QCM : Innovation, institutions et croissance — 62 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce que la croissance économique ?

Une amélioration temporaire du niveau de vie des ménages
Une hausse ponctuelle des prix des biens et des services
Une progression durable du nombre d’entreprises publiques
Une augmentation durable de la production de biens et de services

Une augmentation durable de la production de biens et de services

Explication

La croissance économique correspond à une augmentation durable de la production de biens et de services sur une période donnée. Une hausse des prix ou une amélioration temporaire du niveau de vie ne mesure pas directement cette production.

2. Comment les facteurs de production contribuent-ils à l’activité de l’entreprise ?

Ils se combinent pour permettre la production de biens et de services
Ils déterminent principalement les préférences des consommateurs
Ils servent à mesurer la valeur des échanges internationaux
Ils correspondent aux revenus distribués après la production

Ils se combinent pour permettre la production de biens et de services

Explication

Les facteurs de production sont les éléments combinés dans l’entreprise afin de produire. Les préférences, les échanges et les revenus relèvent d’autres dimensions de l’activité économique.

3. Une entreprise produit davantage en utilisant la même quantité de travail et de capital grâce à une meilleure organisation : de quel type de croissance s’agit-il ?

D’une croissance fondée sur la productivité
D’une croissance extensive fondée sur l’embauche
D’une croissance résultant d’une hausse des équipements
D’une croissance liée à l’augmentation des ressources naturelles

D’une croissance fondée sur la productivité

Explication

La croissance fondée sur la productivité permet de produire davantage avec une quantité identique de facteurs, grâce à une efficacité accrue. La croissance extensive repose au contraire sur l’augmentation des quantités de travail et de capital.

4. Quelles sont les quatre phases distinguées par la théorie de la transition démographique ?

La ruralisation, l’urbanisation, la métropolisation et la périurbanisation
La naissance, la croissance, la maturité et le déclin démographiques
La prétransition, la transition, la post-transition et la post-transition avancée
La stagnation, l’expansion, la saturation et la contraction démographiques

La prétransition, la transition, la post-transition et la post-transition avancée

Explication

La théorie de la transition démographique distingue la prétransition, la transition, la post-transition et la post-transition avancée. Les autres séries proposées ne correspondent pas aux phases de cette théorie.

5. Quelle situation caractérise la prétransition démographique ?

Une mortalité faible et une natalité élevée, associées à une croissance rapide
Une natalité faible et une mortalité faible, associées à une population stable
Une natalité et une mortalité élevées, associées à une croissance lente
Une mortalité en baisse et une natalité déjà faible, associées à un vieillissement marqué

Une natalité et une mortalité élevées, associées à une croissance lente

Explication

Pendant la prétransition, la natalité et la mortalité restent élevées, ce qui limite la croissance démographique. La baisse de la mortalité caractérise plutôt l’entrée dans la transition.

6. Pourquoi la population augmente-t-elle rapidement pendant la transition démographique ?

Parce que la population active diminue alors que les décès progressent
Parce que la natalité diminue plus vite que la mortalité
Parce que l’espérance de vie baisse tandis que les naissances augmentent
Parce que la mortalité diminue plus vite que la natalité

Parce que la mortalité diminue plus vite que la natalité

Explication

La transition démographique commence par une baisse plus rapide de la mortalité que de la natalité, ce qui élargit l’écart entre naissances et décès. La diminution plus tardive de la natalité appartient à une phase ultérieure.

7. Quel était l’indicateur conjoncturel de fécondité en France en 2023 ?

1,68 enfant par femme
2,03 enfants par femme
2,68 enfants par femme
1,79 enfant par femme

1,68 enfant par femme

Explication

En 2023, l’indicateur conjoncturel de fécondité s’établissait à 1,68 enfant par femme. Les valeurs 1,79 et 2,03 correspondent respectivement à 2022 et à 2010.

8. Que comprend le capital physique ?

Les revenus épargnés par les ménages et les entreprises
Les ressources naturelles disponibles dans un territoire
Les outils, les équipements et les infrastructures utilisés pour produire
Les savoirs, les compétences et l’état de santé des travailleurs

Les outils, les équipements et les infrastructures utilisés pour produire

Explication

Le capital physique regroupe les moyens matériels qui facilitent la production, notamment les outils, les équipements et les infrastructures. Les savoirs et l’état de santé relèvent du capital humain.

9. Quel est le rôle de l’épargne dans l’accumulation du capital physique ?

Elle remplace les compétences nécessaires à l’utilisation des infrastructures
Elle correspond directement aux machines déjà utilisées dans les entreprises
Elle fournit des fonds pouvant financer des investissements productifs
Elle mesure la production supplémentaire obtenue par chaque équipement

Elle fournit des fonds pouvant financer des investissements productifs

Explication

L’épargne fournit des fonds qui peuvent financer l’achat d’équipements, la construction d’infrastructures et d’autres investissements productifs. Elle constitue donc une source de financement, tandis que l’investissement emploie ces fonds.

10. Que se passe-t-il lorsque du capital est ajouté alors que la quantité de travail et le niveau technologique restent constants ?

La production totale diminue dès l’ajout de la première unité
La production totale reste inchangée malgré l’accumulation du capital
Le supplément de production apporté par chaque unité augmente progressivement
Le supplément de production apporté par chaque unité diminue progressivement

Le supplément de production apporté par chaque unité diminue progressivement

Explication

Avec le travail et la technologie constants, chaque unité supplémentaire de capital procure un gain de production de plus en plus faible : c’est la décroissance du rendement marginal du capital. La production peut toutefois continuer à augmenter malgré le ralentissement du gain.

