QCM : Croissance verte et décroissance (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement l’économie paléolithique de l’économie néolithique ?

Le Paléolithique repose sur l’agriculture, tandis que le Néolithique repose sur la chasse
Le Paléolithique utilise la monnaie, tandis que le Néolithique pratique le troc
Le Paléolithique développe les échanges marchands, tandis que le Néolithique les abandonne
Le Paléolithique repose sur la prédation, tandis que le Néolithique repose sur la production

Le Paléolithique repose sur la prédation, tandis que le Néolithique repose sur la production

Explication

Le Paléolithique est fondé sur la chasse et la cueillette, donc sur la prédation, alors que le Néolithique introduit l’agriculture et l’élevage, donc la production. Confondre ces deux périodes revient à attribuer au Paléolithique les activités productives caractéristiques du Néolithique.

2. Quelle transformation résulte de la sédentarisation au Néolithique ?

Elle empêche l’appropriation des terres en maintenant une vie nomade
Elle supprime les échanges en ramenant les groupes à l’autoconsommation
Elle entraîne le retour à la chasse et la disparition progressive des villages
Elle favorise l’agriculture, les surplus et une division accrue du travail

Elle favorise l’agriculture, les surplus et une division accrue du travail

Explication

La sédentarisation permet de développer l’agriculture et l’élevage, ce qui produit des surplus, une division du travail, des échanges et la propriété privée des terres. L’idée d’un retour à la chasse contredit au contraire le passage néolithique à une économie de production.

3. Quel ensemble de phénomènes caractérise principalement l’économie antique ?

La chasse, la cueillette et l’absence de spécialisation des tâches
L’essor des villes, du commerce, de la monnaie et des routes commerciales
Le recul des villes, l’autoconsommation rurale et la disparition des échanges
La frugalité, la redistribution publique et la limitation des activités marchandes

L’essor des villes, du commerce, de la monnaie et des routes commerciales

Explication

L’Antiquité connaît le développement des villes, de l’agriculture marchande, de la spécialisation, du commerce, de la monnaie et des grandes routes commerciales. L’autoconsommation rurale et le recul des échanges renvoient plutôt à certains traits du Haut Moyen-Âge.

4. Quelle opposition décrit correctement les conceptions économiques de Platon et d’Aristote ?

Platon valorise le prêt à intérêt, tandis qu’Aristote approuve la chrématistique
Platon soutient l’échange marchand, tandis qu’Aristote condamne toute propriété individuelle
Platon défend la propriété privée, tandis qu’Aristote impose la propriété commune
Platon défend la propriété commune, tandis qu’Aristote préfère la propriété privée

Platon défend la propriété commune, tandis qu’Aristote préfère la propriété privée

Explication

Platon défend la propriété commune et l’interdiction de l’échange marchand, tandis qu’Aristote préfère la propriété privée et l’échange marchand. Aristote condamne toutefois la chrématistique et le prêt à intérêt, ce qui rend les deux dernières propositions inexactes.

5. Quelle évolution oppose le Haut Moyen-Âge au bas Moyen-Âge sur le plan économique ?

Le Haut Moyen-Âge stimule les routes commerciales, tandis que le bas Moyen-Âge ferme les foires
Le Haut Moyen-Âge généralise la monnaie, tandis que le bas Moyen-Âge revient au servage
Le Haut Moyen-Âge développe les marchés, tandis que le bas Moyen-Âge renforce l’autoproduction
Le Haut Moyen-Âge réduit les échanges, tandis que le bas Moyen-Âge favorise le capitalisme commercial

Le Haut Moyen-Âge réduit les échanges, tandis que le bas Moyen-Âge favorise le capitalisme commercial

Explication

Le Haut Moyen-Âge est marqué par une économie rurale et domaniale, le servage, l’autoproduction et l’autoconsommation, avec un recul des échanges. Le bas Moyen-Âge voit au contraire la reprise des échanges et l’apparition du capitalisme commercial.

6. Quel effet économique et social la peste de 1347 à 1352 produit-elle principalement ?

Elle accroît fortement la population et permet aux seigneurs de renforcer les obligations serviles
Elle enrichit les seigneurs grâce à une hausse démographique et à une main-d’œuvre plus abondante
Elle réduit les échanges méditerranéens et provoque l’interdiction des foires européennes
Elle décime une grande partie de la population et pousse les seigneurs à accorder davantage de droits aux serfs

Elle décime une grande partie de la population et pousse les seigneurs à accorder davantage de droits aux serfs

Explication

La peste tue près de la moitié de la population européenne, soit environ 25 millions de personnes, ce qui contraint les seigneurs à concéder davantage de droits aux serfs. Une hausse démographique ou une main-d’œuvre plus abondante produirait l’effet inverse de celui décrit.

7. Quelle transformation caractérise la pensée économique européenne à partir du XVIe siècle ?

Elle se laïcise progressivement tandis que le capitalisme commercial se diffuse en Europe
Elle se concentre sur la production industrielle tandis que le capitalisme financier disparaît
Elle abandonne les échanges commerciaux tandis que les économies redeviennent principalement domaniales
Elle revient à une réflexion exclusivement morale tandis que le commerce européen recule

Elle se laïcise progressivement tandis que le capitalisme commercial se diffuse en Europe

Explication

À partir du XVIe siècle, la pensée économique se détache progressivement du cadre religieux et moral, tandis que le capitalisme commercial s’étend à l’échelle européenne. La production industrielle et le capitalisme financier appartiennent à une phase ultérieure.

8. Quel phénomène accompagne la naissance de la science économique à partir de la fin du XIXe siècle ?

La généralisation de la prédation comme mode d’approvisionnement
Le retour à une économie rurale fondée sur l’autoconsommation
Le développement du capitalisme industriel puis financier
La disparition des échanges marchands au profit de la propriété commune

Le développement du capitalisme industriel puis financier

Explication

La naissance de la science économique accompagne l’essor du capitalisme industriel, puis du capitalisme financier, à partir de la fin du XIXe siècle. L’autoconsommation rurale et la prédation caractérisent des contextes historiques bien antérieurs.

