QCM : État et fonctionnement des marchés — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie qu’un bien est exclusif ?

Sa consommation par un agent diminue la quantité disponible pour les autres
Son financement repose nécessairement sur une décision des pouvoirs publics
Il est techniquement possible d’en réserver l’usage aux agents qui paient
Son utilisation procure des bénéfices sociaux supérieurs aux bénéfices privés

Il est techniquement possible d’en réserver l’usage aux agents qui paient

Explication

L’exclusion désigne la possibilité technique de réserver la consommation d’un bien aux agents disposés à en payer le prix. Le fait que la consommation réduise celle des autres décrit la rivalité, et non l’exclusion.

2. Dans quelle situation la consommation est-elle rivale ?

La consommation d’une personne réduit la quantité disponible pour une autre
La consommation d’une personne laisse la même quantité accessible aux autres
Le bien est financé par l’impôt et accessible à l’ensemble des habitants
L’accès au bien peut être réservé aux personnes qui en paient le prix

La consommation d’une personne réduit la quantité disponible pour une autre

Explication

La rivalité signifie que la consommation d’un bien par une personne réduit ou empêche sa consommation simultanée par une autre. La possibilité de réserver l’accès relève de l’exclusion, qui est une propriété différente.

3. Quelle association distingue correctement deux catégories de défaillances du marché ?

Un comportement opportuniste constitue une défaillance forte, tandis qu’un bien collectif perturbe peu l’allocation.
Une externalité relève d’un dysfonctionnement, tandis qu’un bien collectif constitue une imperfection ordinaire.
Un bien collectif relève d’une imperfection concurrentielle, tandis que l’information asymétrique forme une défaillance forte.
L’information asymétrique relève d’un dysfonctionnement, tandis qu’une externalité constitue une défaillance forte.

L’information asymétrique relève d’un dysfonctionnement, tandis qu’une externalité constitue une défaillance forte.

Explication

Les asymétries informationnelles et les comportements opportunistes sont des dysfonctionnements de l’allocation des richesses sur les marchés imparfaitement concurrentiels. Les biens collectifs et les externalités sont considérés comme des défaillances fortes du marché.

4. Quelle mesure peut contribuer à réduire une externalité négative liée aux émissions de carbone ?

Mettre en place une taxe carbone ou un marché de quotas.
Financer les infrastructures publiques sans encadrer les émissions.
Accroître la production sans modifier les règles environnementales.
Supprimer les droits de propriété sur les ressources concernées.

Mettre en place une taxe carbone ou un marché de quotas.

Explication

La taxe carbone et les marchés de quotas sont des politiques publiques destinées à réduire les externalités négatives. Le financement d’infrastructures publiques peut répondre à un autre objectif, mais il ne régule pas directement les émissions.

5. Quelle combinaison de caractéristiques définit un bien commun ?

Il est rival et son accès est réservé aux payeurs.
Il est rival et son accès est difficile à restreindre.
Il est non rival et son accès est difficile à restreindre.
Il est non rival et son accès est réservé aux payeurs.

Il est rival et son accès est difficile à restreindre.

Explication

Un bien commun est rival, car sa consommation réduit la quantité disponible, et non exclusif, car il est difficile d’en restreindre l’accès. Un bien non rival et réservé aux personnes qui paient correspond plutôt à un bien club.

6. Quelle mission relève de l’Autorité de la concurrence ?

Contrôler les pratiques anticoncurrentielles et les opérations de concentration
Fixer directement les prix de tous les biens et services vendus
Organiser la production publique des biens collectifs nationaux
Verser une compensation aux consommateurs victimes d’inflation

Contrôler les pratiques anticoncurrentielles et les opérations de concentration

Explication

L’Autorité de la concurrence contrôle les pratiques anticoncurrentielles, analyse le fonctionnement des marchés et examine les opérations de concentration. La fixation générale des prix ne constitue pas sa mission principale.

7. Dans le modèle des voitures d’occasion d’Akerlof, pourquoi les acheteurs peuvent-ils proposer un prix correspondant à une qualité moyenne ?

Parce qu’ils observent difficilement la qualité réelle des voitures avant l’achat.
Parce que les vendeurs doivent révéler spontanément toutes les défaillances mécaniques.
Parce que les voitures de bonne qualité sont automatiquement retirées du marché.
Parce qu’ils connaissent mieux l’état des voitures que les vendeurs professionnels.

Parce qu’ils observent difficilement la qualité réelle des voitures avant l’achat.

Explication

Le vendeur connaît mieux la qualité du véhicule, tandis que l’acheteur l’évalue difficilement avant l’achat, ce qui l’incite à proposer un prix moyen. Cette situation peut écarter les vendeurs de voitures de bonne qualité, plutôt que les retirer automatiquement du marché.

8. Quelle propriété caractérise un bien public ?

Il est produit par une entreprise privée et vendu à un prix marchand
Il est rival et son accès est réservé aux consommateurs les plus solvables
Il est non rival et son accès est difficile à réserver aux seuls payeurs
Il est consommé par une personne au détriment des autres utilisateurs

Il est non rival et son accès est difficile à réserver aux seuls payeurs

Explication

Un bien public est non rival et non exclusif : sa consommation ne réduit pas sa disponibilité pour les autres et l’accès ne peut pas être aisément réservé aux payeurs. La production privée ou la tarification ne suffit pas à définir cette catégorie.

