Une taxe sur le pain destinée à financer les salaires des ouvriers, fixée selon la production des moulins
Une allocation réservée aux travailleurs urbains, calculée selon leur ancienneté et le nombre de jours travaillés
Une aide complétant les revenus insuffisants des ménages, calculée notamment selon le prix du pain et la taille du foyer
Un secours en nature accordé aux propriétaires agricoles, déterminé par la superficie de leurs terres

Une aide complétant les revenus insuffisants des ménages, calculée notamment selon le prix du pain et la taille du foyer

Explication

En 1795, les magistrats instaurent une aide visant à compléter les revenus insuffisants des ménages, dont le montant dépend notamment du prix du pain et de la taille du foyer. Le dispositif n’est pas une allocation fondée sur l’ancienneté professionnelle.

30. Quelle critique Thomas Malthus adresse-t-il à l’assistance de Speenhamland ?

Elle risque d’augmenter les coûts supportés par les contribuables, sans modifier les comportements de travail ni la croissance démographique
Elle risque de renforcer les salaires des travailleurs agricoles et de déplacer l’aide des ménages vers les employeurs
Elle risque de réduire la population et d’accroître les salaires en renforçant les efforts individuels et l’autonomie des ménages
Elle risque d’encourager la dépendance à l’aide et de décourager les efforts individuels, tout en favorisant la croissance démographique et le maintien de bas salaires

Elle risque d’encourager la dépendance à l’aide et de décourager les efforts individuels, tout en favorisant la croissance démographique et le maintien de bas salaires

Explication

Malthus estime que l’assistance peut favoriser la dépendance, réduire les efforts individuels, stimuler la croissance démographique et maintenir les salaires artificiellement bas. Le transfert d’une partie du coût salarial aux contribuables est une critique associée à Jeremy Bentham.

31. Quelle évolution des inégalités Simon Kuznets propose-t-il pour accompagner le développement économique ?

Les inégalités restent stables pendant l’industrialisation, puis augmentent lorsque le développement s’accélère
Les inégalités diminuent dès le début de l’industrialisation, puis augmentent avec la poursuite du développement
Les inégalités augmentent pendant toutes les phases du développement, à mesure que la production s’accroît
Les inégalités augmentent d’abord avec l’industrialisation, puis diminuent à mesure que le développement progresse

Les inégalités augmentent d’abord avec l’industrialisation, puis diminuent à mesure que le développement progresse

Explication

Dans l’hypothèse de Kuznets, les inégalités s’accentuent d’abord avec l’industrialisation, puis reculent lorsque le développement économique progresse. Une baisse immédiate dès le début du développement ne correspond pas à cette évolution en deux phases.

32. Pourquoi la hausse des inégalités observée dans de nombreux pays développés à partir des années 1980 a-t-elle fragilisé la portée générale de la courbe de Kuznets ?

Elle montre que l’industrialisation réduit nécessairement les inégalités dès les premières étapes du développement
Elle indique que la courbe décrit principalement la répartition des revenus dans les économies traditionnelles
Elle confirme que les inégalités suivent partout une baisse continue dès que le revenu moyen augmente
Elle montre que la baisse des inégalités attendue à long terme n’est pas automatique dans tous les pays développés

Elle montre que la baisse des inégalités attendue à long terme n’est pas automatique dans tous les pays développés

Explication

La hausse des inégalités depuis les années 1980 a conduit des économistes à remettre en cause l’idée que leur diminution à long terme se produit de manière générale. Elle ne confirme donc pas une baisse continue dès le début du développement.

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Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Croissance, pauvreté et inégalités.

Que désigne la pauvreté ?

Une situation de manque du nécessaire ou de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins.

Quel est le seuil international d’extrême pauvreté depuis 2025 ?

3 dollars par personne et par jour en parité de pouvoir d’achat de 2021.

Quelle institution a fixé le seuil international d’extrême pauvreté de 2025 ?

La Banque mondiale, en 2025.

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