QCM : Gestion et financement de trésorerie — 64 questions

Questions et réponses du QCM

1. Sur quelles informations repose principalement un diagnostic financier destiné à évaluer les forces et les faiblesses d’une entreprise ?

Les factures clients et les relevés bancaires étudiés sur quelques mois
Le compte de résultat et les ratios de stock étudiés sur un seul exercice
Le bilan, le compte de résultat et l’annexe étudiés sur plusieurs exercices
Le budget prévisionnel et le plan de trésorerie étudiés sur deux exercices

Le bilan, le compte de résultat et l’annexe étudiés sur plusieurs exercices

Explication

Le diagnostic financier s’appuie sur le bilan, le compte de résultat et l’annexe, généralement sur trois à quatre ans. Se limiter au compte de résultat correspond davantage à une analyse de l’activité qu’à un diagnostic financier complet.

2. Dans quel ordre général la démarche du diagnostic financier examine-t-elle les principaux aspects de l’entreprise ?

La solvabilité, les investissements, puis la comparaison des prix de vente
L’activité, l’équilibre du bilan, puis l’origine de la variation de trésorerie
La trésorerie, les immobilisations, puis la structure des charges d’exploitation
L’équilibre du bilan, la rentabilité, puis le niveau des dividendes distribués

L’activité, l’équilibre du bilan, puis l’origine de la variation de trésorerie

Explication

La démarche analyse successivement l’activité, l’équilibre du bilan et l’origine de l’augmentation ou de la diminution de la trésorerie. L’étude de l’activité ne suffit pas à expliquer directement une variation de trésorerie.

3. Quelle association entre une notion financière et sa signification est correcte ?

La solvabilité mesure le résultat rapporté aux capitaux investis
La liquidité mesure le résultat obtenu par les capitaux investis
La liquidité mesure la capacité à régler les dettes à court terme
La rentabilité mesure la capacité à régler les dettes à long terme

La liquidité mesure la capacité à régler les dettes à court terme

Explication

La liquidité concerne le paiement des dettes à court terme, tandis que la solvabilité concerne les dettes à long terme et la rentabilité le résultat rapporté aux capitaux investis. Confondre liquidité et solvabilité revient à négliger l’horizon des dettes concernées.

4. Comment rendre un diagnostic financier pertinent lors de l’interprétation des données d’une entreprise ?

Comparer les données comptables avec le montant des ventes réalisées par les fournisseurs
Comparer les données d’un exercice avec les objectifs commerciaux du mois précédent
Comparer les données sur plusieurs années et avec le secteur ou les concurrents directs
Comparer les données de trésorerie avec les immobilisations acquises pendant l’exercice

Comparer les données sur plusieurs années et avec le secteur ou les concurrents directs

Explication

Un diagnostic pertinent combine une comparaison dans le temps et une comparaison dans l’espace avec des normes sectorielles ou des concurrents directs. Une comparaison limitée à des objectifs commerciaux mensuels ne fournit pas les deux repères nécessaires.

5. À partir de quel document comptable les soldes intermédiaires de gestion sont-ils calculés ?

Le bilan, afin d’analyser la structure des emplois et des ressources
L’annexe, afin d’analyser les engagements et les méthodes comptables
Le compte de résultat, afin d’analyser la formation du résultat
Le tableau de trésorerie, afin d’analyser les encaissements et décaissements

Le compte de résultat, afin d’analyser la formation du résultat

Explication

Les SIG sont calculés à partir du compte de résultat pour décomposer la formation du résultat. Les ratios fondés sur les stocks et les créances utilisent plutôt des données du bilan.

6. Une entreprise achète des marchandises pour les revendre sans transformation : quelle formule calcule sa marge commerciale ?

Ventes de marchandises−Consommations en provenance des tiers\text{Ventes de marchandises}-\text{Consommations en provenance des tiers}
Production vendue−Couˆt d’achat des marchandises vendues\text{Production vendue}-\text{Coût d’achat des marchandises vendues}
Ventes de marchandises−Couˆt d’achat des marchandises vendues\text{Ventes de marchandises}-\text{Coût d’achat des marchandises vendues}
Production vendue+Production stockeˊe+Production immobiliseˊe\text{Production vendue}+\text{Production stockée}+\text{Production immobilisée}

$$\text{Ventes de marchandises}-\text{Coût d’achat des marchandises vendues}$$

Explication

La marge commerciale correspond aux ventes de marchandises diminuées du coût d’achat des marchandises vendues. La production de l’exercice concerne la production vendue, stockée et immobilisée, et ne constitue pas la formule de la marge commerciale.

7. Une entreprise présente une marge commerciale de 80 000 €, une production de l’exercice de 120 000 € et des consommations en provenance des tiers de 70 000 € : quelle est sa valeur ajoutée ?

130 000 €
270 000 €
170 000 €
50 000 €

130 000 €

Explication

La valeur ajoutée se calcule ainsi : VA=80 000+120 000−70 000=130 000 €\text{VA}=80\,000+120\,000-70\,000=130\,000\ \text{€}. Additionner la marge et la production sans retrancher les consommations donnerait un montant trop élevé.

8. Une entreprise dispose d’une valeur ajoutée de 200 000 €, de subventions de 10 000 €, d’une quote-part de subventions d’investissement de 5 000 €, d’impôts et taxes de 25 000 € et de charges de personnel de 120 000 € : quel est son EBE ?

70 000 €
350 000 €
60 000 €
80 000 €

60 000 €

Explication

L’EBE vaut 200 000+10 000−5 000−25 000−120 000=60 000 €200\,000+10\,000-5\,000-25\,000-120\,000=60\,000\ \text{€}. Oublier la déduction de la quote-part des subventions d’investissement conduirait à 65 000 €, qui n’est pas proposé ici comme calcul correct.

