QCM : Économie sociale et solidaire (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise l’économie marchande en tant que système économique ?

Les salariés possèdent collectivement les moyens de production
Le marché valide socialement la production de manière décentralisée
L’État central planifie les quantités produites et les échanges
Les actionnaires répartissent le profit issu du travail exploité

Le marché valide socialement la production de manière décentralisée

Explication

Dans une économie marchande, le marché constitue l’instance décentralisée qui valide socialement la production. La répartition des profits entre actionnaires relève plutôt du capitalisme, tandis que la planification étatique et la propriété collective renvoient à d’autres modèles.

2. Sur quel fondement repose le capitalisme en tant que mode de production ?

La planification publique des ressources et des activités productives
La validation décentralisée de la production par les consommateurs
La propriété salariée du capital et la limitation des profits distribués
La propriété des moyens de production et l’exploitation du travail

La propriété des moyens de production et l’exploitation du travail

Explication

Le capitalisme repose sur la propriété des moyens de production et l’exploitation du travail, avec un profit réparti entre les actionnaires. La validation par le marché caractérise l’économie marchande au sens large, tandis que la propriété salariée et la planification publique correspondent à d’autres logiques.

3. Pourquoi une coopérative peut-elle être marchande sans être une société capitaliste ?

Parce qu’elle échappe au marché et finance sa production par une administration publique
Parce qu’elle vend ses produits sans rechercher de validation sociale par les échanges
Parce qu’elle exploite la force de travail tout en supprimant la propriété des actionnaires
Parce que ses salariés possèdent le capital et que les profits ne vont pas à des personnes extérieures

Parce que ses salariés possèdent le capital et que les profits ne vont pas à des personnes extérieures

Explication

Une coopérative peut vendre sa production sur un marché tout en se distinguant d’une société capitaliste lorsque les salariés possèdent le capital et que les profits ne sont pas distribués à des personnes extérieures. Elle reste donc marchande, mais son organisation de la propriété et du profit diffère de celle du capitalisme.

4. Comment l’économie sociale et solidaire se positionne-t-elle face à l’économie marchande capitaliste ?

Comme une réaction revendiquant une autre manière d’organiser l’économie
Comme une défense du modèle capitaliste fondé sur les actionnaires
Comme une théorie consacrée à la suppression de toute activité marchande
Comme une extension de la planification centralisée des activités économiques

Comme une réaction revendiquant une autre manière d’organiser l’économie

Explication

L’ESS se présente comme une réaction et une revendication en faveur d’une autre économie face à l’économie marchande capitaliste. Elle ne se réduit donc ni à la défense du capitalisme, ni à la centralisation étatique, ni à la disparition de toute activité marchande.

5. À quel modèle historique l’économie étatique centralisatrice est-elle principalement associée ?

À l’économie marchande décentralisée
À la société capitaliste détenue par les actionnaires
À l’Union soviétique
À la coopération défendue par Charles Gide

À l’Union soviétique

Explication

Le modèle historique de l’économie étatique centralisatrice est associé à l’Union soviétique. Les autres réponses renvoient respectivement à la pensée coopérative, à l’économie marchande et au capitalisme.

6. Quelle distinction oppose le socialisme scientifique au socialisme utopique ?

Le premier organise une coopération morale entre capital et travail
Le premier analyse le capitalisme et s’appuie sur la lutte des classes
Le premier désigne une tradition socialiste fondée sur des communautés idéales
Le premier défend la concurrence comme principe de régulation économique

Le premier analyse le capitalisme et s’appuie sur la lutte des classes

Explication

Le socialisme scientifique est associé à l’analyse du capitalisme et à la lutte des classes, ce qui le distingue du socialisme utopique. La coopération entre capital et travail relève d’une autre perspective, tandis que la concurrence et les communautés idéales ne définissent pas le socialisme scientifique.

7. Que cherche à réaliser la troisième voie économique ?

Une économie supprimant les mécanismes marchands au profit de la propriété étatique
Un système reposant sur la domination complète du marché sur les institutions publiques
Un modèle hybride combinant marché et État tout en limitant leurs effets négatifs
Une organisation fondée sur la planification intégrale de toutes les activités économiques

Un modèle hybride combinant marché et État tout en limitant leurs effets négatifs

Explication

La troisième voie cherche à combiner les avantages du marché et de l’État dans un modèle hybride qui limite leurs effets négatifs. Elle se distingue donc à la fois d’une domination complète du marché et d’une planification étatique intégrale.

