QCM : Dépréciations de l’actif circulant — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Lors de l’inventaire, comment le principe de prudence conduit-il à traiter une plus-value et une moins-value latentes sur un actif ?

La plus-value est comptabilisée et la moins-value est ignorée
La plus-value et la moins-value sont comptabilisées ensemble
La plus-value est ignorée et la moins-value est comptabilisée
La plus-value est différée et la moins-value est annulée

La plus-value est ignorée et la moins-value est comptabilisée

Explication

Le principe de prudence conduit à ignorer les plus-values latentes et à constater les moins-values latentes dans les états financiers. L’enregistrement simultané des deux variations contredirait cette règle de prudence.

2. Que constate une dépréciation de l’actif circulant ?

Une diminution définitive d’une immobilisation
Une perte de valeur probable mais non définitive
Une perte de valeur certaine et irréversible
Une hausse de valeur durable d’un actif

Une perte de valeur probable mais non définitive

Explication

La dépréciation constate une perte de valeur probable qui n’est pas définitive. Une diminution certaine et irréversible relève plutôt de l’amortissement lorsqu’elle concerne une immobilisation.

3. Quelle distinction décrit correctement la dépréciation et l’amortissement ?

La dépréciation est irréversible, tandis que l’amortissement est probable et réversible
La dépréciation est probable et réversible, tandis que l’amortissement est irréversible
La dépréciation concerne les immobilisations, tandis que l’amortissement concerne les créances
La dépréciation augmente la valeur comptable, tandis que l’amortissement la maintient inchangée

La dépréciation est probable et réversible, tandis que l’amortissement est irréversible

Explication

La dépréciation concerne une perte de valeur probable et non définitive, alors que l’amortissement constate une dépréciation irréversible d’une immobilisation. Inverser ces caractéristiques constitue la confusion principale entre les deux notions.

4. Dans quelle situation une reprise de dépréciation doit-elle être comptabilisée ?

Lorsque l’actif devient une immobilisation
Lorsque la valeur d’entrée de l’actif augmente
Lorsque la perte de valeur n’est plus justifiée
Lorsque la perte de valeur estimée reste inchangée

Lorsque la perte de valeur n’est plus justifiée

Explication

La reprise est obligatoire lorsque la dépréciation n’est plus justifiée, afin de présenter une valeur conforme à la situation constatée. Le maintien d’une perte de valeur inchangée ne justifie pas une reprise.

5. Quels éléments de l’actif circulant peuvent faire l’objet d’une dépréciation ?

Les capitaux propres, les emprunts et les provisions
Les immobilisations, les brevets et les bâtiments
Les salaires, les impôts et les intérêts financiers
Les créances, les titres financiers et les stocks

Les créances, les titres financiers et les stocks

Explication

Les créances, les titres financiers et les stocks sont les éléments de l’actif circulant susceptibles de subir une dépréciation. Les immobilisations amortissables relèvent d’un traitement distinct fondé sur l’amortissement.

6. Comment comptabilise-t-on une dotation aux dépréciations d’un actif circulant ?

On débite le compte de trésorerie et on crédite le compte 6817
On débite un compte 39, 49 ou 59 et on crédite le compte 6817
On débite le compte 6817 et on crédite un compte 39, 49 ou 59
On crédite le compte 6817 et on débite un compte 39, 49 ou 59

On débite le compte 6817 et on crédite un compte 39, 49 ou 59

Explication

La dotation est enregistrée comme une charge au débit du compte 6817, avec une diminution de la valeur de l’actif au crédit du compte 39, 49 ou 59 approprié. Créditer le compte 6817 inverserait le sens comptable de la charge.

7. Quelle démarche l’entreprise suit-elle à la clôture pour inventorier les créances douteuses ?

Elle examine chaque client, repère les difficultés et établit un tableau d’analyse
Elle regroupe les clients par chiffre d’affaires et solde les comptes concernés
Elle compare les stocks détenus et détermine les règlements encore prévus
Elle annule les créances anciennes et reporte les autres à l’exercice suivant

Elle examine chaque client, repère les difficultés et établit un tableau d’analyse

Explication

À la clôture, l’entreprise examine chaque client, identifie les difficultés de recouvrement, isole les clients douteux ou litigieux et établit un tableau d’analyse. Le classement par chiffre d’affaires ne permet pas d’identifier correctement le risque de non-recouvrement.

8. À quoi sert le tableau d’analyse des créances douteuses ?