11. Que désigne l’état stationnaire dans le modèle de Robert Solow en l’absence de progrès technique ?

Une situation où le capital par travailleur progresse sans hausse de la production
Un équilibre où le capital et la production par travailleur cessent d’augmenter
Un équilibre où la technologie compense durablement la baisse de l’épargne
Une période où la production totale diminue à chaque investissement nouveau

Un équilibre où le capital et la production par travailleur cessent d’augmenter

Explication

L’état stationnaire est un équilibre de long terme dans lequel le capital par travailleur et la production par travailleur cessent d’augmenter lorsqu’il n’y a pas de progrès technique. Il ne désigne ni une baisse automatique de la production totale ni une compensation technologique.

12. Que mesure la productivité globale des facteurs (PGF) ?

Le volume de capital utilisé par les entreprises
La valeur monétaire des équipements productifs
L’efficacité de la combinaison du travail et du capital
La quantité totale de travail mobilisée dans la production

L’efficacité de la combinaison du travail et du capital

Explication

La PGF évalue l’efficacité avec laquelle le travail et le capital sont combinés pour produire. L’accumulation des facteurs correspond plutôt à l’augmentation des quantités de travail ou de capital utilisées.

13. Une économie enregistre une croissance du PIB réel de 4 %, une contribution du travail de 1,5 % et une contribution du capital de 1 %. Quelle est la contribution de la PGF ?

3,5 %3{,}5\ \%
2,5 %2{,}5\ \%
6,5 %6{,}5\ \%
1,5 %1{,}5\ \%

$$1{,}5\ \%$$

Explication

La PGF est le résidu obtenu par le calcul 41,51=1,5 %4 - 1{,}5 - 1 = 1{,}5\ \%. Elle ne constitue donc pas une contribution ajoutée sans soustraire celles du travail et du capital.

14. Quelle définition correspond au progrès technique ?

L’ensemble des innovations qui transforment la production et l’organisation économique
L’augmentation des quantités de travail et de capital mobilisées
La réduction des échanges entre les entreprises et les marchés
La hausse générale des prix des biens et services produits

L’ensemble des innovations qui transforment la production et l’organisation économique

Explication

Le progrès technique regroupe les innovations qui modifient les moyens et méthodes de production, l’organisation du travail, les produits, les marchés et les structures économiques. L’augmentation des facteurs relève plutôt de l’accumulation du travail ou du capital.

15. Quelle proposition distingue correctement l’invention de l’innovation ?

L’invention correspond à une vente, tandis que l’innovation décrit une idée encore théorique
L’invention diffuse un produit, tandis que l’innovation mène les recherches fondamentales
L’invention améliore la productivité, tandis que l’innovation désigne une découverte scientifique
L’invention crée une nouveauté, tandis que l’innovation l’applique commercialement ou industriellement

L’invention crée une nouveauté, tandis que l’innovation l’applique commercialement ou industriellement

Explication

L’innovation intervient après l’invention et désigne son application industrielle ou commerciale. Une invention peut donc exister avant qu’un produit ou un procédé ne soit effectivement diffusé.

16. Lequel de ces ensembles constitue du capital humain ?

Les savoirs, les compétences, les savoir-faire et l’état de santé
Les matières premières, les stocks, les terrains et les infrastructures
Les machines, les bâtiments, les logiciels et les véhicules
Les brevets, les découvertes, les robots et les chaînes de production

Les savoirs, les compétences, les savoir-faire et l’état de santé

Explication

Le capital humain regroupe les connaissances, les savoir-faire, les compétences et le niveau de santé d’une population. Les machines et les bâtiments appartiennent au capital physique, qui désigne des biens matériels de production.

17. Dans quel cas l’investissement dans le capital humain produit-il une externalité positive ?

Lorsque l’entreprise remplace ses machines par des travailleurs plus nombreux
Lorsque sa rentabilité financière profite directement à la personne formée
Lorsque la formation réduit les connaissances disponibles chez les autres salariés
Lorsque ses bénéfices améliorent aussi l’innovation et la productivité de la société

Lorsque ses bénéfices améliorent aussi l’innovation et la productivité de la société

Explication

Il y a externalité positive lorsque les effets de la formation dépassent l’individu et bénéficient à la collectivité, notamment par davantage d’innovation et de PGF. Un avantage limité à la personne formée ne constitue pas une externalité.

18. Que recouvre le capital technologique dans une économie ?

Les connaissances et innovations applicables à l’amélioration de la production
Les compétences individuelles acquises par les salariés au cours de leur formation
Les biens matériels utilisés pour fabriquer des produits et fournir des services
Les ressources naturelles disponibles avant toute transformation économique

Les connaissances et innovations applicables à l’amélioration de la production

Explication

Le capital technologique rassemble les connaissances, innovations et découvertes scientifiques utilisables pour rendre la production plus efficace. Les compétences des salariés relèvent du capital humain, tandis que les équipements matériels relèvent du capital physique.

19. Comment la destruction créatrice transforme-t-elle l’économie ?

Elle remplace des activités existantes par de nouvelles activités grâce aux innovations
Elle augmente la production en maintenant les industries et les métiers existants
Elle détruit des emplois sans faire apparaître de nouvelles productions
Elle conserve les technologies anciennes en limitant la concurrence entre entreprises

Elle remplace des activités existantes par de nouvelles activités grâce aux innovations

Explication

La destruction créatrice, notion associée à Joseph Schumpeter, désigne le remplacement d’anciennes technologies, industries ou emplois par de nouvelles activités. Elle ne se réduit donc pas à une destruction, car l’innovation crée également de nouvelles possibilités économiques.

20. Que peut-il arriver à une entreprise qui ne parvient pas à s’adapter à une nouvelle technologie plus efficace ?

Elle peut conserver sa clientèle grâce à la disparition de la concurrence
Elle peut perdre des parts de marché, réduire son activité ou faire faillite
Elle peut éviter les pertes en transférant ses difficultés aux consommateurs
Elle peut accroître sa compétitivité sans modifier ses procédés de production

Elle peut perdre des parts de marché, réduire son activité ou faire faillite

Explication

Une entreprise incapable de s’adapter peut être dépassée par des concurrents utilisant des procédés plus efficaces, ce qui menace ses ventes et sa survie. L’innovation ne condamne pas nécessairement l’entreprise qui l’adopte ou l’exploite.