9. Comment définir la capacité d’autofinancement d’une entreprise pour un exercice donné ?

Une trésorerie potentielle dégagée par l’activité normale de l’exercice
La somme des emprunts nouveaux obtenus pendant l’exercice
Le montant des liquidités effectivement présentes sur le compte bancaire
Le résultat comptable diminué de toutes les charges décaissables

Une trésorerie potentielle dégagée par l’activité normale de l’exercice

Explication

La CAF représente une trésorerie potentielle générée par l’activité normale de l’entreprise. Elle ne correspond pas à la trésorerie disponible, qui dépend des encaissements et décaissements effectivement réalisés.

10. Quelle formule permet de calculer la CAF à partir du résultat de l’exercice ?

Reˊsultat−DADP−VCIC+RADP+QP des SI+PCI\text{Résultat}-\text{DADP}-\text{VCIC}+\text{RADP}+\text{QP des SI}+\text{PCI}
Reˊsultat+DADP+VCIC−RADP−QP des SI−PCI\text{Résultat}+\text{DADP}+\text{VCIC}-\text{RADP}-\text{QP des SI}-\text{PCI}
Reˊsultat+DADP−VCIC+RADP+QP des SI−PCI\text{Résultat}+\text{DADP}-\text{VCIC}+\text{RADP}+\text{QP des SI}-\text{PCI}
Reˊsultat+DADP+VCIC+RADP−QP des SI+PCI\text{Résultat}+\text{DADP}+\text{VCIC}+\text{RADP}-\text{QP des SI}+\text{PCI}

$$\text{Résultat}+\text{DADP}+\text{VCIC}-\text{RADP}-\text{QP des SI}-\text{PCI}$$

Explication

La CAF s’obtient en ajoutant au résultat les dotations et la valeur comptable des éléments d’actif cédés, puis en retranchant les reprises, la quote-part des subventions d’investissement et les produits de cession d’immobilisations. Les PCI sont soustraits car ils ne proviennent pas de l’activité normale.

11. Une entreprise dispose d’une CAF de 150 000 € et distribue 40 000 € de dividendes au cours de l’exercice : quel est son autofinancement ?

110 000 €
40 000 €
150 000 €
190 000 €

110 000 €

Explication

L’autofinancement se calcule en retirant les dividendes distribués de la CAF, soit 150 000−40 000=110 000 €150\,000-40\,000=110\,000\ \text{€}. Le montant de 150 000 € correspond à la CAF avant distribution des dividendes.

12. Quel est le rôle principal du bilan fonctionnel ?

Comparer les résultats annuels avec ceux des entreprises concurrentes
Reclasser les postes selon les fonctions d’investissement, de financement et d’exploitation
Présenter les postes selon les règles de comptabilisation et d’évaluation
Mesurer directement la rentabilité des capitaux propres et des dettes

Reclasser les postes selon les fonctions d’investissement, de financement et d’exploitation

Explication

Le bilan fonctionnel réorganise les postes du bilan selon les grandes fonctions de l’entreprise. Le bilan comptable, en revanche, présente les postes selon les règles comptables.

13. Une entreprise dispose de ressources stables de 900 000 € et d’emplois stables de 720 000 €. Quel est son fonds de roulement net global ?

1 080 000 €
1 620 000 €
620 000 €
180 000 €

180 000 €

Explication

Le FRNG se calcule en soustrayant les emplois stables des ressources stables, soit 900 000−720 000=180 000 €900\,000 - 720\,000 = 180\,000\ \text{€}. Additionner ces deux montants ne correspond pas à la formule du FRNG.

14. Si le FRNG d’une entreprise est de 250 000 € et son BFR de 310 000 €, quelle est sa trésorerie nette ?

560 000 €
60 000 €
250 000 €
−60 000 €

−60 000 €

Explication

La trésorerie nette vérifie T=FRNG−BFRT=\text{FRNG}-\text{BFR}, donc 250 000−310 000=−60 000 €250\,000-310\,000=-60\,000\ \text{€}. Une trésorerie de 60 000 € résulterait d’une soustraction inversée.

15. Quelle expression correspond au besoin en fonds de roulement ?

BFR=FRNG+Treˊsorerie active−Treˊsorerie passive\text{BFR}=\text{FRNG}+\text{Trésorerie active}-\text{Trésorerie passive}
BFR=Treˊsorerie passive−Treˊsorerie active\text{BFR}=\text{Trésorerie passive}-\text{Trésorerie active}
BFR=BFRE+BFRHE=(ACE−DCE)+(ACHE−DCHE)\text{BFR}=\text{BFRE}+\text{BFRHE}=(\text{ACE}-\text{DCE})+(\text{ACHE}-\text{DCHE})
BFR=Ressources stables−Emplois stables\text{BFR}=\text{Ressources stables}-\text{Emplois stables}

$$\text{BFR}=\text{BFRE}+\text{BFRHE}=(\text{ACE}-\text{DCE})+(\text{ACHE}-\text{DCHE})$$

Explication

Le BFR additionne le besoin lié à l’exploitation et celui hors exploitation, soit BFRE+BFRHE\text{BFRE}+\text{BFRHE}. La différence entre ressources et emplois stables sert à calculer le FRNG, pas le BFR.