8. Selon la pensée de Walras et de Charles Gide, quel rôle la coopération peut-elle jouer ?

Renforcer la concurrence afin d’accroître la domination des actionnaires
Éduquer et émanciper les ouvriers tout en servant de contre-pouvoir
Confier à l’État la direction complète des échanges et de la production
Remplacer l’organisation économique par une lutte des classes généralisée

Éduquer et émanciper les ouvriers tout en servant de contre-pouvoir

Explication

Pour Walras et Charles Gide, l’organisation coopérative peut éduquer et émanciper les ouvriers, réconcilier capital et travail et constituer un contre-pouvoir face à l’État et au marché. Elle ne vise donc ni l’accroissement du pouvoir des actionnaires, ni la lutte des classes, ni la direction intégrale de l’économie par l’État.

9. Quelle conception de l’ESS correspond à la notion de tiers secteur ?

Une économie centrale combinant plusieurs logiques d’action
Une économie résiduelle située hors de l’État et du marché
Une économie marchande fondée sur la concurrence entre entreprises
Une économie publique organisée par la redistribution nationale

Une économie résiduelle située hors de l’État et du marché

Explication

Le tiers secteur présente l’ESS comme un résidu extérieur à l’État et au marché, ce qui tend à la marginaliser. La conception d’une économie centrale combinant plusieurs logiques relève plutôt de l’économie plurielle.

10. Quelle combinaison de logiques caractérise l’économie plurielle ?

Intérêt personnel marchand, redistribution publique et réciprocité
Propriété publique, salariat privé et investissement financier
Production industrielle, consommation individuelle et fiscalité locale
Planification étatique, concurrence commerciale et épargne privée

Intérêt personnel marchand, redistribution publique et réciprocité

Explication

L’économie plurielle associe notamment l’intérêt personnel marchand, la redistribution fondée sur l’intérêt public et la réciprocité. Les autres combinaisons ne reprennent pas cette articulation de logiques d’action.

11. Pourquoi l’ESS peut-elle être qualifiée d’économie politique ?

Parce qu’elle sépare les activités économiques des choix collectifs de société
Parce qu’elle applique des méthodes d’optimisation à des ressources devenues rares
Parce qu’elle repose sur l’auto-organisation et porte des valeurs de démocratie et de justice sociale
Parce qu’elle organise la production selon les décisions centralisées de l’État

Parce qu’elle repose sur l’auto-organisation et porte des valeurs de démocratie et de justice sociale

Explication

L’ESS est une économie politique car des groupes sociaux s’y auto-organisent pour répondre à des besoins non satisfaits, tout en portant des valeurs démocratiques et sociales. Elle ne sépare donc pas l’organisation économique des valeurs politiques, contrairement à l’option fondée sur cette séparation.

12. Une analyse examine comment affecter au mieux des ressources rares entre plusieurs objectifs : de quelle approche relève-t-elle ?

De l’économie politique, centrée sur l’auto-organisation des groupes
De l’économie plurielle, centrée sur la coexistence de plusieurs logiques
De l’économie formelle, centrée sur l’arbitrage et l’optimisation
De l’économie substantive, centrée sur les besoins sociaux et les institutions

De l’économie formelle, centrée sur l’arbitrage et l’optimisation

Explication

L’économie formelle étudie la relation logique entre des moyens rares et des fins, en mettant l’accent sur l’arbitrage et l’optimisation. L’économie substantive s’intéresse plutôt à la satisfaction des besoins sociaux et à la reproduction matérielle par les institutions.

13. Que cherche à comprendre l’économie substantive selon Karl Polanyi ?

La manière dont les entreprises maximisent leurs profits sur les marchés
La manière dont les besoins sociaux sont satisfaits par des institutions
La manière dont les administrations fixent les prix des biens essentiels
La manière dont les ressources rares sont réparties entre des usages concurrents

La manière dont les besoins sociaux sont satisfaits par des institutions

Explication

L’économie substantive étudie la satisfaction des besoins sociaux et la reproduction des conditions matérielles d’existence à travers des institutions. L’analyse de la répartition optimale de ressources rares correspond plutôt à l’économie formelle.

