QCM : Phases de la maîtrise d’œuvre — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle mission caractérise principalement le maître d’œuvre dans une opération de construction ?

Commander l’opération et fixer seul les besoins du futur ouvrage
Évaluer les coûts et suivre les paiements des entreprises intervenantes
Vérifier la solidité de l’ouvrage et sa conformité réglementaire
Concevoir l’ouvrage et piloter sa réalisation pour le maître d’ouvrage

Concevoir l’ouvrage et piloter sa réalisation pour le maître d’ouvrage

Explication

Le maître d’œuvre est mandaté pour concevoir l’ouvrage et piloter sa réalisation. Le maître d’ouvrage, en revanche, commande l’opération et exprime les besoins auxquels le projet doit répondre.

2. Quel intervenant dirige l’équipe de maîtrise d’œuvre, coordonne ses membres et prépare le dossier de permis de construire ?

L’architecte
L’économiste de la construction
Le coordonnateur SPS
Le bureau de contrôle technique

L’architecte

Explication

L’architecte est le mandataire et le chef de file de l’équipe de maîtrise d’œuvre ; il coordonne les intervenants, assure la conception architecturale et prépare le permis de construire. L’économiste se concentre principalement sur les estimations et le suivi financiers.

3. Quel ensemble de tâches relève principalement de l’économiste de la construction ?

Coordonner les concepteurs, concevoir les volumes et déposer le permis de construire
Vérifier la solidité des structures et la conformité des établissements recevant du public
Élaborer les estimatifs, les quantitatifs et les pièces financières, puis suivre les coûts
Organiser la prévention des risques et contrôler la sécurité pendant le chantier

Élaborer les estimatifs, les quantitatifs et les pièces financières, puis suivre les coûts

Explication

L’économiste produit notamment les estimatifs, quantitatifs, DPGF, DQE et CCTP, puis suit financièrement l’opération jusqu’à la réception. La coordination architecturale et le permis relèvent plutôt de l’architecte.

4. Sur quelle base est généralement calculé le pourcentage d’honoraires de maîtrise d’œuvre pour une mission allant de l’ESQ à l’AOR ?

Sur le montant total des honoraires répartis par phase
Sur le coût des équipements après réception de l’ouvrage
Sur le montant des travaux hors taxes
Sur la surface utile multipliée par un ratio de conception

Sur le montant des travaux hors taxes

Explication

Le taux global d’honoraires, généralement compris entre 7 et 14 %, s’applique au montant des travaux hors taxes. Les taux par phase servent ensuite à répartir ces honoraires entre les différentes étapes de la mission.

5. Selon le référentiel de la MIQCP, comment se répartissent approximativement les honoraires entre les études et les travaux ?

Environ 70 % pour les études et 30 % pour les travaux
Environ 61 % pour les études et 39 % pour les travaux
Environ 39 % pour les études et 61 % pour les travaux
Environ 50 % pour les études et 50 % pour les travaux

Environ 61 % pour les études et 39 % pour les travaux

Explication

Le référentiel de la MIQCP estime que la phase études représente environ 61 % des honoraires, contre environ 39 % pour la phase travaux. L’inversion de ces proportions constitue la confusion la plus courante.

6. Quelle est la fonction principale de l’esquisse dans une opération de construction ?

Contrôler l’exécution du chantier et réceptionner les ouvrages réalisés
Stabiliser les choix techniques détaillés et arrêter définitivement le coût prévisionnel des travaux
Traduire spatialement le programme, vérifier la faisabilité et établir une première enveloppe budgétaire
Préparer les consultations d’entreprises à partir de pièces techniques et financières complètes

Traduire spatialement le programme, vérifier la faisabilité et établir une première enveloppe budgétaire

Explication

L’esquisse constitue la première traduction spatiale du programme, vérifie la faisabilité architecturale et fournit une première estimation budgétaire fondée sur des ratios au mètre carré. La stabilisation des choix techniques intervient à l’APD.

7. Quelle phase fournit l’estimation financière la plus précise parmi l’ESQ, l’APS et l’APD ?

L’APS, avec une précision indicative d’environ ±10 %
L’ESQ, avec une précision indicative d’environ ±15 à 20 %
L’ESQ, avec une précision indicative d’environ ±25 à 30 %
L’APD, avec une précision indicative d’environ ±10 %

L’APD, avec une précision indicative d’environ ±10 %

Explication

L’estimation de l’APD atteint environ ±10 %, ce qui en fait la plus précise des trois phases. L’APS se situe autour de ±15 à 20 %, tandis que l’ESQ reste plus incertaine, autour de ±25 à 30 %.