16. Quel calcul permet de déterminer le délai moyen de stockage des marchandises ?

Stock final de marchandisesChiffre d’affaires TTC×360\frac{\text{Stock final de marchandises}}{\text{Chiffre d’affaires TTC}}\times 360
Stock moyen de marchandisesCouˆt d’achat des marchandises vendues×360\frac{\text{Stock moyen de marchandises}}{\text{Coût d’achat des marchandises vendues}}\times 360
Creˊances clients TTC+EENEChiffre d’affaires TTC×360\frac{\text{Créances clients TTC}+\text{EENE}}{\text{Chiffre d’affaires TTC}}\times 360
Dettes fournisseurs TTCAchats TTC+Services exteˊrieurs TTC×360\frac{\text{Dettes fournisseurs TTC}}{\text{Achats TTC}+\text{Services extérieurs TTC}}\times 360

$$\frac{\text{Stock moyen de marchandises}}{\text{Coût d’achat des marchandises vendues}}\times 360$$

Explication

Le délai de stockage rapporte le stock moyen au coût d’achat des marchandises vendues, puis annualise le résultat sur 360 jours. Le chiffre d’affaires TTC intervient dans le calcul du délai clients.

17. Pour calculer le délai moyen du crédit clients, quelle base d’activité faut-il utiliser au dénominateur ?

Le coût d’achat des marchandises vendues
Les achats TTC de marchandises
Le chiffre d’affaires TTC
Les achats TTC et les services extérieurs TTC

Le chiffre d’affaires TTC

Explication

Le délai clients utilise les créances clients TTC et les EENE rapportés au chiffre d’affaires TTC. Les achats et services extérieurs TTC servent plutôt au calcul du délai fournisseurs.

18. Que mesure principalement la rentabilité économique ?

Le montant des dettes financières rapporté aux capitaux propres
La performance globale et la capacité à rémunérer prêteurs et actionnaires
La vitesse de rotation des créances et des dettes d’exploitation
La rémunération des actionnaires après déduction du coût de la dette

La performance globale et la capacité à rémunérer prêteurs et actionnaires

Explication

La rentabilité économique apprécie la performance globale de l’entreprise et sa capacité à rémunérer les différents apporteurs de capitaux. La rémunération spécifique des actionnaires relève de la rentabilité financière.

19. Une entreprise réalise un résultat économique net d’IS de 90 000 € avec 600 000 € de capitaux investis. Quelle est sa rentabilité économique nette d’impôt ?

6,7 %
15 %
66,7 %
540 000 €

15 %

Explication

La rentabilité économique nette d’impôt se calcule par re=90 000600 000=15%r_e=\frac{90\,000}{600\,000}=15\%. Le coût de la dette n’est pas soustrait dans cette formule, car il intervient dans l’analyse de la rentabilité financière.

20. Dans quelle situation l’effet de levier financier augmente-t-il la rentabilité financière des actionnaires ?

Lorsque les capitaux propres sont supérieurs aux dettes financières
Lorsque la rentabilité économique nette d’IS dépasse le coût de la dette net d’IS
Lorsque le coût de la dette net d’IS dépasse la rentabilité économique nette d’IS
Lorsque le résultat de l’exercice devient inférieur aux charges financières

Lorsque la rentabilité économique nette d’IS dépasse le coût de la dette net d’IS

Explication

L’effet de levier est positif lorsque re>ir_e>i, c’est-à-dire lorsque la rentabilité économique nette d’IS excède le coût de la dette net d’IS. Dans la situation inverse, l’endettement réduit la rentabilité financière des actionnaires.

21. Quelle est la fonction principale du tableau de financement sur un exercice comptable ?

Présenter la situation financière à une date précise
Mesurer la rentabilité commerciale de chaque produit
Expliquer les variations du patrimoine et de l’équilibre financier
Déterminer exclusivement le résultat fiscal de l’entreprise

Expliquer les variations du patrimoine et de l’équilibre financier

Explication

Le tableau de financement retrace les évolutions du patrimoine et de l’équilibre financier pendant l’exercice. Une analyse à une date donnée relève plutôt du bilan fonctionnel, qui fournit une vision statique.

22. Quelle distinction caractérise les deux parties du tableau de financement ?

La première présente la trésorerie, la seconde décrit les immobilisations de l’exercice
La première mesure le résultat, la seconde calcule la capacité d’autofinancement
La première analyse le BFRE, la seconde les ressources stables et les emplois stables
La première analyse le FRNG, la seconde le BFRE, le BFRHE et la trésorerie nette

La première analyse le FRNG, la seconde le BFRE, le BFRHE et la trésorerie nette

Explication

La première partie étudie la variation du fonds de roulement net global à long terme, tandis que la seconde suit le BFRE, le BFRHE et la trésorerie nette à court terme. Les ressources stables sont donc principalement analysées dans la première partie.

23. Quelle expression calcule correctement la capacité d’autofinancement ?

CAF=EBE+ΔBFRE−Impoˆt sur les beˊneˊfices\text{CAF} = \text{EBE} + \Delta\text{BFRE} - \text{Impôt sur les bénéfices}
CAF=Reˊsultat de l’exercice−DADP−VCIC+RADP+QP des SI+PCI\text{CAF} = \text{Résultat de l’exercice} - \text{DADP} - \text{VCIC} + \text{RADP} + \text{QP des SI} + \text{PCI}
CAF=Reˊsultat de l’exercice+DADP+VCIC−RADP−QP des SI−PCI\text{CAF} = \text{Résultat de l’exercice} + \text{DADP} + \text{VCIC} - \text{RADP} - \text{QP des SI} - \text{PCI}
CAF=Total des encaissements−Total des deˊcaissements\text{CAF} = \text{Total des encaissements} - \text{Total des décaissements}

$$\text{CAF} = \text{Résultat de l’exercice} + \text{DADP} + \text{VCIC} - \text{RADP} - \text{QP des SI} - \text{PCI}$$

Explication

La CAF s’obtient en ajustant le résultat de l’exercice par les dotations, les valeurs comptables et les reprises prévues dans la formule. La différence entre encaissements et décaissements correspond plutôt à une variation nette de trésorerie.

