QCM : Gestion de la paie et salaire brut (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces listes correspond aux grandes rubriques du modèle clarifié du bulletin de paie ?

Santé, retraite, famille, chômage et AGS, contributions employeur, réductions et allègements
Salaire de base, primes, congés, absences, avances et remboursements professionnels
Recrutement, formation, évaluation, mobilité, discipline et rupture du contrat
Présence, ancienneté, rendement, objectifs, horaires et organisation du travail

Santé, retraite, famille, chômage et AGS, contributions employeur, réductions et allègements

Explication

Les grandes rubriques comprennent notamment la santé, les accidents du travail et maladies professionnelles, la retraite, la famille, l’assurance chômage et AGS, les autres contributions employeur, ainsi que les réductions et allègements. Les autres listes décrivent des éléments de gestion ou de rémunération, pas cette classification des cotisations.

2. Quel mode de paiement devient obligatoire lorsque le salaire net mensuel dépasse 1 500 € ?

Le mandat postal
Le virement bancaire
Le chèque barré
Le paiement en espèces contre reçu

Le virement bancaire

Explication

Lorsque le salaire net mensuel dépasse 1 500 €, le paiement doit être effectué par virement. En dessous de ce seuil, le salarié peut demander un chèque barré ou un paiement en espèces, ce qui ne s’applique pas au dépassement indiqué.

3. Comment un avantage en nature est-il généralement traité sur le bulletin de paie ?

Il est exclu du bulletin de paie puisque le salarié a déjà reçu le bien ou le service.
Il est ajouté au salaire brut, soumis à cotisations, puis déduit du net à payer.
Il est déduit du salaire brut, puis ajouté au net à payer comme une somme versée.
Il est ajouté au salaire net sans être intégré au salaire brut ni soumis à cotisations.

Il est ajouté au salaire brut, soumis à cotisations, puis déduit du net à payer.

Explication

L’avantage en nature est intégré au brut pour être soumis aux cotisations, puis retiré du net à payer puisque le salarié en a déjà bénéficié. Il ne fonctionne donc pas comme une somme versée directement en espèces.

4. Quel est l’objectif principal du modèle clarifié du bulletin de paie ?

Supprimer les informations relatives aux cotisations pour alléger la présentation
Présenter chaque cotisation dans une rubrique distincte sans regroupement
Remplacer les mentions salariales par un récapitulatif réservé à l’employeur
Regrouper les cotisations en grandes rubriques pour améliorer la lisibilité

Regrouper les cotisations en grandes rubriques pour améliorer la lisibilité

Explication

Le modèle clarifié regroupe les cotisations en grandes rubriques afin de rendre le bulletin plus lisible. Une présentation plus concise ne signifie pas que les informations relatives aux cotisations disparaissent ou deviennent réservées à l’employeur.

5. À quel moment l’employeur doit-il remettre le bulletin de paie et combien de temps doit-il en conserver un double ?

À la fin de chaque année, avec une conservation d’au moins trois ans
À chaque paiement du salaire, avec une conservation d’au moins cinq ans
À chaque paiement du salaire, avec une conservation d’au moins cinquante ans
Lors de la rupture du contrat, avec une conservation d’au moins cinq ans

À chaque paiement du salaire, avec une conservation d’au moins cinq ans

Explication

Le bulletin doit être remis à chaque paiement du salaire, y compris lorsque son montant est nul, et l’employeur doit conserver un double pendant au moins cinq ans. Une conservation numérique plus longue ne remplace pas cette règle minimale.

6. Quels documents complémentaires sont remis en fin de contrat ?

Le récapitulatif des primes, la fiche de poste et l’entretien d’évaluation
Le bulletin de paie mensuel, le planning annuel et le registre des absences
La convention collective, le contrat initial et le relevé des heures habituelles
L’attestation employeur, le reçu pour solde de tout compte et le certificat de travail

L’attestation employeur, le reçu pour solde de tout compte et le certificat de travail

Explication

En fin de contrat, l’employeur remet notamment l’attestation employeur, le reçu pour solde de tout compte et le certificat de travail. Ces documents se distinguent du bulletin de paie, qui est remis à chaque paiement.