9. Comment les néoclassiques définissent-ils la rareté ?

Comme une redistribution des revenus destinée à corriger les inégalités sociales
Comme une abondance de biens empêchant les individus de choisir entre plusieurs usages
Comme la décision volontaire de réduire ses besoins par une vie frugale
Comme l’insuffisance des ressources disponibles pour satisfaire tous les besoins humains

Comme l’insuffisance des ressources disponibles pour satisfaire tous les besoins humains

Explication

Pour les néoclassiques, la rareté désigne l’insuffisance des biens et des ressources disponibles par rapport à l’ensemble des besoins humains. La frugalité correspond plutôt à une réduction volontaire des besoins, et non à la rareté elle-même.

10. Quelles questions constituent le problème économique fondamental ?

Comment réduire les besoins, comment supprimer les échanges et comment partager les terres
Qui possède la monnaie, qui contrôle les foires et qui organise les routes commerciales
Quoi produire, en quelle quantité, comment produire et pour qui produire
Quand apparaissent les villes, quand commence l’agriculture et quand disparaît le servage

Quoi produire, en quelle quantité, comment produire et pour qui produire

Explication

Le problème économique consiste à choisir quoi produire et en quelle quantité, selon quelles méthodes et au bénéfice de qui. Les autres propositions portent sur des thèmes historiques ou sur des moyens particuliers de gérer la rareté, sans formuler l’ensemble des choix économiques fondamentaux.

11. Quels sont les sept courants qui structurent la pensée économique moderne du XVIe siècle à nos jours ?

La physiocratie, le libéralisme, l’école classique, le marxisme, le structuralisme, le keynésianisme et le néolibéralisme
Le mercantilisme, la physiocratie, l’école classique, le corporatisme, le marxisme, le keynésianisme et le protectionnisme
Le mercantilisme, la physiocratie, l’école classique, le marxisme, l’école néoclassique, le keynésianisme et le néolibéralisme
Le mercantilisme, le féodalisme, l’école classique, le marxisme, l’école néoclassique, le keynésianisme et le socialisme

Le mercantilisme, la physiocratie, l’école classique, le marxisme, l’école néoclassique, le keynésianisme et le néolibéralisme

Explication

Ces sept courants correspondent aux principales étapes et orientations de la pensée économique moderne. Le féodalisme, le structuralisme et le protectionnisme ne constituent pas la liste de sept écoles indiquée ici.

12. Que se passe-t-il lorsqu’un courant économique devient dominant ?

Les autres courants continuent de coexister dans un débat entre orthodoxie et hétérodoxies
Les autres courants sont remplacés par une succession complète de nouvelles écoles
Les autres courants cessent d’influencer les débats dès que l’orthodoxie s’impose
Les autres courants sont progressivement intégrés dans une théorie économique commune

Les autres courants continuent de coexister dans un débat entre orthodoxie et hétérodoxies

Explication

La domination d’un courant ne fait pas disparaître les théories concurrentes, qui continuent de participer au débat économique. L’idée d’une succession complète des écoles confond changement de dominance et disparition des hétérodoxies.

13. Quelle orientation caractérise le mercantilisme entre environ 1500 et 1750 ?

Une limitation de l’État afin de laisser l’agriculture produire librement la richesse nationale
Une intervention de l’État pour protéger les marchands, stimuler les exportations et accumuler la richesse
Une organisation collective de la production visant à supprimer les rapports de propriété capitalistes
Une priorité donnée à la satisfaction individuelle et à la comparaison des coûts marginaux

Une intervention de l’État pour protéger les marchands, stimuler les exportations et accumuler la richesse

Explication

Le mercantilisme associe l’intervention étatique, la protection des marchands, le développement des exportations et l’accumulation de richesses monétaires ou commerciales. La liberté économique fondée sur l’agriculture appartient plutôt à la physiocratie.

14. Quelle conception de la richesse caractérise la physiocratie française organisée entre 1750 et 1776 ?

La terre et l’agriculture sont les seules sources d’un produit net, dans le cadre de la liberté économique
Le travail industriel incorporé dans les marchandises constitue la source principale de toute valeur économique
Le commerce extérieur et l’accumulation monétaire produisent principalement la richesse grâce à la protection de l’État
La satisfaction subjective des consommateurs détermine la valeur des biens échangés sur les marchés

La terre et l’agriculture sont les seules sources d’un produit net, dans le cadre de la liberté économique

Explication

Les physiocrates attribuent à la terre et à l’agriculture la production du produit net et défendent la liberté économique. L’accumulation monétaire et la protection étatique caractérisent davantage le mercantilisme.

15. Dans l’analyse marxiste, que désigne la plus-value ?

La fraction du capital consacrée à l’achat des machines et des bâtiments de production
La part de la valeur créée par les salariés que les propriétaires capitalistes conservent pour eux
La valeur supplémentaire obtenue lorsque les consommateurs accroissent leur demande de biens
La totalité du salaire versé aux salariés en échange de leur force de travail

La part de la valeur créée par les salariés que les propriétaires capitalistes conservent pour eux

Explication

La plus-value est la partie de la valeur produite par les salariés qui revient aux détenteurs capitalistes des moyens de production. Le salaire ne correspond donc pas à l’intégralité de la valeur créée par le travailleur.

16. Quelle distinction Marx établit-il entre infrastructure et superstructure ?

L’infrastructure correspond aux choix individuels, tandis que la superstructure rassemble les préférences subjectives des consommateurs
L’infrastructure désigne les institutions politiques autonomes, tandis que la superstructure correspond aux échanges commerciaux internationaux
L’infrastructure regroupe les lois et les religions, tandis que la superstructure désigne les techniques et les rapports économiques de production
L’infrastructure regroupe les conditions matérielles et économiques, tandis que la superstructure comprend les institutions et les idées qui en dépendent principalement

L’infrastructure regroupe les conditions matérielles et économiques, tandis que la superstructure comprend les institutions et les idées qui en dépendent principalement

Explication

L’infrastructure renvoie aux conditions matérielles et aux rapports économiques, alors que la superstructure comprend notamment les institutions, les lois, les religions et les modes de pensée. La superstructure n’est donc pas le niveau économique de la société.