21. Quel effet l’innovation peut-elle avoir sur l’emploi et les qualifications ?

Elle peut réduire les emplois dans tous les secteurs sans modifier les compétences demandées
Elle peut supprimer des emplois industriels tout en créant des postes dans la programmation et la maintenance
Elle peut déplacer les travailleurs vers des métiers identiques à ceux qu’ils occupaient auparavant
Elle peut créer des emplois industriels sans faire évoluer les qualifications professionnelles

Elle peut supprimer des emplois industriels tout en créant des postes dans la programmation et la maintenance

Explication

L’innovation peut réduire certains emplois de fabrication tout en développant la programmation, la maintenance et les logiciels. Cette transformation peut provoquer un décalage entre les qualifications disponibles et les compétences recherchées.

22. Quel changement la chaîne de montage a-t-elle permis dans la fabrication automobile en 1914 ?

Le temps d’assemblage est passé d’environ 93 minutes à 12 heures 30
Le temps d’assemblage est resté proche de 12 heures 30 malgré la mécanisation
Le temps d’assemblage est passé d’environ 12 heures 30 à 93 minutes
Le temps d’assemblage a diminué d’environ 12 heures 30 à 30 secondes

Le temps d’assemblage est passé d’environ 12 heures 30 à 93 minutes

Explication

La chaîne de montage a ramené le temps d’assemblage d’un véhicule d’environ 12 heures et 30 minutes à 93 minutes en 1914. Cette forte réduction illustre le gain d’efficacité associé à la production standardisée.

23. Pourquoi une innovation majeure peut-elle transformer simultanément plusieurs activités économiques ?

Elle remplace les innovations progressives par une technologie unique contrôlée par un producteur
Elle peut susciter des innovations complémentaires qui créent de nouveaux produits, marchés et entreprises
Elle réduit les débouchés des entreprises sans modifier les produits ni les marchés existants
Elle améliore une activité établie sans provoquer de changements dans les secteurs voisins

Elle peut susciter des innovations complémentaires qui créent de nouveaux produits, marchés et entreprises

Explication

Une innovation majeure peut déclencher une grappe d’innovations complémentaires, faisant émerger de nouveaux produits, marchés et entreprises tout en fragilisant certaines activités antérieures. L’idée d’une technologie unique sans effets sur les secteurs voisins ne correspond pas à ce mécanisme.

24. Quelle affirmation décrit correctement le rôle des innovations progressives dans l’évolution des activités économiques ?

Elles concernent les produits existants mais ne touchent pas les entreprises qui les fabriquent
Elles améliorent les procédés existants sans jamais modifier la structure des activités économiques
Elles entraînent des transformations économiques uniquement lorsqu’elles remplacent une technologie ancienne
Elles peuvent contribuer à créer ou à faire disparaître des activités, comme les innovations radicales

Elles peuvent contribuer à créer ou à faire disparaître des activités, comme les innovations radicales

Explication

Les innovations progressives, comme les innovations radicales, peuvent provoquer la création et la disparition d’activités. Elles ne se limitent donc pas à améliorer des procédés sans effet sur la structure économique.

25. Pourquoi la Ford T constitue-t-elle à la fois une innovation de produit et une innovation de procédé et d’organisation ?

Elle associe une automobile standardisée à une chaîne de montage mobile et à une division des tâches
Elle combine une carrosserie personnalisée à une production artisanale organisée par métiers spécialisés
Elle réduit le prix du véhicule grâce à une commercialisation nouvelle sans transformer sa fabrication
Elle introduit un moteur inédit tout en conservant une fabrication reposant sur des ateliers indépendants

Elle associe une automobile standardisée à une chaîne de montage mobile et à une division des tâches

Explication

La Ford T combine un produit standardisé dont le prix diminue progressivement avec une chaîne de montage mobile et une division des tâches. La réduction du prix ne provient donc pas d’une simple transformation commerciale.

26. Quelle caractéristique distingue principalement les institutions inclusives des institutions extractives ?

Elles concentrent les ressources économiques entre les mains d’un groupe qui contrôle l’accès aux marchés
Elles organisent l’économie autour d’un accès restreint aux activités productives et aux décisions publiques
Elles protègent les droits de propriété, font respecter les contrats et élargissent l’accès aux activités économiques
Elles privilégient les entreprises proches du pouvoir en limitant la sécurité des contrats et de la propriété

Elles protègent les droits de propriété, font respecter les contrats et élargissent l’accès aux activités économiques

Explication

Les institutions inclusives protègent la propriété, font respecter les contrats, appliquent les règles de façon relativement impartiale et ouvrent largement l’accès économique. La concentration des ressources et du pouvoir décrit plutôt des institutions extractives.

27. Comment la sécurité juridique peut-elle favoriser la réalisation de projets économiques ambitieux ?

Elle augmente l’incertitude contractuelle et pousse les entreprises à privilégier les investissements très courts
Elle garantit des profits élevés en supprimant les risques liés à la demande et aux choix technologiques
Elle remplace les contrats par des relations informelles qui accélèrent les décisions d’investissement
Elle réduit l’incertitude et les coûts de transaction, ce qui facilite les projets longs, coûteux ou risqués

Elle réduit l’incertitude et les coûts de transaction, ce qui facilite les projets longs, coûteux ou risqués

Explication

La protection contre l’expropriation arbitraire et le respect des contrats renforcent la confiance, réduisent l’incertitude et diminuent les coûts de transaction. Ces effets rendent possibles des projets plus longs, coûteux ou risqués, sans supprimer tous leurs risques économiques.