24. Une entreprise augmente ses ressources stables de 80 000 € et ses emplois stables de 50 000 €. Quelle est la variation de son FRNG ?

Une hausse de 130 000 €
Une baisse de 130 000 €
Une hausse de 30 000 €
Une baisse de 30 000 €

Une hausse de 30 000 €

Explication

La variation du FRNG se calcule par ΔFRNG=ΔRessources stables−ΔEmplois stables\Delta FRNG = \Delta\text{Ressources stables} - \Delta\text{Emplois stables}, soit 80 000 € − 50 000 € = 30 000 €. Une baisse apparaîtrait si les emplois stables augmentaient davantage que les ressources stables.

25. Comment caractérise-t-on un flux de trésorerie positif ?

Il représente une charge calculée
Il indique une diminution du résultat
Il correspond à un encaissement
Il correspond à un décaissement

Il correspond à un encaissement

Explication

Un flux positif traduit une entrée de liquidités, donc un encaissement. Un décaissement constitue au contraire un flux négatif de trésorerie.

26. Une entreprise réalise 240 000 € d’encaissements et 175 000 € de décaissements. Quelle est sa variation nette de trésorerie ?

Une augmentation de 415 000 €
Une augmentation de 65 000 €
Une diminution de 415 000 €
Une diminution de 65 000 €

Une augmentation de 65 000 €

Explication

La variation nette s’obtient par ΔT=Total des encaissements−Total des deˊcaissements\Delta T = \text{Total des encaissements} - \text{Total des décaissements}, soit 240 000 € − 175 000 € = 65 000 €. Le solde est positif, ce qui indique une augmentation de la trésorerie.

27. Quelle différence oppose l’exploitation à l’activité dans l’analyse des flux de trésorerie ?

L’exploitation mesure la trésorerie finale, tandis que l’activité mesure la trésorerie initiale
L’exploitation désigne le cœur de métier, tandis que l’activité inclut aussi certaines opérations à court terme
L’exploitation regroupe les investissements, tandis que l’activité concerne les ressources stables
L’exploitation concerne les financements, tandis que l’activité exclut les opérations financières

L’exploitation désigne le cœur de métier, tandis que l’activité inclut aussi certaines opérations à court terme

Explication

L’exploitation correspond au cœur de métier, alors que l’activité comprend ce cœur de métier et certaines opérations à court terme, comme les charges et produits financiers ou l’impôt. Les investissements et les financements relèvent de catégories distinctes.

28. Si l’EBE est de 120 000 € et que le BFRE augmente de 35 000 €, quel est l’ETE ?

−85 000 €
−155 000 €
85 000 €
155 000 €

85 000 €

Explication

L’ETE se calcule indirectement par ETE=EBE−ΔBFREETE = EBE - \Delta BFRE, soit 120 000 € − 35 000 € = 85 000 €. La hausse du BFRE absorbe une partie du flux potentiel représenté par l’EBE.

29. Comment se calcule la variation globale de trésorerie dans un tableau de flux de trésorerie ?

ΔT=A−B−C\Delta T = A - B - C
ΔT=A+B+C\Delta T = A + B + C
ΔT=A×B×C\Delta T = A \times B \times C
ΔT=A+B−C\Delta T = A + B - C

$$\Delta T = A + B + C$$

Explication

La variation globale de trésorerie est la somme du flux net d’activité, du flux net d’investissement et du flux net de financement. Elle ne correspond donc pas au seul flux lié à l’activité.

30. Quelles catégories de flux sont distinguées avant le calcul des trésoreries d’ouverture et de clôture ?

Les flux de résultat, de rentabilité et de solvabilité
Les flux d’actif circulant, de stocks et de créances
Les flux de charges, de produits et de résultat net
Les flux d’activité, d’investissement et de financement

Les flux d’activité, d’investissement et de financement

Explication

Le tableau distingue les flux liés à l’activité, aux investissements et au financement, puis en déduit la variation et les trésoreries d’ouverture et de clôture. Les investissements concernent notamment l’actif immobilisé, tandis que le financement porte sur les capitaux propres et les dettes financières.

31. Quelle distinction décrit correctement la CAF et la trésorerie générée par l’activité ?

La CAF est potentielle, tandis que la trésorerie d’activité tient compte de la variation du BFR
La CAF correspond au BFR, tandis que la trésorerie d’activité correspond aux ressources stables
La CAF est une trésorerie encaissée, tandis que la trésorerie d’activité ignore le BFR
La CAF mesure les investissements, tandis que la trésorerie d’activité mesure les financements

La CAF est potentielle, tandis que la trésorerie d’activité tient compte de la variation du BFR

Explication

La CAF représente un flux potentiel, car elle ne tient pas directement compte des décalages liés au BFR. La trésorerie générée par l’activité est obtenue après déduction de la variation du BFR d’activité.