14. Quelle caractéristique distingue les mutuelles dans les familles historiques de l’ESS ?

Ce sont des organisations à but non lucratif régies par la loi de 1901
Ce sont des sociétés commerciales qui affectent les profits aux réserves
Ce sont des structures affectant irrévocablement des biens à une œuvre d’intérêt général
Ce sont des sociétés de personnes, notamment dans l’assurance et la santé

Ce sont des sociétés de personnes, notamment dans l’assurance et la santé

Explication

Les mutuelles sont des sociétés de personnes et comprennent notamment les mutuelles d’assurance, de santé, de protection sociale et de prévoyance. Les sociétés commerciales, les associations et les fondations correspondent à d’autres familles de l’ESS.

15. Comment les coopératives organisent-elles principalement l’affectation de leurs profits ?

Elles les consacrent à une œuvre d’intérêt général sans but lucratif
Elles les affectent d’abord aux réserves, puis aux salariés et aux sociétaires
Elles les réservent au financement des prestations d’assurance mutualiste
Elles les distribuent intégralement aux investisseurs selon le capital détenu

Elles les affectent d’abord aux réserves, puis aux salariés et aux sociétaires

Explication

Les coopératives affectent prioritairement leurs profits aux réserves, puis aux salariés et aux sociétaires, dans le cadre de règles encadrant la transmission du capital. La distribution intégrale aux investisseurs caractérise plutôt une logique de société de capitaux.

16. Quelle définition correspond à une association en France ?

Une société de personnes proposant des prestations d’assurance et de prévoyance
Une organisation de personnes à but non lucratif régie par la loi de 1901
Une société commerciale affectant ses profits aux réserves et aux sociétaires
Un acte d’affectation irrévocable de ressources à une œuvre d’intérêt général

Une organisation de personnes à but non lucratif régie par la loi de 1901

Explication

Une association est une organisation de personnes à but non lucratif dont la création libre est encadrée en France par la loi de 1901. L’affectation irrévocable de ressources à une œuvre d’intérêt général définit plutôt une fondation.

17. Quel acte définit juridiquement une fondation ?

La création d’une société de personnes destinée à couvrir des risques sociaux
La réunion libre de personnes autour d’un projet sans affectation patrimoniale obligatoire
La constitution d’une société commerciale répartissant ses profits entre ses membres
L’affectation irrévocable de biens, droits ou ressources à une œuvre d’intérêt général et non lucratif

L’affectation irrévocable de biens, droits ou ressources à une œuvre d’intérêt général et non lucratif

Explication

Une fondation repose sur l’affectation irrévocable de biens, de droits ou de ressources à une œuvre d’intérêt général et à but non lucratif. La réunion de personnes sans affectation patrimoniale obligatoire renvoie plutôt à la logique associative.

18. Quelle caractéristique définit une monnaie locale complémentaire ?

Elle circule sur un territoire donné au sein d’un réseau de partenaires locaux, sans remplacer la monnaie officielle.
Elle sert principalement à financer les échanges internationaux entre entreprises partenaires.
Elle est émise par l’État et circule dans l’ensemble de l’économie nationale.
Elle remplace la monnaie officielle dans les commerces qui l’acceptent sur le territoire.

Elle circule sur un territoire donné au sein d’un réseau de partenaires locaux, sans remplacer la monnaie officielle.

Explication

Une monnaie locale complémentaire est valable dans un territoire déterminé et facilite les échanges entre partenaires économiques locaux, tout en conservant la monnaie officielle. Elle ne possède donc ni le rôle national d’une monnaie d’État ni une fonction de remplacement général.

19. Dans une AMAP, quel engagement réciproque lie le consommateur et le producteur ?

Le consommateur achète au besoin des produits standardisés et le producteur les livre par l’intermédiaire d’un commerçant.
Le consommateur paie régulièrement un panier et le producteur fournit chaque semaine les produits prévus.
Le producteur fixe un abonnement annuel et le consommateur reçoit des produits provenant de plusieurs distributeurs.
Le consommateur choisit librement ses produits à chaque achat et le producteur adapte son offre sans engagement.

Le consommateur paie régulièrement un panier et le producteur fournit chaque semaine les produits prévus.

Explication

L’AMAP repose sur un engagement durable : le consommateur paie régulièrement un panier et le producteur fournit les produits demandés chaque semaine. La vente classique ne crée pas nécessairement cette obligation réciproque entre les deux parties.

20. Que définit la loi Hamon de 2014 à propos de l’économie sociale et solidaire ?

Un mode d’entreprendre visant une utilité sociale, avec une lucrativité encadrée et des règles particulières de gestion.
Un régime fiscal destiné aux entreprises commerciales qui recherchent prioritairement la rentabilité de leurs actionnaires.
Une politique publique réservée aux entreprises qui distribuent leurs bénéfices selon les règles du marché financier.
Un ensemble d’associations excluant les sociétés commerciales afin de préserver les statuts historiques de l’économie sociale.