9. Quelle fonction caractérise l’État dans l’organisation des marchés ?

Il établit, applique ou contrôle les règles qui encadrent les marchés.
Il organise les échanges commerciaux sans intervenir dans leur réglementation.
Il fixe les prix de vente et choisit les produits proposés aux consommateurs.
Il remplace les entreprises privées dans la production des biens et services.

Il établit, applique ou contrôle les règles qui encadrent les marchés.

Explication

L’État rassemble des institutions qui établissent, appliquent ou contrôlent les règles du marché. La fixation générale des prix et le remplacement des entreprises ne définissent pas cette fonction institutionnelle.

10. Par quels moyens l’État cherche-t-il à instaurer la confiance entre les agents économiques ?

En supprimant les contrôles appliqués aux échanges commerciaux.
En réservant l’information économique aux professionnels du secteur.
En laissant chaque entreprise définir ses propres garanties.
En adoptant des lois, des chartes et des labels.

En adoptant des lois, des chartes et des labels.

Explication

Les lois, les chartes et les labels fournissent des règles ou des garanties qui favorisent la confiance sur les marchés. L’absence de contrôle ou la restriction de l’information pourrait au contraire accroître l’incertitude.

11. Quelle situation correspond à un marché parfaitement concurrentiel de biens privatifs ?

Un oligopole dans lequel quelques entreprises contrôlent les échanges.
Une concentration qui permet aux entreprises d’imposer leurs conditions.
Une allocation efficace des richesses avec un pouvoir de marché limité.
Une coordination entre producteurs qui réduit la pression concurrentielle.

Une allocation efficace des richesses avec un pouvoir de marché limité.

Explication

La concurrence parfaite de biens privatifs peut conduire à une allocation efficace des richesses et limite le pouvoir de marché. Un oligopole, au contraire, concentre le pouvoir de marché entre quelques entreprises.

12. Quel acteur participe à l’encadrement public des marchés ?

Un groupe informel de consommateurs
Une association sportive locale
Une autorité administrative indépendante
Une entreprise commerciale concurrente

Une autorité administrative indépendante

Explication

Les autorités administratives indépendantes font partie des acteurs publics qui interviennent sur les marchés. Une entreprise commerciale ou un groupe informel ne constitue pas, dans cette classification, une institution publique d’encadrement.

13. Quelle situation correspond à une pratique anticoncurrentielle ?

Une entente entre entreprises qui limite le libre jeu du marché
Une baisse de prix provoquée par une concurrence accrue
Une campagne publicitaire qui informe les consommateurs
Une innovation qui améliore la qualité des produits proposés

Une entente entre entreprises qui limite le libre jeu du marché

Explication

Une pratique anticoncurrentielle prend notamment la forme d’une entente ou d’un abus de position dominante qui restreint la concurrence. Une baisse de prix due à une concurrence plus intense produit au contraire un effet concurrentiel favorable.

14. Quelle mesure était prévue par la charte de confiance des sites comparateurs créée en 2008 à l’initiative de la FEVAD ?

Une certification ponctuelle réalisée lors du lancement du site.
Une enquête commerciale menée après chaque achat effectué.
Une déclaration volontaire sans procédure de vérification externe.
Un audit annuel destiné à vérifier le respect des engagements.

Un audit annuel destiné à vérifier le respect des engagements.

Explication

La charte prévoyait un audit de contrôle annuel afin de vérifier les pratiques des sites comparateurs. Elle ne reposait donc pas sur une vérification unique au lancement ni sur une enquête après chaque achat.

15. Que signifie une asymétrie d’information dans un échange marchand ?

Les participants négocient un prix différent malgré une qualité connue et comparable.
Les participants ne disposent pas du même niveau d’information sur le bien ou la transaction.
Les participants disposent d’informations identiques mais préfèrent des biens différents.
Les participants échangent des biens différents dans un marché soumis à la concurrence.

Les participants ne disposent pas du même niveau d’information sur le bien ou la transaction.

Explication

Une asymétrie d’information apparaît lorsque les parties ne possèdent pas un niveau équivalent d’information sur le bien ou l’échange. La diversité des préférences ou des biens ne suffit pas à caractériser cette situation.

16. Quelle association distingue correctement une externalité négative d’une externalité positive ?

Investissement éducatif : négatif ; production agricole accrue : négative
Réduction du bruit : négative ; dégradation d’un paysage : positive
Pollinisation des cultures : négative ; pollution de l’air : positive
Pollution de l’eau : négative ; investissement éducatif : positive

Pollution de l’eau : négative ; investissement éducatif : positive

Explication

Une externalité négative réduit le bien-être d’autres agents, comme la pollution, tandis qu’une externalité positive l’améliore, comme l’investissement éducatif. La pollinisation augmente la production agricole et constitue donc un exemple positif.