32. Comment doit être décomposée la variation globale du BFR selon son origine ?

ΔBFR=ΔBFRactiviteˊ−ΔBFRinvestissement−ΔBFRfinancement\Delta BFR = \Delta BFR_{activité} - \Delta BFR_{investissement} - \Delta BFR_{financement}
ΔBFR=ΔBFRactiviteˊ+ΔBFRinvestissement+ΔBFRfinancement\Delta BFR = \Delta BFR_{activité} + \Delta BFR_{investissement} + \Delta BFR_{financement}
ΔBFR=ΔBFRactiviteˊ×ΔBFRinvestissement×ΔBFRfinancement\Delta BFR = \Delta BFR_{activité} \times \Delta BFR_{investissement} \times \Delta BFR_{financement}
ΔBFR=ΔBFRinvestissement−ΔBFRactiviteˊ+ΔBFRfinancement\Delta BFR = \Delta BFR_{investissement} - \Delta BFR_{activité} + \Delta BFR_{financement}

$$\Delta BFR = \Delta BFR_{activité} + \Delta BFR_{investissement} + \Delta BFR_{financement}$$

Explication

La variation du BFR est la somme des composantes liées à l’activité, à l’investissement et au financement. Cette décomposition permet d’identifier l’origine des besoins de trésorerie.

33. Quelle succession d’analyses caractérise un diagnostic financier complet ?

Rentabilité et risque, activité et résultats, flux de trésorerie, puis équilibre et endettement
Équilibre et endettement, flux de trésorerie, activité et résultats, puis rentabilité et risque
Flux de trésorerie, rentabilité et risque, équilibre et endettement, puis activité et résultats
Activité et résultats, équilibre et endettement, rentabilité et risque, puis flux de trésorerie

Activité et résultats, équilibre et endettement, rentabilité et risque, puis flux de trésorerie

Explication

Le diagnostic financier examine successivement l’activité et les résultats, l’équilibre financier et l’endettement, la rentabilité et le risque, puis les flux de trésorerie. L’analyse de la rentabilité et du risque constitue une étape distincte de celle consacrée à l’équilibre financier et à l’endettement.

34. Que permet principalement la deuxième partie du tableau de financement ?

Analyser les ressources durables et les emplois stables
Évaluer les flux de trésorerie liés aux remboursements d’emprunts
Identifier les composantes problématiques du BFRE
Mesurer la rentabilité des capitaux investis et le niveau de risque

Identifier les composantes problématiques du BFRE

Explication

La deuxième partie du tableau de financement sert à repérer les composantes problématiques du BFRE. L’analyse des ressources durables et des emplois stables relève de la première partie du tableau.

35. Quelle démarche décrit correctement un diagnostic financier ?

Comparer les entreprises, puis retenir la plus rentable sans formuler de propositions
Calculer les flux de trésorerie, puis établir les comptes annuels sans phase d’interprétation
Interpréter les résultats, puis calculer les outils nécessaires à la formulation des constats
Calculer des outils d’analyse, puis interpréter les résultats pour proposer des améliorations

Calculer des outils d’analyse, puis interpréter les résultats pour proposer des améliorations

Explication

Le diagnostic financier comporte une phase de calcul, suivie d’une phase d’interprétation destinée à formuler des constats et des propositions d’amélioration. Les calculs ne suffisent donc pas à constituer un diagnostic complet.

36. Quel est l’objectif de la capitalisation d’un capital placé pendant plusieurs périodes ?

Mesurer la part d’intérêts simples produite pendant une seule période
Déterminer sa valeur future à partir d’un taux et d’une durée
Comparer le montant placé avec les dettes financières de l’entreprise
Déterminer sa valeur actuelle à partir d’un montant reçu ultérieurement

Déterminer sa valeur future à partir d’un taux et d’une durée

Explication

La capitalisation calcule la valeur future, appelée aussi valeur acquise, d’un capital placé pendant un certain nombre de périodes. La détermination d’une valeur actuelle à partir d’un montant futur correspond à l’actualisation.

37. Une somme de 1 000 euros est placée au taux annuel de 5 % pendant 2 ans avec intérêts composés. Quelle valeur acquise obtient-on ?

1 102,50 euros1\,102{,}50\ \text{euros}
1 050 euros1\,050\ \text{euros}
1 100 euros1\,100\ \text{euros}
952,38 euros952{,}38\ \text{euros}

$$1\,102{,}50\ \text{euros}$$

Explication

La capitalisation applique la formule Cn=C(1+t)nC_n=C(1+t)^n, soit 1 000×(1+0,05)2=1 102,501\,000\times(1+0{,}05)^2=1\,102{,}50 euros. Le montant de 1 0501\,050 euros correspondrait à une seule année de placement au même taux.

38. Que signifie actualiser une somme payable à une date ultérieure ?

Convertir une créance future en chiffre d’affaires réalisé pendant la période
Calculer sa valeur actuelle à partir de son montant futur et d’un taux
Ajouter les intérêts de chaque période au capital déjà accumulé
Calculer sa valeur future à partir d’un capital présent et d’un taux

Calculer sa valeur actuelle à partir de son montant futur et d’un taux

Explication

L’actualisation détermine la valeur actuelle d’une somme dont le montant est connu à une date ultérieure. Le calcul inverse, qui mène d’un capital présent à sa valeur future, relève de la capitalisation.

39. Un capital de 1 2101\,210 euros sera reçu dans 2 ans au taux d’actualisation annuel de 10 %. Quelle est sa valeur actuelle ?

1 100 euros1\,100\ \text{euros}
1 000 euros1\,000\ \text{euros}
1 210 euros1\,210\ \text{euros}
1 331 euros1\,331\ \text{euros}

$$1\,000\ \text{euros}$$

Explication

La valeur actuelle se calcule avec C0=Cn(1+t)−nC_0=C_n(1+t)^{-n}, donc 1 210×(1,10)−2=1 0001\,210\times(1{,}10)^{-2}=1\,000 euros. Le montant de 1 3311\,331 euros correspondrait à une capitalisation de 1 100 euros, et non à l’actualisation du capital futur.