Un mode d’entreprendre visant une utilité sociale, avec une lucrativité encadrée et des règles particulières de gestion.

Explication

La loi Hamon définit l’ESS par une manière d’entreprendre orientée vers l’utilité sociale, avec une lucrativité encadrée ou inexistante et des règles spécifiques. Cette définition élargit le périmètre au-delà des statuts historiques, notamment vers certaines sociétés commerciales.

21. Quelle condition fait partie des exigences pour obtenir l’agrément ESUS ?

L’entreprise adopte une politique environnementale volontaire et publie chaque année un rapport destiné à ses actionnaires.
L’entreprise poursuit principalement une utilité sociale et encadre ses rémunérations sans négocier ses titres sur un marché financier.
L’entreprise augmente sa rentabilité commerciale et soumet ses dirigeants à une évaluation par les investisseurs.
L’entreprise appartient à une collectivité publique et réserve ses bénéfices au financement de projets territoriaux.

L’entreprise poursuit principalement une utilité sociale et encadre ses rémunérations sans négocier ses titres sur un marché financier.

Explication

L’agrément ESUS exige notamment une utilité sociale principale, un encadrement des rémunérations et l’absence de négociation des titres sur un marché financier. Une démarche volontaire de responsabilité sociale peut être utile, mais elle ne suffit pas à remplir les conditions de cet agrément.

22. Dans une entreprise agréée ESUS, quelle limite encadre les rémunérations ?

La moyenne des cinq rémunérations les plus élevées ne dépasse pas cinq fois le SMIC annuel, et la plus élevée reste sous huit fois ce montant.
La moyenne des cinq rémunérations les plus élevées ne dépasse pas sept fois le SMIC annuel, et la plus élevée reste sous dix fois ce montant.
La moyenne des cinq rémunérations les plus élevées ne dépasse pas dix fois le SMIC annuel, et la plus élevée reste sous douze fois ce montant.
La moyenne des cinq rémunérations les plus élevées ne dépasse pas trois fois le SMIC annuel, et la plus élevée reste sous cinq fois ce montant.

La moyenne des cinq rémunérations les plus élevées ne dépasse pas sept fois le SMIC annuel, et la plus élevée reste sous dix fois ce montant.

Explication

Les règles ESUS fixent un double plafond : la moyenne des cinq rémunérations les plus élevées ne doit pas dépasser sept fois le SMIC annuel, tandis que la plus élevée ne doit pas dépasser dix fois ce montant. Les autres couples de seuils ne correspondent pas à cette réglementation.

23. Quelle distinction oppose correctement la RSE et l’ESS ?

La RSE relève d’une décision volontaire, tandis que l’ESS impose des règles de gestion et d’affectation des profits.
La RSE et l’ESS reposent sur les mêmes obligations, mais la première concerne les associations et la seconde les sociétés commerciales.
La RSE encadre légalement les rémunérations, tandis que l’ESS encourage des engagements sociaux sans règles de gestion.
La RSE impose un statut juridique précis, tandis que l’ESS dépend d’une initiative volontaire propre à chaque entreprise.

La RSE relève d’une décision volontaire, tandis que l’ESS impose des règles de gestion et d’affectation des profits.

Explication

La RSE correspond en principe à une démarche volontaire de l’entreprise, alors que l’ESS est associée à des règles précises de gestion et d’affectation des profits. Assimiler les deux notions efface la différence entre engagement volontaire et cadre juridique spécifique.

24. Quel effet la définition de l’ESS par la loi Hamon de 2014 a-t-elle produit sur son périmètre ?

Elle a limité l’ESS aux entreprises publiques chargées de fournir des services collectifs à la population.
Elle a supprimé les critères liés à l’utilité sociale pour rapprocher l’ESS du fonctionnement des sociétés cotées.
Elle a permis à des entreprises commerciales non coopératives d’entrer dans l’ESS sous certaines conditions.
Elle a réservé l’ESS aux coopératives et associations afin de protéger les statuts de l’économie sociale historique.

Elle a permis à des entreprises commerciales non coopératives d’entrer dans l’ESS sous certaines conditions.

Explication

En définissant l’ESS par une manière d’entreprendre, la loi Hamon a rendu possible l’entrée d’entreprises commerciales non coopératives dans ce champ. Cette évolution explique les débats sur la dilution du périmètre traditionnel de l’ESS.