17. Quelle succession des formes de société correspond à la conception matérialiste de l’histoire de Marx ?

Féodalisme, communisme primitif, capitalisme, esclavagisme, socialisme, puis communisme
Communisme primitif, esclavagisme, féodalisme, capitalisme, socialisme, puis communisme
Esclavagisme, capitalisme, féodalisme, socialisme, communisme, puis communisme primitif
Communisme primitif, féodalisme, esclavagisme, capitalisme, communisme, puis socialisme

Communisme primitif, esclavagisme, féodalisme, capitalisme, socialisme, puis communisme

Explication

La séquence marxiste présentée va du communisme primitif à l’esclavagisme, puis au féodalisme, au capitalisme, au socialisme et enfin au communisme. Les autres séquences inversent ou déplacent plusieurs étapes historiques.

18. Sur quoi repose la valeur-utilité d’un bien chez les néoclassiques ?

Sur la quantité de travail incorporée dans le bien, indépendamment de la satisfaction qu’il procure aux consommateurs
Sur l’utilité et la satisfaction subjective qu’il procure plutôt que sur la quantité de travail nécessaire à sa production
Sur le coût total des machines utilisées pour fabriquer le bien et sur la durée de leur amortissement
Sur le volume des exportations réalisées par le pays qui produit le bien et sur sa balance commerciale

Sur l’utilité et la satisfaction subjective qu’il procure plutôt que sur la quantité de travail nécessaire à sa production

Explication

La valeur-utilité dépend de la satisfaction subjective retirée de la consommation du bien. La quantité de travail incorporée correspond plutôt à la conception de la valeur-travail.

19. Comment l’individualisme méthodologique explique-t-il les phénomènes économiques et sociaux ?

Il les analyse à partir des choix des individus qui composent la société
Il les interprète à partir de l’évolution historique des techniques et des moyens de production
Il les déduit principalement des institutions politiques et des règles juridiques existantes
Il les explique à partir des structures sociales qui orientent les comportements des groupes

Il les analyse à partir des choix des individus qui composent la société

Explication

L’individualisme méthodologique prend comme point de départ les décisions et les choix des individus. L’analyse fondée sur les structures et les groupes relève plutôt de l’approche holiste.

20. Comment un agent économique néoclassique décide-t-il de modifier le niveau d’une activité ?

Il compare la richesse monétaire et la production agricole pour choisir entre protectionnisme et libre-échange
Il compare les institutions politiques et les croyances sociales afin de prévoir l’évolution de la demande
Il compare la valeur historique des biens et leur quantité de travail afin de fixer leur prix de marché
Il compare le coût marginal et l’avantage marginal pour déterminer s’il doit faire un peu plus ou un peu moins

Il compare le coût marginal et l’avantage marginal pour déterminer s’il doit faire un peu plus ou un peu moins

Explication

L’agent néoclassique examine le coût et l’avantage associés à une unité supplémentaire d’activité pour décider d’augmenter ou de réduire son niveau. Les autres comparaisons renvoient à des problématiques différentes de l’analyse marginale.

21. Que signifie la loi de l’utilité marginale décroissante ?

La satisfaction procurée par chaque unité reste stable tant que la quantité consommée demeure inférieure au niveau de saturation
La satisfaction totale diminue dès la première unité consommée, car chaque bien supplémentaire réduit l’utilité
La satisfaction augmente à un rythme croissant avec la consommation jusqu’à ce que les besoins du consommateur soient entièrement satisfaits
La satisfaction totale augmente avec la consommation, mais chaque unité supplémentaire procure un gain de plus en plus faible

La satisfaction totale augmente avec la consommation, mais chaque unité supplémentaire procure un gain de plus en plus faible

Explication

L’utilité marginale décroissante signifie que la satisfaction continue de progresser, mais avec des accroissements successifs de plus en plus faibles jusqu’à la saturation. Une satisfaction marginale stable ou croissante ne correspond pas à cette loi.

22. Quel ouvrage John Maynard Keynes publie-t-il en 1936 à partir de son analyse de la crise de 1929 ?

La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie
Le Capital et la dynamique des classes sociales
Principes d’économie politique et de fiscalité
La Richesse des nations et la division du travail

La Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie

Explication

Keynes publie en 1936 la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, ouvrage nourri par l’analyse de la crise de 1929. Le Capital relève de Marx, tandis que les autres titres renvoient à Smith et Ricardo.

23. Quel type de grandeurs la macroéconomie analyse-t-elle principalement ?

Des stratégies propres à une entreprise sur un marché donné
Des choix individuels concernant un produit et son prix
Des quantités globales comme le revenu, l’investissement et le chômage
Des préférences particulières d’un consommateur face aux biens

Des quantités globales comme le revenu, l’investissement et le chômage

Explication

La macroéconomie étudie des agrégats tels que le revenu, l’investissement, la consommation, le chômage ou l’inflation afin d’éclairer la politique économique. L’analyse des agents et des marchés particuliers appartient principalement à la microéconomie.

24. Quelle distinction Keynes établit-il entre l’incertitude radicale et l’univers néoclassique ?

L’incertitude radicale ne peut pas être réduite à des probabilités calculables
L’incertitude radicale désigne une situation où les marchés s’équilibrent rapidement
L’incertitude radicale décrit un univers où les résultats futurs sont certains
L’incertitude radicale correspond à un risque dont les probabilités sont connues

L’incertitude radicale ne peut pas être réduite à des probabilités calculables

Explication

Pour Keynes, l’incertitude radicale ne peut pas être probabilisée, contrairement à un risque calculable. L’univers néoclassique est au contraire présenté comme certain, et non comme un monde d’équilibre nécessairement rapide.

