QCM : Cours 1 - Finance (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la finance dans son acception générale ?

L’organisation de la circulation des flux monétaires entre agents économiques
La production des biens et services destinés aux différents marchés
La réglementation des échanges commerciaux entre les États et les entreprises
La fixation des prix des biens échangés entre producteurs et consommateurs

L’organisation de la circulation des flux monétaires entre agents économiques

Explication

La finance rassemble les concepts, outils et pratiques qui organisent les flux monétaires entre agents économiques. La fixation des prix des biens relève plutôt du fonctionnement des marchés de produits.

2. Quelle distinction décrit correctement la finance d’entreprise et la finance de marché ?

La finance d’entreprise évalue les marchés, tandis que la finance de marché diagnostique la situation financière des entreprises
La finance d’entreprise étudie les placements, tandis que la finance de marché organise la trésorerie interne
La finance d’entreprise aide les décideurs, tandis que la finance de marché concerne les opérations négociées sur les marchés
La finance d’entreprise couvre les risques de change, tandis que la finance de marché choisit les investissements productifs

La finance d’entreprise aide les décideurs, tandis que la finance de marché concerne les opérations négociées sur les marchés

Explication

La finance d’entreprise regroupe l’analyse et la gestion financières utiles aux décisions de l’entreprise. La finance de marché porte principalement sur les financements, les placements et la couverture des risques de change et de taux.

3. Comment se décompose la rémunération exigée pour détenir un actif ?

Elle combine la rémunération du temps et celle du risque
Elle combine la liquidité de l’actif et sa durée de détention
Elle dépend de la fiscalité applicable et du volume des transactions
Elle correspond à la valeur de marché et au montant du capital investi

Elle combine la rémunération du temps et celle du risque

Explication

La rémunération d’un actif additionne la rémunération du temps, représentée par le taux sans risque, et la rémunération du risque, représentée par la prime de risque. La liquidité et la fiscalité peuvent influencer une décision financière, mais elles ne constituent pas cette décomposition.

4. Lequel de ces acteurs appartient à la catégorie des investisseurs institutionnels ?

Un commerçant qui règle ses fournisseurs à échéance
Un ménage qui place son épargne sur un compte bancaire
Une société d’assurance qui investit les primes collectées
Une entreprise industrielle qui finance une nouvelle usine

Une société d’assurance qui investit les primes collectées

Explication

Les sociétés d’assurance font partie des investisseurs institutionnels, avec les fonds de pension, les organismes de placement collectif et les banques. Un ménage ou une entreprise peut investir, sans appartenir pour autant à cette catégorie institutionnelle.

5. Quelle différence fondamentale existe entre la valeur et le prix d’un actif ?

La valeur mesure le montant versé, tandis que le prix exprime l’utilité anticipée par l’acheteur
La valeur est constatée lors de l’échange, tandis que le prix reflète les avantages futurs attendus
La valeur reflète les avantages futurs attendus, tandis que le prix est convenu lors de l’échange
La valeur dépend des marchés observés, tandis que le prix résulte d’une estimation personnelle

La valeur reflète les avantages futurs attendus, tandis que le prix est convenu lors de l’échange

Explication

La valeur est une estimation fondée sur l’utilité et les avantages futurs attendus, alors que le prix est le montant objectif convenu entre l’acheteur et le vendeur. Inverser ces notions conduit à attribuer au prix le caractère subjectif de la valeur.

6. Un investisseur observe qu’un même actif est vendu à 98 € sur un marché et à 100 € sur un autre ; quelle opération correspond à un arbitrage ?

Acheter l’actif à 98 € puis le revendre immédiatement à 100 €
Acheter l’actif à 100 € puis le revendre plus tard à 98 €
Évaluer les avantages futurs de l’actif avant de choisir son marché
Attendre que les deux marchés fixent spontanément un prix identique

Acheter l’actif à 98 € puis le revendre immédiatement à 100 €

Explication

L’arbitrage consiste à profiter d’une différence de prix en achetant sur le marché le moins cher puis en revendant immédiatement sur le marché le plus cher. Attendre l’égalisation des prix décrit plutôt une conséquence possible de l’arbitrage qu’une opération réalisée.

7. Quelle caractéristique définit l’intérêt simple pour un placement d’une durée inférieure ou égale à une année ?

Les intérêts varient avec le prix de l’actif sur lequel le placement est réalisé
Les intérêts sont calculés sur le capital initial sans produire eux-mêmes d’intérêts
Les intérêts sont déterminés par la différence entre deux prix observés sur un marché
Les intérêts sont ajoutés au capital après chaque période et génèrent de nouveaux intérêts

Les intérêts sont calculés sur le capital initial sans produire eux-mêmes d’intérêts

Explication

Avec l’intérêt simple, les intérêts ne sont pas capitalisés et restent calculés sur le capital initial. L’ajout des intérêts au capital pour produire des intérêts supplémentaires caractérise l’intérêt composé.

8. Quel montant d’intérêt simple produit un capital initial de 10 000 € placé au taux annuel de 4 % pendant 6 mois, avec un taux proportionnel à la durée ?

200 €200\,€
400 €400\,€
2 500 €2\,500\,€
10 200 €10\,200\,€

$$200\,€$$

Explication

La formule de l’intérêt simple est i=C0×ti×ni=C_0\times t_i\times n ; ici, i=10 000×0,04×0,5=200 €i=10\,000\times0{,}04\times0{,}5=200\,€. Le montant de 400 €400\,€ correspondrait à une année entière au même taux.

