QCM : Décisions économiques et biais cognitifs — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le paternalisme libertarien en économie comportementale ?

Une maximisation stricte du gain individuel par calcul rationnel
Une réglementation identique pour toutes les décisions privées
Une interdiction des choix jugés nuisibles par l’État
Une influence des choix sans supprimer la liberté de choisir

Une influence des choix sans supprimer la liberté de choisir

Explication

Le paternalisme libertarien cherche à orienter les décisions par l’environnement de choix tout en laissant les options disponibles. Il ne repose donc pas sur une interdiction pure et simple.

2. Quel exemple illustre le mieux un nudge dans un lieu public ?

Augmenter le prix pour éliminer le choix
Rendre une option inaccessible par la loi
Imposer une sanction à toute erreur
Modifier la présentation pour guider discrètement le comportement

Modifier la présentation pour guider discrètement le comportement

Explication

Un nudge agit en changeant la manière dont l’option est présentée, par exemple avec un dispositif ou un message discret. L’objectif est d’orienter sans supprimer la liberté de décision.

3. Quel principe décrit le mieux une intervention de type nudge ?

Remplacer les préférences individuelles par une règle fixe
Forcer l’agent à adopter le comportement souhaité
Supprimer les informations pour éviter la confusion
Modifier l’architecture du choix sans interdire l’option

Modifier l’architecture du choix sans interdire l’option

Explication

Le nudge agit sur la façon dont les choix sont organisés, afin d’orienter les comportements. Il ne force pas l’individu et ne retire pas l’option concernée.

4. Pourquoi la rationalité limitée peut-elle conduire à des choix « satisfaisants » plutôt qu’optimaux ?

Parce que les individus disposent d’un calcul infini et précis
Parce que les préférences changent toujours au hasard
Parce que les prix rendent toutes les options équivalentes
Parce que les individus s’arrêtent à une option suffisamment bonne

Parce que les individus s’arrêtent à une option suffisamment bonne

Explication

La rationalité limitée suppose que le temps et l’information sont insuffisants pour optimiser exhaustivement. Les individus retiennent donc souvent une solution assez bonne au lieu de chercher la meilleure possible.

5. Que met principalement en évidence le paradoxe d’Allais ?

Un arbitrage purement moral entre justice et profit
Des incohérences de choix sous risque par rapport à l’utilité attendue
Une absence totale d’effet des probabilités sur les décisions
Une préférence systématique pour les gains certains dans tous les cas

Des incohérences de choix sous risque par rapport à l’utilité attendue

Explication

Le paradoxe d’Allais montre que les choix réels peuvent violer la théorie de l’utilité attendue et la transitivité. Il révèle donc des incohérences dans les décisions sous incertitude.

6. Dans l’étude sur le dilemme du tramway, quelle caractéristique correspond aux utilitaristes intransigeants ?

Ils répondent non aux deux scénarios
Ils refusent de se prononcer dans les deux cas
Ils répondent oui aux deux scénarios
Ils répondent oui puis non selon le scénario

Ils répondent oui aux deux scénarios

Explication

Les utilitaristes intransigeants acceptent l’issue utilitariste dans les deux versions du scénario. À l’inverse, les utilitaristes de circonstance changent de réponse selon la présence ou non de l’aiguillage.

7. Qu’est-ce qui distingue le plus la motivation extrinsèque de la motivation intrinsèque ?

La première dépend uniquement du hasard
La première exclut toute influence sociale
La première vient d’une récompense ou pression externe
La première repose sur le plaisir de l’activité elle-même

La première vient d’une récompense ou pression externe

Explication

La motivation extrinsèque est déclenchée par un élément externe comme une récompense ou une pression. La motivation intrinsèque, elle, vient du plaisir, de l’intérêt ou du sens de l’activité.