40. Comment définir le BFRE normatif ?

Le besoin total de financement incluant les opérations d’exploitation et hors exploitation
Le montant des ressources stables exprimé en jours de chiffre d’affaires hors taxes
Le niveau moyen du besoin d’exploitation exprimé en jours de chiffre d’affaires hors taxes
La trésorerie disponible après déduction des dettes financières à court terme

Le niveau moyen du besoin d’exploitation exprimé en jours de chiffre d’affaires hors taxes

Explication

Le BFRE normatif mesure le niveau moyen du besoin en fonds de roulement d’exploitation en jours de chiffre d’affaires hors taxes. Il ne recouvre pas le besoin hors exploitation, qui appartient à une notion plus large du BFR.

41. Une entreprise présente un BFRE supérieur à son FRNG. Quelle situation de trésorerie en résulte-t-il ?

Une trésorerie positive, car le BFRE constitue une ressource durable pour l’entreprise
Une trésorerie équilibrée, car le BFRE et le FRNG évoluent indépendamment
Une trésorerie négative, car les ressources stables ne couvrent pas le besoin d’exploitation
Une trésorerie positive, car le besoin d’exploitation dépasse les ressources stables

Une trésorerie négative, car les ressources stables ne couvrent pas le besoin d’exploitation

Explication

Lorsque le BFRE dépasse le FRNG, les ressources stables ne suffisent pas à financer le besoin d’exploitation, ce qui conduit à une trésorerie négative. Une trésorerie positive apparaît lorsque le BFRE est inférieur au FRNG.

42. Un poste du BFRE possède un temps d’écoulement de 30 jours et un coefficient de structure de 0,2. Quel est son montant moyen selon la relation normative ?

150150 unités de chiffre d’affaires hors taxes
66 unités de chiffre d’affaires hors taxes
0,0060{,}006 unité de chiffre d’affaires hors taxes
30,230{,}2 unités de chiffre d’affaires hors taxes

$$6$$ unités de chiffre d’affaires hors taxes

Explication

Le montant moyen s’obtient par Montant moyen=TE×CSMontant\ moyen=TE\times CS, soit 30×0,2=630\times0{,}2=6 unités. Le temps d’écoulement exprime une durée, tandis que le coefficient de structure représente le poids du poste dans le chiffre d’affaires hors taxes.

43. Une entreprise en forte croissance voit son BFR augmenter plus rapidement que son chiffre d’affaires, tandis que son ETE diminue. Comment qualifier cette situation ?

Une amélioration de la trésorerie liée à une hausse proportionnelle du BFR et du chiffre d’affaires
Une stabilisation du besoin d’exploitation due à une baisse des stocks moyens
Une réduction du BFRE provoquée par une accélération du recouvrement des créances clients
Un effet de ciseaux lié à une progression du BFR plus rapide que celle du chiffre d’affaires

Un effet de ciseaux lié à une progression du BFR plus rapide que celle du chiffre d’affaires

Explication

Cette configuration correspond à un effet de ciseaux : le BFR croît plus vite que le chiffre d’affaires, ce qui peut réduire l’ETE malgré la croissance de l’activité. Elle ne traduit donc pas une progression proportionnelle du financement disponible.

44. Quel objectif distingue principalement un investissement d’une simple dépense ?

Réduire immédiatement les dividendes versés aux actionnaires
Régler une charge courante sans attendre de rendement économique
Engager un capital pour obtenir des gains futurs et créer de la valeur
Acquérir un bien destiné à être revendu sans délai

Engager un capital pour obtenir des gains futurs et créer de la valeur

Explication

Un investissement mobilise un capital dans l’espoir de gains futurs et vise la création de valeur. Une simple dépense correspond à une sortie de fonds qui n’a pas nécessairement cette finalité de rendement.

45. Une entreprise achète une machine et augmente son besoin en fonds de roulement d’exploitation à cause du projet. Quel élément doit être ajouté au prix d’achat hors taxes pour calculer le capital investi ?

Les dépenses supplémentaires et la récupération finale du BFRE
Les dividendes distribués et les intérêts versés aux prêteurs
Les frais accessoires hors taxes et l’augmentation du BFRE
La valeur résiduelle et les recettes supplémentaires attendues

Les frais accessoires hors taxes et l’augmentation du BFRE

Explication

Le capital investi comprend le prix d’achat ou le coût de production hors taxes, les frais accessoires hors taxes et l’augmentation du BFRE. La valeur résiduelle et la récupération du BFRE interviennent dans les flux de fin d’exploitation, pas dans cette définition du capital initial.

46. Pour un projet qui génère 150 000 € de recettes supplémentaires et 90 000 € de dépenses supplémentaires, quelle est sa CAF d’exploitation ?

90 000 €
240 000 €
150 000 €
60 000 €

60 000 €

Explication

La CAF d’exploitation se calcule par différence entre les recettes supplémentaires et les dépenses supplémentaires, soit 150 000 € − 90 000 € = 60 000 €. Additionner ces deux montants conduirait à mesurer un volume d’activité plutôt qu’un flux net généré.

47. Quels éléments composent les flux nets de trésorerie d’un investissement ?

Le capital investi, augmenté des dividendes et diminué des frais accessoires
Les CAF d’exploitation, corrigées du BFRE, avec la valeur résiduelle et sa récupération finale
Les recettes supplémentaires, sans prise en compte des dépenses liées au projet
La valeur résiduelle, sans intégrer les flux générés pendant l’exploitation

Les CAF d’exploitation, corrigées du BFRE, avec la valeur résiduelle et sa récupération finale

Explication

Les flux nets de trésorerie comprennent les CAF d’exploitation diminuées des variations du BFRE, puis la valeur résiduelle et la récupération du BFRE en fin d’exploitation. Ils ne se limitent donc ni au capital initial ni aux seules recettes.

