QCM : Équité internationale et climat (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe l’article 3 de la CCNUCC de 1992 établit-il pour guider la protection du climat ?

L’équité, les responsabilités communes mais différenciées et les capacités respectives, avec une initiative attendue des pays développés
La priorité à la croissance économique, avec des obligations définies selon la vulnérabilité climatique de chaque pays
La responsabilité individuelle des États, avec des engagements fixés selon leur capacité à financer l’adaptation
L’égalité des obligations de réduction, avec une initiative attendue des pays ayant les émissions projetées les plus fortes

L’équité, les responsabilités communes mais différenciées et les capacités respectives, avec une initiative attendue des pays développés

Explication

L’article 3 relie la protection du climat à l’équité, aux responsabilités communes mais différenciées et aux capacités respectives, tout en demandant aux pays développés de prendre l’initiative. Une répartition fondée sur des obligations égales ne reflète pas cette différenciation.

2. Quelle répartition des responsabilités et des vulnérabilités caractérise généralement les pays développés et les pays en développement ?

Les pays en développement ont la plus grande responsabilité dans les émissions cumulées passées, tandis que les pays développés sont généralement plus vulnérables aux dommages
Les pays développés ont la plus grande responsabilité dans les émissions cumulées passées, tandis que les pays en développement sont généralement plus vulnérables aux dommages
Les pays développés et les pays en développement ont une responsabilité historique et une vulnérabilité généralement comparables
Les pays développés sont généralement plus vulnérables aux dommages, tandis que les pays en développement ont la plus grande responsabilité dans les émissions cumulées passées

Les pays développés ont la plus grande responsabilité dans les émissions cumulées passées, tandis que les pays en développement sont généralement plus vulnérables aux dommages

Explication

Les pays développés sont responsables de la plus grande part des émissions cumulées passées, alors que les pays en développement sont généralement plus vulnérables aux dommages climatiques. La confusion entre responsabilité historique et vulnérabilité inverse ces deux constats.

3. Quelle position les pays en développement ont-ils défendue à la COP-1 de Berlin en 1995 concernant la réduction des émissions ?

Ils ont accepté des engagements contraignants de réduction des émissions
Ils ont proposé une réduction collective volontaire pour tous les pays
Ils ont rejeté des engagements contraignants de réduction des émissions
Ils ont demandé des objectifs contraignants réservés aux pays développés

Ils ont rejeté des engagements contraignants de réduction des émissions

Explication

À la COP-1 de Berlin, les pays en développement ont rejeté des engagements contraignants de réduction des émissions. Leur position n’était pas d’accepter de tels engagements, même s’ils étaient réservés aux pays développés.

4. Quel engagement les pays développés de l’Annexe I ont-ils accepté dans le protocole de Kyoto pour la période 2008–2012 ?

Une réduction collective juridiquement contraignante moyenne de 5 % par rapport à 1990
Une réduction individuelle juridiquement contraignante moyenne de 5 % par rapport à 2000
Une réduction collective volontaire moyenne de 5 % par rapport à 1990
Une réduction collective juridiquement contraignante moyenne de 10 % par rapport à 1990

Une réduction collective juridiquement contraignante moyenne de 5 % par rapport à 1990

Explication

Les pays développés de l’Annexe I ont accepté à Kyoto une réduction collective juridiquement contraignante moyenne de 5 % par rapport à 1990 pour la première période d’engagement, de 2008 à 2012. Une cible volontaire ne correspond pas au caractère juridiquement contraignant de cet accord.

5. Qu’est-ce qu’un accord auto-exécutoire entre des États souverains ?

Un accord qui oblige les parties à appliquer des sanctions financières dès qu’une cible d’émissions n’est pas atteinte.
Un accord qui garantit à chaque pays une part égale des réductions mondiales, indépendamment de ses coûts.
Un accord auquel les parties n’ont pas intérêt à déroger unilatéralement, faute d’autorité mondiale chargée de l’imposer.
Un accord qui permet aux pays de se retirer dès que les bénéfices nationaux deviennent inférieurs aux bénéfices mondiaux.

Un accord auquel les parties n’ont pas intérêt à déroger unilatéralement, faute d’autorité mondiale chargée de l’imposer.

Explication

Un accord auto-exécutoire repose sur l’intérêt des parties à respecter leur engagement, puisqu’il n’existe pas d’organisation policière mondiale pour le faire appliquer. Des sanctions peuvent contribuer à la conformité, mais elles ne définissent pas à elles seules un accord auto-exécutoire.

6. Quel principe répartit les coûts nets entre les pays à l’inverse de leur PIB par habitant ?

Le principe de souveraineté fondé sur les émissions existantes
Le principe égalitaire fondé sur la population
L’équité horizontale fondée sur la proportion du PIB
Le principe de capacité de payer

Le principe de capacité de payer

Explication

Le principe de capacité de payer fait supporter une part plus importante des coûts aux pays dont le PIB par habitant est plus élevé. Le principe égalitaire, lui, répartit les réductions selon la population ou attribue des droits d’émission égaux par habitant.