À suivre les encaissements courants, les salaires et les charges sociales
À déterminer les dépréciations à enregistrer, les annulations et les pertes définitives
À recenser les immobilisations, leurs durées et leurs valeurs résiduelles
À calculer les ventes futures, les achats à payer et les stocks à commander

À déterminer les dépréciations à enregistrer, les annulations et les pertes définitives

Explication

Le tableau d’analyse permet de calculer les dépréciations à enregistrer, celles à annuler et les pertes définitives de créances. Il ne sert pas à établir un programme d’achats ou un suivi des immobilisations.

9. Une créance TTC de 12 000 € a reçu 3 000 € de règlements. Quel est son solde TTC ?

9 000 €
3 000 €
12 000 €
15 000 €

9 000 €

Explication

Le solde TTC se calcule avec la relation Solde TTC=Creˊance TTC−Reˋglements rec¸us\text{Solde TTC} = \text{Créance TTC} - \text{Règlements reçus}, soit 12 000−3 000=9 000 €12\,000 - 3\,000 = 9\,000\ \text{€}. Le montant de 12 000 € correspond à la créance avant les règlements.

10. Une créance présente un solde de 12 000 € hors taxes et un risque de perte estimé à 25 %. Quel montant de dépréciation doit être calculé pour l’année N ?

48 000 €
9 000 €
12 025 €
3 000 €

3 000 €

Explication

La dépréciation se calcule en multipliant le solde hors taxes par le pourcentage de risque, soit 12 000×25%=3 000 €12\,000 \times 25\% = 3\,000\ €. Le montant doit être établi sur le solde hors taxes, et non en ajoutant ou en divisant les deux données.

11. La dépréciation d’une créance s’élève à 4 500 € en N et à 3 200 € en N-1. Quelle régularisation faut-il comptabiliser ?

Une dotation de 7 700 €
Une dotation de 1 300 €
Une reprise de 7 700 €
Une reprise de 1 300 €

Une dotation de 1 300 €

Explication

L’écart entre la dépréciation de N et celle de N-1 est positif : 4 500−3 200=1 300 €4\,500 - 3\,200 = 1\,300\ €, ce qui entraîne une dotation. Une reprise correspondrait à une dépréciation de N inférieure à celle de N-1.

12. Lorsqu’un client ordinaire devient douteux, quelle écriture de reclassement faut-il effectuer pour le montant TTC de la créance ?

Débiter 416 et créditer 401
Débiter 416 et créditer 411
Débiter 411 et créditer 416
Débiter 411 et créditer 401

Débiter 416 et créditer 411

Explication

Le reclassement transfère la créance du compte des clients ordinaires vers celui des clients douteux : le compte 416 est débité et le compte 411 est crédité. Le compte 401 concerne les fournisseurs et ne correspond pas à ce reclassement.

13. Quelle écriture correspond à une dotation aux dépréciations des créances ?

Débiter 4916 et créditer 78174
Débiter 78174 et créditer 4916
Débiter 68174 et créditer 4916
Débiter 4916 et créditer 68174

Débiter 68174 et créditer 4916

Explication

Une dotation constate une charge et augmente la dépréciation : le compte 68174 est débité et le compte 4916 est crédité. L’écriture inverse concernant les comptes 4916 et 78174 correspond à une reprise.

14. Dans quelle situation une créance client est-elle considérée comme définitivement perdue ?

Lorsque le client présente un retard de règlement limité
Lorsque le client demande un délai supplémentaire de paiement
Lorsque le client fait l’objet d’une liquidation judiciaire
Lorsque le client conteste temporairement la facture

Lorsque le client fait l’objet d’une liquidation judiciaire

Explication

La liquidation judiciaire fait partie des situations entraînant la perte définitive d’une créance client. Une demande de délai ou un retard limité peut signaler une difficulté, sans établir à lui seul le caractère irrécouvrable.

15. Quel pourcentage de risque de perte faut-il retenir pour une créance définitivement perdue lors de sa régularisation ?

100 %
50 %
0 %
25 %

0 %

Explication

Une créance définitivement perdue est retirée de la dépréciation avec un risque de perte fixé à 0 %. Une créance douteuse encore partiellement recouvrable conserve, elle, un risque de perte à évaluer.

16. Comment faut-il comparer le prix d’achat global et la valorisation à l’inventaire des valeurs mobilières de placement ?

