QCM : Histoire de la pensée économique (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi la rareté oblige-t-elle à effectuer des choix économiques ?

Parce que les besoins diminuent lorsque les ressources sont réparties entre les individus.
Parce que les désirs humains sont limités alors que les ressources sont abondantes.
Parce que des ressources limitées doivent répondre à des besoins et désirs illimités.
Parce que les ressources et les besoins évoluent toujours dans les mêmes proportions.

Parce que des ressources limitées doivent répondre à des besoins et désirs illimités.

Explication

La rareté apparaît lorsque les ressources disponibles ne suffisent pas à satisfaire tous les besoins et désirs, ce qui impose de choisir leur allocation. L’idée que les besoins diminuent automatiquement avec la répartition ne définit pas la rareté.

2. Une étude porte sur les décisions d’achat des ménages d’une ville plutôt que sur les résultats de l’économie nationale : quel domaine examine-t-elle ?

La microéconomie, qui mesure l’évolution de l’économie dans son ensemble.
La macroéconomie, qui étudie les décisions des ménages pris séparément.
La microéconomie, qui étudie les individus ou les groupes d’individus.
La macroéconomie, qui analyse les échanges au sein d’un marché particulier.

La microéconomie, qui étudie les individus ou les groupes d’individus.

Explication

La microéconomie s’intéresse aux individus ou aux groupes d’individus, comme les ménages d’une ville. La macroéconomie porte sur l’économie dans son ensemble, et non sur les décisions particulières décrites ici.

3. Quelle définition correspond à une ressource en économie ?

Tout ce qui est fabriqué par une entreprise pour être vendu.
Tout ce qui est disponible en abondance dans la nature.
Tout ce qui possède une forme matérielle et peut être stocké.
Tout ce qui peut satisfaire un besoin.

Tout ce qui peut satisfaire un besoin.

Explication

Une ressource est définie par sa capacité à satisfaire un besoin. La fabrication par une entreprise caractérise certaines ressources économiques, mais ne couvre pas toutes les ressources.

4. Quelle distinction caractérise les ressources non économiques par rapport aux ressources économiques ?

Elles sont produites par les ménages et distribuées sans échange, contrairement aux ressources économiques créées par les entreprises.
Elles sont abondantes dans la nature et s’obtiennent sans effort, contrairement aux ressources économiques transformées par l’activité humaine.
Elles satisfont des besoins immatériels et sont échangées contre un prix, contrairement aux ressources économiques destinées à la consommation.
Elles sont transformées par l’activité humaine et incorporées à la production, contrairement aux ressources économiques présentes dans la nature.

Elles sont abondantes dans la nature et s’obtiennent sans effort, contrairement aux ressources économiques transformées par l’activité humaine.

Explication

Les ressources non économiques existent en abondance dans la nature et ne demandent pas d’effort pour être obtenues, tandis que les ressources économiques sont issues de l’activité humaine et transformées dans la production. L’idée qu’elles sont elles-mêmes transformées par l’activité humaine inverse la distinction.

5. Comment distinguer un bien d’un service ?

Un bien est matériel ou immatériel, tandis qu’un service satisfait le besoin d’autrui.
Un bien est produit par un ménage, tandis qu’un service est produit par une entreprise.
Un bien possède un prix d’échange, tandis qu’un service répond à un besoin de production.
Un bien satisfait le besoin d’autrui, tandis qu’un service est nécessairement matériel.

Un bien est matériel ou immatériel, tandis qu’un service satisfait le besoin d’autrui.

Explication

Un bien peut être matériel ou immatériel, alors qu’un service se définit par le fait qu’il satisfait le besoin d’autrui. La matérialité ne permet pas de caractériser un service, qui n’est pas nécessairement un objet matériel.

6. Une machine sert à fabriquer des meubles, tandis qu’un meuble acheté par un ménage sert à son usage : comment classer ces deux biens ?

La machine est un bien de production et le meuble acheté est un bien de consommation.
La machine et le meuble sont des biens de production, car ils participent à une activité économique.
La machine et le meuble sont des biens de consommation, car ils peuvent être utilisés.
La machine est un bien de consommation et le meuble acheté est un bien de production.

La machine est un bien de production et le meuble acheté est un bien de consommation.

Explication

Un bien de production participe à la création d’autres biens, comme la machine qui fabrique les meubles. Le meuble destiné à l’usage d’un ménage est un bien de consommation, même s’il peut être durable.

7. Comment Xénophon caractérise-t-il l’oikonomia ?

Comme l’étude de la répartition des richesses entre les cités et les différentes catégories de citoyens.
Comme l’organisation de la production artisanale par le salariat et les prêts rémunérés.
Comme l’art d’administrer et de faire prospérer un domaine agricole et une maisonnée par le travail, l’ordre et la hiérarchie.
Comme l’art d’accroître les échanges commerciaux et les profits grâce à la circulation des marchandises.