28. Quel est le rôle économique d’un brevet dans l’incitation à innover ?

Il accorde temporairement un droit d’exploitation protégé, créant une rente qui rémunère la recherche sans éliminer durablement la concurrence
Il impose la diffusion immédiate de l’invention afin de réduire la rémunération des dépenses de recherche
Il finance directement les travaux de recherche grâce à une subvention publique attachée à chaque brevet
Il garantit à l’inventeur une position permanente qui empêche l’entrée de concurrents sur le marché

Il accorde temporairement un droit d’exploitation protégé, créant une rente qui rémunère la recherche sans éliminer durablement la concurrence

Explication

Le brevet crée une rente provisoire grâce à un droit d’exploitation exclusif, temporaire et juridiquement protégé, ce qui peut rémunérer les dépenses de recherche. Cette protection est limitée dans le temps et ne supprime donc pas durablement la concurrence.

29. Par quel mécanisme l’accès à l’éducation et à la santé peut-il soutenir la croissance économique ?

Il améliore la production sans modifier les compétences disponibles ni la capacité d’innovation des travailleurs
Il réduit la productivité en orientant les travailleurs vers des activités davantage dépendantes des institutions publiques
Il stimule la croissance principalement en diminuant les dépenses de recherche et les besoins de formation
Il accroît le capital humain, la productivité et la capacité à adopter, créer et diffuser des innovations

Il accroît le capital humain, la productivité et la capacité à adopter, créer et diffuser des innovations

Explication

L’éducation et la santé renforcent le capital humain, ce qui augmente la productivité et la capacité à adopter, créer et diffuser des innovations. Elles ne soutiennent donc pas la croissance par une simple réduction des compétences ou de la recherche.

30. À quelle condition une entreprise en concurrence maximise-t-elle son profit pour une quantité produite donnée ?

Elle choisit la quantité telle que le coût marginal soit supérieur à la recette marginale et au prix
Elle choisit la quantité telle que le coût marginal soit égal à la recette marginale et au prix
Elle choisit la quantité telle que le prix soit inférieur au coût marginal de production
Elle choisit la quantité telle que la recette marginale soit inférieure au prix du marché

Elle choisit la quantité telle que le coût marginal soit égal à la recette marginale et au prix

Explication

En concurrence, l’entreprise maximise son profit lorsque Cm=Rm=pCm = Rm = p, car la recette marginale est alors égale au prix du marché. L’égalité entre recette marginale et prix distingue cette situation de celle du monopole.

31. Une entreprise observe que sa recette marginale est supérieure à son coût marginal pour sa dernière unité produite : quelle décision augmente son profit ?

Produire davantage, car une unité supplémentaire rapporte plus qu’elle ne coûte à produire
Maintenir la production, car le profit atteint son maximum dès que la recette marginale dépasse le coût marginal
Arrêter la production, car une recette marginale supérieure signale une perte sur chaque unité vendue
Réduire la production, car toute unité supplémentaire diminue la recette moyenne de l’entreprise

Produire davantage, car une unité supplémentaire rapporte plus qu’elle ne coûte à produire

Explication

Lorsque Rm>CmRm > Cm, une unité supplémentaire augmente le profit puisque son revenu additionnel dépasse son coût additionnel. Le profit est maximal lorsque les deux grandeurs deviennent égales, et non lorsqu’elles restent dans ce rapport.

32. Comment construit-on l’offre de marché à partir des offres des entreprises concurrentes ?

En calculant la moyenne des quantités produites par les entreprises sans tenir compte de leurs coûts
En retenant l’offre de l’entreprise dont le coût marginal est le plus faible sur chaque marché
En additionnant les prix demandés par les consommateurs, classés selon des utilités marginales décroissantes
En additionnant les quantités offertes par les entreprises, classées selon des coûts marginaux croissants

En additionnant les quantités offertes par les entreprises, classées selon des coûts marginaux croissants

Explication

L’offre de marché résulte du cumul des offres individuelles des différentes entreprises, ordonnées selon des coûts marginaux croissants. Elle ne correspond donc ni à une moyenne des productions ni à la seule offre du producteur le moins coûteux.

33. Quelle différence distingue le surplus du producteur du profit de l’entreprise ?

Le surplus mesure la recette marginale alors que le profit compare le prix aux coûts variables
Le surplus additionne les écarts entre prix et coûts marginaux, tandis que le profit retranche aussi les coûts fixes
Le surplus correspond au prix total reçu alors que le profit correspond à la quantité vendue
Le surplus retranche les coûts fixes alors que le profit mesure les écarts entre prix et coûts marginaux

Le surplus additionne les écarts entre prix et coûts marginaux, tandis que le profit retranche aussi les coûts fixes

Explication

Le surplus du producteur correspond à la somme des différences entre le prix reçu et le coût marginal de chaque unité vendue. Le profit est plus restrictif, car il faut encore retrancher les coûts fixes.

34. Comment les institutions extractives limitent-elles les possibilités économiques offertes aux nouveaux entrepreneurs ?

Elles répartissent le pouvoir et les ressources entre de nombreux acteurs.
Elles concentrent le pouvoir et les ressources au profit d’un groupe restreint.
Elles garantissent aux nouveaux entrepreneurs un accès prioritaire au crédit.
Elles renforcent la concurrence en supprimant les privilèges existants.

Elles concentrent le pouvoir et les ressources au profit d’un groupe restreint.

Explication

Les institutions extractives concentrent le pouvoir politique et les ressources économiques au bénéfice d’un groupe restreint, ce qui réduit l’accès des nouveaux entrepreneurs. La répartition des ressources entre de nombreux acteurs caractérise plutôt des institutions inclusives.

35. Quel effet des barrières à l’entrée sur les entreprises protégées risque de freiner l’innovation ?

Elles réduisent la pression concurrentielle et l’incitation à innover.
Elles facilitent l’arrivée de concurrents proposant de nouvelles technologies.
Elles rendent les entreprises établies plus dépendantes des besoins des consommateurs.
Elles accroissent la rivalité et stimulent les investissements technologiques.