25. Comment une mauvaise conjoncture peut-elle provoquer du chômage involontaire dans l’analyse keynésienne ?

Les marchés corrigent immédiatement la baisse de production par une hausse de l’emploi
Les entreprises réduisent leurs embauches malgré la volonté des travailleurs de travailler
Les ménages cessent de travailler parce que les prix augmentent rapidement
Les banques augmentent les salaires afin de limiter les embauches des entreprises

Les entreprises réduisent leurs embauches malgré la volonté des travailleurs de travailler

Explication

Les marchés ne s’équilibrent pas nécessairement à court terme : une conjoncture défavorable peut conduire les entreprises à ne pas embaucher, créant du chômage involontaire. Cette situation ne résulte pas d’un refus général des ménages de travailler.

26. Quel événement est souvent considéré comme l’acte de naissance du néolibéralisme ?

La création de la Banque centrale européenne en 1998
La conférence de Bretton Woods organisée en 1944
La publication de la Théorie générale en 1936
Le colloque Lippmann organisé en 1938

Le colloque Lippmann organisé en 1938

Explication

Le colloque Lippmann de 1938 est considéré par de nombreux spécialistes comme l’acte de naissance du néolibéralisme. La Théorie générale appartient à la révolution keynésienne, tandis que les deux autres événements concernent d’autres étapes de l’histoire économique.

27. Pourquoi les théories néolibérales critiquent-elles l’interventionnisme étatique ?

Parce qu’il garantit une coordination parfaite entre toutes les décisions privées
Parce qu’il conduit les entreprises à augmenter automatiquement leurs investissements
Parce qu’il empêche les prix de jouer tout rôle dans l’allocation des ressources
Parce qu’il peut perturber les mécanismes de marché et limiter la liberté individuelle

Parce qu’il peut perturber les mécanismes de marché et limiter la liberté individuelle

Explication

Les néolibéraux considèrent l’interventionnisme étatique comme un facteur possible de perturbation du marché et comme une limitation de la liberté individuelle. Les keynésiens lui attribuent plutôt un rôle de correction des imperfections du marché.

28. Quelle situation définit la stagflation apparue notamment après les chocs pétroliers des années 1970 ?

La baisse générale des prix accompagnée d’une forte progression de l’emploi
L’accélération de la croissance résultant d’une réduction du prix du pétrole
La combinaison d’une inflation faible et d’une croissance durable de la production
La coexistence d’une inflation élevée et d’une activité économique en récession

La coexistence d’une inflation élevée et d’une activité économique en récession

Explication

La stagflation associe une hausse des prix à une récession, phénomène auquel les chocs pétroliers de 1973 et 1978 ont contribué. Elle ne correspond donc pas à la relation inverse traditionnellement observée entre inflation et chômage.

29. Quel objectif le monétarisme attribue-t-il principalement à la politique économique ?

Relancer la demande globale par une hausse régulière des dépenses publiques
Organiser la redistribution des revenus afin de réduire les écarts sociaux
Garantir la stabilité des prix en plaçant la monnaie au centre de l’analyse
Maintenir un niveau élevé d’emploi grâce à une intervention budgétaire permanente

Garantir la stabilité des prix en plaçant la monnaie au centre de l’analyse

Explication

Le monétarisme place la monnaie au cœur de l’explication économique et fait de la stabilité des prix l’objectif principal de la politique économique. La relance de la demande par les dépenses publiques correspond davantage à l’approche keynésienne.

30. Quelle orientation caractérise les monétaristes de Chicago regroupés autour de Milton Friedman dès les années 1950 ?

Ils privilégient la redistribution et soutiennent l’expansion des dépenses publiques
Ils privilégient la monnaie et contestent les fondements du keynésianisme
Ils privilégient la planification et proposent de remplacer les mécanismes de marché
Ils privilégient la demande globale et défendent les relances budgétaires

Ils privilégient la monnaie et contestent les fondements du keynésianisme

Explication

Les monétaristes de Chicago placent la monnaie au centre de l’analyse et remettent en cause les fondements du keynésianisme. Leur priorité n’est pas la relance de la demande, qui constitue plutôt l’instrument privilégié de l’approche keynésienne.

31. Quelle thèse l’école du Public Choice, associée à James Buchanan, défend-elle à propos de l’État ?

L’État ne promeut pas spontanément l’intérêt général
L’État garantit l’efficacité économique dès qu’il accroît ses dépenses publiques
L’État corrige naturellement les choix individuels grâce à son information complète
L’État réalise spontanément les préférences collectives exprimées par les électeurs

L’État ne promeut pas spontanément l’intérêt général

Explication

L’école du Public Choice considère que l’État est incapable de promouvoir spontanément l’intérêt général, notamment parce que les acteurs publics poursuivent aussi leurs propres intérêts. Cette approche ne suppose donc ni information parfaite ni efficacité automatique de l’action publique.

32. À quelle condition une politique économique est-elle jugée crédible par les nouveaux économistes classiques ?

Lorsqu’elle repose sur des autorités crédibles et des règles d’équilibre fixées à l’avance
Lorsqu’elle dépend de décisions discrétionnaires modifiées à chaque ralentissement
Lorsqu’elle confie la politique économique à des autorités soumises aux pressions électorales
Lorsqu’elle privilégie la relance de la demande sans contrainte budgétaire annoncée

Lorsqu’elle repose sur des autorités crédibles et des règles d’équilibre fixées à l’avance

Explication

Pour les nouveaux économistes classiques, la crédibilité repose sur des autorités indépendantes ou réputées crédibles et sur le respect de règles d’équilibre prédéfinies. Une politique discrétionnaire fréquemment modifiée peut au contraire affaiblir la confiance dans les engagements annoncés.