7. Quelle fonction remplissent les objectifs glissants dans le protocole climatique proposé par Nordhaus ?

Répartir les permis selon la contribution passée de chaque pays au réchauffement mondial
Ajuster les allocations en fonction des émissions sans contrôle et de la capacité de payer, plutôt que d’une année historique arbitraire
Déterminer les seuils de prix du carbone à partir des seules émissions historiques de chaque pays
Fixer une trajectoire identique de réduction par habitant pour tous les pays dès leur adhésion

Ajuster les allocations en fonction des émissions sans contrôle et de la capacité de payer, plutôt que d’une année historique arbitraire

Explication

Les objectifs glissants font varier les allocations en tenant compte des émissions qui auraient eu lieu sans contrôle et de la capacité de payer. La convergence par habitant constitue une autre approche, et non la fonction de ces objectifs dans le protocole de Nordhaus.

8. Quelle proposition de partage des efforts a été formulée en 1997 par le Global Commons Institute sous le nom de « contraction et convergence » ?

Les pays en développement commencent à réduire leurs émissions lorsque leur revenu atteint un seuil fixé.
Les réductions sont réparties selon la population, les émissions de référence et la capacité de payer.
Les pays reçoivent des permis selon leur contribution historique relative au réchauffement mondial.
Les pays développés réduisent leurs émissions par habitant, tandis que les pays en développement peuvent les accroître jusqu’à une valeur commune.

Les pays développés réduisent leurs émissions par habitant, tandis que les pays en développement peuvent les accroître jusqu’à une valeur commune.

Explication

La proposition de contraction et convergence, formulée en 1997, vise une même valeur d’émissions par habitant : les pays développés diminuent les leurs et les pays en développement peuvent les augmenter jusqu’à cette valeur. La proposition fondée sur la contribution historique attribue les permis selon la responsabilité passée, plutôt que de faire converger les émissions par habitant.

9. En quoi une allocation fondée sur les émissions historiques diffère-t-elle de la convergence par habitant quant aux effets possibles sur les pays en développement ?

Elle impose aux pays développés une charge plus lourde et protège les références des pays en développement.
Elle donne aux pays en développement des droits égaux par habitant et encourage leurs réductions précoces.
Elle limite les émissions des pays en développement à leur niveau historique et accroît celles des pays développés.
Elle avantage les pays développés et peut dissuader les pays en développement de réduire tôt leurs émissions.

Elle avantage les pays développés et peut dissuader les pays en développement de réduire tôt leurs émissions.

Explication

Une allocation fondée sur les émissions historiques favorise les pays développés et peut inciter les pays en développement à préserver leurs émissions de référence pour de futures négociations. À l’inverse, la convergence par habitant peut permettre à des pays très peuplés comme la Chine et l’Inde d’accroître fortement leurs émissions avant d’atteindre leur plafond.

10. Dans les simulations de Rose et Stevens, qui est associé à l’évaluation des scénarios de quotas et de leurs bénéfices nets mondiaux ?

Nordhaus et le Global Commons Institute
Edmonds et Wise
Rose et Stevens
Rose et Jacoby

Rose et Stevens

Explication

Rose et Stevens sont crédités des simulations comparant plusieurs configurations de quotas et leurs bénéfices nets. Edmonds et Wise ont plutôt proposé une stratégie technologique de captage et de séquestration du carbone.

11. Pourquoi des formules dynamiques de graduation peuvent-elles faciliter un accord climatique durable entre pays développés et pays en développement ?

Elles garantissent une répartition identique des coûts en supprimant les différences de capacité économique.
Elles équilibrent les coûts immédiats redoutés par les pays en développement et les préoccupations à long terme des pays développés.
Elles dispensent les pays en développement de réduire leurs émissions et éliminent ainsi les fuites de carbone.
Elles remplacent la participation internationale par des objectifs nationaux calculés selon les émissions historiques.

Elles équilibrent les coûts immédiats redoutés par les pays en développement et les préoccupations à long terme des pays développés.

Explication

Une graduation dynamique peut tenir compte des coûts immédiats que redoutent les pays en développement tout en répondant aux préoccupations à long terme des pays développés sur la participation et les fuites de carbone. Une répartition identique des coûts ne correspond pas à cette logique, qui vise plutôt à équilibrer des préoccupations différentes.

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Quelles différences distinguent les pays face au changement climatique ?

Leur vulnérabilité, leurs émissions historiques et projetées de GES, et leur capacité à financer l’atténuation.

En quelle année les pays en développement ont-ils rejeté des réductions contraignantes à la COP-1 de Berlin ?

En 1995.

Quelle réduction collective les pays développés de l’Annexe I ont-ils acceptée à Kyoto pour 2008–2012 ?

Une réduction juridiquement contraignante moyenne de 5 % par rapport à 1990.

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