25. Quelle différence caractérise le mieux l’ESS par rapport à la RSE ?

L’ESS encadre la gestion par des règles précises, tandis que la RSE repose en principe sur un engagement volontaire de l’entreprise.
L’ESS vise la rentabilité financière, tandis que la RSE impose une affectation réglementée de tous les profits réalisés.
L’ESS dépend d’une initiative volontaire, tandis que la RSE impose des règles statutaires concernant les bénéfices et les rémunérations.
L’ESS concerne les entreprises commerciales, tandis que la RSE est réservée aux associations et aux organisations coopératives.

L’ESS encadre la gestion par des règles précises, tandis que la RSE repose en principe sur un engagement volontaire de l’entreprise.

Explication

L’ESS comprend des règles précises de gestion, alors que la RSE relève généralement d’une démarche volontaire sans obligations statutaires équivalentes. La confusion vient du fait que les deux notions peuvent intégrer des préoccupations sociales ou environnementales, mais leur cadre d’engagement diffère.

26. Qu’est-ce qu’une société à mission ?

Une société qui abandonne toute recherche de profit pour financer exclusivement des actions d’intérêt général.
Une société qui remplace ses statuts par une charte environnementale contrôlée par les investisseurs.
Une société qui inscrit dans ses statuts une raison d’être dépassant la seule recherche et redistribution du profit.
Une société qui réserve sa gouvernance aux salariés afin de garantir une répartition égalitaire des bénéfices.

Une société qui inscrit dans ses statuts une raison d’être dépassant la seule recherche et redistribution du profit.

Explication

Une société à mission inscrit dans ses statuts une raison d’être qui ne se réduit pas à la recherche et à la redistribution du profit. Elle ne renonce pas nécessairement à toute activité lucrative et n’est pas définie par une gouvernance exclusivement salariée.

27. Quelle caractéristique distingue le fait associatif d’un regroupement imposé par la puissance publique ?

Il résulte d’une décision administrative organisant une communauté selon des règles publiques.
Il rassemble des individus soumis à une même autorité sans choix collectif de leur part.
Il désigne une structure créée pour appliquer les décisions prises par le gouvernement.
Il repose sur l’adhésion volontaire de personnes réunies autour d’une finalité commune.

Il repose sur l’adhésion volontaire de personnes réunies autour d’une finalité commune.

Explication

Le fait associatif suppose que des êtres humains s’associent volontairement pour poursuivre des finalités communes. Un regroupement imposé par la puissance publique ne relève donc pas de cette logique volontaire.

28. Qu’est-ce qui définit le mieux une association volontaire ?

Une population vaste réunie par une même origine sans organisation collective particulière.
Un regroupement limité de volontés qui construit une identité commune distincte d’autres communautés.
Une institution publique chargée de représenter des citoyens soumis à une autorité commune.
Un rassemblement temporaire formé autour d’un événement sans identité collective durable.

Un regroupement limité de volontés qui construit une identité commune distincte d’autres communautés.

Explication

Une association volontaire réunit une communauté limitée de volontés, distincte d’autres communautés, et produit une identité commune. Une simple origine partagée ou un rassemblement ponctuel ne suffit pas à la caractériser.

29. Selon Durkheim, dans quelles conditions le phénomène associatif devient-il une structure d’intégration ?

Lorsqu’il dépend d’une obligation légale qui impose une conduite identique à ses participants.
Lorsqu’il rassemble des individus sans échanges réguliers autour d’une autorité extérieure.
Lorsqu’il associe conscience communautaire, interactions entre membres et but commun.
Lorsqu’il privilégie la concurrence entre membres et la défense d’intérêts individuels.

Lorsqu’il associe conscience communautaire, interactions entre membres et but commun.

Explication

Pour Durkheim, l’intégration associative repose sur la conscience d’une communauté, les interactions entre ses membres et l’existence d’un but commun. Une contrainte légale ou la concurrence individuelle ne constitue pas ce mécanisme d’intégration.

30. Quelles caractéristiques pouvaient présenter les collegia de l’Empire romain ?

Des unités militaires permanentes recrutées et dirigées directement par les magistrats romains.
Une administration impériale chargée de gérer les provinces selon des décisions venues du centre.
Des règles internes, des assemblées et parfois une adhésion volontaire au service de finalités diverses.
Des communautés religieuses organisées autour d’un clergé et d’un rituel commun obligatoire.

Des règles internes, des assemblées et parfois une adhésion volontaire au service de finalités diverses.

