QCM : Économie et fonctionnement des marchés (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise prévoit des bénéfices de 600 € à la fin de la première année et de 700 € à la fin de la deuxième. Avec un taux d’actualisation annuel de 10 % et un investissement initial de 1 000 €, quelle expression permet de calculer la VAN ?

600−1 0001,1+7001,12\frac{600-1\,000}{1,1}+\frac{700}{1,1^2}
6001,1+7001,12+1 000\frac{600}{1,1}+\frac{700}{1,1^2}+1\,000
6001,1+7001,12−1 000\frac{600}{1,1}+\frac{700}{1,1^2}-1\,000
600+700−1 0001,12600+700-\frac{1\,000}{1,1^2}

$$\frac{600}{1,1}+\frac{700}{1,1^2}-1\,000$$

Explication

La VAN est la somme des bénéfices prévisionnels actualisés, diminuée de l’investissement initial. Ajouter l’investissement inverse son rôle, le soustraire avant actualisation déforme la formule, et actualiser l’investissement initial au lieu des bénéfices est une erreur de calcul.

2. Après le calcul de la VAN d’un projet, une entreprise obtient une valeur positive. Quelle est l’étape suivante de son évaluation ?

Déterminer le taux qui rend la VAN nulle
Conclure sans effectuer de calcul complémentaire
Remplacer les bénéfices prévisionnels par l’investissement initial
Calculer les bénéfices sans tenir compte de l’actualisation

Déterminer le taux qui rend la VAN nulle

Explication

Une VAN positive conduit à rechercher le taux qui l’annule, appelé taux de rentabilité interne. S’arrêter à la VAN positive omet cette étape, ignorer l’actualisation modifie le calcul, et substituer l’investissement initial aux bénéfices confond deux éléments.

3. Pour un projet, la VAN est positive et le TRI a été calculé. Quelle démarche permet de poursuivre la justification de l’investissement ?

Comparer le TRI aux taux du marché pour un risque équivalent
Comparer le TRI aux taux du marché pour un risque différent
Comparer le TRI au montant de l’investissement initial
Comparer la VAN aux taux d’intérêt du marché pour un risque équivalent

Comparer le TRI aux taux du marché pour un risque équivalent

Explication

La démarche consiste à calculer la VAN, puis, si elle est positive, à déterminer le TRI et à le comparer aux taux d’intérêt du marché pour un risque équivalent. Un risque différent rend la comparaison inadaptée, tandis que comparer la VAN ou l’investissement initial à un taux confond des grandeurs.

4. Dans la conception de l’État présentée ici, quel ensemble caractérise l’État comme institution et acteur ?

Un peuple considéré sans institution ni règles organisant le territoire
Un ensemble d’administrations publiques sans lien avec un territoire constitutionnel
Une institution qui organise une population et des règles sur un territoire doté d’une constitution
Un territoire sans constitution ni organisation de la population et des règles

Une institution qui organise une population et des règles sur un territoire doté d’une constitution

Explication

L’État est présenté à la fois comme une institution et un acteur qui organise la population et les règles sur un territoire doté d’une constitution. Le réduire aux administrations omet ces dimensions, tandis que les descriptions sans constitution ou sans organisation ne correspondent pas à cette caractérisation.

5. Dans une situation institutionnelle, le gouvernement exerce le pouvoir exécutif. Quelles instances exercent le pouvoir législatif ?

Le gouvernement et la Banque centrale européenne
Le gouvernement et le Sénat
Les juridictions et l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale et le Sénat

L’Assemblée nationale et le Sénat

Explication

Le pouvoir législatif est exercé par l’Assemblée nationale et le Sénat, tandis que le gouvernement exerce le pouvoir exécutif. Attribuer la fonction législative au gouvernement confond les pouvoirs, l’attribuer aux juridictions confond justice et législation, et la Banque centrale européenne n’est pas l’une des instances citées pour l’exercer.

6. Une politique publique cherche à réduire les déséquilibres économiques, soutenir l’activité et améliorer l’accès aux soins. Quelles missions de l’État cette politique illustre-t-elle ?