Comme l’art d’administrer et de faire prospérer un domaine agricole et une maisonnée par le travail, l’ordre et la hiérarchie.

Explication

Pour Xénophon, l’oikonomia consiste à bien administrer et faire prospérer un domaine agricole et une maisonnée grâce au travail, à l’ordre et à la hiérarchie. L’expansion du commerce et des profits ne correspond pas à cette définition domestique.

8. Quelle position Aristote défend-il concernant la production des richesses et certaines activités économiques ?

Il situe la production des richesses dans les échanges commerciaux et approuve le prêt à intérêt comme source de prospérité.
Il situe la production des richesses dans la famille et pour la famille, et condamne le commerce, le prêt à intérêt et le travail salarié.
Il attribue la production des richesses aux salariés et considère le commerce comme la base de la vie familiale.
Il situe la production des richesses dans les cités et défend le travail salarié comme moyen de servir les familles.

Il situe la production des richesses dans la famille et pour la famille, et condamne le commerce, le prêt à intérêt et le travail salarié.

Explication

Aristote situe la production des richesses dans la famille et pour la famille, tout en condamnant le commerce comme improductif, le prêt à intérêt comme immoral et le travail salarié comme dépourvu de raison d’être. L’idée qu’il approuve le prêt à intérêt contredit directement cette position.

9. Un objet a une utilité pour son propriétaire et peut être échangé à un prix : quelle distinction aristotélicienne s’applique ?

Son utilité relève de la valeur d’échange, et son prix mesure concrètement sa valeur d’usage.
Son utilité relève de la valeur d’usage, et son prix mesure concrètement sa valeur d’échange.
Son utilité et son prix relèvent de la valeur d’échange, tandis que la valeur d’usage désigne sa rareté.
Son utilité et son prix relèvent de la valeur d’usage, tandis que la valeur d’échange désigne sa durabilité.

Son utilité relève de la valeur d’usage, et son prix mesure concrètement sa valeur d’échange.

Explication

La valeur d’usage renvoie à l’utilité du bien, tandis que sa valeur d’échange est mesurée concrètement par son prix. Inverser ces notions confond l’usage du bien avec sa mesure dans l’échange.

10. Quelle conception du juste prix Thomas d’Aquin défend-il ?

Un prix rémunérant justement le travail, dans le cadre d’une propriété privée assortie de devoirs
Un prix garantissant un profit maximal au marchand, même si le travail est sous-rémunéré
Un prix déterminé par la concurrence entre vendeurs et l’absence de règles morales
Un prix fixé par la seule abondance des métaux précieux, sans égard au travail

Un prix rémunérant justement le travail, dans le cadre d’une propriété privée assortie de devoirs

Explication

Thomas d’Aquin défend un juste prix qui rémunère équitablement le travail et accepte la propriété privée à condition qu’elle s’accompagne de devoirs. Une fixation fondée sur la seule concurrence ne traduit pas sa conception morale du prix.

11. Quel rôle les corporations ont-elles joué dans la vie économique médiévale ?

Elles ont remplacé les autorités religieuses en définissant une théorie économique autonome
Elles ont établi les prix selon la seule variation de l’offre et de la demande
Elles ont dirigé les échanges internationaux en accumulant les métaux précieux pour les monarques
Elles ont organisé les activités économiques et sociales au moyen de règles de métier, de statuts et de règlements

Elles ont organisé les activités économiques et sociales au moyen de règles de métier, de statuts et de règlements

Explication

Les corporations ont encadré durant des siècles la vie économique et sociale par des règles propres aux métiers, des statuts et des règlements. La fixation des prix selon l’offre et la demande ne résume pas leur fonction institutionnelle.

12. Quelle orientation économique les mercantilistes préconisent-ils face à la concurrence étrangère ?

La libre concurrence internationale accompagnée d’un retrait de l’État
La gestion privée des échanges sans intervention ni protection publiques
Des politiques protectionnistes accompagnées d’un rôle actif de l’État
La suppression des manufactures nationales au profit des importations

Des politiques protectionnistes accompagnées d’un rôle actif de l’État

Explication

Les mercantilistes soutiennent le protectionnisme et l’intervention active de l’État dans l’économie. La libre concurrence internationale associée au retrait de l’État correspond davantage à une orientation libérale.