Elles réduisent la pression concurrentielle et l’incitation à innover.

Explication

Les barrières à l’entrée protègent les entreprises établies, diminuent la pression concurrentielle et affaiblissent leur incitation à innover. Une concurrence accrue produit généralement l’effet inverse en poussant les entreprises à améliorer leurs produits ou procédés.

36. Pourquoi l’absence de garantie contre l’expropriation peut-elle détourner les investisseurs de projets longs et risqués ?

Elle augmente le risque de perdre les bénéfices ou les actifs investis.
Elle transforme les projets risqués en placements protégés par les contrats.
Elle réduit la durée nécessaire pour récupérer les capitaux engagés.
Elle assure une meilleure prévisibilité des règles applicables aux entreprises.

Elle augmente le risque de perdre les bénéfices ou les actifs investis.

Explication

Le risque d’expropriation accroît l’incertitude sur la conservation des actifs et des bénéfices, ce qui peut décourager les investissements longs et risqués. Une meilleure prévisibilité des règles réduirait au contraire ce risque.

37. Comment des institutions extractives peuvent-elles bloquer la destruction créatrice ?

En intensifiant la concurrence entre activités anciennes et technologies émergentes.
En accélérant le remplacement des activités anciennes par des entreprises innovantes.
En facilitant la diffusion des innovations venues de nouveaux concurrents.
En empêchant l’entrée de concurrents porteurs de technologies nouvelles.

En empêchant l’entrée de concurrents porteurs de technologies nouvelles.

Explication

Les institutions extractives peuvent empêcher l’arrivée de concurrents innovants, ralentissant ainsi le remplacement des activités anciennes. L’accélération de ce remplacement correspond au fonctionnement attendu de la destruction créatrice, et non à son blocage.

38. Quelle relation entre progrès technique et tâches professionnelles est correctement décrite ?

Il complète souvent les tâches complexes et remplace les tâches routinières.
Il affecte les tâches complexes et routinières selon le même mécanisme.
Il remplace souvent les tâches complexes et complète les tâches routinières.
Il complète les tâches routinières et laisse les tâches complexes inchangées.

Il complète souvent les tâches complexes et remplace les tâches routinières.

Explication

Le progrès technique complète généralement le travail qualifié associé aux tâches complexes, mais tend à remplacer les tâches routinières, prévisibles et répétitives. Confondre complémentarité et substitution inverse précisément ces deux mécanismes.

39. Entre 2011 et 2024, dans quel pays la part des emplois très qualifiés a-t-elle le plus augmenté parmi les trois pays considérés ?

Au Royaume-Uni, avec une hausse de 8,6 points.
Dans les trois pays, avec une hausse identique.
En Allemagne, avec une hausse de 4,4 points.
En France, avec une hausse de 5,7 points.

Au Royaume-Uni, avec une hausse de 8,6 points.

Explication

La part des emplois très qualifiés a augmenté de 8,6 points au Royaume-Uni, davantage qu’en France et en Allemagne. Les hausses de 4,4 et 5,7 points correspondent respectivement à l’Allemagne et à la France.

40. Quel enchaînement peut résulter de l’automatisation de tâches routinières ?

Une baisse de la demande de travail, suivie de destructions d’emplois et de reconversions.
Une hausse de la demande de travail, suivie d’embauches plus nombreuses et de salaires croissants.
Une stabilité de l’emploi, suivie d’une réduction des besoins de formation professionnelle.
Une hausse des rémunérations, suivie d’une diminution des périodes de chômage.

Une baisse de la demande de travail, suivie de destructions d’emplois et de reconversions.

Explication

L’automatisation des tâches routinières peut réduire la demande de travail, provoquer des destructions d’emplois et entraîner du chômage ou des reconversions. Les autres enchaînements supposent des effets favorables qui ne correspondent pas au mécanisme décrit.

41. Quelle définition correspond à la soutenabilité ?

Une politique qui reporte les coûts environnementaux actuels sur les générations futures.
Une gestion qui privilégie les besoins immédiats avant la préservation des ressources.
Un développement qui satisfait les besoins présents sans réduire les possibilités futures.
Une croissance qui accroît la production présente en utilisant davantage de ressources naturelles.

Un développement qui satisfait les besoins présents sans réduire les possibilités futures.

Explication

La soutenabilité consiste à répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs, définition associée au Rapport Brundtland de 1987. Une stratégie qui reporte les coûts environnementaux affaiblit au contraire cette capacité future.

42. À quelle condition une ressource renouvelable devient-elle progressivement épuisable ?

Lorsque les prélèvements restent inférieurs à son rythme naturel de régénération.
Lorsque sa disponibilité augmente grâce à une gestion adaptée des prélèvements.
Lorsque les prélèvements dépassent durablement ses capacités naturelles de renouvellement.
Lorsque sa régénération naturelle compense les quantités prélevées chaque année.

Lorsque les prélèvements dépassent durablement ses capacités naturelles de renouvellement.

Explication

Une ressource renouvelable devient progressivement épuisable lorsque les prélèvements excèdent ses capacités naturelles de renouvellement. Si les prélèvements restent compatibles avec la régénération, la ressource conserve son caractère renouvelable.

43. Quelle évolution du déboisement dans l’Amazonie légale brésilienne est indiquée entre 2018 et 2021 ?

Il est passé de 6 518 à 13 038 km², soit une hausse de 100 %.
Il est passé de 7 536 à 13 038 km², soit une hausse de 73 %.
Il est passé de 13 038 à 7 536 km², soit une baisse de 73 %.
Il est passé de 7 536 à 5 796 km², soit une baisse de 23 %.

Il est passé de 7 536 à 13 038 km², soit une hausse de 73 %.