Contribuer aux équilibres globaux, stimuler l’activité et faire progresser le niveau social
Contribuer aux équilibres globaux, stimuler l’activité et défendre le territoire
Organiser les pouvoirs publics, stimuler l’activité et faire progresser le niveau social
Contribuer aux équilibres globaux, fournir des services publics et faire progresser le niveau social

Contribuer aux équilibres globaux, stimuler l’activité et faire progresser le niveau social

Explication

Les trois missions sont de contribuer aux équilibres globaux, de stimuler l’activité économique et de faire progresser le niveau social, notamment par l’accès aux soins. La défense du territoire et les services publics sont des fonctions ou moyens d’action, tandis que l’organisation des pouvoirs publics ne remplace pas la mission de stimuler l’activité.

7. L’État détient 48 % du capital d’une société. Comment cette entreprise est-elle qualifiée selon la part de capital détenue par l’État ?

Une entreprise à majorité simple
Une entreprise à majorité absolue
Une entreprise à minorité de blocage
Une entreprise mixte

Une entreprise mixte

Explication

Une entreprise est mixte lorsque la part de l’État se situe entre 33,33 % et 66,66 %, ce qui inclut 48 %. La majorité absolue renvoie au seuil de 66,66 %, la majorité simple à 51 %, et la minorité de blocage à 33,33 %.

8. Que désigne le budget de l’État ?

Le montant des profits de ses entreprises publiques
Le montant de ses recettes fiscales
Le montant de ses dépenses et de ses recettes
La différence entre ses recettes et ses dépenses

Le montant de ses dépenses et de ses recettes

Explication

Le budget de l’État correspond au montant de ses dépenses et de ses recettes. La différence entre ces deux montants désigne le solde, tandis que les recettes fiscales et les profits d’entreprises ne couvrent pas toute la définition.

9. Un gouvernement choisit un budget important, qui peut passer du déficit à l’excédent. À quelle conception budgétaire correspond ce choix ?

À une conception libérale
À une conception toujours équilibrée
À une conception keynésienne
À une conception sans possibilité de déficit

À une conception keynésienne

Explication

La conception keynésienne est associée à un budget important pouvant osciller entre déficit et excédent. La conception libérale est présentée comme privilégiant un budget faible et à l’équilibre; l’équilibre permanent et l’absence de déficit ne caractérisent pas la conception keynésienne décrite.

10. Une administration publique perçoit 920 millions d’euros de recettes et engage 1 000 millions d’euros de dépenses. Quel est le solde des finances publiques selon la règle recettes moins dépenses ?

Un solde de 920 millions d’euros
Un déficit de 80 millions d’euros
Un excédent de 80 millions d’euros
Un solde de 1 920 millions d’euros

Un déficit de 80 millions d’euros

Explication

Le solde est la différence entre les recettes et les dépenses : 920 − 1 000 = −80 millions d’euros, soit un déficit de 80 millions. Inverser la soustraction donne à tort un excédent; additionner ou retenir les seules recettes ne calcule pas le solde.

11. Un pays présente un déficit public de 3,4 % du PIB et une dette publique de 58 % du PIB. Quelle règle budgétaire dépasse-t-il ?

Le plafond de déficit public fixé à 3 % du PIB
Les plafonds de déficit et de dette publique
Aucun des plafonds de déficit et de dette publique
Le plafond de dette publique fixé à 60 % du PIB

Le plafond de déficit public fixé à 3 % du PIB

Explication

Le déficit public dépasse son plafond puisqu’il atteint 3,4 % du PIB, au-delà de la limite de 3 %. La dette de 58 % reste sous le seuil de 60 %; confondre ces deux seuils conduit à identifier à tort la dette comme dépassée.

12. Quelles hypothèses définissent la concurrence pure et parfaite ?

Atomicité, différenciation, libre entrée et sortie, transparence, fluidité
Atomicité, homogénéité, libre entrée et sortie, transparence, fluidité
Atomicité, homogénéité, libre entrée et sortie, prix réglementés, fluidité
Concentration, homogénéité, libre entrée et sortie, transparence, fluidité

Atomicité, homogénéité, libre entrée et sortie, transparence, fluidité

Explication

Le modèle repose sur cinq hypothèses : atomicité des agents, homogénéité des produits, liberté d’entrée et de sortie, transparence de l’information et fluidité de l’offre et de la demande. La différenciation contredit l’homogénéité, la concentration contredit l’atomicité et la réglementation des prix ne fait pas partie de ces hypothèses.