13. Dans la conception mercantiliste, sur quoi repose principalement la puissance d’un pays et de son monarque ?

Sur la liberté des échanges et la diversité des biens fabriqués dans le pays
Sur le niveau des salaires et la consommation des ménages urbains
Sur l’étendue des terres agricoles et la production annuelle de surplus alimentaires
Sur l’accumulation d’or et d’argent considérés comme les véritables formes de richesse

Sur l’accumulation d’or et d’argent considérés comme les véritables formes de richesse

Explication

Les mercantilistes associent la puissance du pays et du monarque à l’accumulation d’or et d’argent, qu’ils tiennent pour les véritables formes de richesse. La production agricole de surplus est plutôt au cœur de la pensée physiocratique.

14. Quelle stratégie permet aux mercantilistes d’accumuler des métaux précieux grâce au commerce extérieur ?

Équilibrer les achats et les ventes à l’étranger afin de stabiliser la production nationale
Remplacer les échanges extérieurs par des paiements agricoles entre provinces du royaume
Acheter davantage à l’étranger que le pays ne lui vend afin d’élargir les marchés intérieurs
Vendre davantage à l’étranger que le pays ne lui achète afin d’obtenir un excédent commercial

Vendre davantage à l’étranger que le pays ne lui achète afin d’obtenir un excédent commercial

Explication

Un excédent commercial, obtenu en vendant à l’étranger plus qu’on ne lui achète, est l’un des moyens mercantilistes d’accumuler des métaux précieux. Accroître les achats au-delà des ventes ne produit pas cet excédent.

15. Quelle association distingue correctement les formes ibérique, anglaise et française du mercantilisme ?

L’Ibérie privilégie le commerce et les paiements en or, l’Angleterre soutient les manufactures, la France exploite les colonies
L’Ibérie exploite les colonies pour les métaux, l’Angleterre privilégie le commerce et les paiements en or, la France soutient les manufactures
L’Ibérie exploite les colonies pour les métaux, l’Angleterre soutient les manufactures, la France privilégie les paiements en or
L’Ibérie soutient les manufactures, l’Angleterre exploite les colonies pour les métaux, la France privilégie les paiements en or

L’Ibérie exploite les colonies pour les métaux, l’Angleterre privilégie le commerce et les paiements en or, la France soutient les manufactures

Explication

Le mercantilisme ibérique est bullioniste et s’appuie sur les métaux coloniaux, l’anglais est commercial et impose des paiements en or, et le français soutient les manufactures. Attribuer le soutien industriel à l’Angleterre inverse les caractéristiques des formes anglaise et française.

16. Quelle thèse caractérise la conception physiocratique du produit net ?

L’agriculture seule crée un surplus de richesses réelles, appelé produit net
L’industrie seule crée un surplus de richesses réelles, appelé produit net
Le commerce seul crée un surplus de richesses réelles, appelé produit net
L’agriculture et l’industrie créent ensemble un surplus appelé produit net

L’agriculture seule crée un surplus de richesses réelles, appelé produit net

Explication

Pour les physiocrates, seule l’agriculture produit le surplus de richesses réelles appelé produit net. L’industrie et le commerce participent à l’activité économique, mais ne créent pas ce surplus dans leur théorie.

17. Comment calcule-t-on le produit net agricole dans la théorie physiocratique ?

En divisant la production par les avances, les avances couvrant l’entretien des travailleurs, des animaux et du matériel
En soustrayant les ventes aux achats, les achats couvrant l’entretien des travailleurs, des animaux et du matériel
En ajoutant les avances à la production, les avances couvrant l’entretien des travailleurs, des animaux et du matériel
En soustrayant les avances à la production, les avances couvrant l’entretien des travailleurs, des animaux et du matériel

En soustrayant les avances à la production, les avances couvrant l’entretien des travailleurs, des animaux et du matériel

Explication

Le produit net correspond à la différence entre la production et les avances nécessaires à l’entretien des ouvriers agricoles, des animaux et du matériel. Ajouter les avances à la production ne calcule pas le surplus restant après les frais.

18. Quelles classes Quesnay représente-t-il dans son Tableau économique de 1758 ?

Les propriétaires fonciers, les ouvriers industriels et les commerçants étrangers
Les propriétaires fonciers, les producteurs agricoles et les artisans et commerçants
Les producteurs agricoles, les monarques et les détenteurs de métaux précieux
Les artisans, les commerçants et les travailleurs agricoles sans propriétaires fonciers

Les propriétaires fonciers, les producteurs agricoles et les artisans et commerçants

Explication

Le Tableau économique représente la circulation de la richesse entre propriétaires fonciers, classe productive agricole et classe stérile des artisans et commerçants. Les détenteurs de métaux précieux et les monarques ne constituent pas les trois classes de ce modèle.