8. Quel effet peut avoir le principe du carott et du bâton sur l’intérêt d’une activité ?

Il rend les récompenses sociales inutiles
Il renforce toujours la motivation intrinsèque
Il supprime les besoins de récompense
Il peut réduire l’intérêt initial de l’activité

Il peut réduire l’intérêt initial de l’activité

Explication

Le carott et le bâton peut diminuer l’intérêt perçu d’une activité lorsqu’on commence à la récompenser ou à la sanctionner unité par unité. L’activité peut alors être vécue comme plus contrainte.

9. Dans l’expérience de dessin, quel type de récompense a le plus tendance à faire baisser l’intérêt pour l’activité ?

Une récompense inattendue après coup
L’absence totale de récompense
Une récompense conditionnelle annoncée à l’avance
Une reconnaissance symbolique imprévue

Une récompense conditionnelle annoncée à l’avance

Explication

La récompense conditionnelle annoncée au départ rend l’activité plus contraignante et réduit l’intérêt. Une récompense inattendue, au contraire, tend à préserver ou renforcer l’enthousiasme.

10. Selon la théorie des attentes, de quoi dépend la motivation ?

De la norme, du risque et de la comparaison
De la valeur, de l’instrumentalité et de l’expectation
Du prix, de la pression et de l’habitude
Du hasard, de l’âge et du statut social

De la valeur, de l’instrumentalité et de l’expectation

Explication

La théorie de Vroom relie la motivation à trois composantes : la valeur de la récompense, le lien effort-récompense et la confiance dans la réussite. Cette logique est résumée par Motivation = V × I × E.

11. Quel effet la présence d’autrui peut-elle avoir sur les comportements d’aide ?

Elle les augmente systématiquement
Elle les rend indépendants du contexte
Elle les réduit dans une foule nombreuse
Elle les transforme en comportements purement monétaires

Elle les réduit dans une foule nombreuse

Explication

La présence d’autres personnes, surtout en nombre, peut diminuer les comportements prosociaux comme l’aide. Les décisions sont donc sensibles au contexte social et au nombre de témoins.

12. Dans le jeu de l’ultimatum, que montrent les expériences par rapport au modèle standard ?

Les offres élevées sont systématiquement rejetées
Les receveurs acceptent toute offre positive sans exception
Les offreurs proposent toujours une part minimale
Les offres jugées inéquitables peuvent être rejetées

Les offres jugées inéquitables peuvent être rejetées

Explication

Le modèle standard prédit une acceptation de toute offre supérieure à zéro, mais les données montrent des rejets lorsque l’offre paraît injuste. Cela souligne le rôle des normes sociales et de l’aversion à l’inégalité.

13. Pourquoi la confiance favorise-t-elle la coopération entre individus ?

Parce qu’elle crée une attente de comportement coopératif
Parce qu’elle supprime les asymétries d’information
Parce qu’elle rend les récompenses monétaires inutiles
Parce qu’elle remplace toute forme de norme sociale

Parce qu’elle crée une attente de comportement coopératif

Explication

La confiance correspond à l’attente que l’autre agira de manière coopérative, ce qui facilite la coopération. Sans cette attente, la méfiance augmente et les interactions collaboratives se dégradent.

14. Quel comportement illustre le mieux l’aversion à l’inégalité ?

Ignorer totalement la comparaison avec autrui
Préférer une répartition perçue comme injuste mais rentable
Accepter une répartition jugée avantageuse pour soi
Réagir négativement à une répartition désavantageuse

Réagir négativement à une répartition désavantageuse

Explication

L’aversion à l’inégalité désigne une réaction négative face à une répartition perçue comme injuste, même sans gain matériel supplémentaire. Elle explique notamment certains rejets dans les jeux d’échange.

15. Que mesure principalement le jeu de l’investissement ?

La capacité à mémoriser plusieurs options
L’aversion au risque face à des lots monétaires
La confiance via un transfert multiplié
La vitesse de réaction face à un danger

La confiance via un transfert multiplié

Explication

Le jeu de l’investissement sert à évaluer la confiance : un joueur envoie une somme qui est multipliée, puis dépend du retour de l’autre. Le montant renvoyé révèle la réciprocité.