33. Quelle orientation distingue l’école de l’offre de l’approche keynésienne de la demande ?

Elle cherche à stimuler l’offre globale et critique une fiscalité excessive
Elle cherche à limiter l’action publique en confiant les décisions aux électeurs
Elle cherche à soutenir la demande globale par des dépenses publiques accrues
Elle cherche à stabiliser les prix en contrôlant principalement la quantité de monnaie

Elle cherche à stimuler l’offre globale et critique une fiscalité excessive

Explication

L’école de l’offre recommande de stimuler l’offre globale et critique une fiscalité ainsi qu’une redistribution jugées excessives au nom de l’efficacité économique. La relance de la demande relève davantage de l’approche keynésienne, tandis que la stabilité monétaire caractérise le monétarisme.

34. Quel bilan correspond le mieux aux effets économiques de la crise sanitaire de 2020 ?

Un arrêt forcé de nombreuses économies, une chute mondiale du PIB et des tensions économiques, sans krach financier ni cataclysme mondial de l’emploi
Un arrêt limité de quelques économies, une baisse régionale du PIB et un krach financier, accompagné d’un emploi mondial stable
Une expansion des échanges, une progression mondiale du PIB et un cataclysme de l’emploi, sans tensions économiques majeures
Une reprise rapide des économies, une hausse mondiale du PIB et une stabilité financière, sans tensions durables sur l’emploi

Un arrêt forcé de nombreuses économies, une chute mondiale du PIB et des tensions économiques, sans krach financier ni cataclysme mondial de l’emploi

Explication

La crise a bien entraîné un arrêt forcé de nombreuses économies, une baisse mondiale du PIB et des tensions économiques, mais elle n’a pas produit de krach financier ni de cataclysme mondial de l’emploi. L’idée d’un effondrement financier généralisé constitue donc une interprétation erronée de ses conséquences.

35. Quelle évolution décrit correctement la transformation actuelle de la globalisation ?

Les marchandises, le capital, les services et le travail se déglobalisent au même rythme
Les échanges de marchandises diminuent tandis que les services et le travail cessent de circuler entre les pays
Les marchandises peuvent se déglobaliser tandis que le capital, les services et le travail restent internationalisés
Les marchandises restent mondialisées tandis que le capital, les services et le travail se replient vers les marchés nationaux

Les marchandises peuvent se déglobaliser tandis que le capital, les services et le travail restent internationalisés

Explication

La déglobalisation peut concerner les échanges de marchandises sans s’étendre au contrôle du capital, aux services et au travail, qui demeurent internationalisés. Confondre le recul possible du commerce des biens avec une déglobalisation générale constitue donc une erreur.

36. Lequel de ces ensembles correspond aux objectifs du modèle social-écologique ?

Accroître la production matérielle, limiter les investissements humains et remplacer le salariat par des contrats flexibles
Protéger l’emploi, investir dans l’humain, renforcer la cohésion sociale et adapter le travail à l’homme
Réduire les dépenses sociales, privilégier la rentabilité financière et adapter l’homme aux exigences du travail
Favoriser la concurrence fiscale, diminuer la cohésion sociale et subordonner l’entreprise aux rendements financiers

Protéger l’emploi, investir dans l’humain, renforcer la cohésion sociale et adapter le travail à l’homme

Explication

Le modèle social-écologique associe la protection de l’emploi, l’investissement dans l’humain, la cohésion sociale, la réhabilitation du salariat et l’entreprise vertueuse. La réduction des protections sociales et l’adaptation des travailleurs aux seules exigences productives ne correspondent pas à ce modèle.

37. Quelle orientation caractérise la postcroissance ?

Conserver le PIB comme mesure principale et compléter son évolution par des indicateurs de production industrielle
Dépasser le PIB comme indicateur central et développer des indicateurs de bien-être, de résilience et de soutenabilité
Accroître la croissance du PIB en considérant que la résilience et la soutenabilité résultent automatiquement de cette hausse
Remplacer les indicateurs économiques par une mesure fondée sur les échanges commerciaux et la compétitivité des entreprises

Dépasser le PIB comme indicateur central et développer des indicateurs de bien-être, de résilience et de soutenabilité

Explication

Les défenseurs de la postcroissance veulent relativiser la place centrale du PIB et construire des indicateurs portant sur le bien-être, la résilience et la soutenabilité. La simple amélioration du PIB ne permet pas, à elle seule, d’évaluer ces dimensions.

38. Quelle définition correspond à l’économie selon Lionel Robbins ?

La science qui étudie les choix humains entre des fins et des ressources rares ayant des usages alternatifs
La science qui organise la production publique afin de satisfaire les besoins collectifs dans chaque secteur
La science qui mesure la richesse accumulée par les sociétés et décrit son évolution entre les générations
La science qui analyse les échanges marchands en recherchant les conditions d’une croissance durable

La science qui étudie les choix humains entre des fins et des ressources rares ayant des usages alternatifs

Explication

Pour Lionel Robbins, l’économie étudie le comportement humain face à des fins multiples et à des ressources rares pouvant recevoir différents usages. Réduire son objet à la richesse accumulée néglige la contrainte de rareté et les choix qu’elle impose.

39. Quelle distinction décrit correctement les deux dimensions du problème économique ?

L’allocation détermine quoi produire, en quelle quantité et comment, tandis que la répartition concerne le partage entre les agents
L’allocation concerne la consommation des ménages, tandis que la répartition organise les échanges extérieurs entre les économies
L’allocation mesure la richesse disponible, tandis que la répartition détermine la rareté des ressources et l’intensité des besoins
L’allocation fixe les salaires et les profits, tandis que la répartition détermine les techniques de production et les quantités produites

L’allocation détermine quoi produire, en quelle quantité et comment, tandis que la répartition concerne le partage entre les agents

Explication

L’allocation porte sur l’usage des ressources : les biens à produire, leurs quantités et les méthodes employées. La répartition concerne le partage du revenu et des ressources entre les agents, notamment à travers les prix, les salaires et les profits.