8. Comment évolue la conception entre l’esquisse, l’APS et l’APD ?

Elle passe du suivi des entreprises aux variantes économiques, puis à la réception des travaux
Elle passe de l’exécution du chantier aux études financières, puis au permis de construire
Elle passe des orientations générales aux options techniques, puis aux choix stabilisés
Elle passe des choix stabilisés aux orientations générales, puis aux options techniques

Elle passe des orientations générales aux options techniques, puis aux choix stabilisés

Explication

La conception se précise progressivement : l’esquisse définit les orientations, l’APS les transforme en options techniques et l’APD stabilise les choix nécessaires à l’instruction du permis. Les autres enchaînements mélangent des missions ou inversent la progression des études.

9. Quel engagement financier distingue la fin de l’APS de l’APD ?

À l’APS, les entreprises fixent le coût ; à l’APD, le maître d’ouvrage choisit les intervenants
À l’APS, aucun coût n’est estimé ; à l’APD, seule la surface du projet est arrêtée
À l’APS, le coût est définitif sans tolérance ; à l’APD, il redevient une simple estimation
À l’APS, le coût est provisoire avec un seuil de tolérance ; à l’APD, l’engagement devient définitif

À l’APS, le coût est provisoire avec un seuil de tolérance ; à l’APD, l’engagement devient définitif

Explication

À la fin de l’APS, le maître d’œuvre s’engage sur un coût prévisionnel provisoire assorti d’un seuil de tolérance ; à l’APD, il prend son engagement définitif sur ce coût. L’APS ne correspond donc pas encore à un engagement financier définitif.

10. Quelle production de la phase PRO permet principalement de chiffrer précisément les offres des entreprises ?

Les réserves de réception et le dossier des ouvrages exécutés
Les plans d’exécution, les détails techniques et les quantitatifs détaillés
Les situations mensuelles et les ordres de service modificatifs
Les comptes rendus de chantier et les procès-verbaux de réception

Les plans d’exécution, les détails techniques et les quantitatifs détaillés

Explication

La phase PRO rassemble les documents techniques et quantitatifs nécessaires à un chiffrage précis, notamment les plans, les CCTP, les quantitatifs et les DQE. Les comptes rendus et les réserves relèvent du suivi ou de la clôture du chantier, et non de la préparation technique du projet.

11. Quelle répartition caractérise généralement le coût des travaux entre gros œuvre et second œuvre ?

Le gros œuvre représente environ 20 à 30 %, et le second œuvre 70 à 80 %
Le gros œuvre et le second œuvre représentent chacun environ la moitié
Le gros œuvre représente environ 60 à 70 %, et le second œuvre 30 à 40 %
Le gros œuvre représente environ 30 à 40 %, et le second œuvre 60 à 70 %

Le gros œuvre représente environ 30 à 40 %, et le second œuvre 60 à 70 %

Explication

Le gros œuvre concerne la structure et représente généralement 30 à 40 % du coût, tandis que le second œuvre habille et rend le bâtiment fonctionnel pour environ 60 à 70 %. La répartition inverse confond le poids relatif des deux catégories de travaux.

12. Quel est le rôle principal du dossier de consultation des entreprises, ou DCE ?

Vérifier les calculs techniques réalisés par les entreprises candidates
Suivre l’avancement des travaux après la notification des marchés
Transmettre aux entreprises les documents leur permettant de formuler une offre
Clôturer les marchés après la réception et lever les réserves

Transmettre aux entreprises les documents leur permettant de formuler une offre

Explication

Le DCE regroupe les pièces transmises aux entreprises candidates afin qu’elles puissent préparer leur offre. Le contrôle des calculs relève de la responsabilité des entreprises, tandis que le suivi et la clôture interviennent pendant ou après les travaux.

13. Quelle association entre les pièces du DCE et leur fonction est correcte ?

Le CCAP chiffre les quantités et le CCTP solde les marchés de travaux
Le CCAP détaille l’avancement et le CCTP établit les réserves de réception
Le CCAP fixe les conditions administratives et le CCTP décrit les prestations techniques
Le CCAP décrit les prestations techniques et le CCTP fixe les conditions administratives

Le CCAP fixe les conditions administratives et le CCTP décrit les prestations techniques

Explication

Dans le DCE, le CCAP encadre les conditions administratives, alors que le CCTP précise les prestations techniques par lot. Les autres associations attribuent à ces documents des fonctions liées au suivi, au quantitatif ou à la clôture des travaux.