19. Dans l’analyse de Quesnay, quel rôle les cultivateurs jouent-ils dans la création de richesses ?

Ils font circuler le produit net, tandis que les artisans et commerçants le créent
Ils créent le produit net avec les artisans, tandis que les commerçants en assurent la circulation
Ils créent le produit net, tandis que les autres activités font circuler la richesse sans le produire
Ils transforment les métaux précieux en produit net, tandis que les propriétaires le distribuent

Ils créent le produit net, tandis que les autres activités font circuler la richesse sans le produire

Explication

Quesnay attribue aux cultivateurs la production du produit net et considère que le reste de l’économie vit de la circulation de cette richesse. Attribuer sa création aux artisans ou aux commerçants contredit cette distinction entre classe productive et classe stérile.

20. Pourquoi Adam Smith retient-il le travail comme source de richesse et mesure de la valeur plutôt que la valeur d’usage ou la valeur d’échange ?

La valeur d’usage varie avec les salaires et la valeur d’échange demeure indépendante de la monnaie.
La valeur d’usage dépend des prix relatifs et la valeur d’échange reflète surtout la rareté.
La valeur d’usage mesure le travail incorporé et la valeur d’échange traduit les préférences individuelles.
La valeur d’usage est trop subjective et la valeur d’échange dépend trop des variations monétaires.

La valeur d’usage est trop subjective et la valeur d’échange dépend trop des variations monétaires.

Explication

Smith écarte la valeur d’usage parce qu’elle est subjective et juge la valeur d’échange trop affectée par les variations de la monnaie. La rareté intervient dans son analyse pour les biens non reproductibles, et non comme explication générale de ces deux limites.

21. Selon la distinction d’Adam Smith, comment détermine-t-on la valeur d’un bien reproductible ?

Par la quantité de travail nécessaire à sa production.
Par le degré de rareté qui limite sa disponibilité.
Par le prix monétaire observé au moment de l’échange.
Par la satisfaction totale qu’il procure à son acquéreur.

Par la quantité de travail nécessaire à sa production.

Explication

Pour un bien reproductible, Smith rattache la valeur à la quantité de travail nécessaire à sa production. La rareté est plutôt déterminante pour la valeur des biens non reproductibles.

22. Une entreprise répartit la fabrication d’un produit entre des salariés spécialisés dans des tâches différentes ; quel effet Adam Smith associerait-il à cette organisation ?

Elle accroît la rareté du produit et profite surtout aux consommateurs les plus aisés.
Elle accroît l’efficacité du travail et peut profiter à l’individu comme à la collectivité.
Elle stabilise la valeur monétaire du produit et profite surtout aux détenteurs de capitaux.
Elle réduit la dépendance aux échanges et bénéficie principalement aux producteurs concurrents.

Elle accroît l’efficacité du travail et peut profiter à l’individu comme à la collectivité.

Explication

Smith soutient que la spécialisation améliore l’efficacité du travail et peut bénéficier à la fois à l’individu et à la collectivité. La spécialisation n’a pas pour effet central de stabiliser la valeur monétaire du produit.

23. Quelle conséquence la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say attribue-t-elle à l’offre ?

La monnaie retient les revenus issus de la production, ce qui entraîne une baisse durable de la demande selon cette loi.
La production crée des revenus qui permettent l’achat des biens offerts, excluant une crise générale de surproduction selon cette loi.
La demande détermine les quantités produites, ce qui empêche l’offre de créer ses propres débouchés selon cette loi.
La production réduit les revenus disponibles, ce qui rend probable une crise générale de surproduction selon cette loi.

La production crée des revenus qui permettent l’achat des biens offerts, excluant une crise générale de surproduction selon cette loi.

Explication

La loi de Say affirme que l’offre crée sa demande et exclut ainsi une crise générale de surproduction dans le cadre de cette loi. L’idée d’une production qui réduit les revenus et provoque une telle crise contredit précisément ce raisonnement.

24. Quelle conception de l’économie les néoclassiques développent-ils à la fin du XIXe siècle ?

Une science qui explique les fluctuations globales sans modéliser les décisions individuelles.
Une science qui étudie d’abord les classes sociales et leur conflit autour de la production.
Une science qui formalise les choix individuels et leur coordination par les marchés.
Une science qui décrit principalement les institutions politiques et leurs effets sur les échanges.

Une science qui formalise les choix individuels et leur coordination par les marchés.

Explication

Les néoclassiques mettent l’économie en équations et l’étudient comme une science des choix individuels coordonnés par les marchés. Une analyse centrée sur les fluctuations globales sans modélisation des décisions individuelles ne correspond pas à cette orientation.

25. Quel changement d’échelle d’analyse caractérise la rupture néoclassique avec l’analyse classique présentée ici ?

Le passage de l’étude des marchés à l’analyse exclusive des institutions publiques.
Le passage d’une approche macroéconomique à l’étude microéconomique des comportements individuels.
Le passage d’une approche microéconomique à l’étude macroéconomique des comportements individuels.
Le passage de l’étude des individus à l’analyse exclusive des échanges internationaux.