9. Quelle valeur acquise obtient-on avec un capital de 5 000 € placé à intérêt simple au taux annuel de 6 % pendant 9 mois ?

5 450 €5\,450\,€
5 300 €5\,300\,€
5 225 €5\,225\,€
5 025 €5\,025\,€

$$5\,225\,€$$

Explication

La valeur acquise en intérêt simple se calcule par Cn=C0×(1+ti×n)C_n=C_0\times(1+t_i\times n) ; ainsi, Cn=5 000×(1+0,06×0,75)=5 225 €C_n=5\,000\times(1+0{,}06\times0{,}75)=5\,225\,€. Le calcul de 5 300 €5\,300\,€ utiliserait à tort une année complète.

10. Pourquoi les intérêts composés produisent-ils une croissance plus forte que les intérêts simples au fil des périodes ?

Parce que le capital initial est remplacé par un nouveau capital à chaque période
Parce que les intérêts composés sont calculés à partir du prix de marché de l’actif
Parce que le taux d’intérêt augmente automatiquement après chaque période écoulée
Parce que les intérêts de chaque période s’ajoutent au capital et produisent ensuite des intérêts

Parce que les intérêts de chaque période s’ajoutent au capital et produisent ensuite des intérêts

Explication

Les intérêts composés capitalisent les intérêts antérieurs : ceux-ci s’ajoutent au capital et participent au calcul des périodes suivantes. L’augmentation du taux n’est pas nécessaire pour obtenir cet effet de croissance.

11. Quelle caractéristique distingue les intérêts composés des intérêts simples ?

Les intérêts composés sont versés immédiatement sans modifier le capital placé.
Les intérêts composés sont déterminés en divisant le capital par le nombre de périodes.
Les intérêts composés sont calculés à chaque période sur le capital initial inchangé.
Les intérêts composés sont ajoutés au capital et produisent ensuite eux-mêmes des intérêts.

Les intérêts composés sont ajoutés au capital et produisent ensuite eux-mêmes des intérêts.

Explication

Avec les intérêts composés, les intérêts rejoignent le capital et génèrent à leur tour des intérêts lors des périodes suivantes. Les intérêts calculés sur le capital initial inchangé correspondent au mécanisme des intérêts simples.

12. Un capital initial de 2 000 € est placé pendant 3 périodes au taux périodique de 5 % ; quelle expression donne sa valeur acquise ?

2 000(1+0,05×3)−12\,000(1+0{,}05\times3)^{-1}
2 000(1+0,05)32\,000(1+0{,}05)^3
2 000(1+0,05)−32\,000(1+0{,}05)^{-3}
2 000(1−0,05)32\,000(1-0{,}05)^3

$$2\,000(1+0{,}05)^3$$

Explication

La capitalisation composée utilise la formule Cn=C0(1+ti)nC_n=C_0(1+ti)^n, car le capital augmente pendant trois périodes. L’expression comportant une puissance négative correspondrait à une actualisation plutôt qu’à une valeur acquise.

13. Des versements constants C sont effectués entre les périodes 0 et n−1 ; quelle formule permet de calculer leur valeur acquise à la période n ?

Vn=C(1+ti)n−1ti(1+ti)V_n=C\frac{(1+ti)^n-1}{ti}(1+ti)
Vn=C1−(1+ti)−ntiV_n=C\frac{1-(1+ti)^{-n}}{ti}
Vn=C1−(1+ti)nti(1+ti)V_n=C\frac{1-(1+ti)^n}{ti}(1+ti)
Vn=C(1+ti)n1+tiV_n=C\frac{(1+ti)^n}{1+ti}

$$V_n=C\frac{(1+ti)^n-1}{ti}(1+ti)$$

Explication

La formule de la valeur acquise d’une suite de versements constants est Vn=C(1+ti)n−1ti(1+ti)V_n=C\frac{(1+ti)^n-1}{ti}(1+ti). La formule utilisant 1−(1+ti)−n1-(1+ti)^{-n} sert à calculer une valeur actuelle, et non une valeur acquise.

14. Quel taux périodique proportionnel correspond à un taux annuel de 12 % avec 4 périodes par an ?

3 %
12,25 %
48 %
4 %

3 %

Explication

Le taux périodique proportionnel s’obtient en divisant le taux annuel par le nombre de périodes : 12%/4=3%12\%/4=3\%. Le taux de 12,25 % proviendrait d’un calcul de taux équivalent, tandis que 48 % correspondrait à une multiplication inadaptée.

15. Quel est l’objectif principal de l’actualisation des flux financiers ?

Calculer à une date future la valeur obtenue par un capital placé aujourd’hui.
Additionner les flux futurs sans tenir compte de leurs dates d’encaissement.
Exprimer aujourd’hui la valeur d’un capital futur pour comparer des sommes datées différemment.
Déterminer le capital initial à partir d’un taux annuel proportionnel.

Exprimer aujourd’hui la valeur d’un capital futur pour comparer des sommes datées différemment.

Explication

L’actualisation ramène un capital futur à sa valeur exprimée aujourd’hui, ce qui permet de comparer des montants reçus à des dates différentes. Le calcul d’une valeur future à partir d’un capital présent relève de la capitalisation.

16. En intérêt simple, quelle expression donne la valeur actuelle d’un capital futur Cₙ reçu après n périodes au taux ti ?

C0=Cn(1+ti)−nC_0=C_n(1+ti)^{-n}
C0=Cn(1+ti×n)−1C_0=C_n(1+ti\times n)^{-1}
C0=Cn(1−ti×n)−1C_0=C_n(1-ti\times n)^{-1}
C0=Cn(1+ti)nC_0=C_n(1+ti)^n

$$C_0=C_n(1+ti\times n)^{-1}$$

Explication

En intérêt simple, le facteur d’actualisation est (1+ti×n)−1\left(1+ti\times n\right)^{-1}, d’où C0=Cn(1+ti×n)−1C_0=C_n(1+ti\times n)^{-1}. La puissance négative de n est la forme utilisée pour l’intérêt composé, et non pour l’intérêt simple.

17. Un capital futur Cₙ doit être actualisé en intérêt composé sur n périodes au taux ti ; quelle formule faut-il appliquer ?

C0=Cn(1+ti)nC_0=C_n(1+ti)^n
C0=Cn(1+ti)−nC_0=C_n(1+ti)^{-n}
C0=Cn(1−ti)−nC_0=C_n(1-ti)^{-n}
C0=Cn(1+ti×n)−1C_0=C_n(1+ti\times n)^{-1}

$$C_0=C_n(1+ti)^{-n}$$

Explication

En intérêt composé, la valeur actuelle est obtenue en multipliant le capital futur par (1+ti)−n\left(1+ti\right)^{-n}. La formule Cn(1+ti)nC_n(1+ti)^n capitalise le capital présent au lieu de l’actualiser.

18. Quelle formule représente la valeur actuelle de n versements constants C effectués aux périodes 1 à n ?

V0=C1−(1+ti)ntiV_0=C\frac{1-(1+ti)^n}{ti}
V0=C(1+ti)n−1ti(1+ti)V_0=C\frac{(1+ti)^n-1}{ti}(1+ti)
V0=C1−(1+ti)−ntiV_0=C\frac{1-(1+ti)^{-n}}{ti}
V0=C(1+ti)−nV_0=C(1+ti)^{-n}

$$V_0=C\frac{1-(1+ti)^{-n}}{ti}$$

Explication

La valeur actuelle d’une annuité de n versements constants est V0=C1−(1+ti)−ntiV_0=C\frac{1-(1+ti)^{-n}}{ti}. La formule comprenant ((1+ti)n−1)(1+ti)((1+ti)^n-1)(1+ti) concerne la valeur acquise d’une série de versements.

19. Comment définir la valeur d’un actif dans une perspective financière ?

La somme des flux futurs non actualisés, indépendamment du moment de leur encaissement.
Le montant affiché aujourd’hui sans relation avec les flux futurs ni le taux de rentabilité attendu.
Le coût historique de l’actif augmenté des intérêts calculés sur le capital initial.
La somme maximale investie aujourd’hui pour obtenir le taux de rentabilité attendu grâce aux flux futurs.

La somme maximale investie aujourd’hui pour obtenir le taux de rentabilité attendu grâce aux flux futurs.

Explication

La valeur d’un actif dépend des flux de trésorerie futurs et du taux de rentabilité attendu ; elle représente la somme maximale investissable aujourd’hui dans cette perspective. Un montant indépendant de ces éléments ne correspond pas à la valeur financière de l’actif.

20. Un actif génère des flux de trésorerie FTₜ jusqu’à la période n ; comment calculer sa valeur au taux de rentabilité attendu Tr ?

Valeur=∑t=1nFTt(1−Tr)−tValeur=\sum_{t=1}^{n}FT_t(1-Tr)^{-t}
Valeur=∑t=1nFTt(1+Tr)tValeur=\sum_{t=1}^{n}FT_t(1+Tr)^t
Valeur=∑t=1nFTt(1+Tr×t)−1Valeur=\sum_{t=1}^{n}FT_t(1+Tr\times t)^{-1}
Valeur=∑t=1nFTt(1+Tr)−tValeur=\sum_{t=1}^{n}FT_t(1+Tr)^{-t}

$$Valeur=\sum_{t=1}^{n}FT_t(1+Tr)^{-t}$$

Explication

La valeur de l’actif est la somme des flux futurs actualisés par (1+Tr)−t\left(1+Tr\right)^{-t} pour chaque période. Une puissance positive capitaliserait les flux au lieu de les ramener à leur valeur présente.

21. Que mesure le taux de rentabilité d’un investissement ?

Le montant total des flux futurs exprimé sans rapport avec le capital investi.
La valeur actuelle de l’actif exprimée en unités monétaires à la date d’acquisition.
La rémunération encaissée par l’investisseur exprimée en pourcentage de la somme investie.
La différence entre le taux annuel et le nombre de périodes de placement.

La rémunération encaissée par l’investisseur exprimée en pourcentage de la somme investie.

Explication

Le taux de rentabilité mesure la rémunération obtenue par l’investisseur relativement à la somme investie, sous forme de pourcentage. La valeur actuelle concerne l’évaluation monétaire de l’actif, tandis que les autres expressions ne mesurent pas cette rémunération relative.

22. Pour un actif à revenus fixes, quel effet une hausse du taux de rentabilité attendu produit-elle sur sa valeur ?

Elle entraîne une hausse de la valeur de l’actif.
Elle entraîne une baisse de la valeur de l’actif.
Elle transforme les revenus fixes en flux dont le montant augmente.
Elle laisse la valeur de l’actif inchangée malgré les flux futurs.

Elle entraîne une baisse de la valeur de l’actif.

Explication

Les flux fixes sont actualisés à un taux plus élevé lorsque le taux de rentabilité attendu augmente, ce qui réduit leur valeur actuelle. Une hausse de la valeur correspond au contraire à une baisse du taux attendu.

23. Quel mécanisme décrit correctement une obligation ?

Un investisseur achète une part du capital en percevant des dividendes variables
Un émetteur verse des fonds à un investisseur en recevant des coupons et un remboursement final
Un émetteur collecte des dépôts remboursables selon les résultats de son activité
Un investisseur prête des fonds à un émetteur en recevant des coupons et un remboursement final

Un investisseur prête des fonds à un émetteur en recevant des coupons et un remboursement final

Explication

Une obligation est un titre de créance par lequel l’investisseur prête une somme et reçoit des coupons ainsi que le remboursement à l’échéance. L’achat d’une part du capital correspond plutôt à une action, qui peut donner droit à des dividendes.

24. Dans une émission obligataire, quel rôle joue le souscripteur ?

Il emprunte les fonds en créant le titre vendu
Il collecte les coupons en représentant l’entité émettrice
Il garantit le remboursement en fixant le taux du marché
Il prête les fonds en achetant le titre émis

Il prête les fonds en achetant le titre émis

Explication

Le souscripteur, ou obligataire, est l’investisseur qui achète l’obligation et prête ainsi les fonds. L’entité qui emprunte et crée la dette est l’émetteur.

25. Quelle donnée sert de base au calcul des intérêts versés sur une obligation ?

Le montant du remboursement prévu à l’échéance
La valeur de marché observée après émission
La valeur nominale du titre
Le prix payé lors de l’émission

La valeur nominale du titre

Explication

La valeur nominale sert de base au calcul des intérêts, notamment du coupon d’une obligation à taux fixe. Le prix d’émission correspond au montant effectivement payé par l’investisseur lors de l’émission.

26. Une obligation de valeur nominale de 1 000 € porte un taux d’intérêt nominal annuel de 4 %. Quel est son coupon annuel ?

40 €
4 €
250 €
1 040 €

40 €

Explication

Le coupon annuel se calcule par Coupon=Valeur nominale×Taux d’inteˊre^t nominalCoupon=Valeur\ nominale\times Taux\ d’intérêt\ nominal, soit 1 000×4%=40 €1\,000\times 4\%=40\ €. Le taux de 4 % doit être appliqué à la valeur nominale, et non ajouté à celle-ci.

27. Que représente le coupon couru lors de la négociation d’une obligation entre deux dates de paiement ?

Les intérêts futurs restant à recevoir jusqu’à l’échéance
La prime versée en supplément du prix de remboursement final
La différence entre la valeur nominale et le prix d’émission
Les intérêts accumulés depuis le dernier versement du coupon

Les intérêts accumulés depuis le dernier versement du coupon

Explication

Le coupon couru correspond aux intérêts accumulés entre le dernier versement du coupon et la date de négociation. Il ne désigne pas les intérêts futurs ni une prime de remboursement.

28. Une obligation verse un coupon annuel de 30 € et 120 jours se sont écoulés depuis le dernier coupon. Quel est son coupon couru en utilisant une base de 365 jours ?

Environ 0,08 €
Environ 91,25 €
Environ 9,86 €
Environ 30,00 €

Environ 9,86 €

Explication

Le calcul est Coupon couru=30×120365≈9,86 €Coupon\ couru=30\times\frac{120}{365}\approx 9,86\ €. Le montant annuel doit être proratisé selon le nombre de jours écoulés depuis le dernier versement.

29. Comment obtient-on le prix total d’une obligation exprimé en pourcentage du nominal ?

En actualisant le cours au pied du coupon selon le taux nominal
En ajoutant la prime de remboursement à la valeur nominale
En ajoutant le coupon couru au cours au pied du coupon
En retranchant le coupon couru du cours au pied du coupon

En ajoutant le coupon couru au cours au pied du coupon

Explication

Le prix total inclut les intérêts accumulés et correspond donc au cours au pied du coupon augmenté du coupon couru. Le cours au pied du coupon est, par définition, coté hors intérêts courus.

30. Pour évaluer une obligation, quels flux faut-il actualiser au taux de rendement du marché ?

Le prix d’émission et les coupons déjà versés
La valeur nominale et les dividendes futurs
Les coupons restants et le prix de remboursement
Le coupon couru et les intérêts déjà encaissés

Les coupons restants et le prix de remboursement

Explication

La valeur d’une obligation est la valeur actualisée des coupons restants et du prix de remboursement, calculée au taux de rendement du marché. Les coupons déjà versés ne constituent plus des flux futurs à actualiser.

31. Que mesure le taux de rendement actuariel brut d’une obligation ?

La rémunération comprenant les coupons et la prime de remboursement avant impôt
La variation du cours de l’obligation causée par les taux du marché
Le montant annuel du coupon rapporté à la valeur nominale du titre
La rémunération restante après déduction de l’impôt et des frais de transaction

La rémunération comprenant les coupons et la prime de remboursement avant impôt

Explication

Le taux de rendement actuariel brut mesure la rémunération issue des coupons et de la prime de remboursement avant impôt. Un rendement net intégrerait la fiscalité, tandis que le coupon rapporté au nominal correspond au taux nominal.

32. Une obligation est émise et remboursée au pair. Comment son taux de rendement actuariel brut à l’émission se compare-t-il à son taux nominal ?

Il est supérieur au taux d’intérêt nominal grâce à une prime
Il dépend principalement du coupon couru à la date d’émission
Il est inférieur au taux d’intérêt nominal à cause du remboursement au pair
Il est égal au taux d’intérêt nominal

Il est égal au taux d’intérêt nominal

Explication

Lorsque l’obligation est émise et remboursée au pair, aucun écart de prix ne modifie la rémunération calculée à l’émission. Le taux de rendement actuariel brut est donc égal au taux nominal.

33. Que se passe-t-il généralement pour la valeur d’une obligation à taux fixe lorsque les taux de rendement du marché augmentent ?

Sa valeur augmente, car son coupon contractuel devient plus élevé
Sa valeur baisse, car ses flux deviennent moins attractifs
Sa valeur reste stable, car son remboursement est fixé dès l’émission
Sa valeur suit les taux du marché sans effet lié à son coupon

Sa valeur baisse, car ses flux deviennent moins attractifs

Explication

Quand les rendements du marché augmentent, les flux fixes d’une obligation déjà émise sont relativement moins rémunérateurs, ce qui fait baisser sa valeur. Son coupon contractuel ne change pas avec les taux du marché.

34. Que mesure la sensibilité d’une obligation ?

Le montant de ses intérêts accumulés depuis le dernier paiement
La variation relative de sa valeur pour une variation absolue du taux de rendement du marché
La probabilité de défaut calculée à partir de la durée restante
La variation absolue de son coupon pour une variation relative de sa valeur nominale

La variation relative de sa valeur pour une variation absolue du taux de rendement du marché

Explication

La sensibilité mesure la variation relative de la valeur de l’obligation provoquée par une variation absolue du taux de rendement du marché. Elle ne correspond ni au coupon couru ni à une mesure directe de la probabilité de défaut.

35. Quelle distinction décrit correctement la valeur nominale d’une action ?

Elle correspond au prix auquel le titre s’échange chaque jour sur le marché.
Elle est fixée à la création de la société et sert à valoriser son capital social.
Elle représente la somme des dividendes futurs attendus par les actionnaires.
Elle résulte de l’offre et de la demande entre investisseurs sur le marché secondaire.

Elle est fixée à la création de la société et sert à valoriser son capital social.

Explication

La valeur nominale est déterminée lors de la création de la société et contribue à valoriser le capital social. Le prix d’échange quotidien relève du cours de Bourse, qui est fixé par le marché.

36. Une société compte 2 millions d’actions, cotées à 15 euros chacune. Quelle est sa capitalisation boursière ?

17 millions d’euros
2 millions d’euros
30 millions d’euros
13 millions d’euros

30 millions d’euros

Explication

La capitalisation boursière se calcule en multipliant le cours par le nombre d’actions, soit 15×2 000 000=30 000 00015 \times 2\,000\,000 = 30\,000\,000 euros. Le nombre d’actions ne constitue pas à lui seul la capitalisation.

37. Quelle opération relève du marché primaire ?

La cession d’un titre détenu par un fonds à un autre investisseur.
L’achat d’actions existantes par un épargnant sur une place boursière.
L’émission de nouvelles actions par une entreprise qui cherche des capitaux.
La revente entre investisseurs d’actions déjà émises par une société cotée.

L’émission de nouvelles actions par une entreprise qui cherche des capitaux.

Explication

Le marché primaire permet à l’entreprise d’émettre de nouvelles actions afin de financer ses activités. Les reventes de titres déjà émis appartiennent au marché secondaire.

38. Une entreprise verse un dividende de 2 euros par action et réalise un bénéfice net de 5 euros par action. Quel est son taux de distribution ?

60 %
40 %
250 %
25 %

40 %

Explication

Le taux de distribution est le rapport entre le dividende par action et le bénéfice net par action, soit 25=40%\frac{2}{5}=40\%. Le rapport inverse mesurerait le bénéfice rapporté au dividende, et non la part distribuée.

39. Dans le modèle de Gordon et Shapiro, à quoi correspond théoriquement la valeur d’une action ?

À la valeur nominale inscrite lors de la création de la société.
À la somme actualisée à l’infini de ses dividendes futurs.
Au montant cumulé des bénéfices conservés par l’entreprise.
Au dernier cours observé avant la décision d’investissement.

À la somme actualisée à l’infini de ses dividendes futurs.

Explication

Le modèle de Gordon et Shapiro évalue l’action par l’actualisation de la suite de dividendes futurs. Le dernier cours de marché peut différer de cette valeur théorique et ne la définit pas.

40. Dans la formule de Gordon et Shapiro V=DPA1Rcp−gV=\frac{DPA_1}{R_{cp}-g}, que représente DPA1DPA_1 ?

Le dividende par action qui vient d’être encaissé.
Le cours de l’action au début de la période étudiée.
Le premier dividende futur attendu par action.
Le bénéfice net total prévu pour l’exercice prochain.

Le premier dividende futur attendu par action.

Explication

Le numérateur correspond au prochain dividende futur par action, noté DPA1DPA_1. Le dividende déjà encaissé appartient à la période passée et ne constitue pas ce premier flux futur.

41. Quelle différence distingue le taux de rendement du taux de rentabilité d’une action ?

Le rendement utilise le cours final, tandis que la rentabilité utilise la valeur nominale.
Le rendement mesure le bénéfice comptable, tandis que la rentabilité mesure le capital social.
Le rendement tient compte du dividende, tandis que la rentabilité ajoute la variation du cours.
Le rendement ajoute la plus-value, tandis que la rentabilité mesure le dividende encaissé.

Le rendement tient compte du dividende, tandis que la rentabilité ajoute la variation du cours.

Explication

Le taux de rendement rapporte le dividende au cours de début de période. Le taux de rentabilité inclut en plus la plus-value ou la moins-value réalisée lors de la cession.

42. Une action achetée 80 euros verse un dividende de 4 euros et vaut 90 euros en fin d’année. Quel est son taux de rentabilité annuel ?

17,5 %
5 %
12,5 %
11,1 %

17,5 %

Explication

La rentabilité annuelle vaut 4+90−8080=17,5%\frac{4+90-80}{80}=17{,}5\%. Le taux de 5 % correspond au dividende rapporté au cours initial et exclut la plus-value.

43. Que signifie l’allocation d’actifs dans la construction d’un investissement ?

Choisir les classes d’actifs auxquelles l’investisseur souhaite être exposé.
Regrouper les titres et placements effectivement détenus dans un portefeuille.
Répliquer automatiquement la composition d’un indice boursier de référence.
Sélectionner les actions dont le cours a le plus progressé récemment.

Choisir les classes d’actifs auxquelles l’investisseur souhaite être exposé.

Explication

L’allocation d’actifs consiste à choisir des classes comme les actions, les obligations ou l’immobilier. Le regroupement des actifs effectivement détenus correspond à la notion de portefeuille.

44. Quelle opposition décrit correctement la gestion passive et la gestion active ?

La gestion passive prévoit les cours, tandis que la gestion active suit les cours passés.
La gestion passive réplique un indice, tandis que la gestion active cherche à le dépasser.
La gestion passive privilégie les obligations, tandis que la gestion active privilégie les actions.
La gestion passive sélectionne des titres, tandis que la gestion active réplique un indice.

La gestion passive réplique un indice, tandis que la gestion active cherche à le dépasser.

Explication

La gestion passive vise à reproduire la performance d’un indice, notamment grâce à un ETF. La gestion active cherche au contraire à obtenir une performance supérieure à celle des principaux indices.

45. Un portefeuille investit 60 % dans l’action A, dont la rentabilité est de 10 %, et 40 % dans l’action B, dont la rentabilité est de 4 %. Quelle est sa rentabilité moyenne ?

7,6 %
6,4 %
14 %
8,4 %

7,6 %

Explication

La rentabilité moyenne est RP=0,6×10%+0,4×4%=7,6%R_P=0{,}6\times10\%+0{,}4\times4\%=7{,}6\%. La moyenne simple de 10 % et 4 % ne tient pas compte des pondérations du portefeuille.

46. Qu’est-ce qu’un indice boursier ?

Une mesure comptable du bénéfice réalisé par les sociétés cotées.
Un contrat garantissant le rendement futur de chaque titre coté.
Un nombre représentatif de l’évolution des prix d’actifs sur un marché financier.
Une liste des entreprises ayant distribué les dividendes les plus élevés.

Un nombre représentatif de l’évolution des prix d’actifs sur un marché financier.

Explication

Un indice boursier synthétise l’évolution des prix de plusieurs actifs ou titres représentatifs d’un marché. Il ne garantit pas un rendement et ne mesure pas directement les bénéfices comptables.

47. Que mesure la variance des rentabilités d’une action ?

La dispersion des rentabilités autour de leur moyenne
La rentabilité moyenne obtenue sur une période
La sensibilité de l’action aux variations du marché
La prime de rentabilité par unité de risque total

La dispersion des rentabilités autour de leur moyenne

Explication

La variance quantifie la dispersion des rentabilités autour de leur moyenne en moyennant les écarts au carré. Contrairement au ratio de Sharpe, elle ne mesure pas une prime de rentabilité rapportée au risque.

48. Pour un échantillon de rentabilités comprenant nn observations, quelle expression calcule la variance ?

∑i=1n(RA,i−RA‾)2n\frac{\sum_{i=1}^{n}(R_{A,i}-\overline{R_A})^2}{n}
∑i=1n(RA,i−RA‾)2n−1\frac{\sum_{i=1}^{n}(R_{A,i}-\overline{R_A})^2}{n-1}
∑i=1n(RA,i−RA‾)n\frac{\sum_{i=1}^{n}(R_{A,i}-\overline{R_A})}{n}
∑i=1n(RA,i−RA‾)2n−1\sqrt{\frac{\sum_{i=1}^{n}(R_{A,i}-\overline{R_A})^2}{n-1}}

$$\frac{\sum_{i=1}^{n}(R_{A,i}-\overline{R_A})^2}{n-1}$$

Explication

Pour un échantillon, la variance est la somme des écarts quadratiques à la moyenne divisée par n−1n-1. Le dénominateur nn correspond au calcul sur une population, tandis que la racine carrée donne l’écart-type.

49. Quelle distinction décrit correctement le coefficient de variation et le ratio de Sharpe ?

Le coefficient de variation rapporte le risque à la rentabilité, tandis que le ratio de Sharpe rapporte la prime de rentabilité au risque total.
Le coefficient de variation rapporte la prime de rentabilité au risque de marché, tandis que le ratio de Sharpe rapporte le risque à la rentabilité.
Le coefficient de variation mesure la sensibilité au marché, tandis que le ratio de Sharpe mesure la dispersion autour de la moyenne.
Le coefficient de variation mesure la rentabilité moyenne, tandis que le ratio de Sharpe mesure la covariance entre deux titres.

Le coefficient de variation rapporte le risque à la rentabilité, tandis que le ratio de Sharpe rapporte la prime de rentabilité au risque total.

Explication

Le coefficient de variation évalue le risque par unité de rentabilité, alors que le ratio de Sharpe évalue la prime de rentabilité par unité de risque total. Le risque de marché rapporté à une prime relève plutôt du ratio de Treynor.

50. Une action présente une rentabilité moyenne de 8 %, un taux sans risque de 2 % et un écart-type de 12 %. Quelle expression correspond à son ratio de Sharpe ?

S=12%8%S=\frac{12\%}{8\%}
S=8%−2%12%S=\frac{8\%-2\%}{12\%}
S=8%12%−2%S=\frac{8\%}{12\%-2\%}
S=8%−2%βcpS=\frac{8\%-2\%}{\beta_{cp}}

$$S=\frac{8\%-2\%}{12\%}$$

Explication

Le ratio de Sharpe se calcule comme la prime de rentabilité, soit R‾−R0\overline{R}-R_0, divisée par l’écart-type σ\sigma. L’expression utilisant βcp\beta_{cp} correspond au ratio de Treynor, fondé sur le risque de marché.

51. Quelle affirmation distingue correctement le risque de marché du risque spécifique ?

Le risque de marché disparaît dans un portefeuille diversifié, tandis que le risque spécifique dépend des événements macroéconomiques.
Le risque de marché est non diversifiable, tandis que le risque spécifique peut être réduit par diversification.
Le risque de marché dépend d’une entreprise, tandis que le risque spécifique affecte largement toutes les actions.
Le risque de marché augmente avec les intérêts fixes, tandis que le risque spécifique provient des charges d’exploitation.

Le risque de marché est non diversifiable, tandis que le risque spécifique peut être réduit par diversification.

Explication

Le risque de marché provient d’événements macroéconomiques ou politiques et ne peut pas être supprimé par diversification. Le risque spécifique est lié aux caractéristiques d’une entreprise et peut être fortement diminué en combinant plusieurs titres.

52. Si la rentabilité du marché augmente de 2 % et que le bêta des capitaux propres vaut 0,8, quelle variation de rentabilité l’action devrait-elle connaître selon la relation donnée ?

Une hausse de 1,6 %
Une hausse de 2,5 %
Une baisse de 1,6 %
Une hausse de 2,8 %

Une hausse de 1,6 %

Explication

La relation ΔRA=βcp×ΔRM\Delta R_A=\beta_{cp}\times\Delta R_M donne 0,8×2%=1,6%0,8\times2\%=1,6\%. Un bêta inférieur à 1 indique une sensibilité plus faible que celle du marché, et non une variation supérieure.

53. Quelle situation décrit correctement la différence entre risque d’exploitation et risque financier ?

La nature de l’activité détermine le risque financier, tandis que les charges d’intérêt déterminent le risque d’exploitation.
Une forte proportion de charges fixes accroît le risque financier, tandis qu’un endettement élevé accroît le risque d’exploitation.
Les variations macroéconomiques déterminent le risque d’exploitation, tandis que les caractéristiques de l’entreprise déterminent le risque financier.
Une forte proportion de charges fixes accroît le risque d’exploitation, tandis qu’un endettement élevé accroît le risque financier.

Une forte proportion de charges fixes accroît le risque d’exploitation, tandis qu’un endettement élevé accroît le risque financier.

Explication

Le risque d’exploitation dépend notamment de la nature de l’activité et du poids des charges fixes. Le risque financier augmente avec l’endettement et les charges d’intérêt fixes, qui accroissent les engagements de l’entreprise.

54. Que signifie une covariance négative entre les rentabilités de deux titres ?

Leurs rentabilités ont tendance à varier dans le même sens.
Leurs rentabilités ont tendance à varier en sens contraire.
Leurs rentabilités évoluent sans relation identifiable.
Leurs rentabilités présentent nécessairement le même niveau de risque.

Leurs rentabilités ont tendance à varier en sens contraire.

Explication

Une covariance négative indique que les variations des deux rentabilités se font généralement en sens contraire. Une covariance nulle traduit une absence de variation conjointe identifiable, tandis qu’une covariance positive indique une évolution dans le même sens.

55. Pour réduire le risque d’un portefeuille tout en conservant une perspective de rentabilité à long terme, quelle combinaison est préférable ?

Deux actions à covariance négative et présentant des pertes à long terme
Deux actions à covariance négative et toutes deux rentables à long terme
Deux actions à covariance positive et toutes deux rentables à court terme
Deux actions à covariance nulle et présentant des pertes à long terme

Deux actions à covariance négative et toutes deux rentables à long terme

Explication

Une covariance négative favorise la réduction du risque, car les titres évoluent en sens contraire, mais les deux actions doivent rester rentables à long terme. Une covariance négative ne rend pas souhaitables des titres globalement déficitaires.

56. Quelle propriété distingue le coefficient de corrélation de la covariance ?

Il est indépendant de l’unité de mesure et compris entre –1 et 1.
Il dépend de l’unité de mesure et prend des valeurs supérieures à 1.
Il exprime le risque total et ne peut prendre que les valeurs –1 ou 1.
Il mesure la rentabilité moyenne et reste nécessairement positif.

Il est indépendant de l’unité de mesure et compris entre –1 et 1.

Explication

Le coefficient de corrélation indique le sens de variation comme la covariance, mais il est indépendant de l’unité de mesure et borné entre –1 et 1. La covariance, elle, dépend de l’unité utilisée pour mesurer les rentabilités.

57. Selon le Medaf, comment calcule-t-on le coût des capitaux propres d’une entreprise ?

Rcp=R0+βcp×RMR_{cp}=R_0+\beta_{cp}\times R_M
Rcp=RM+βcp×(R0−RM)R_{cp}=R_M+\beta_{cp}\times(R_0-R_M)
Rcp=βcp+R0×(RM−R0)R_{cp}=\beta_{cp}+R_0\times(R_M-R_0)
Rcp=R0+βcp×(RM−R0)R_{cp}=R_0+\beta_{cp}\times(R_M-R_0)

$$R_{cp}=R_0+\beta_{cp}\times(R_M-R_0)$$

Explication

Le Medaf relie le coût des capitaux propres au taux sans risque et à une prime de risque de marché pondérée par le bêta des capitaux propres. Le risque spécifique n’est pas ajouté séparément, car il est supposé supprimable par diversification.

58. Une action offre une rentabilité réelle supérieure à celle que prévoit le Medaf : comment le titre est-il interprété ?

Il est correctement évalué par le marché.
Il est indépendant du risque de marché.
Il est surévalué par le marché.
Il est sous-évalué par le marché.

Il est sous-évalué par le marché.

Explication

Une rentabilité réelle supérieure à la rentabilité attendue signale que le titre procure davantage que ce que son prix laissait prévoir, ce qui correspond à une sous-évaluation. Une rentabilité réelle inférieure aurait plutôt indiqué une surévaluation.

59. Dans quelle situation un marché financier est-il considéré comme efficient ?

Lorsque les cours intègrent toute l’information disponible.
Lorsque les investisseurs disposent d’informations confidentielles.
Lorsque les cours suivent régulièrement une tendance haussière.
Lorsque les actifs sont négociés sans variation de prix.

Lorsque les cours intègrent toute l’information disponible.

Explication

Un marché est efficient lorsque les cours reflètent la valeur réelle des actifs en intégrant l’information disponible. L’efficience ne signifie ni hausse régulière des cours ni absence de fluctuations.

60. Quelle méthode examine la stratégie, la situation financière et les perspectives d’une entreprise pour évaluer son titre ?

L’analyse technique.
L’analyse des volumes passés.
L’opération d’arbitrage.
L’analyse fondamentale.

L’analyse fondamentale.

Explication

L’analyse fondamentale étudie l’entreprise, sa stratégie, sa position concurrentielle, sa croissance et la qualité de sa direction. L’analyse technique s’appuie principalement sur l’évolution historique des cours pour anticiper les tendances.

61. Quelle opération correspond à un arbitrage entre deux marchés ?

Vendre un actif risqué pour acheter un actif sans risque.
Conserver un actif jusqu’à ce que sa valeur fondamentale augmente.
Acheter au prix le plus élevé et vendre plus tard au prix le plus bas.
Acheter au prix le plus bas et vendre simultanément au prix le plus élevé.

Acheter au prix le plus bas et vendre simultanément au prix le plus élevé.

Explication

L’arbitrage exploite un écart de prix en achetant simultanément sur le marché le moins cher et en vendant sur le marché le plus cher. La conservation d’un actif ou le remplacement d’un actif risqué ne constitue pas nécessairement un arbitrage.

62. Quelle information est intégrée par la forme semi-forte de l’efficience des marchés ?

Les cours et volumes historiques.
Toute l’information publique et privilégiée.
Les seules informations comptables internes.
Toute l’information publique.

Toute l’information publique.

Explication

La forme semi-forte suppose que les cours intègrent toute l’information rendue publique. Les cours et volumes passés relèvent de la forme faible, tandis que l’information privilégiée appartient à la forme forte.

63. Quel mécanisme permet à un porteur de projet de collecter des dons, des prêts ou des investissements via une plateforme en ligne ?

Le règlement interbancaire.
Le financement participatif.
La minage de cryptomonnaies.
La titrisation bancaire.

Le financement participatif.

Explication

Le financement participatif met directement en relation un projet et des contributeurs en dehors des circuits financiers institutionnels, grâce à une plateforme en ligne. Le minage produit ou valide des unités selon certains protocoles, mais ne désigne pas cette collecte de fonds.

64. Quelle caractéristique décrit le mieux une blockchain ?

Un registre distribué composé de blocs liés chronologiquement.
Un réseau de paiement qui fonctionne sans enregistrement des transactions.
Une base de données détenue par une banque et modifiable à volonté.
Un fichier local qui efface les opérations après leur validation.

Un registre distribué composé de blocs liés chronologiquement.

Explication

La blockchain enregistre chronologiquement les informations dans des blocs reliés, au sein d’un registre distribué conçu pour être infalsifiable et immuable. Elle ne repose donc pas sur un fichier local ou sur une autorité bancaire unique.

65. Quel rôle joue la clé privée dans la gestion des cryptoactifs ?

Elle sert d’adresse publique pour recevoir des cryptoactifs.
Elle remplace la blockchain lors de chaque transfert.
Elle indique le cours de marché du cryptoactif détenu.
Elle autorise les transactions et doit rester confidentielle.

Elle autorise les transactions et doit rester confidentielle.

Explication

La clé privée prouve le contrôle des cryptoactifs et permet d’autoriser les transactions, raison pour laquelle elle doit rester secrète. La clé publique, au contraire, peut être communiquée pour recevoir des actifs.

66. Quelle distinction caractérise correctement le bitcoin et un stablecoin ?

Le bitcoin est adossé à un actif de référence, tandis qu’un stablecoin est produit sans mécanisme d’émission.
Le bitcoin est décentralisé, tandis qu’un stablecoin est émis par une entreprise et adossé à un actif de référence.
Le bitcoin et le stablecoin sont décentralisés et leur valeur ne dépend d’aucun actif de référence.
Le bitcoin est émis par une entreprise, tandis qu’un stablecoin possède une quantité maximale fixée à 21 millions.

Le bitcoin est décentralisé, tandis qu’un stablecoin est émis par une entreprise et adossé à un actif de référence.

Explication

Le bitcoin est décentralisé et sa quantité maximale est fixée à 21 millions, tandis qu’un stablecoin est généralement émis par une entreprise et lié à un actif de référence. Les deux instruments ne présentent donc pas la même structure d’émission ni le même mécanisme de stabilisation.

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