Catégorie par catégorie de titres
En compensant les titres selon leur échéance
En comparant chaque titre à sa valeur nominale
En regroupant tous les titres détenus

Catégorie par catégorie de titres

Explication

La comparaison s’effectue séparément pour chaque catégorie de titres afin d’identifier correctement les éventuelles moins-values. Regrouper tous les titres pourrait masquer une perte dans une catégorie par une hausse dans une autre.

17. Quel traitement faut-il appliquer aux plus-values et aux moins-values latentes sur les valeurs mobilières de placement ?

Ignorer les deux types de variation jusqu’à la cession
Ignorer les plus-values et constater une dépréciation pour les moins-values
Constater une dépréciation pour les plus-values et ignorer les moins-values
Constater une dépréciation pour les deux types de variation

Ignorer les plus-values et constater une dépréciation pour les moins-values

Explication

Les plus-values latentes ne donnent pas lieu à une dépréciation, tandis que les moins-values latentes doivent être constatées par une dépréciation. Ignorer les moins-values repousserait à tort la prise en compte d’une perte potentielle.

18. Quelle méthode de valorisation à l’inventaire s’applique à des titres cotés en bourse ?

La valeur nominale inscrite sur le titre
Le cours moyen du dernier mois
Le prix d’achat augmenté des intérêts
La valeur probable de négociation

Le cours moyen du dernier mois

Explication

Les titres cotés sont valorisés au cours moyen du dernier mois. La valeur probable de négociation concerne les titres non cotés, qui ne disposent pas d’un cours boursier de référence.

19. Une entreprise constate que la valeur globale de ses titres à l’inventaire est inférieure à leur valeur globale d’achat. Comment détermine-t-elle la dépréciation à comptabiliser ?

Elle est calculée à partir de la valeur globale d’achat
Elle correspond au montant de la moins-value latente
Elle correspond au montant de la plus-value latente
Elle est fixée à la moitié de l’écart constaté

Elle correspond au montant de la moins-value latente

Explication

Lorsque la valeur globale à l’inventaire est inférieure à la valeur globale d’achat, la dépréciation correspond à la moins-value latente. Une plus-value latente entraîne au contraire une dépréciation nulle, et non une dépréciation fondée sur cet écart.

20. Dans l’exercice OPHELIA, quelles sont les dépréciations finales des titres C et D ?

400 € pour le titre C et 760 € pour le titre D
400 € pour le titre C et 750 € pour le titre D
760 € pour le titre C et 750 € pour le titre D
750 € pour le titre C et 400 € pour le titre D

400 € pour le titre C et 750 € pour le titre D

Explication

La dépréciation finale s’élève à 400 € pour le titre C et à 750 € pour le titre D dans l’exercice OPHELIA. Les montants de 750 € et 760 € correspondent respectivement aux dotations et aux reprises, pas aux deux dépréciations finales.

21. Quelle écriture comptable enregistre une dotation aux dépréciations financières des valeurs mobilières de placement ?

Débit du compte 5903 et crédit du compte 7866
Débit du compte 5903 et crédit du compte 6866
Débit du compte 7866 et crédit du compte 5903
Débit du compte 6866 et crédit du compte 5903

Débit du compte 6866 et crédit du compte 5903

Explication

Une dotation aux dépréciations financières des VMP débite le compte 6866 et crédite le compte 5903. Le mouvement inverse concernant le compte 5903 intervient lors d’une reprise, et non lors de la dotation.

22. Une entreprise détient des valeurs mobilières de placement dont le montant brut est de 50 000 € et les dépréciations de 6 000 €. Quel est leur montant net ?

56 000 €
50 000 €
44 000 €
6 000 €

44 000 €

Explication

Le montant net se calcule en retranchant les dépréciations du montant brut : Montant net=50 000−6 000=44 000 €\text{Montant net} = 50\,000 - 6\,000 = 44\,000\ \text{€}. Ajouter les dépréciations au montant brut conduirait à un montant supérieur à la valeur comptable brute, ce qui ne correspond pas à cette règle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Dépréciations de l’actif circulant.

Qu'impose le principe de prudence concernant la valeur des actifs ?

Comparer la valeur d'entrée à la valeur actuelle de chaque actif.

Que doit-on ignorer selon le principe de prudence ?

Les plus-values latentes.

Que doit-on comptabiliser selon le principe de prudence ?

Les moins-values latentes dans les états financiers.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Dépréciations de l’actif circulant.

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