48. Comment définit-on la valeur actuelle nette d’un projet d’investissement ?

Comme la valeur actuelle des flux nets de trésorerie diminuée du capital investi
Comme la somme des flux nets de trésorerie non actualisés pendant la durée du projet
Comme le taux qui rend égales les recettes futures et les dépenses initiales
Comme le capital investi diminué de la valeur résiduelle de l’investissement

Comme la valeur actuelle des flux nets de trésorerie diminuée du capital investi

Explication

La VAN mesure la différence entre la valeur actuelle des flux nets de trésorerie et le capital investi. Les flux non actualisés ne tiennent pas compte du temps, tandis que le taux qui annule la VAN correspond au TRI.

49. Pourquoi les flux nets de trésorerie sont-ils actualisés dans le calcul de la VAN ?

Pour les ramener à la date 0 et les comparer au capital investi
Pour remplacer le capital investi par la valeur résiduelle de l’actif
Pour transformer les recettes futures en dépenses supplémentaires du projet
Pour déterminer les dividendes qui seront distribués pendant l’exploitation

Pour les ramener à la date 0 et les comparer au capital investi

Explication

L’actualisation ramène les flux futurs à la date 0, ce qui permet de les comparer au capital investi au même moment. Une somme de flux non actualisés ne prend pas en compte la différence de valeur liée aux dates d’encaissement.

50. Un projet présente une VAN de 4 500 €. Comment doit-il être évalué selon la règle de décision de la VAN ?

Il est non acceptable, car toute VAN différente de zéro traduit un risque
Il est non acceptable, car sa VAN reste inférieure au capital investi
Il est acceptable, car sa VAN est strictement positive
Il est indifférent, car une VAN positive doit être remplacée par un TRI

Il est acceptable, car sa VAN est strictement positive

Explication

Une VAN strictement positive indique que le projet crée de la valeur et le rend acceptable selon la règle donnée. Une VAN nulle ou négative conduirait à une décision de non-acceptation.

51. Quelle distinction décrit correctement la VAN et le TRI lorsqu’il faut comparer des projets d’investissement ?

La VAN mesure la création de valeur en euros, tandis que le TRI mesure une rentabilité relative
La VAN concerne le financement externe, tandis que le TRI concerne l’autofinancement
La VAN évalue les dividendes distribués, tandis que le TRI évalue les frais accessoires
La VAN mesure un pourcentage de rendement, tandis que le TRI mesure la valeur créée en euros

La VAN mesure la création de valeur en euros, tandis que le TRI mesure une rentabilité relative

Explication

La VAN recherche la création de valeur globale maximale exprimée en euros, alors que le TRI mesure une rentabilité relative. Cette différence rend le TRI utile pour comparer des projets dont les montants investis sont différents.

52. Quelle est la caractéristique essentielle de l’autofinancement ?

Il correspond aux dividendes versés aux actionnaires grâce aux résultats de l’entreprise
Il correspond à un emprunt obtenu auprès d’un ensemble de prêteurs extérieurs
Il correspond à la CAF conservée dans l’entreprise après distribution des dividendes
Il correspond à de nouveaux apports destinés à modifier le capital social

Il correspond à la CAF conservée dans l’entreprise après distribution des dividendes

Explication

L’autofinancement est la part de la capacité d’autofinancement qui n’est pas distribuée et reste dans l’entreprise. Les dividendes sont au contraire versés aux actionnaires, tandis que l’emprunt et les nouveaux apports constituent des financements externes.

53. Une entreprise réalise une CAF de 80 000 € et distribue 25 000 € de dividendes. Quel est son autofinancement de l’année ?

55 000 €
80 000 €
25 000 €
105 000 €

55 000 €

Explication

L’autofinancement se calcule en retranchant les dividendes distribués de la CAF, soit 80 000 € − 25 000 € = 55 000 €. La CAF représente le potentiel avant distribution et ne constitue donc pas directement l’autofinancement final.

54. Que réalise une entreprise lorsqu’elle procède à une augmentation de capital ?

Elle divise une dette en titres souscrits par plusieurs prêteurs
Elle modifie le capital social grâce à de nouveaux apports
Elle obtient l’usage d’un bien avec une option d’achat finale
Elle conserve une partie de sa CAF après le versement des dividendes

Elle modifie le capital social grâce à de nouveaux apports

Explication

Une augmentation de capital consiste à modifier le montant du capital social au moyen de nouveaux apports. La conservation de la CAF relève de l’autofinancement, tandis que les autres descriptions correspondent à l’emprunt obligataire ou au crédit-bail.

55. Comment fonctionne un emprunt obligataire ?

Il divise l’emprunt en obligations souscrites par un grand nombre de prêteurs
Il conserve les bénéfices dans l’entreprise sans recourir à des prêteurs
Il permet d’utiliser un bien puis de l’acquérir selon un contrat de location
Il transforme le capital social en apports réalisés par les actionnaires existants

Il divise l’emprunt en obligations souscrites par un grand nombre de prêteurs

Explication

Un emprunt obligataire est divisé en fractions égales appelées obligations, souscrites par de nombreux prêteurs appelés obligataires. La conservation des bénéfices relève de l’autofinancement, tandis que l’utilisation d’un bien avec une option d’achat décrit le crédit-bail.