Explication

Le déboisement est passé de 7 536 km² en 2018 à 13 038 km² en 2021, ce qui représente une augmentation de 73 % en trois ans. Les autres couples de valeurs mélangent des années différentes ou inversent l’évolution observée.

44. Quelle évolution caractérise la proportion mondiale de stocks de poissons marins surexploités entre 1974 et 2023 ?

Elle est restée proche de 10 %, malgré une hausse des stocks durables.
Elle est passée de 10 % à 37,6 %, tandis que 62,4 % restaient durables.
Elle est passée de 37,6 % à 10 %, tandis que 62,4 % devenaient surexploités.
Elle est passée de 10 % à 62,4 %, tandis que 37,6 % restaient durables.

Elle est passée de 10 % à 37,6 %, tandis que 62,4 % restaient durables.

Explication

La proportion de stocks surexploités est passée de 10 % en 1974 à 37,6 % en 2023, tandis que 62,4 % étaient exploités à un niveau biologiquement durable. Les pourcentages 37,6 % et 62,4 % ne doivent donc pas être intervertis avec la valeur de 1974.

45. Comment définit-on une réserve prouvée de ressource naturelle ?

Une ressource présente dans un gisement, sans estimation fiable de sa récupération économique
Une ressource déjà extraite et stockée afin de garantir l’approvisionnement des consommateurs
Une ressource théorique dont l’exploitation deviendra possible après une innovation technique future
Une ressource récupérable avec une certitude raisonnable dans les conditions techniques et économiques existantes

Une ressource récupérable avec une certitude raisonnable dans les conditions techniques et économiques existantes

Explication

Une réserve prouvée peut être récupérée avec une certitude raisonnable compte tenu des techniques et des conditions économiques actuelles. Une ressource simplement théorique ne répond pas à ce critère de récupération établie.

46. Quel avantage énergétique caractérise principalement le recyclage de l’aluminium ?

Il peut nécessiter jusqu’à 95 % d’énergie en moins que la production d’aluminium primaire
Il permet de supprimer toute consommation énergétique lors de la transformation des déchets
Il exige davantage d’énergie lorsque le métal provient d’objets déjà utilisés
Il peut produire environ 40 % d’énergie supplémentaire grâce à la fusion répétée du métal

Il peut nécessiter jusqu’à 95 % d’énergie en moins que la production d’aluminium primaire

Explication

Le recyclage de l’aluminium peut réduire la consommation d’énergie jusqu’à 95 % par rapport à la production primaire à partir de bauxite. Il reste toutefois nécessaire de collecter, trier et refondre le métal.

47. Quelle distinction décrit correctement les batteries lithium-fer-phosphate et les batteries sodium-ion ?

Les premières utilisent du cobalt et du phosphate, tandis que les secondes remplacent le fer par du lithium
Les premières conservent le nickel et le cobalt, tandis que les secondes augmentent la densité énergétique grâce au sodium
Les premières remplacent nickel et cobalt par fer et phosphate, tandis que les secondes remplacent le lithium par du sodium
Les premières remplacent le lithium par du sodium, tandis que les secondes utilisent davantage de nickel et de cobalt

Les premières remplacent nickel et cobalt par fer et phosphate, tandis que les secondes remplacent le lithium par du sodium

Explication

Les batteries lithium-fer-phosphate utilisent du fer et du phosphate à la place du nickel et du cobalt, alors que les batteries sodium-ion emploient du sodium à la place du lithium. Le sodium est plus abondant, mais sa densité énergétique est plus faible.

48. Pourquoi la pollution peut-elle être qualifiée d’externalité négative ?

Elle améliore la qualité de l’environnement tout en augmentant les bénéfices des entreprises responsables
Elle désigne une ressource naturelle dont la valeur économique augmente lorsque son exploitation progresse
Elle correspond à une dépense privée assumée par un producteur pour accroître la qualité de ses marchandises
Elle dégrade l’environnement et impose des effets défavorables à des personnes qui ne les ont pas directement provoqués

Elle dégrade l’environnement et impose des effets défavorables à des personnes qui ne les ont pas directement provoqués

Explication

La pollution est une dégradation de l’environnement souvent liée à l’activité humaine, dont les coûts peuvent toucher des tiers. Une dépense directement assumée par le producteur ne constitue pas, à elle seule, une externalité négative.

49. Par quel enchaînement la pollution atmosphérique peut-elle freiner la croissance économique ?

Elle réduit les salaires, augmente l’épargne des ménages et renforce automatiquement l’investissement des entreprises
Elle améliore la santé des travailleurs, augmente leur présence et réduit les besoins de financement des services médicaux
Elle dégrade la santé, réduit les capacités de travail et d’apprentissage, puis pèse sur la productivité et les dépenses de soins
Elle accroît les capacités d’apprentissage, stimule la productivité et diminue progressivement les dépenses liées aux soins

Elle dégrade la santé, réduit les capacités de travail et d’apprentissage, puis pèse sur la productivité et les dépenses de soins

Explication

La pollution atmosphérique peut provoquer des maladies, des décès prématurés et de l’absentéisme, tout en réduisant les capacités de travail et d’apprentissage. Ces effets augmentent les dépenses de soins et peuvent diminuer la productivité ainsi que la croissance.

50. Que conclut l’étude de l’OCDE sur l’effet d’une hausse annuelle de 1 μg/m31\ \mu\text{g}/\text{m}^3 de PM₂,₅ ?

Elle entraîne une hausse de 0,55 % de la productivité du travail la même année, selon une simple association statistique
Elle entraîne une diminution de 0,55 % de la productivité du travail la même année, selon un effet causal estimé
Elle réduit de 2,5 % la productivité du travail après plusieurs années, sans permettre d’identifier un effet causal
Elle augmente de 1 % les dépenses de soins la même année, sans mesurer les conséquences sur la productivité

Elle entraîne une diminution de 0,55 % de la productivité du travail la même année, selon un effet causal estimé

Explication

L’étude estime qu’une hausse de 1 μg/m31\ \mu\text{g}/\text{m}^3 de PM₂,₅ diminue de 0,55 % la productivité du travail la même année et interprète cette relation comme causale. Il ne s’agit donc pas d’une simple corrélation dépourvue d’interprétation causale.