Le passage d’une approche macroéconomique à l’étude microéconomique des comportements individuels.

Explication

L’approche néoclassique privilégie l’analyse microéconomique des comportements individuels, à la différence de l’approche macroéconomique classique évoquée ici. L’option qui inverse ces niveaux d’analyse attribue à tort la priorité macroéconomique aux néoclassiques.

26. Une consommatrice augmente progressivement sa consommation d’un bien ; comment évolue, dans le modèle néoclassique, la satisfaction procurée par la dernière unité consommée ?

Elle reste constante tant que le prix du bien ne change pas.
Elle augmente à mesure que la quantité consommée augmente.
Elle diminue à mesure que la quantité consommée augmente.
Elle correspond à la satisfaction totale de toutes les unités consommées.

Elle diminue à mesure que la quantité consommée augmente.

Explication

L’utilité marginale désigne la satisfaction procurée par la dernière unité consommée et diminue lorsque la quantité augmente. La satisfaction totale porte sur l’ensemble des unités, et non sur la dernière unité prise séparément.

27. Dans le modèle néoclassique, que produit la rencontre de l’offre et de la demande sur les marchés ?

Un prix d’équilibre sur les marchés des biens et services, du travail et financiers.
Un niveau uniforme de salaire sur les marchés des biens et services, du travail et financiers.
Une répartition identique des revenus sur les marchés des biens et services, du travail et financiers.
Une quantité de production planifiée sur les marchés des biens et services, du travail et financiers.

Un prix d’équilibre sur les marchés des biens et services, du travail et financiers.

Explication

Dans ce modèle, l’interaction de l’offre et de la demande permet d’atteindre un prix d’équilibre sur plusieurs catégories de marchés. Elle ne détermine pas, par elle-même, une répartition identique des revenus.

28. Quelles sont les trois hypothèses néoclassiques relatives à la rationalité individuelle ?

La rationalité économique forte, la variabilité des préférences et leur indépendance.
La rationalité économique forte, la stabilité des préférences et leur indépendance.
La rationalité économique limitée, la variabilité des préférences et leur interdépendance.
La rationalité économique limitée, la stabilité des préférences et leur interdépendance.

La rationalité économique forte, la stabilité des préférences et leur indépendance.

Explication

Les trois hypothèses sont la rationalité économique forte, la stabilité des préférences individuelles et leur indépendance. La rationalité limitée et l’interdépendance des préférences ne font pas partie de cette liste.

29. Dans le cadre de la rationalité forte, comment un individu est-il supposé choisir entre plusieurs options ?

Il compare les choix réalisables et sélectionne celui qui égalise les dépenses selon ses préférences et les prix absolus.
Il compare les choix réalisables et sélectionne celui qui minimise son effort selon ses habitudes, son revenu et les prix affichés.
Il classe les choix possibles et sélectionne celui qui maximise son utilité selon ses préférences, ses moyens et les prix relatifs.
Il classe les choix possibles et sélectionne celui qui maximise son utilité selon les préférences collectives et les prix relatifs.

Il classe les choix possibles et sélectionne celui qui maximise son utilité selon ses préférences, ses moyens et les prix relatifs.

Explication

La rationalité forte suppose que l’individu classe tous les choix possibles et retient celui qui maximise son utilité compte tenu de ses préférences, de ses moyens et des prix relatifs. Le choix fondé sur les préférences collectives remplace à tort les préférences individuelles.

30. Comment faut-il interpréter les lois néoclassiques lorsqu’on tient compte de leurs limites ?

Comme des lois mathématiques universelles à appliquer séparément de toute analyse économique complémentaire.
Comme des hypothèses sans portée pédagogique, à écarter au profit d’une théorie entièrement différente.
Comme des outils pédagogiques partiels à intégrer dans une analyse plus complexe, plutôt que comme des lois mathématiques universelles.
Comme des descriptions complètes des comportements réels, à remplacer dès qu’un individu s’écarte de leurs prédictions.

Comme des outils pédagogiques partiels à intégrer dans une analyse plus complexe, plutôt que comme des lois mathématiques universelles.

Explication

La théorie néoclassique n’est pas à rejeter en bloc : ses lois peuvent servir de métaphores pédagogiques et d’outils dans une analyse plus complexe. Les traiter comme des lois mathématiques universelles leur attribue une portée que cette interprétation récuse.