14. Pourquoi une offre présentant un B&A inférieur à 3–4 % du prix de vente HT est-elle considérée comme fragile ?

Un B&A réduit entraîne nécessairement une augmentation des quantités prévues au DQE
Une marge faible transfère la responsabilité des calculs techniques au maître d’ouvrage
Une marge faible empêche automatiquement l’entreprise de répondre à la consultation
Un aléa de chantier peut provoquer un déficit et favoriser les réclamations ou les avenants

Un aléa de chantier peut provoquer un déficit et favoriser les réclamations ou les avenants

Explication

Un B&A inférieur à environ 3–4 % laisse une faible capacité d’absorption des imprévus, de sorte qu’un aléa peut transformer l’opération en déficit et encourager les réclamations ou avenants. Cette situation ne modifie ni les règles de candidature ni la responsabilité technique des parties.

15. Que vérifie le VISA concernant les plans d’exécution produits par les entreprises ?

La conformité des réserves de réception, en contrôlant la clôture du marché
Leur conformité avec le dossier PRO contractuel, sans valider les calculs techniques
La justesse des calculs techniques, en transférant leur responsabilité au maître d’œuvre
Leur conformité avec l’avancement financier, sans examiner les documents contractuels

Leur conformité avec le dossier PRO contractuel, sans valider les calculs techniques

Explication

Le VISA contrôle que les plans d’exécution correspondent au dossier PRO contractuel, mais les entreprises restent responsables de leurs calculs techniques. Confondre ce contrôle de conformité avec une validation des calculs élargit à tort la portée du VISA.

16. Laquelle de ces missions relève de la DET pendant l’exécution des travaux ?

Réceptionner le DOE et assurer la levée des réserves
Valider les situations de travaux et gérer les ordres de service
Organiser les opérations préalables à la réception et établir le DGD
Clôturer les marchés après réception et solder les comptes définitifs

Valider les situations de travaux et gérer les ordres de service

Explication

La DET accompagne l’exécution en cours par les réunions, les comptes rendus, la validation des situations, les ordres de service et le traitement des avenants. Les opérations de réception, les réserves, le DOE et le DGD relèvent de l’AOR, qui intervient à la clôture.

17. Quel enchaînement correspond aux principales étapes de l’AOR ?

Valider les plans, suivre les situations, puis organiser les réunions et traiter les avenants
Préparer le DCE, analyser les offres, puis attribuer les lots et notifier les marchés
Contrôler les calculs, modifier le PRO, puis établir les quantitatifs et les bordereaux
Préparer la réception, établir et lever les réserves, puis recevoir le DOE et établir le DGD

Préparer la réception, établir et lever les réserves, puis recevoir le DOE et établir le DGD

Explication

L’AOR accompagne les opérations préalables à la réception, le suivi des réserves, la réception du DOE et l’établissement du DGD. Le suivi courant, l’analyse des offres et la production des pièces PRO correspondent à d’autres phases de l’opération.

18. Sur quelle base les situations mensuelles des entreprises doivent-elles être validées ?

Sur l’avancement déclaré par l’entreprise dans sa demande de paiement
Sur l’avancement réel des travaux constaté sur le chantier
Sur le montant prévu au marché indépendamment des travaux exécutés
Sur le montant des travaux restant à réaliser après la réception

Sur l’avancement réel des travaux constaté sur le chantier

Explication

La validation doit s’appuyer sur l’avancement réellement exécuté afin d’éviter de payer des prestations non réalisées. Se fonder sur l’avancement déclaré peut entraîner une sur-validation et créer un déséquilibre financier difficile à corriger.

19. Quel dispositif juridique définit le cadre obligatoire de la maîtrise d’œuvre pour les maîtres d’ouvrage publics ?

Le Code de la commande publique révisé en 2001
La loi MOP n° 85-704 du 12 juillet 1985
Le contrat de maîtrise d’œuvre négocié entre les parties
Le règlement technique applicable aux marchés privés

La loi MOP n° 85-704 du 12 juillet 1985

Explication

La loi MOP n° 85-704 du 12 juillet 1985 encadre obligatoirement la maîtrise d’œuvre dans les opérations relevant de la maîtrise d’ouvrage publique. La mission privée relève, quant à elle, d’un contrat librement négocié entre les parties.