51. Quelle conception de la soutenabilité faible permet de compenser certaines dégradations environnementales ?

Elle privilégie la protection des écosystèmes tout en refusant d’intégrer les infrastructures et les connaissances dans le capital
Elle admet une substitution globale entre capital naturel, capital physique, capital humain et connaissances technologiques
Elle exige que chaque forme de capital soit maintenue séparément, sans compensation par l’innovation technique
Elle considère que les fonctions naturelles critiques doivent être conservées parce qu’elles ne peuvent pas être remplacées

Elle admet une substitution globale entre capital naturel, capital physique, capital humain et connaissances technologiques

Explication

La soutenabilité faible considère les différentes formes de capital comme globalement substituables, ce qui permet au progrès technique de compenser certaines pertes de capital naturel. La protection de fonctions naturelles irremplaçables correspond plutôt à la soutenabilité forte.

52. Quelle fonction relève de la conception de la soutenabilité forte ?

Protéger des fonctions naturelles critiques comme la régulation du climat, la fertilité des sols et la filtration de l’eau
Considérer que les connaissances technologiques peuvent compenser toute perte de biodiversité ou de régulation naturelle
Évaluer les écosystèmes selon leur contribution à la production sans distinguer les fonctions naturelles essentielles
Remplacer les équilibres écologiques dégradés par des équipements techniques offrant une fonction économique comparable

Protéger des fonctions naturelles critiques comme la régulation du climat, la fertilité des sols et la filtration de l’eau

Explication

La soutenabilité forte considère certaines composantes du capital naturel comme irremplaçables, notamment la régulation du climat, la fertilité des sols et la filtration naturelle de l’eau. Les solutions techniques ne suffisent donc pas à remplacer toutes les fonctions écologiques critiques.

53. Quelle combinaison correspond aux principales composantes de l’économie circulaire ?

Production standardisée, abandon de la réparation, enfouissement des déchets et absence de suivi des matériaux
Augmentation des emballages, raccourcissement de la durée d’usage, exportation des déchets et hausse de la consommation matérielle
Extraction accélérée, remplacement fréquent, vente de produits neufs, élimination des déchets et importation de matières premières
Écoconception, réduction des matières, durée d’usage prolongée, réparation, réemploi, recyclage et traçabilité

Écoconception, réduction des matières, durée d’usage prolongée, réparation, réemploi, recyclage et traçabilité

Explication

L’économie circulaire regroupe des démarches qui réduisent l’utilisation de matières et prolongent la vie des produits, comme l’écoconception, la réparation, le réemploi et le recyclage. Elle comprend également la valorisation des déchets et la traçabilité des matériaux.

54. Pourquoi une installation de filtration ne peut-elle pas remplacer entièrement une zone humide ou une rivière ?

Elle traite l’eau par des procédés techniques, mais elle ne peut pas retirer les polluants présents dans les milieux aquatiques
Elle peut retirer certains polluants, mais elle n’assure pas simultanément l’accueil des espèces, la reproduction et la rétention naturelle de l’eau
Elle reproduit les fonctions écologiques d’un cours d’eau, mais avec une consommation supérieure de ressources matérielles
Elle accueille de nombreuses espèces et retient temporairement l’eau, mais elle ne participe pas à l’épuration naturelle

Elle peut retirer certains polluants, mais elle n’assure pas simultanément l’accueil des espèces, la reproduction et la rétention naturelle de l’eau

Explication

Une installation de filtration peut éliminer certains polluants, mais une zone humide ou une rivière remplit plusieurs fonctions écologiques en même temps. La filtration technique ne remplace pas notamment l’accueil des espèces, la reproduction et la rétention temporaire de l’eau.

55. Quelle situation correspond à la définition du réchauffement climatique ?

Une modification locale des températures urbaines causée par la concentration des bâtiments et des infrastructures
Une diminution durable de la température moyenne des océans liée à l’augmentation des précipitations mondiales
Une hausse temporaire de la température des continents provoquée par une variation naturelle de l’activité solaire
Une hausse durable de la température moyenne de l’atmosphère et des océans liée au renforcement anthropique de l’effet de serre

Une hausse durable de la température moyenne de l’atmosphère et des océans liée au renforcement anthropique de l’effet de serre

Explication

Le réchauffement climatique désigne une augmentation durable des températures moyennes de l’atmosphère et des océans associée au renforcement de l’effet de serre par les émissions humaines. L’îlot de chaleur urbain constitue un phénomène local et ne définit pas le réchauffement climatique mondial.

56. De combien la température moyenne mondiale de 2011-2020 dépassait-elle celle de 1850-1900 ?

D’environ 2,7 °C
D’environ 1,1 °C
D’environ 0,3 °C
D’environ 4,5 °C

D’environ 1,1 °C

Explication

Selon le GIEC, la température moyenne mondiale de 2011-2020 était supérieure d’environ 1,1 °C à celle de 1850-1900. Une hausse de 0,3 °C sous-estime l’évolution observée, tandis que les valeurs supérieures proposées l’exagèrent.