31. Quelle différence caractérise l’approche de Schumpeter par rapport à la perspective néoclassique ?

Schumpeter analyse les marchés comme stables, tandis que les néoclassiques étudient les transformations techniques.
Schumpeter privilégie l’allocation optimale, tandis que les néoclassiques mettent l’accent sur les entrepreneurs innovateurs.
Schumpeter se concentre sur les choix individuels, tandis que les néoclassiques expliquent le progrès par les innovations.
Schumpeter met l’accent sur l’innovation et le changement dynamique, tandis que les néoclassiques privilégient l’équilibre et la stabilité.

Schumpeter met l’accent sur l’innovation et le changement dynamique, tandis que les néoclassiques privilégient l’équilibre et la stabilité.

Explication

Schumpeter place l’innovation, le progrès technique et les entrepreneurs au cœur d’une dynamique de changement. L’approche néoclassique privilégie plutôt l’équilibre des marchés, l’allocation optimale et la stabilité.

32. Dans l’analyse de Schumpeter, quelle relation unit l’innovation et le profit dans le capitalisme ?

L’équilibre entre l’épargne et la consommation est le moteur du capitalisme et crée les profits.
Les innovations entrepreneuriales sont le moteur du capitalisme et peuvent être à l’origine du profit.
La stabilité des marchés est le moteur du capitalisme et garantit les profits des producteurs.
La réduction des coûts salariaux est le moteur du capitalisme et détermine les profits obtenus.

Les innovations entrepreneuriales sont le moteur du capitalisme et peuvent être à l’origine du profit.

Explication

Pour Schumpeter, l’innovation portée par les entrepreneurs anime le capitalisme et le profit découle de ces innovations. La stabilité des marchés correspond davantage à une préoccupation néoclassique qu’à ce moteur schumpétérien.

33. Une innovation majeure apparaît dans un secteur et entraîne des investissements chez ses fournisseurs et ses clients, tout en transformant des activités existantes. Quel mécanisme schumpétérien cela illustre-t-il ?

Une hausse autonome de la demande, qui développe le secteur innovant sans toucher aux activités existantes.
Une dynamique de création, de destruction et de restructuration, renforcée par des investissements complémentaires en amont et en aval.
Une amélioration graduelle des procédés, qui évite les ruptures et limite les investissements associés.
Un ajustement vers l’équilibre général, qui stabilise les activités sans modifier les secteurs concernés.

Une dynamique de création, de destruction et de restructuration, renforcée par des investissements complémentaires en amont et en aval.

Explication

Les innovations apparaissent par grappes et suscitent des investissements complémentaires dans les secteurs situés en amont et en aval, tout en restructurant l’économie. Un ajustement vers l’équilibre ne rend pas compte de cette transformation par création et destruction.

34. Quel avantage de marché un entrepreneur innovateur peut-il obtenir grâce à une innovation réussie ?

Une garantie publique de revenus, associée à la diffusion rapide de l’innovation dans tous les secteurs.
Un marché parfaitement concurrentiel, associé à la réduction des risques et à la stabilité des profits.
Un monopole temporaire, associé à la recherche du profit et à une disposition à prendre des risques.
Un monopole durable, associé à la recherche du profit et à une disposition à prendre des risques.

Un monopole temporaire, associé à la recherche du profit et à une disposition à prendre des risques.

Explication

L’entrepreneur innovateur peut obtenir un monopole temporaire grâce à son innovation, tout en recherchant le profit et en aimant le risque. Le présenter comme durable confond l’avantage provisoire de l’innovateur avec une position permanente.

35. À partir de quel niveau d’analyse Keynes construit-il son raisonnement économique, par contraste avec l’approche néoclassique ?

À partir de décisions individuelles de consommation, plutôt que d’agrégats comme l’épargne et l’investissement.
À partir de marchés considérés séparément, plutôt que des décisions des ménages et des entreprises.
À partir des prix relatifs et de l’allocation optimale, plutôt que de la consommation agrégée.
À partir d’agrégats comme la consommation, l’épargne et l’investissement, plutôt que d’acteurs isolés.

À partir d’agrégats comme la consommation, l’épargne et l’investissement, plutôt que d’acteurs isolés.

Explication

Keynes raisonne à partir d’agrégats macroéconomiques tels que la consommation, l’épargne et l’investissement. L’approche néoclassique se distingue en partant des acteurs individuels isolés.

36. Pourquoi, selon Keynes, l’équilibre d’un marché ne garantit-il pas à lui seul un équilibre optimal de l’économie ?

Parce que chaque marché s’équilibre séparément et transmet nécessairement cet équilibre aux autres marchés.
Parce que les marchés sont interdépendants et que leurs interactions ne garantissent pas un résultat optimal.
Parce que les prix sont indépendants des décisions des ménages et des entreprises dans chaque secteur.
Parce que l’épargne détermine l’équilibre des marchés sans dépendre de la demande globale.