20. Quelle caractéristique distingue la mission privée de la mission de base définie par la loi MOP ?

La mission privée exclut toute responsabilité contractuelle du maître d’œuvre
La mission privée est définie par un cadre légal identique pour chaque opération
La mission privée peut être partielle et son contenu est librement négocié
La mission privée impose toutes les phases prévues pour les opérations publiques

La mission privée peut être partielle et son contenu est librement négocié

Explication

Dans une mission privée, le contenu est déterminé par la négociation contractuelle et peut se limiter à certaines prestations. La mission de base loi MOP impose au contraire un ensemble de phases pour les maîtres d’ouvrage publics.

21. Quelle succession correspond à la mission de base obligatoire prévue par la loi MOP ?

ESQ, APS, APD, PRO, ACT, VISA ou EXE, DET et AOR
APS, permis, consultation, chantier, réception, exploitation et archivage
PRO, ACT, EXE, financement, contrôle fiscal, réception et entretien
ESQ, APD, DCE, réception, maintenance, audit et garantie

ESQ, APS, APD, PRO, ACT, VISA ou EXE, DET et AOR

Explication

La mission de base comprend l’ESQ, l’APS, l’APD, le PRO, l’ACT, le VISA ou l’EXE, la DET et l’AOR. Les autres suites mélangent des étapes de projet avec des prestations qui ne constituent pas cette mission réglementaire.

22. Comment évoluent les principaux livrables économiques entre l’ESQ et l’AOR ?

Ils se limitent à des estimations prévisionnelles avant d’être transférés au maître d’ouvrage
Ils passent d’un ordre de grandeur à un estimatif, puis à des pièces contractuelles et enfin au DGD
Ils restent au stade d’un ratio jusqu’à l’ACT, puis sont remplacés par les plans d’exécution
Ils commencent par le DGD, puis deviennent un quantitatif avant de finir par un simple ratio

Ils passent d’un ordre de grandeur à un estimatif, puis à des pièces contractuelles et enfin au DGD

Explication

Les livrables progressent de l’ordre de grandeur en ESQ vers l’estimatif APS, le quantitatif APD, les pièces contractuelles du PRO et du DCE, puis le suivi financier et le DGD en AOR. Le DGD intervient donc en fin de processus et non au stade des premières études.

23. Quelle précision est associée aux estimations de l’ESQ, de l’APS et de l’APD ?

Environ ±30 % en ESQ, ±25 % en APS et ±20 % en APD
Environ ±15–20 % en ESQ, ±10 % en APS et ±25–30 % en APD
Environ ±25–30 % en ESQ, ±15–20 % en APS et ±10 % en APD
Environ ±10 % en ESQ, ±15–20 % en APS et ±25–30 % en APD

Environ ±25–30 % en ESQ, ±15–20 % en APS et ±10 % en APD

Explication

La précision s’améliore progressivement, avec environ ±25–30 % en ESQ, ±15–20 % en APS et ±10 % en APD. Le PRO et le DCE ne correspondent ensuite pas à un nouveau niveau de précision chiffrée, mais à la production de pièces contractuelles.

24. Que contient le décompte général définitif établi en phase AOR ?

Une estimation initiale fondée sur des ratios, sans prise en compte des travaux réalisés
Un tableau comparatif des offres destiné à choisir l’entreprise avant la signature du marché
Un quantitatif détaillé servant à préparer les études de projet avant la consultation
Le solde définitif de chaque marché, avec les situations validées, les avenants signés et les pénalités éventuelles

Le solde définitif de chaque marché, avec les situations validées, les avenants signés et les pénalités éventuelles

Explication

Le DGD clôt financièrement chaque marché de travaux en intégrant les situations validées, les avenants signés et les éventuelles pénalités de retard. Le tableau comparatif appartient à l’ACT, tandis que les ratios et quantitatifs interviennent dans les phases d’études antérieures.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Phases de la maîtrise d’œuvre.

Qu'est-ce que le maître d’œuvre ?

Le professionnel mandaté pour concevoir et piloter la réalisation d’un ouvrage.

Quel rôle joue l’architecte dans l’équipe de maîtrise d’œuvre ?

Il est le mandataire et chef de file de l’équipe de maîtrise d’œuvre.

Que produit l’architecte en lien avec le permis de construire ?

Il produit le dossier de permis de construire.

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