56. Quelle définition correspond au coût du capital d’une entreprise ?

Le coût total d’un financement choisi pour un projet donné
La moyenne arithmétique pondérée des coûts des financements utilisés
Le taux d’intérêt appliqué à la ressource financière la plus importante
La moyenne simple des taux proposés par les établissements prêteurs

La moyenne arithmétique pondérée des coûts des financements utilisés

Explication

Le coût du capital agrège les coûts des différentes ressources financières selon leur poids dans le financement. Le coût d’un financement isolé ne concerne qu’une seule ressource et ne constitue pas le coût du capital global.

57. Un emprunt est souscrit au taux de 6 % dans une entreprise soumise à un taux d’imposition de 25 %. Quel est son taux net d’impôt ?

7,5 %
3,5 %
4,5 %
6,25 %

4,5 %

Explication

Le taux net d’impôt se calcule avec ti=t(1−T)t_i=t(1-T), donc 6%×(1−0,25)=4,5%6\% \times (1-0{,}25)=4{,}5\%. Le taux brut de 6 % ne tient pas compte de l’économie fiscale liée à la déductibilité des intérêts.

58. Dans quel ordre une entreprise doit-elle examiner les critères de choix d’un mode de financement ?

Apprécier l’opportunité, comparer les garanties, puis vérifier la faisabilité
Vérifier la faisabilité, apprécier l’opportunité, puis comparer les coûts
Comparer les coûts, vérifier la faisabilité, puis apprécier l’opportunité
Évaluer la rentabilité, choisir le prêteur, puis examiner l’accessibilité

Vérifier la faisabilité, apprécier l’opportunité, puis comparer les coûts

Explication

Le choix commence par la faisabilité et l’opportunité, avant la comparaison des coûts des modes accessibles ou de leurs combinaisons. Un coût faible ne rend pas un financement pertinent s’il est inaccessible ou inadapté.

59. Dans quelle situation une augmentation de capital peut-elle être écartée ?

Lorsque le coût de la dette est inférieur au coût des fonds propres
Lorsque le marché financier est défavorable au moment de l’opération
Lorsque les bénéfices permettent de financer une partie du projet
Lorsque le projet combine des fonds propres avec un emprunt bancaire

Lorsque le marché financier est défavorable au moment de l’opération

Explication

Une augmentation de capital peut être abandonnée si le marché financier est défavorable, si elle a été réalisée récemment ou si les actionnaires refusent une modification de la gouvernance. La combinaison de ressources ne constitue pas en elle-même un motif d’exclusion.

60. Quel outil convient à une entreprise qui combine des capitaux propres et des dettes pour mesurer le coût global de ses ressources ?

Le taux actuariel brut du crédit-bail
Le montant annuel de l’autofinancement
Le taux nominal de l’emprunt bancaire
Le coût moyen pondéré du capital

Le coût moyen pondéré du capital

Explication

Le coût moyen pondéré du capital est utilisé lorsque l’entreprise associe capitaux propres et dettes. Les emprunts et le crédit-bail peuvent plutôt être comparés à partir de leur taux actuariel net d’impôt.

61. Quelle succession structure un argumentaire de financement cohérent ?

Analyse des coûts, contexte, conclusion, puis constats chiffrés
Conclusion financière, problématique, analyse, puis présentation des données
Constats chiffrés, conclusion, contexte, analyse des solutions
Contexte et problématique, constats chiffrés, analyse, conclusion

Contexte et problématique, constats chiffrés, analyse, conclusion

Explication

L’argumentaire commence par le contexte et la problématique, présente ensuite les constats chiffrés, les analyse pour justifier le choix, puis conclut en annonçant les financements retenus. Les constats décrivent la situation tandis que l’analyse sert à expliquer la décision.

62. Quelle combinaison permet de financer exactement le projet SpaceShip de 2 580 000 € ?

855 555 € d’autofinancement, 950 000 € d’emprunt obligataire, 700 000 € d’emprunt bancaire et 50 000 € de subvention
800 000 € d’autofinancement, 950 000 € d’emprunt obligataire, 700 000 € d’emprunt bancaire et 130 000 € de subvention
900 000 € d’autofinancement, 950 000 € d’emprunt obligataire, 680 000 € d’emprunt bancaire et 50 000 € de subvention
855 555 € d’autofinancement, 900 000 € d’emprunt obligataire, 775 000 € d’emprunt bancaire et 50 000 € de subvention

855 555 € d’autofinancement, 950 000 € d’emprunt obligataire, 700 000 € d’emprunt bancaire et 50 000 € de subvention

Explication

La combinaison indiquée totalise 2 580 000 €, montant du projet SpaceShip. Les autres répartitions modifient au moins une ressource et ne correspondent donc pas à la combinaison retenue dans l’exemple.

63. Sur quel marché des titres financiers sont-ils émis pour la première fois par les émetteurs en échange de capitaux ?

Le marché primaire
Le marché interbancaire
Le marché des changes
Le marché secondaire

Le marché primaire

Explication

Le marché primaire accueille l’émission initiale des actifs financiers par les émetteurs qui recherchent des capitaux. Le marché secondaire concerne la revente de titres déjà émis entre investisseurs.

64. Quel organisme public indépendant protège les épargnants et veille au bon fonctionnement des marchés financiers ?

La Banque centrale européenne
La Commission européenne
L’Organisation mondiale du commerce
L’Autorité des marchés financiers

L’Autorité des marchés financiers

Explication

L’Autorité des marchés financiers exerce une mission de protection des épargnants et de surveillance du fonctionnement des marchés financiers. Les autres organismes cités ont des missions monétaires, politiques ou commerciales différentes.

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Qu'est-ce que le diagnostic financier ?

Une démarche fondée sur l'étude du bilan, compte de résultat et annexe sur plusieurs années.

Quelle est la première étape du diagnostic financier ?

L'analyse de l'activité de l'entreprise.

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