Parce que les marchés sont interdépendants et que leurs interactions ne garantissent pas un résultat optimal.

Explication

Keynes insiste sur l’interdépendance des marchés et sur le fait que leurs interactions ne garantissent pas un équilibre optimal. L’idée que chaque marché s’équilibre séparément correspond plutôt à la perspective néoclassique.

37. Un gouvernement augmente le revenu des ménages les plus modestes. Quel effet Keynes permet-il d’anticiper sur l’activité économique ?

L’investissement peut reculer, car l’augmentation des bas revenus réduit la demande adressée aux entreprises.
La consommation peut progresser fortement, car la propension marginale à consommer est plus élevée lorsque le revenu est faible.
L’épargne peut progresser fortement, car la propension marginale à épargner est plus élevée lorsque le revenu est faible.
La consommation peut diminuer, car les ménages modestes consacrent davantage de leur revenu aux placements financiers.

La consommation peut progresser fortement, car la propension marginale à consommer est plus élevée lorsque le revenu est faible.

Explication

Keynes considère que la propension marginale à consommer est plus élevée lorsque le revenu est faible ; accroître les bas revenus peut donc stimuler l’activité et la création de richesse. L’idée d’une hausse prioritaire de l’épargne des ménages modestes inverse le mécanisme décrit.

38. Dans une économie où la demande est faible, pourquoi une baisse des salaires peut-elle, selon Keynes, aggraver le chômage ?

Elle réduit la demande, ce qui peut freiner l’activité des entreprises et aggraver le chômage.
Elle augmente la demande de travail, ce qui peut freiner l’activité des entreprises et aggraver le chômage.
Elle accroît le pouvoir d’achat des salariés, ce qui peut relancer l’activité et aggraver le chômage.
Elle renforce la demande globale, ce qui peut réduire la production et aggraver le chômage.

Elle réduit la demande, ce qui peut freiner l’activité des entreprises et aggraver le chômage.

Explication

Pour Keynes, des salaires plus bas peuvent réduire la demande et ainsi aggraver le chômage. L’idée que la baisse des salaires résorbe le chômage en augmentant la demande de travail relève de l’analyse néoclassique.

39. Pourquoi le modèle économique dominant fondé sur la croissance infinie et le PIB est-il remis en question ?

Parce que la croissance infinie garantit la régénération des ressources naturelles.
Parce que sa compatibilité avec la soutenabilité écologique est interrogée.
Parce que le PIB mesure directement la stabilité des écosystèmes et leurs seuils.
Parce que les limites écologiques concernent uniquement les économies sans croissance.

Parce que sa compatibilité avec la soutenabilité écologique est interrogée.

Explication

Le modèle dominant, qui associe croissance infinie et mesure par le PIB, est questionné au regard de la soutenabilité écologique. Le PIB ne mesure pas directement les seuils de stabilité des écosystèmes.

40. Combien des neuf processus qui régulent la stabilité et la résilience du système terrestre ont dépassé leurs limites ?

Neuf processus ont dépassé leurs limites.
Six processus ont dépassé leurs limites.
Trois processus ont dépassé leurs limites.
Aucun processus n’a dépassé ses limites.

Six processus ont dépassé leurs limites.

Explication

Six des neuf processus biochimiques considérés ont dépassé leurs limites. Dire que les neuf les ont dépassées confond le nombre total de processus avec le nombre constaté au-delà de leurs limites.

41. Comment la concentration atmosphérique de CO2 indiquée se situe-t-elle par rapport à la limite de 350 ppm ?

Elle atteint 315 ppm, soit un niveau inférieur à la limite de 350 ppm.
Elle atteint 350 ppm, soit un niveau égal à la limite indiquée.
Elle atteint 415 ppm, soit un niveau supérieur à la limite de 350 ppm.
Elle atteint 765 ppm, soit un niveau supérieur de 350 ppm à la limite indiquée.

Elle atteint 415 ppm, soit un niveau supérieur à la limite de 350 ppm.

Explication

La concentration indiquée est de 415 ppm, au-dessus de la limite mentionnée de 350 ppm. La valeur de 350 ppm désigne la limite, et non la concentration observée.

42. Quel contraste est indiqué entre le taux d’extinction considéré comme normal et le taux observé ?

Dix espèces par million et par an sont considérées comme normales, contre cent observées.
Dix espèces par million sont considérées comme normales par décennie, contre cent observées par an.
Cent espèces par million sont considérées comme normales par décennie, contre dix observées par an.
Cent espèces par million et par an sont considérées comme normales, contre dix observées.

Dix espèces par million et par an sont considérées comme normales, contre cent observées.