40. Quels objectifs composent le carré magique de Kaldor établi en 1971 ?

La croissance, la réduction des inégalités, la stabilité financière et l’autonomie énergétique
La croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur
Le plein emploi, la baisse des impôts, l’équilibre budgétaire et la compétitivité industrielle
La stabilité des prix, la hausse des exportations, la protection sociale et la transition écologique

La croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur

Explication

Le carré magique de Nicholas Kaldor rassemble quatre objectifs : la croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur. La réduction des inégalités ou la transition écologique peuvent être des objectifs contemporains, mais elles ne font pas partie de ce carré classique.

41. Comment distinguer la science positive, la science normative et l’art en économie ?

La science positive juge les politiques, la science normative observe les comportements et l’art définit les objectifs économiques
La science positive décrit ce qui est, la science normative formule ce qui doit être et l’art indique les moyens d’atteindre cet idéal
La science positive choisit les instruments, la science normative calcule les ressources et l’art établit les relations entre les agents
La science positive fixe un idéal, la science normative décrit les faits et l’art mesure les résultats obtenus par les politiques

La science positive décrit ce qui est, la science normative formule ce qui doit être et l’art indique les moyens d’atteindre cet idéal

Explication

La démarche positive analyse les faits observables, la démarche normative énonce un idéal ou ce qui devrait être, et l’art recherche les moyens de s’en rapprocher. Attribuer à la science positive la formulation d’un idéal inverse donc les rôles de ces trois démarches.

42. Comment une théorie économique est-elle principalement validée lorsque l’expérimentation en milieu neutre est difficile ?

Par l’adoption des opinions majoritaires des agents et la comparaison de leurs préférences déclarées
Par l’étude statistique des expériences passées et le raisonnement toutes choses égales par ailleurs
Par la reproduction contrôlée de chaque phénomène économique dans un laboratoire isolé
Par l’observation d’un seul cas historique et l’application de sa conclusion à toutes les économies

Par l’étude statistique des expériences passées et le raisonnement toutes choses égales par ailleurs

Explication

La validation économique s’appuie principalement sur les données statistiques issues des expériences passées et sur le raisonnement toutes choses égales par ailleurs. La reproduction systématique de phénomènes économiques dans un environnement neutre est difficile, car les variables sociales et institutionnelles ne sont pas aisément isolables.

43. Quelle différence oppose correctement les analyses microéconomique et macroéconomique ?

La microéconomie part des ménages et des entreprises, tandis que la macroéconomie étudie l’économie à partir de grands agrégats
La microéconomie porte sur les politiques publiques, tandis que la macroéconomie étudie les techniques de production de chaque entreprise
La microéconomie étudie les grands agrégats, tandis que la macroéconomie observe les décisions individuelles des ménages et des entreprises
La microéconomie analyse les flux monétaires nationaux, tandis que la macroéconomie décrit les choix de consommation de chaque ménage

La microéconomie part des ménages et des entreprises, tandis que la macroéconomie étudie l’économie à partir de grands agrégats

Explication

La microéconomie examine les comportements individuels des ménages et des entreprises, alors que la macroéconomie considère l’économie comme un système à partir d’agrégats et de flux globaux. Inverser ces niveaux d’analyse conduit à attribuer à la microéconomie l’étude des grandeurs nationales.

44. Quel est le rôle principal de la comptabilité nationale dans l’analyse économique ?

Construire les grands agrégats décrivant l’activité économique
Fixer directement les taux d’intérêt appliqués par les banques
Déterminer les préférences individuelles des consommateurs
Mesurer exclusivement les échanges commerciaux avec l’étranger

Construire les grands agrégats décrivant l’activité économique

Explication

La comptabilité nationale construit des agrégats tels que la production, le revenu, la consommation, l’épargne et l’investissement. L’étude des préférences individuelles relève plutôt de la microéconomie, tandis que les taux d’intérêt et les échanges extérieurs ne résument pas sa fonction principale.

45. Quel organisme est principalement chargé de la comptabilité nationale en France ?

Le ministère de l’Économie et des Finances
L’Insee
La Banque centrale européenne
La Cour des comptes

L’Insee

Explication

En France, l’Insee est principalement responsable de la comptabilité nationale et de ses référentiels statistiques. La Banque centrale européenne intervient dans la politique monétaire de la zone euro, tandis que les deux autres organismes ont d’autres missions.

46. De quoi dépend principalement la production à court terme ?

Des caractéristiques durables du système productif
De l’accumulation du capital humain à long terme
Des variations de la demande globale
De l’évolution démographique sur plusieurs décennies

Des variations de la demande globale

Explication

À court terme, les variations de la demande globale jouent le rôle principal dans les fluctuations de la production. Les caractéristiques du système productif et l’accumulation du capital humain influencent davantage les capacités de production à moyen ou long terme.

47. Quelle relation décrit correctement la distinction entre microéconomie et macroéconomie ?

Elles sont distinguées, mais les modèles macroéconomiques utilisent des comportements individuels
Elles étudient deux économies séparées sans hypothèses communes
La macroéconomie remplace l’analyse des agents par l’étude des entreprises publiques
La microéconomie analyse les agrégats, tandis que la macroéconomie étudie chaque consommateur

Elles sont distinguées, mais les modèles macroéconomiques utilisent des comportements individuels

Explication

La distinction entre les deux approches est structurante, mais elles ne sont pas opposées : les modèles macroéconomiques reposent notamment sur des hypothèses concernant les agents. Les autres réponses inversent leurs objets ou présentent à tort ces approches comme indépendantes.