Explication

Les collegia disposaient de règles internes et pouvaient fonctionner par délibération, assemblées, élections et adhésion volontaire. Ils poursuivaient des finalités variées, notamment professionnelles, funéraires, militaires ou liées à la jeunesse, plutôt que de constituer une administration impériale.

31. Comment fonctionnait un système de crédit rotatif ?

Chaque membre versait une épargne à un fonds commun, puis un membre recevait le capital pour investir.
Les membres partageaient les bénéfices d’une entreprise avant de répartir les pertes entre les investisseurs.
Un prêteur central accordait des crédits individuels avec intérêts selon la solvabilité de chaque participant.
Une caisse publique finançait successivement des projets choisis par une autorité administrative.

Chaque membre versait une épargne à un fonds commun, puis un membre recevait le capital pour investir.

Explication

Dans un crédit rotatif, les membres alimentent un fonds commun et le capital revient successivement à l’un d’eux pour financer un investissement. Le mécanisme ne repose ni sur un prêteur central ni sur une caisse publique.

32. Quel rôle jouaient principalement les guildes et corporations médiévales ?

Elles recrutaient des soldats pour les campagnes royales et contrôlaient les fortifications urbaines.
Elles organisaient les métiers, assuraient une sécurité collective et développaient le secours mutuel.
Elles remplaçaient les échanges marchands par une production destinée aux besoins de la noblesse.
Elles concentraient le pouvoir politique local et administraient directement les territoires féodaux.

Elles organisaient les métiers, assuraient une sécurité collective et développaient le secours mutuel.

Explication

Les guildes et corporations réunissaient les marchands ou les travailleurs d’un métier afin d’organiser la profession et de fournir une protection collective. Elles ont aussi favorisé les sociétés de secours mutuel, particulièrement à partir du XIe siècle, plutôt que l’administration territoriale.

33. Quel ensemble de traits caractérise généralement les formes associatives historiques ?

La volonté d’adhérer, la solidarité, la délibération, l’absence de lucre et une relation avec le pouvoir.
La propriété individuelle, la concurrence commerciale, l’autorité héréditaire et la neutralité sociale.
La hiérarchie imposée, la recherche de profit, la discipline uniforme et la dépendance complète envers l’État.
La centralisation administrative, la sélection obligatoire des membres, le secret institutionnel et la rentabilité.

La volonté d’adhérer, la solidarité, la délibération, l’absence de lucre et une relation avec le pouvoir.

Explication

Les formes associatives historiques reposent généralement sur l’association volontaire, la solidarité, un fonctionnement démocratique ou délibératif, l’absence de recherche de lucre et une relation de contre-pouvoir ou de relais avec le pouvoir. Elles ne se définissent donc pas par la dépendance complète envers l’État ni par la rentabilité.

34. Pourquoi la philosophie des Lumières rejette-t-elle les corps constitués et les corporations ?

Parce qu’ils refusent toute forme de débat public entre les membres d’une communauté.
Parce qu’ils défendent une conception mercantiliste fondée sur le commerce extérieur.
Parce qu’ils empêchent les manufactures royales d’accroître la production et les richesses.
Parce qu’ils font écran à la souveraineté de l’individu et de la nation.

Parce qu’ils font écran à la souveraineté de l’individu et de la nation.

Explication

Les Lumières valorisent la souveraineté de l’individu et de la nation, tandis que les corporations défendent des appartenances professionnelles intermédiaires. Elles sont donc perçues comme des médiations faisant obstacle à cette souveraineté, et non comme de simples instruments de production.

35. Quelle mesure le décret d’Allarde adopte-t-il en mars 1791 ?

Il interdit les associations de défense d’intérêts communs et leur reconstitution.
Il supprime les corporations et proclame le libre exercice des métiers.
Il crée des manufactures royales destinées à accroître la production nationale.
Il impose aux métiers une organisation commune placée sous la direction de l’État.

Il supprime les corporations et proclame le libre exercice des métiers.

Explication

En mars 1791, le décret d’Allarde supprime définitivement les corporations et proclame le libre exercice des métiers. L’interdiction des associations de défense d’intérêts communs relève ensuite de la loi Le Chapelier, adoptée en juin 1791.

36. Quelle disposition la loi Le Chapelier adopte-t-elle en juin 1791 ?

Elle institue les manufactures royales pour développer la production et les exportations.
Elle favorise les corporations afin d’organiser la solidarité entre travailleurs d’un même métier.
Elle supprime les corporations tout en garantissant la liberté d’exercice des métiers.
Elle interdit le rétablissement des corporations et les associations défendant des intérêts communs.