Explication

Le taux considéré comme normal est de dix espèces par million et par an, tandis que le taux observé indiqué est de cent. L’inversion de ces deux valeurs confond le niveau normal avec le niveau observé.

43. Quel rapport publié en 1972 par une équipe du MIT dirigée par Donella Meadows avait été commandé par le Club de Rome ?

The Economics of Climate Change
Small Is Beautiful
The Limits to Growth
Silent Spring

The Limits to Growth

Explication

The Limits to Growth est le titre du rapport Meadows paru en 1972, élaboré par une équipe du MIT dirigée par Donella Meadows à la demande du Club de Rome. Silent Spring est un ouvrage associé à Rachel Carson, et non le titre de ce rapport.

44. Dans l’avertissement du rapport Meadows, quel effet la poursuite des tendances de consommation, démographiques et industrielles aurait-elle sur les ressources naturelles ?

Elle rendrait leur disponibilité indépendante de la croissance industrielle.
Elle favoriserait leur renouvellement au rythme de la croissance.
Elle accentuerait la pression et conduirait à leur épuisement.
Elle déplacerait la pression des ressources vers les seuls écosystèmes.

Elle accentuerait la pression et conduirait à leur épuisement.

Explication

Le rapport avertit que la poursuite des tendances de consommation épuiserait les ressources, avec une pression accrue par la croissance démographique et industrielle. L’idée d’un renouvellement qui suivrait la croissance contredit cet avertissement.

45. Quelle critique William Nordhaus adresse-t-il au rapport Meadows en 1972 ?

Il évalue les coûts climatiques sans examiner les émissions de gaz à effet de serre.
Il néglige les mécanismes économiques et traite l’épuisement des ressources comme inéluctable.
Il privilégie les mécanismes économiques et suppose que les ressources se renouvellent sans limite.
Il attribue la pression sur les ressources à la substitution entre travail et capital.

Il néglige les mécanismes économiques et traite l’épuisement des ressources comme inéluctable.

Explication

Nordhaus reproche au rapport de ne pas prendre en compte les mécanismes économiques et de présenter l’épuisement des ressources comme inéluctable. L’idée de substitution entre facteurs de production constitue plutôt un argument de Nordhaus.

46. Comment la substitution entre matières, travail, capital et ressources peut-elle, selon Nordhaus, répondre à l’épuisement d’une ressource ?

En empêchant le prix de la ressource épuisée d’augmenter.
En maintenant la production sans modifier les facteurs employés.
En accélérant l’épuisement des autres ressources disponibles.
En permettant de remplacer la ressource épuisée par une autre.

En permettant de remplacer la ressource épuisée par une autre.

Explication

Nordhaus soutient que les facteurs de production peuvent se substituer les uns aux autres, ce qui permet de remplacer une ressource épuisée. Le maintien de la production sans changement des facteurs ne décrit pas ce mécanisme de substitution.

47. Dans le mécanisme de marché décrit par Nordhaus, que se passe-t-il lorsque le déclin d’une ressource en augmente le prix ?

Les acteurs sont incités à accroître leur consommation de cette ressource.
Les acteurs sont incités à se reporter sur une autre ressource.
Les acteurs sont incités à maintenir leur choix malgré le nouveau prix.
Les acteurs sont incités à réduire la substitution entre ressources.

Les acteurs sont incités à se reporter sur une autre ressource.

Explication

Pour Nordhaus, la hausse du prix provoquée par le déclin d’une ressource encourage les acteurs à en choisir une autre. Accroître la consommation de la ressource devenue plus chère inverse le signal d’incitation décrit.

48. Quelle mise en garde Steve Keen formule-t-il en 2019 au sujet des risques du réchauffement climatique ?

Une hausse de 2° risque déjà de rendre certaines régions inhabitables.
Un réchauffement de 3,5° constitue la limite proposée par Keen.
Un réchauffement de 3° rendrait certaines régions habitables.
Une hausse de 2° resterait sans conséquence sur l’habitabilité des régions.

Une hausse de 2° risque déjà de rendre certaines régions inhabitables.

Explication

Keen affirme qu’une hausse de 2° risque déjà de rendre certaines régions inhabitables et critique Nordhaus pour avoir minimisé les risques d’un réchauffement de 3°. Le seuil de 3,5° est associé à l’optimum estimé par Nordhaus dans le modèle DICE, et non à la mise en garde de Keen.

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Que désigne la rareté en économie ?

La situation où des ressources limitées doivent satisfaire des besoins et désirs humains illimités, imposant un choix d’allocation.

Quel est l’objet d’étude de la microéconomie ?

Les individus ou les groupes d’individus.

Quel est l’objet d’étude de la macroéconomie ?

L’économie dans son ensemble.

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