17. Quelle action illustre directement la manière dont l’État corrige une défaillance du marché ?

Encadrer les échanges sans agir sur leurs effets collectifs.
Laisser les entreprises fixer seules les règles de concurrence.
Financer un bien public et réduire les externalités négatives.
Réserver les biens collectifs aux consommateurs les plus solvables.

Financer un bien public et réduire les externalités négatives.

Explication

L’État corrige les défaillances en favorisant les externalités positives, en réduisant les externalités négatives et en finançant les biens publics. Le simple encadrement institutionnel des échanges ne constitue pas, à lui seul, une correction de ces défaillances.

18. Par quels moyens l’État veille-t-il au bon fonctionnement des marchés à plusieurs échelles territoriales ?

En laissant chaque entreprise définir ses normes, ses labels et ses obligations d’information.
En finançant les producteurs sans utiliser de règles ni contrôler les pratiques concurrentielles.
En combinant règles, surveillance de la concurrence, information, labels, normes et financement public.
En privilégiant la surveillance nationale tout en limitant l’action locale et européenne.

En combinant règles, surveillance de la concurrence, information, labels, normes et financement public.

Explication

L’État agit aux échelles européenne, nationale et territoriales en combinant plusieurs instruments : règles, surveillance de la concurrence, information, labels, normes et financement public. La surveillance de la concurrence constitue donc un élément d’un ensemble plus large, et non une action isolée.

19. Que peut faire l’État lorsque les bénéfices sociaux d’un bien public dépassent ses bénéfices privés ?

Réserver son accès aux ménages capables d’en payer intégralement le coût
Le produire directement ou subventionner une entreprise privée pour le produire
Le laisser au marché sans intervention malgré l’insuffisance des incitations privées
Réduire sa production afin de rapprocher les bénéfices sociaux des bénéfices privés

Le produire directement ou subventionner une entreprise privée pour le produire

Explication

L’État peut produire directement le bien public ou subventionner une entreprise privée lorsque les bénéfices sociaux dépassent les bénéfices privés. Cette intervention compense la faiblesse des incitations privées à fournir un bien utile à la collectivité.

20. Une autorité réserve l’accès à un canal aux usagers qui acquittent un péage, sans que l’utilisation par l’un réduise fortement celle des autres. De quel type de bien s’agit-il ?

D’un bien club, car il est non rival et exclusif.
D’un bien commun, car il est rival et difficile à exclure.
D’un bien public, car il est non rival et non exclusif.
D’un bien privatif, car il est rival et accessible par paiement.

D’un bien club, car il est non rival et exclusif.

Explication

Un bien club est non rival et exclusif : l’accès peut être réservé aux personnes qui paient, comme pour certains canaux. Un bien commun serait plutôt difficile à exclure et susceptible de s’épuiser avec la consommation.

21. Quel instrument peut contribuer à réduire une externalité négative liée à la pollution ?

Une taxe qui fait supporter au pollueur une partie du coût social
Une interdiction de mesurer les dommages causés aux riverains
Une suppression des règles encadrant les rejets dans l’environnement
Une subvention qui encourage la hausse des émissions industrielles

Une taxe qui fait supporter au pollueur une partie du coût social

Explication

Les taxes font partie des moyens d’internaliser les coûts d’une externalité et peuvent réduire la pollution. Une subvention favorisant les émissions ou l’abandon de la réglementation ne répond pas à cet objectif.

22. Quelle situation illustre le mieux une externalité ?

Un salarié reçoit un salaire en échange de son travail
Une entreprise rémunère un fournisseur selon un contrat établi
Un consommateur achète un produit après avoir négocié son prix
Une entreprise impose un effet sur autrui sans transaction ni compensation

Une entreprise impose un effet sur autrui sans transaction ni compensation

Explication

Une externalité correspond à l’effet positif ou négatif de l’action d’un agent sur le bien-être d’un autre, sans transaction, contrat ou compensation monétaire entre eux. Une relation contractuelle rémunérée relève d’un échange marchand.

23. Comment l’État peut-il réduire une asymétrie d’information entre vendeurs et acheteurs ?

En laissant les acheteurs estimer la qualité sans information réglementaire supplémentaire.
En encourageant les vendeurs à communiquer des informations différentes selon chaque client.
En diminuant la visibilité des garanties pour préserver la liberté de négociation.
En imposant la révélation de la qualité grâce aux contrôles, aux labels et à la DGCCRF.

En imposant la révélation de la qualité grâce aux contrôles, aux labels et à la DGCCRF.

Explication

Les contrôles techniques, les labels et les actions de la DGCCRF rendent la qualité plus vérifiable et réduisent l’incertitude des acheteurs. Laisser les parties sans information supplémentaire ne corrige pas le déséquilibre initial.

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Qu'est-ce que l'État regroupe selon sa définition ?

Les institutions européennes, nationales et territoriales qui encadrent les marchés.

Quels acteurs publics interviennent sur les marchés ?

La Commission européenne, le Parlement européen, le gouvernement, l’Assemblée nationale, les autorités administratives indépendantes et les collectivités territoriales.

Quels rôles peuvent avoir les collectivités territoriales sur leur territoire ?

Elles peuvent subventionner des projets ou modifier les règles applicables.

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