48. Comment F. Perroux définit-il la croissance économique ?

Une amélioration qualitative du bien-être social sans référence à la production
Une augmentation soutenue de la dimension économique d’une nation sur une longue période
Une transformation institutionnelle qui modifie les règles du marché
Une hausse ponctuelle de la production provoquée par un événement conjoncturel

Une augmentation soutenue de la dimension économique d’une nation sur une longue période

Explication

Pour F. Perroux, la croissance est une augmentation soutenue, sur une ou plusieurs longues périodes, d’un indicateur réel de dimension nationale. Une hausse ponctuelle relève plutôt de l’expansion, tandis que le développement renvoie à une notion plus large et qualitative.

49. Quelle situation correspond à une récession au sens retenu ici ?

Une progression annuelle de la production accompagnée d’une inflation faible
Une augmentation ponctuelle de la production pendant un trimestre
Deux trimestres consécutifs de croissance négative
Une hausse durable de la production sur plusieurs années

Deux trimestres consécutifs de croissance négative

Explication

La récession correspond à au moins deux trimestres consécutifs de croissance négative. Une hausse ponctuelle relève de l’expansion, tandis qu’une progression durable de la production correspond à la croissance économique.

50. Une économie produit pour 900 milliards d’euros et utilise 350 milliards d’euros de consommations intermédiaires. Quel est son PIB calculé par la production ?

550 milliards d’euros
900 milliards d’euros
350 milliards d’euros
1 250 milliards d’euros

550 milliards d’euros

Explication

Le PIB par la production se calcule comme la production diminuée des consommations intermédiaires, soit 900−350=550900 - 350 = 550 milliards d’euros. Additionner les deux montants ou retenir une seule composante ne correspond pas à la formule de la valeur ajoutée.

51. Si C=500C=500, I=200I=200, G=150G=150, X=100X=100 et M=80M=80 milliards d’euros, quel est le PIB calculé par les dépenses ?

1 030 milliards d’euros
770 milliards d’euros
950 milliards d’euros
870 milliards d’euros

870 milliards d’euros

Explication

La formule des dépenses donne PIB=C+I+G+(X−M)=500+200+150+(100−80)=870PIB=C+I+G+(X-M)=500+200+150+(100-80)=870 milliards d’euros. Les importations sont soustraites, car elles ne correspondent pas à une production intérieure.

52. À quelle période l’apparition d’une croissance durable et soutenue est-elle principalement associée ?

À l’Antiquité, avec l’invention de la monnaie
Au XVIIe siècle, avec l’essor des échanges coloniaux
Au XIXe siècle, avec l’industrialisation
À la fin du XXe siècle, avec la mondialisation financière

Au XIXe siècle, avec l’industrialisation

Explication

Une croissance durable et soutenue apparaît véritablement au XIXe siècle, dans le contexte de l’industrialisation. Elle est rendue possible par la révolution agricole et les innovations techniques, plutôt que par les seuls échanges ou la monnaie.

53. Quelle caractéristique correspond aux Trente Glorieuses ?

Une croissance mondiale proche de 6 % en 2021
Une stagnation prolongée provoquée par les chocs pétroliers
Une croissance d’environ 5 % par an entre 1950 et 1973
Une crise d’offre couvrant principalement les années 1970

Une croissance d’environ 5 % par an entre 1950 et 1973

Explication

Les Trente Glorieuses désignent l’âge d’or de la croissance situé entre 1950 et 1973, avec un taux annuel d’environ 5 %. Les chocs pétroliers ont contribué à leur fin et aux difficultés des années 1970.

54. Quelle évolution du PIB mondial décrit la courbe en V associée à la crise sanitaire de 2020 ?

Une baisse modérée en 2020, suivie d’une stagnation mondiale en 2021
Une stagnation en 2020, suivie d’une accélération durable dès 2021
Une hausse d’environ 6 à 7 % en 2020, suivie d’une baisse comparable en 2021
Une baisse d’environ 6 à 7 % en 2020, suivie d’une hausse comparable en 2021

Une baisse d’environ 6 à 7 % en 2020, suivie d’une hausse comparable en 2021

Explication

La crise sanitaire a provoqué une chute du PIB mondial d’environ 6 à 7 % en 2020, puis une croissance mondiale d’ampleur comparable en 2021, ce qui forme une courbe en V. Les autres réponses inversent ou atténuent cette succession de mouvements.

55. Lequel de ces énoncés fait partie des faits stylisés de la croissance ?

Les revenus par tête restent proches entre les différentes économies
La croissance du produit est liée à celle du commerce international
La position relative des pays demeure stable dans la distribution mondiale
Les taux de croissance varient peu au cours des différentes périodes

La croissance du produit est liée à celle du commerce international

Explication

L’existence d’un lien entre la croissance du produit et celle du commerce international constitue l’un des quatre faits stylisés. Les autres propositions contredisent ces faits, qui soulignent au contraire les écarts de revenus, les changements temporels et la mobilité des positions relatives.

56. Quelle distinction caractérise la croissance effective et la croissance potentielle ?

La croissance effective est observée, tandis que la croissance potentielle est estimée à partir de l’offre
La croissance effective mesure les capacités productives, tandis que la croissance potentielle mesure la production réalisée
La croissance effective est estimée, tandis que la croissance potentielle est observée dans l’économie
La croissance effective dépend de l’offre, tandis que la croissance potentielle dépend des fluctuations de la demande

La croissance effective est observée, tandis que la croissance potentielle est estimée à partir de l’offre

Explication

La croissance effective correspond à la production effectivement observée, alors que la croissance potentielle est évaluée à partir des facteurs fondamentaux de l’offre. Confondre les deux revient à attribuer l’observation à la croissance potentielle et l’estimation à la croissance effective.

57. Que mesure l’écart de production, ou output gap ?

La variation annuelle de la consommation finale des ménages
La différence entre le PIB effectif et le PIB potentiel
Le rapport entre l’investissement privé et la demande globale
La différence entre les exportations et les importations

La différence entre le PIB effectif et le PIB potentiel

Explication

L’écart de production compare le PIB effectivement réalisé au PIB potentiel et indique un excès ou un déficit de demande par rapport à l’offre potentielle. La différence entre exportations et importations correspond plutôt aux exportations nettes.