57. Quel ensemble associe correctement chaque gaz à effet de serre à une source d’émission caractéristique ?

Le dioxyde de carbone à l’élevage, le méthane aux engrais azotés et le protoxyde d’azote aux combustibles fossiles
Le dioxyde de carbone aux combustibles fossiles, le méthane à l’élevage et le protoxyde d’azote aux engrais azotés
Le dioxyde de carbone aux sols agricoles, le méthane aux centrales nucléaires et le protoxyde d’azote aux logements résidentiels
Le dioxyde de carbone aux décharges, le méthane aux changements d’usage des terres et le protoxyde d’azote aux transports

Le dioxyde de carbone aux combustibles fossiles, le méthane à l’élevage et le protoxyde d’azote aux engrais azotés

Explication

Les combustibles fossiles et les changements d’usage des terres contribuent notamment aux émissions de dioxyde de carbone, l’élevage et les décharges à celles de méthane, et les engrais azotés aux émissions de protoxyde d’azote. Les autres associations inversent ou attribuent à tort les principales sources.

58. Dans quelle situation le réchauffement climatique constitue-t-il une externalité négative ?

Lorsque les émissions réduisent le coût privé de production sans modifier les conditions économiques des autres agents
Lorsque les ménages et les entreprises bénéficient d’une amélioration de leur productivité grâce à la hausse des températures
Lorsque chaque émetteur paie intégralement les dommages climatiques causés par ses propres émissions
Lorsque les émetteurs ne prennent pas en charge la totalité des dommages climatiques subis par d’autres agents et les générations futures

Lorsque les émetteurs ne prennent pas en charge la totalité des dommages climatiques subis par d’autres agents et les générations futures

Explication

Il y a externalité négative lorsque le coût imposé à autrui n’est pas entièrement supporté par l’émetteur, notamment pour les dommages climatiques futurs. Si l’émetteur assumait intégralement le coût, il s’agirait d’un coût internalisé plutôt que d’une externalité.

59. Quelle comparaison entre un véhicule électrique et un véhicule thermique est correcte sur l’ensemble du cycle de vie ?

Le véhicule électrique présente des émissions comparables à chaque étape, car la batterie compense les émissions du moteur thermique
Le véhicule électrique est généralement moins émetteur lors de sa fabrication, mais plus émetteur lors de son utilisation si l’électricité est peu carbonée
Le véhicule électrique est généralement plus émetteur lors de sa fabrication, mais moins émetteur lors de son utilisation si l’électricité est peu carbonée
Le véhicule électrique est plus émetteur durant sa fabrication et son utilisation, quelle que soit l’origine de l’électricité

Le véhicule électrique est généralement plus émetteur lors de sa fabrication, mais moins émetteur lors de son utilisation si l’électricité est peu carbonée

Explication

La fabrication du véhicule électrique, notamment de sa batterie, produit généralement davantage de gaz à effet de serre, tandis que son utilisation peut être moins carbonée avec une électricité peu carbonée. L’avantage ne se juge donc pas à partir de la seule fabrication ni indépendamment du système électrique.

60. Quel ordre de grandeur l’Agence internationale de l’énergie attribue-t-elle aux émissions d’une voiture électrique moyenne vendue en 2023 par rapport à un véhicule thermique équivalent ?

Environ deux fois moins d’émissions sur quinze ans ou 200 000 kilomètres à l’échelle mondiale
Environ deux fois plus d’émissions sur quinze ans ou 200 000 kilomètres à l’échelle mondiale
Environ 10 % de moins sur quinze ans ou 200 000 kilomètres à l’échelle mondiale
Des émissions identiques sur quinze ans ou 200 000 kilomètres à l’échelle mondiale

Environ deux fois moins d’émissions sur quinze ans ou 200 000 kilomètres à l’échelle mondiale

Explication

L’Agence internationale de l’énergie estime qu’une voiture électrique moyenne vendue en 2023 produit environ deux fois moins d’émissions sur quinze ans ou 200 000 kilomètres. Cette estimation mondiale ne signifie pas que le même écart s’applique à chaque modèle ou à chaque contexte électrique.

61. Quel exemple illustre l’effet rebond décrit par William Stanley Jevons ?

Une amélioration technique réduit la consommation par usage tandis que la fréquence d’utilisation reste inchangée
Une réglementation impose une réduction de la consommation sans modifier le coût ni la fréquence d’utilisation
Une baisse du coût d’utilisation d’un équipement efficace entraîne une hausse de son usage, réduisant les économies d’énergie attendues
Une hausse du prix d’un équipement peu efficace entraîne une diminution de son usage et des consommations associées

Une baisse du coût d’utilisation d’un équipement efficace entraîne une hausse de son usage, réduisant les économies d’énergie attendues

Explication

L’effet rebond apparaît lorsque la baisse du coût ou le gain d’efficacité stimule l’usage, ce qui compense une partie des économies d’énergie prévues. Une simple baisse de consommation par usage, sans augmentation de l’utilisation, ne constitue pas cet effet.

62. Quels éléments permettent d’évaluer correctement le bénéfice climatique d’une innovation énergétique ?

Son cycle de vie, l’intensité carbone de l’électricité, les matériaux, la durée de vie, la réparation, le recyclage et l’ampleur des usages
La seule consommation d’énergie pendant l’utilisation, indépendamment de la fabrication, de la durée de vie et du recyclage
Le seul nombre d’unités vendues, sans prendre en compte les matériaux ni les comportements d’utilisation
Le seul volume d’émissions produit lors de la fabrication, sans considérer l’électricité utilisée ensuite

Son cycle de vie, l’intensité carbone de l’électricité, les matériaux, la durée de vie, la réparation, le recyclage et l’ampleur des usages

Explication

Le bénéfice climatique dépend d’une analyse de l’ensemble du cycle de vie et de facteurs tels que l’électricité, les matériaux, la durée de vie, la réparation, le recyclage et le volume des usages. Se concentrer sur une seule étape ou sur les ventes ignore des déterminants importants du bilan total.

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Qu'est-ce que la croissance économique ?

L'augmentation durable de la production de biens et services dans une économie.

Que désignent les facteurs de production ?

Les éléments combinés dans l'entreprise pour produire.

Sur quoi repose la croissance extensive ?

Sur l'augmentation des quantités de travail et de capital.

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