16. Quelle relation le dilemme du prisonnier illustre-t-il le mieux ?

Un équilibre toujours optimal pour tous
Une préférence pour la coopération même sans confiance
Un équilibre de Nash pouvant être Pareto non optimal
Une absence totale de conflit entre intérêts

Un équilibre de Nash pouvant être Pareto non optimal

Explication

Le dilemme du prisonnier montre qu’un équilibre individuel peut ne pas être optimal pour le groupe. Chacun peut être poussé à choisir une stratégie qui mène à un résultat moins bon collectivement.

17. Que révèle l’étude d’Iyengar et Lepper sur la surabondance de choix ?

Plus il y a d’options, plus les achats augmentent toujours
Un assortiment trop large peut réduire les achats
Le nombre d’options n’a aucun effet sur la décision
Les consommateurs choisissent toujours l’option la plus chère

Un assortiment trop large peut réduire les achats

Explication

L’étude montre qu’un nombre plus restreint de variétés peut conduire à plus d’achats qu’un très grand assortiment. Trop d’options peut donc freiner la décision par surcharge cognitive.

18. Quelle est l’une des conséquences de la surcharge cognitive dans le choix ?

Une meilleure évaluation de toutes les alternatives
Une disparition des préférences individuelles
Une augmentation du temps et de l’effort nécessaires
Une baisse de la probabilité de mauvaise décision

Une augmentation du temps et de l’effort nécessaires

Explication

Quand les options sont trop nombreuses, la décision demande plus d’effort cognitif et plus de temps. La qualité du choix peut alors se dégrader à cause de la surcharge.

19. Quel énoncé décrit le mieux le biais d’ancrage ?

Se fier à l’information la plus facile à rappeler
Préférer la situation actuelle par inertie
Être influencé par une première valeur arbitraire
Évaluer une situation par ses traits les plus saillants

Être influencé par une première valeur arbitraire

Explication

Le biais d’ancrage consiste à laisser une première information orienter durablement les estimations et décisions. Cette valeur initiale peut être arbitraire mais continue malgré tout d’influencer le jugement.

20. Que montre la cohérence arbitraire dans une décision ?

Que les choix ne dépendent jamais du contexte
Que le premier repère structure les ajustements ultérieurs
Que les individus ignorent systématiquement les prix
Que toutes les préférences sont stables et parfaites

Que le premier repère structure les ajustements ultérieurs

Explication

La cohérence arbitraire désigne le fait qu’après une ancre initiale, les autres ajustements restent alignés sur cette influence. On conserve ainsi une cohérence autour d’un repère qui peut pourtant être sans rapport avec la valeur réelle.

21. Quel est l’effet de certitude dans les choix sous risque ?

Un gain certain attire fortement la décision
Les pertes certaines deviennent plus attractives
Une probabilité inconnue est toujours préférée
Les probabilités sont traitées de façon linéaire

Un gain certain attire fortement la décision

Explication

L’effet de certitude montre qu’un gain garanti pèse très fortement dans la décision. Même si l’espérance de gain est proche, la présence d’une certitude modifie le choix.

22. Quelle affirmation distingue correctement l’aversion à l’ambiguïté de l’aversion au risque ?

Les deux notions sont strictement identiques
L’aversion au risque concerne des probabilités inconnues
L’ambiguïté n’apparaît que dans les gains certains
L’ambiguïté concerne des probabilités inconnues

L’ambiguïté concerne des probabilités inconnues

Explication

L’aversion à l’ambiguïté désigne le rejet de situations où les probabilités ne sont pas connues. L’aversion au risque, elle, concerne des probabilités connues mais jugées défavorablement.

Révisez avec les flashcards

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Économie comportementale — définition ?

Intègre psychologie et social pour expliquer décisions réelles

Paternalisme libertarien — rôle ?

Influence sans supprimer liberté, via nudges

Nudge — exemple public ?

Sticker en urinoir pour réduire les éclaboussures

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