13. Un marché présente les cinq hypothèses de la concurrence pure et parfaite comme modèle théorique. Quelle conclusion peut-on en tirer quant à leur réalisation concrète ?

Elles ne sont pas toutes atteignables en pratique
Elles doivent être imposées par une réglementation du marché
Elles sont toutes réunies dès que le marché est concurrentiel
Elles sont toutes atteignables si les produits sont identiques

Elles ne sont pas toutes atteignables en pratique

Explication

Les cinq hypothèses constituent un modèle dont elles ne sont pas toutes réalisables en pratique. Les présenter comme réunies dans tout marché concurrentiel confond modèle et réalité, tandis que l’homogénéité seule ne garantit pas leur réalisation et qu’elles ne sont pas des obligations juridiques.

14. Une personne utilise une somme pour payer un achat, comparer les prix et conserver son pouvoir d’achat pour plus tard. Quelles fonctions de la monnaie ces usages illustrent-ils ?

Monnaie scripturale, unité de compte et taux de change
Instrument d’échange, taux d’intérêt et réserve de valeur
Instrument d’échange, unité de compte et réserve de valeur
Instrument d’échange, création monétaire et unité de compte

Instrument d’échange, unité de compte et réserve de valeur

Explication

La monnaie sert d’instrument d’échange, d’unité de compte et de réserve de valeur. Le taux d’intérêt et le taux de change sont des prix de l’argent, tandis que la monnaie scripturale est une forme de monnaie et la création monétaire un processus.

15. Une cliente paie par carte à partir de son compte bancaire, tandis qu’un autre client règle avec des billets. À quelles formes de monnaie correspondent ces deux moyens de paiement, dans cet ordre ?

Monnaie scripturale, puis monnaie divisionnaire
Monnaie scripturale, puis monnaie fiduciaire
Monnaie fiduciaire, puis monnaie scripturale
Monnaie électronique, puis monnaie divisionnaire

Monnaie scripturale, puis monnaie fiduciaire

Explication

La monnaie détenue sur un compte bancaire est scripturale, tandis que les billets constituent la monnaie fiduciaire. La monnaie électronique est une forme distincte, et les pièces relèvent de la monnaie divisionnaire.

16. Dans une analyse économique, on distingue le coût de l’argent à l’intérieur d’un pays de sa valeur par rapport à une autre monnaie. Quels indicateurs désignent ces deux prix, dans cet ordre ?

Taux d’intérêt, puis taux de change
Taux de change, puis taux d’intérêt
Taux d’inflation, puis taux de change
Taux d’intérêt, puis taux d’inflation

Taux d’intérêt, puis taux de change

Explication

Le prix interne de l’argent est le taux d’intérêt, et son prix externe est le taux de change. Inverser ces indicateurs confond la dimension nationale et la dimension extérieure; la stabilité monétaire et l’inflation ne désignent pas ici ces deux prix.

17. Une banque accorde un prêt et inscrit la somme sur le compte de l’emprunteur ; celui-ci rembourse ensuite le prêt. Quel effet ces deux étapes ont-elles sur la monnaie ?

Le prêt et le remboursement créent tous deux de la monnaie
Le prêt crée de la monnaie, puis le remboursement la détruit
Le prêt détruit de la monnaie, puis le remboursement en crée
Le prêt et le remboursement détruisent tous deux de la monnaie

Le prêt crée de la monnaie, puis le remboursement la détruit

Explication

Lorsqu’un prêt est inscrit au compte de l’emprunteur, il crée de la monnaie ; le remboursement détruit cette monnaie. Inverser les effets confond les deux étapes, et le prêt n’est pas décrit comme un simple transfert d’une somme préexistante.

18. Sur le marché des devises, la demande de francs augmente tandis que l’offre reste stable. Quel principe permet d’expliquer l’évolution du taux de change ?

Il désigne le prix interne de la monnaie.
Il reste indépendant des échanges de devises.
Il varie selon le prix de l’argent dans le pays.
Il varie selon l’offre et la demande de devises.

Il varie selon l’offre et la demande de devises.