58. Quelle définition correspond au PIB potentiel ?

Le niveau maximal de production atteignable sans tensions inflationnistes sur les facteurs de production
La production réalisée après déduction de la consommation intermédiaire et des stocks
Le volume de production obtenu lorsque la demande globale atteint son niveau le plus élevé
Le niveau de production observé lorsque les importations dépassent les exportations

Le niveau maximal de production atteignable sans tensions inflationnistes sur les facteurs de production

Explication

Le PIB potentiel désigne le niveau maximal de production compatible avec l’absence de tensions sur les facteurs susceptibles de provoquer une inflation. Le PIB effectif peut, lui, être supérieur ou inférieur à ce niveau.

59. Quelle relation entre l’offre et la demande permet de distinguer la tendance de croissance du cycle économique ?

La tendance et le cycle dépendent principalement des exportations nettes et des stocks
La tendance et le cycle sont déterminés principalement par les variations de la consommation des ménages
La tendance à long terme dépend principalement de la demande, tandis que le cycle à court terme dépend surtout de l’offre
La tendance à long terme dépend principalement de l’offre, tandis que le cycle à court terme dépend surtout de la demande globale

La tendance à long terme dépend principalement de l’offre, tandis que le cycle à court terme dépend surtout de la demande globale

Explication

La croissance tendancielle de long terme repose surtout sur les caractéristiques de l’offre, tandis que les fluctuations cycliques de court terme sont principalement liées à la demande globale. Attribuer le cycle surtout à l’offre inverse cette distinction fondamentale.

60. Quelle équation décrit l’équilibre comptable de la production et de ses emplois en économie fermée ?

Y=C+I+G+(X−M)Y = C + I + G + (X-M)
P=CI+CF+I+ΔstocksP = CI + CF + I + \Delta stocks
P=C+I+G+(X−M)P = C + I + G + (X-M)
P+M=CI+CF+I+Δstocks+XP + M = CI + CF + I + \Delta stocks + X

$$P = CI + CF + I + \Delta stocks$$

Explication

En économie fermée, la production est répartie entre les consommations intermédiaires, la consommation finale, l’investissement et la variation des stocks. L’expression avec les importations et les exportations concerne l’économie ouverte, tandis que Y=C+I+G+(X−M)Y = C + I + G + (X-M) est l’équation du PIB après retraitements.

61. Dans l’équilibre ressources-emplois d’une économie ouverte, comment sont classées les importations et les exportations ?

Les importations sont des ressources et les exportations sont des emplois
Les importations sont des emplois et les exportations sont des ressources
Les importations et les exportations sont toutes deux des emplois
Les importations et les exportations sont toutes deux des ressources

Les importations sont des ressources et les exportations sont des emplois

Explication

L’équilibre ouvert s’écrit P+M=CI+CF+I+Δstocks+XP + M = CI + CF + I + \Delta stocks + X : les importations s’ajoutent aux ressources, tandis que les exportations figurent parmi les emplois. Les inverser modifierait le sens comptable de l’équation.

62. Quelle expression représente le PIB après retraitement des consommations intermédiaires, des stocks, de la demande publique et du commerce extérieur ?

Y=P+M−CI−CFY = P + M - CI - CF
Y=C+I+G+(X−M)Y = C + I + G + (X-M)
Y=C+G+(M−X)Y = C + G + (M-X)
Y=CI+CF+I+Δstocks+XY = CI + CF + I + \Delta stocks + X

$$Y = C + I + G + (X-M)$$

Explication

Après les retraitements nécessaires, le PIB est exprimé comme la somme de la consommation, de l’investissement, des dépenses publiques et des exportations nettes. L’expression M−XM-X inverserait le signe du commerce extérieur.

63. Quelle caractéristique distingue la consommation finale des ménages de l’investissement dans une économie de consommation de masse ?

La consommation représente la part la plus importante de la demande et varie moins que l’investissement
La consommation représente une part secondaire de la demande et varie davantage que l’investissement
La consommation dépend principalement des exportations et l’investissement reste relativement stable
La consommation correspond aux dépenses publiques et l’investissement aux consommations intermédiaires

La consommation représente la part la plus importante de la demande et varie moins que l’investissement

Explication

La consommation finale des ménages constitue la composante la plus importante de la demande globale et elle est relativement stable. L’investissement est au contraire plus volatil, ce qui rend la deuxième proposition incompatible avec la distinction étudiée.

64. Pourquoi les dépenses publiques regroupées sous GG peuvent-elles soutenir l’activité économique à court terme ?

Elles correspondent à l’accumulation du capital physique par les entreprises privées
Elles représentent les dépenses privées de consommation et d’investissement des ménages
Elles constituent l’instrument principal de l’État pour accroître la demande globale
Elles mesurent la différence entre les exportations et les importations d’un pays

Elles constituent l’instrument principal de l’État pour accroître la demande globale

Explication

Les dépenses publiques de consommation et d’investissement matériel, regroupées sous GG, permettent à l’État de générer un supplément de demande globale et de relancer l’activité. Dans l’équation retraitée, CC et II correspondent aux dépenses privées, tandis que X−MX-M représente le commerce extérieur.

65. Une économie enregistre des exportations supérieures à ses importations. Quel effet les exportations nettes ont-elles directement sur le PIB ?

Elles ne modifient pas le PIB, car les exportations sont exclues du calcul
Elles remplacent l’investissement, car les exportations financent les dépenses publiques
Elles augmentent le PIB, car X−MX-M est positif
Elles diminuent le PIB, car les importations renforcent la demande intérieure

Elles augmentent le PIB, car $$X-M$$ est positif

Explication

Les exportations nettes sont définies par X−MX-M ; lorsque X>MX>M, elles sont positives et accroissent directement le PIB. Les importations sont soustraites dans cette composante, tandis que les exportations y sont ajoutées.

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