Elle interdit le rétablissement des corporations et les associations défendant des intérêts communs.

Explication

En juin 1791, la loi Le Chapelier interdit le rétablissement des corporations ainsi que toute association de défense d’intérêts communs. La suppression des corporations et la proclamation du libre exercice des métiers avaient été décidées par le décret d’Allarde en mars.

37. Quel mécanisme de retraite la loi française de 1910 instaure-t-elle pour les ouvriers de l’industrie et de l’agriculture ?

Une pension versée par les employeurs sans cotisation
Une pension fondée sur la capitalisation des cotisations
Une pension attribuée selon les besoins déclarés
Une pension financée par la solidarité fiscale nationale

Une pension fondée sur la capitalisation des cotisations

Explication

La loi de 1910 impose une cotisation permettant d’acquérir un droit à une pension fonctionnant par capitalisation. La Sécurité sociale instaurée après 1945 relève d’un autre cadre collectif et ne correspond pas à ce mécanisme.

38. Quel enchaînement contribue progressivement à construire le système français de Sécurité sociale ?

Les lois d’assurance sociale de 1928 et 1930, puis l’ordonnance de 1945-1946
La réorganisation territoriale de la mutualité, puis la création de la DIES
La loi mutualiste de 1910, puis la Charte de l’économie sociale de 1980
La création du comité de liaison en 1970, puis sa transformation de 1975

Les lois d’assurance sociale de 1928 et 1930, puis l’ordonnance de 1945-1946

Explication

Les lois d’assurance sociale de 1928 et 1930, suivies par l’ordonnance de 1945-1946, forment les principales étapes mentionnées de cette construction. La Charte de 1980 et la DIES de 1981 concernent plutôt le rapprochement institutionnel de l’économie sociale.

39. Quel objectif poursuit la création du Comité national de liaison des activités mutualistes et coopératives en 1970 ?

Fonder une identité juridique unique pour toutes les entreprises sociales
Remplacer les mutuelles par un régime public national de retraite
Organiser les associations autour d’une administration fiscale commune
Rapprocher les coopératives et les mutuelles face aux transformations sociales

Rapprocher les coopératives et les mutuelles face aux transformations sociales

Explication

Le comité créé en 1970 vise à rapprocher les coopératives et les mutuelles dans un contexte de transformations économiques et sociales. La création d’une identité commune intervient avec la Charte de l’économie sociale en 1980.

40. Quelle évolution institutionnelle caractérise la période 1980-1981 dans le rapprochement des composantes de l’économie sociale ?

La Charte de 1980 privatise les associations, puis la DIES contrôle les sociétaires
La Charte de 1980 impose la capitalisation, puis la DIES organise les retraites
La Charte de 1980 affirme une identité commune, puis la DIES est créée en 1981
La Charte de 1980 supprime les mutuelles, puis la DIES crée les coopératives

La Charte de 1980 affirme une identité commune, puis la DIES est créée en 1981

Explication

La Charte de l’économie sociale de 1980 cherche à renforcer une identité commune, avant la création de la DIES en 1981. Les autres propositions attribuent à ces institutions des fonctions étrangères à leur rôle dans le rapprochement de l’économie sociale.

41. Que signifie la libre adhésion dans l’économie sociale ?

L’adhésion réservée aux personnes employées par la structure
L’adhésion déterminée par le montant du capital apporté
L’adhésion imposée par une administration publique
L’adhésion volontaire des personnes à une structure

L’adhésion volontaire des personnes à une structure

Explication

La libre adhésion signifie que la participation repose sur la volonté des personnes plutôt que sur une obligation publique. Elle ne dépend donc ni d’une décision administrative, ni du capital détenu, ni du statut professionnel.

42. Dans une organisation appliquant l’égalité démocratique, comment le pouvoir de décision est-il réparti ?

Le pouvoir augmente selon la valeur du capital détenu
Les décisions sont prises par les dirigeants sans vote collectif
Le pouvoir est attribué selon l’ancienneté des membres
Chaque membre dispose d’une voix indépendante de ses parts sociales

Chaque membre dispose d’une voix indépendante de ses parts sociales

Explication

L’égalité démocratique repose sur une voix égale pour les membres, sans lien direct avec le nombre de parts sociales détenues. Le modèle capitaliste associe davantage le pouvoir au capital, ce qui constitue la confusion principale.