Explication

Le taux de change correspond au prix externe d’une monnaie et varie selon l’offre et la demande de devises. Le prix de l’argent dans le pays désigne le taux d’intérêt, tandis que le prix interne de la monnaie est une notion distincte.

19. Un pays connaît une forte hausse de ses exportations de services et reçoit davantage d’investissements directs étrangers. Quels facteurs peuvent contribuer à faire varier son taux de change ?

Les échanges de biens et de services, les capitaux et les investissements directs étrangers.
Les taux d’intérêt et les prix intérieurs, sans les échanges de services.
Les investissements directs et les prix des biens, sans les échanges de capitaux.
Les échanges de biens et les taux d’inflation, sans les mouvements de capitaux.

Les échanges de biens et de services, les capitaux et les investissements directs étrangers.

Explication

Le taux de change dépend des échanges de biens et de services ainsi que des mouvements de capitaux et des investissements directs à l’étranger. Limiter les facteurs aux seuls biens omet les services, tandis que les taux d’inflation ou d’intérêt ne remplacent pas ces catégories.

20. Deux pays offrent des possibilités d’investissement comparables, mais l’un affiche un taux d’inflation inférieur. Quel pays les investisseurs préfèrent-ils généralement selon le critère du différentiel d’inflation ?

Celui dont le taux d’inflation est le plus élevé.
Celui dont le taux d’inflation est le plus bas.
Aucun, car l’inflation n’influence pas leur préférence.
Celui dont le taux d’intérêt est le plus bas.

Celui dont le taux d’inflation est le plus bas.

Explication

Le différentiel d’inflation influence le taux de change et les investisseurs préfèrent les pays où l’inflation est la plus basse. Le taux d’intérêt est un autre facteur, et une inflation plus élevée ne correspond pas à la préférence décrite.

21. Une entreprise cherche des capitaux pour une durée de cinq ans. Dans quelle catégorie de marché des capitaux cette échéance se situe-t-elle ?

Le marché à long terme.
Le marché à court terme.
Le marché au-delà de sept ans.
Une catégorie distincte de sept ans.

Le marché à court terme.

Explication

Le marché à court terme concerne les échéances inférieures à sept ans, tandis que le long terme concerne celles qui dépassent sept ans. Une durée de cinq ans relève donc du court terme.

22. Une entreprise fait coter des actions et des obligations pour des financements dont l’échéance dépasse sept ans. À quel marché ces titres appartiennent-ils dans cette classification ?

Au marché à court terme, réservé aux titres cotés.
Au marché de moins de sept ans, pour les obligations.
À la bourse, marché consacré aux seules actions.
À la bourse, marché financier de plus de sept ans.

À la bourse, marché financier de plus de sept ans.

Explication

Le marché financier de plus de sept ans est présenté comme la bourse, où sont cotées des actions et des obligations. Le marché à court terme ne correspond pas à cette échéance, et la bourse ne se limite pas aux actions.

23. Une épargnante compare une action cotée en bourse et une obligation de plus de sept ans émise par une entreprise. Quelle distinction décrit correctement ces deux titres ?

L’action est émise par l’État, tandis que l’obligation est une part de capital cotée.
L’action est un emprunt à long terme, tandis que l’obligation est rémunérée par un dividende.
L’action est rémunérée par un intérêt fixe, tandis que l’obligation représente une part de propriété.
L’action est rémunérée par un dividende, tandis que l’obligation est un emprunt à long terme.

L’action est rémunérée par un dividende, tandis que l’obligation est un emprunt à long terme.

Explication

Une action est un titre coté dont la rémunération est le dividende ; une obligation est un emprunt de plus de sept ans émis par une entreprise, une banque ou l’État. L’intérêt fixe et la part de propriété intervertissent les caractéristiques des deux titres.

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Comment calcule-t-on la valeur actuelle nette d’un investissement ?

VAN=∑i=1mBpi(1+a)i−I0VAN = \sum_{i=1}^{m} \frac{B_{pi}}{(1+a)^i} - I_0

Que recherche-t-on si la VAN d’un investissement est positive ?

Le taux qui annule la VAN, appelé taux de rentabilité interne (TRI).

Quelle comparaison complète la justification d’un investissement après le calcul du TRI ?

Comparer le TRI aux taux d’intérêt du marché pour un risque équivalent.

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