7. Si le SMIC est supérieur au minimum conventionnel applicable à un salarié, quel montant l’employeur doit-il verser ?

Le montant conventionnel, car la convention collective prime sur le niveau légal du SMIC.
Le montant prévu dans le contrat, même s’il reste inférieur au plancher légal.
La moyenne des deux montants, afin de respecter les deux sources de rémunération.
Le montant du SMIC, car l’employeur doit retenir la valeur la plus favorable au salarié.

Le montant du SMIC, car l’employeur doit retenir la valeur la plus favorable au salarié.

Explication

L’employeur doit comparer le SMIC et le minimum conventionnel et retenir le montant le plus favorable. Une rémunération contractuelle ou conventionnelle inférieure au SMIC ne peut pas écarter le plancher légal.

8. Un salarié est payé à l’heure au taux de 18 euros pour 35 heures. Quelle relation permet de calculer son salaire de base ?

prime mensuelle×volume d’heures\text{prime mensuelle} \times \text{volume d’heures}
taux horaire×volume d’heures\text{taux horaire} \times \text{volume d’heures}
taux horaire+volume d’heures\text{taux horaire} + \text{volume d’heures}
volume d’heures−taux horaire\text{volume d’heures} - \text{taux horaire}

$$\text{taux horaire} \times \text{volume d’heures}$$

Explication

Le salaire de base se calcule en multipliant le taux horaire par le volume d’heures, soit ici 18×3518 \times 35. Les primes sont des éléments additionnels et ne remplacent pas les deux facteurs du calcul du salaire de base.

9. Quel salaire de base mensuel correspond à un taux horaire de 14 € pour un salarié à temps plein ?

1 867,02 €1\,867{,}02\ € brut, correspondant au montant mensuel du SMIC.
2 100,00 €2\,100{,}00\ € brut, obtenu par 14×15014 \times 150.
2 268,00 €2\,268{,}00\ € brut, obtenu par 14×16214 \times 162.
2 123,38 €2\,123{,}38\ € brut, obtenu par 14×151,6714 \times 151{,}67.

$$2\,123{,}38\ €$$ brut, obtenu par $$14 \times 151{,}67$$.

Explication

Pour un temps plein, le salaire de base mensuel se calcule avec salaire de base=taux horaire×151,67 h\text{salaire de base} = \text{taux horaire} \times 151{,}67\ \text{h}, soit 14×151,67=2 123,38 €14 \times 151{,}67 = 2\,123{,}38\ €. Les autres montants utilisent une durée différente ou confondent ce calcul avec une valeur de référence du SMIC.

10. Quelle affirmation décrit correctement le rôle du SMIC par rapport au minimum conventionnel ?

Le minimum conventionnel remplace le SMIC dès lors qu’une convention collective concerne le salarié.
Le SMIC et le minimum conventionnel s’appliquent ensemble en additionnant leurs montants respectifs.
Le SMIC constitue un plancher légal, mais le minimum conventionnel peut fixer un montant supérieur.
Le minimum conventionnel constitue un plafond légal, tandis que le SMIC fixe une rémunération indicative.

Le SMIC constitue un plancher légal, mais le minimum conventionnel peut fixer un montant supérieur.

Explication

Le SMIC est le plancher légal de rémunération, et une convention collective peut prévoir un minimum plus favorable. Le minimum conventionnel ne remplace donc pas le contrôle du respect du SMIC et ne s’ajoute pas à celui-ci.

11. Que doit pouvoir fournir l’employeur lorsqu’un salarié demande le détail d’une cotisation regroupée ?

Le calcul détaillé de chaque cotisation concernée
Une nouvelle convention collective applicable à l’entreprise
Un justificatif limité aux seules cotisations salariales
Un relevé global des salaires de tous les salariés

Le calcul détaillé de chaque cotisation concernée

Explication

Sur simple demande, l’employeur doit pouvoir fournir le détail du calcul de chaque cotisation regroupée. Cette obligation concerne chaque cotisation, et pas uniquement une catégorie particulière de cotisations ou l’ensemble des salaires de l’entreprise.

12. Quels critères cumulatifs peuvent transformer une prime d’usage en élément obligatoire de rémunération ?

La constance, la généralité et la fixité de la prime.
L’ancienneté, la qualification et la mobilité géographique du salarié.
La périodicité, la performance individuelle et le résultat financier de l’entreprise.
La demande du salarié, l’accord du manager et la validation du service comptable.

La constance, la généralité et la fixité de la prime.

Explication

Une prime d’usage devient obligatoire lorsque trois critères sont réunis ensemble : la constance, la généralité et la fixité. Les autres critères peuvent intervenir dans certaines politiques de rémunération, mais ils ne définissent pas cette règle.

13. Dans quelle situation une prime est-elle obligatoire pour l’employeur ?

Lorsqu’elle est versée une fois, sans que son montant ou ses conditions soient définis.
Lorsqu’elle est souhaitée par le salarié, même sans engagement contractuel ou collectif.
Lorsqu’elle est prévue par le contrat ou la convention collective et que les conditions sont remplies.
Lorsqu’elle est accordée librement par l’employeur à titre de gratification bénévole.

Lorsqu’elle est prévue par le contrat ou la convention collective et que les conditions sont remplies.

Explication

Une prime contractuelle ou conventionnelle devient obligatoire lorsque les conditions prévues par l’engagement sont réunies. Une gratification bénévole demeure, en revanche, soumise à la libre appréciation de l’employeur.

14. Quelle évaluation forfaitaire de la nourriture s’applique en 2026 pour deux repas pris dans la journée ?

5,50 € pour les deux repas.
11,00 € pour les deux repas.
16,50 € pour les deux repas.
22,00 € pour les deux repas.

11,00 € pour les deux repas.

Explication

En 2026, l’avantage forfaitaire de nourriture est de 5,50 € pour un repas et de 11,00 € pour deux repas dans la journée. Le montant de 5,50 € correspond donc à un seul repas, pas aux deux.

15. Lequel des exemples suivants correspond à un avantage en nature ?

Le remboursement de frais engagés pour acheter des fournitures nécessaires au travail.
Le versement d’une indemnité couvrant un déplacement professionnel effectué par le salarié.
Un logement fourni à prix réduit et constituant un complément de rémunération.
La remise d’un justificatif permettant de récupérer une dépense avancée pour l’entreprise.

Un logement fourni à prix réduit et constituant un complément de rémunération.

Explication

Un avantage en nature est un bien ou un service fourni gratuitement ou à prix réduit qui complète la rémunération. Le remboursement d’une dépense professionnelle vise à restituer des frais engagés et ne constitue pas, par lui-même, un avantage en nature.

16. Quelle est la périodicité normale du paiement du salaire pour un salarié mensualisé ?

Un paiement mensuel
Un paiement à la fin de chaque trimestre
Un paiement hebdomadaire
Un paiement tous les quinze jours

Un paiement mensuel

Explication

Pour les salariés mensualisés, le salaire doit être payé chaque mois. Le paiement au moins deux fois par mois concerne certaines catégories particulières et ne constitue pas la règle générale applicable aux salariés mensualisés.

17. Quelle information l’employeur ne doit-il pas faire apparaître sur le bulletin de paie ?

Les cotisations liées à la rémunération
L’exercice du droit de grève par le salarié
Les montants nets versés au salarié
La période correspondant au paiement de la rémunération

L’exercice du droit de grève par le salarié

Explication

Le bulletin ne doit pas mentionner l’exercice du droit de grève, ni un mandat représentatif ou une activité syndicale. En revanche, la période, les montants nets et les cotisations font partie des informations liées à la paie.

18. Quels étaient les montants du SMIC au 1er juin 2026 ?

12,31 € brut par heure et 1 867,02 € brut par mois pour 151,67 heures.
11,90 € brut par heure et 1 801,80 € brut par mois pour 151,67 heures.
13,00 € brut par heure et 1 950,00 € brut par mois pour 151,67 heures.
12,31 € net par heure et 1 867,02 € net par mois pour 151,67 heures.

12,31 € brut par heure et 1 867,02 € brut par mois pour 151,67 heures.

Explication

Au 1er juin 2026, le SMIC est fixé à 12,31 € brut par heure et à 1 867,02 € brut par mois pour 151,67 heures. Les autres réponses modifient soit la nature du montant, soit sa valeur.

19. Quelle sanction peut atteindre l’employeur en cas d’absence ou d’incomplétude d’un bulletin de paie, hors récidive ?

Une amende de quatrième classe pouvant atteindre 750 € par bulletin
Une amende administrative de 5 000 € pour l’ensemble des bulletins concernés
Une amende de quatrième classe fixée à 1 500 € par bulletin
Une amende de troisième classe pouvant atteindre 750 € par salarié

Une amende de quatrième classe pouvant atteindre 750 € par bulletin

Explication

L’absence ou l’incomplétude d’un bulletin peut entraîner une amende de quatrième classe allant jusqu’à 750 € par bulletin. Le montant de 1 500 € correspond au cas de récidive, et non à la situation ordinaire.

20. Quelle obligation s’impose à l’employeur concernant le bulletin de paie d’une personne liée par un contrat de travail ?

Le remettre sous forme électronique lorsque le salarié exerce une fonction d’encadrement
Le remettre lorsque le salarié en fait la demande après chaque période travaillée
Le remettre sous forme papier lorsque l’entreprise dépasse un certain effectif
Le remettre, sur papier ou sous forme électronique, quel que soit l’effectif de l’entreprise

Le remettre, sur papier ou sous forme électronique, quel que soit l’effectif de l’entreprise

Explication

L’employeur doit remettre un bulletin à toute personne liée par un contrat de travail, sans condition d’effectif, et le support peut être papier ou électronique. L’effectif de l’entreprise ne détermine donc pas l’existence de cette obligation.

21. Un salarié qui a accepté ses bulletins de paie sans protestation peut-il encore contester un élément de rémunération ?

Non, sauf si l’employeur reconnaît ensuite une erreur de calcul
Non, car l’absence de réserve rend toute contestation irrecevable
Oui, mais uniquement pendant l’année suivant la remise du bulletin
Oui, car cette acceptation ne vaut pas renonciation et la prescription est de trois ans

Oui, car cette acceptation ne vaut pas renonciation et la prescription est de trois ans

Explication

L’acceptation sans protestation ni réserve ne prive pas le salarié du droit de contester un élément de paie, dans le délai de prescription de trois ans. L’absence de réserve n’entraîne donc pas, à elle seule, une renonciation à agir.

22. Une salariée reçoit une prime et bénéficie d’un avantage en nature durant le mois. Quels éléments peuvent entrer dans son salaire brut ?

Le salaire de base et la prime, après déduction des cotisations sociales
Le salaire de base, la prime et la valeur de l’avantage en nature
La prime et l’avantage en nature, sans prise en compte du salaire de base
Le salaire de base, après déduction de la valeur de l’avantage en nature

Le salaire de base, la prime et la valeur de l’avantage en nature

Explication

Le salaire brut comprend le salaire de base, les primes et gratifications ainsi que les avantages en nature, parmi d’autres éléments possibles. La déduction ultérieure d’un avantage en nature pour déterminer le net à payer ne signifie pas qu’il est exclu du salaire brut.

23. Quelle mention fait partie des informations obligatoires du bulletin de paie ?

La convention collective applicable au salarié
Le détail des objectifs commerciaux de l’équipe
La préférence personnelle du salarié pour ses horaires
La liste des formations envisagées l’année suivante

La convention collective applicable au salarié

Explication

La convention collective figure parmi les mentions obligatoires du bulletin de paie, avec l’identité de l’employeur, l’emploi, la période, la rémunération et les cotisations. Les autres informations peuvent relever de la gestion interne, mais elles ne constituent pas une mention obligatoire indiquée ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Gestion de la paie et salaire brut.

À qui l'employeur doit-il remettre un bulletin de paie ?

À toute personne liée par un contrat de travail.

Quelle sanction risque l'employeur en cas d'absence de bulletin de paie ?

Une amende de 4e classe pouvant atteindre 750 € par bulletin.

Que doit faire l'employeur à chaque paiement du salaire selon le Code du travail ?

Remettre un bulletin de salaire à chaque paiement.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Gestion de la paie et salaire brut.

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