43. Une coopérative réalise un excédent : que commande le principe de lucrativité limitée ?

Interdire toute redistribution et supprimer toute rémunération possible
Affecter prioritairement l’excédent à la consolidation et aux parties prenantes
Transférer automatiquement l’excédent à une administration publique
Distribuer librement l’intégralité de l’excédent aux apporteurs de capitaux

Affecter prioritairement l’excédent à la consolidation et aux parties prenantes

Explication

La lucrativité limitée privilégie la consolidation de l’entreprise et la rémunération des parties prenantes, tout en autorisant certains excédents. Elle ne signifie donc pas une absence totale de redistribution, qui correspondrait à une conception plus stricte de la non-lucrativité.

44. Dans une structure de l’économie sociale, que décrit la double qualité d’un bénéficiaire ?

Il participe à la fois au service reçu et aux décisions de gouvernance
Il bénéficie d’un service public tout en représentant l’administration
Il cumule nécessairement les fonctions de dirigeant et de salarié
Il finance la structure tout en détenant la majorité du capital

Il participe à la fois au service reçu et aux décisions de gouvernance

Explication

La double qualité associe le statut de bénéficiaire à une participation aux décisions et à la gouvernance de la structure. Elle ne suppose pas que la personne soit dirigeante, salariée, majoritaire au capital ou représentante de l’administration.

45. Comment l’utilité sociale se distingue-t-elle principalement de l’intérêt général ?

Elle correspond à une qualification juridique et fiscale définie par l’administration
Elle évalue l’apport d’une activité par rapport à ce que propose le marché
Elle désigne la conformité d’une association aux règles de sa gouvernance
Elle mesure les résultats financiers obtenus grâce aux investissements réalisés

Elle évalue l’apport d’une activité par rapport à ce que propose le marché

Explication

L’utilité sociale désigne l’apport supplémentaire d’une activité par rapport au marché, notamment lorsqu’elle répond à un besoin insuffisamment satisfait ou à moindre coût. L’intérêt général renvoie davantage à une qualification juridique et fiscale.

46. Quels critères l’administration fiscale utilise-t-elle pour apprécier la non-concurrence d’une association ?

Le produit, le prix, le public et la publicité
La performance, le coût, l’impact et la satisfaction
Le besoin, le territoire, l’emploi et la citoyenneté
Les bénéficiaires, le budget, les résultats et la gouvernance

Le produit, le prix, le public et la publicité

Explication

La règle des quatre P examine le produit, le prix, le public et la publicité afin d’apprécier la situation concurrentielle de l’association. Les indicateurs d’impact social servent plutôt à objectiver les résultats produits par une activité.

47. Quels domaines la loi Hamon de 2014 associe-t-elle à la définition de l’utilité sociale ?

La fragilité des personnes, le lien social, la citoyenneté et le développement durable
La rentabilité financière, la croissance commerciale, l’exportation et l’innovation
La concurrence, la publicité, le prix et la performance économique
La retraite, l’assurance maladie, la capitalisation et la fiscalité

La fragilité des personnes, le lien social, la citoyenneté et le développement durable

Explication

La loi Hamon de 2014 définit l’utilité sociale autour du soutien aux personnes fragiles, du lien social, de la citoyenneté et du développement durable. Les critères de concurrence et de publicité appartiennent plutôt à l’analyse fiscale de la non-concurrence associative.

48. Que cherche à faire l’approche de l’impact social ?

Déterminer le statut juridique d’une association selon son régime fiscal
Objectiver et comparer les résultats d’une activité sociale au moyen d’indicateurs
Évaluer la concurrence d’une association grâce aux quatre critères fiscaux
Décrire l’adhésion volontaire des membres et leur participation démocratique

Objectiver et comparer les résultats d’une activité sociale au moyen d’indicateurs

Explication

L’impact social est une approche managériale qui mesure et compare les résultats d’une activité sociale grâce à des indicateurs de performance. La règle des quatre P concerne la non-concurrence fiscale, tandis que l’adhésion et la démocratie relèvent des principes de l’économie sociale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Économie sociale et solidaire.

Qu'est-ce que l'économie marchande ?

Un système où le marché valide socialement la production de façon décentralisée.

Sur quoi repose le capitalisme comme mode de production ?

Sur la propriété des moyens de production et l'exploitation du travail.

Comment se répartit le profit dans le capitalisme ?

Entre les actionnaires.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Économie sociale et solidaire.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM