QCM : Innovations et croissance soutenable (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une économie voit son niveau de production augmenter de façon continue et durable : comment qualifie-t-on cette évolution ?

Une redistribution des revenus
Une expansion ponctuelle
Une croissance économique
Une désinflation

Une croissance économique

Explication

La croissance économique désigne l’augmentation continue et durable du niveau de production. Une hausse ponctuelle ne suffit pas à caractériser cette évolution, tandis que la désinflation concerne les prix.

2. Pour comparer l’évolution de la production d’un pays entre deux années malgré une forte inflation, quel indicateur faut-il calculer ?

Le taux de variation du PIB nominal
Le taux de variation du PIB par habitant
Le taux de variation de l’indice des prix
Le taux de variation du PIB réel

Le taux de variation du PIB réel

Explication

Le taux de variation du PIB réel mesure la croissance en déduisant l’effet de l’inflation. Le PIB nominal ne corrige pas l’évolution des prix, et l’indice des prix mesure l’inflation plutôt que la production.

3. Une entreprise augmente le nombre d’heures travaillées et installe davantage de machines afin d’accroître sa production. Quel processus met-elle en œuvre ?

Le calcul du taux de croissance réel
L’accumulation des facteurs de production
La création d’un nouveau produit
L’amélioration de la productivité des facteurs

L’accumulation des facteurs de production

Explication

Accroître les quantités de travail et de capital mobilisées correspond à l’accumulation des facteurs. L’amélioration de leur efficacité relève de la productivité, tandis qu’une innovation de produit concerne une nouveauté offerte aux clients.

4. Dans un pays, le nombre de travailleurs et le stock de machines restent stables, mais une meilleure organisation permet de produire davantage avec ces mêmes ressources. De quel type de croissance s’agit-il ?

Une croissance extensive
Une accumulation du facteur travail
Une croissance intensive
Une accumulation du facteur capital

Une croissance intensive

Explication

La croissance intensive repose sur une amélioration de l’efficacité des facteurs, ici obtenue avec les mêmes quantités de ressources. La croissance extensive résulte au contraire d’une augmentation de la quantité de facteurs.

5. La production d’une économie augmente, mais la hausse de son travail et de son capital n’explique qu’une partie de cette progression. Quelle mesure représente la part inexpliquée par ces facteurs ?

L’accumulation des facteurs de production
Le produit intérieur brut réel
L’indice général des prix
La productivité globale des facteurs

La productivité globale des facteurs

Explication

La productivité globale des facteurs mesure la part de la croissance qui n’est pas expliquée par l’augmentation des facteurs de production. Le PIB réel mesure la production corrigée de l’inflation, tandis que l’accumulation désigne la hausse des quantités de facteurs.

6. Une nouvelle technologie rend obsolète une ancienne méthode de fabrication : des emplois disparaissent dans l’activité ancienne, tandis que de nouveaux postes apparaissent dans la nouvelle activité. Quel mécanisme décrit cette situation ?

L’amélioration de l’ancienne innovation
L’accumulation des facteurs
La destruction créatrice
La contraction de la demande globale

La destruction créatrice

Explication

La destruction créatrice remplace les anciennes innovations par de nouvelles, détruisant certains emplois et en créant ailleurs. L’accumulation désigne davantage de travail ou de capital, et non le remplacement des innovations.

7. Une économie finance la recherche, la formation et les infrastructures publiques ; ces investissements se renforcent mutuellement et favorisent de nouvelles innovations. Quelle conception de la croissance cela illustre-t-il ?

La croissance endogène
La destruction créatrice
La croissance extensive
La croissance ponctuelle

La croissance endogène

Explication

La croissance endogène s’auto-entretient grâce aux interactions entre agents et à leurs investissements en recherche et développement, en capital humain et en infrastructures publiques. La croissance extensive repose sur davantage de facteurs, tandis que la destruction créatrice décrit le remplacement des innovations.

8. Une entreprise hésite à financer une recherche coûteuse parce qu’elle craint que ses inventions soient copiées sans protection. Quel effet la protection des droits de propriété peut-elle avoir sur ses décisions et sur l’économie ?

Renforcer la confiance, encourager l’investissement et soutenir la croissance
Encourager l’investissement en supprimant les droits de propriété
Réduire la confiance, décourager l’investissement et ralentir la croissance
Renforcer la confiance dans les échanges, sans favoriser l’investissement

Renforcer la confiance, encourager l’investissement et soutenir la croissance

Explication

La protection des droits de propriété, notamment par les brevets, sécurise les transactions et l’investissement, ce qui contribue à la croissance. La baisse de l’investissement inverse cet effet, l’absence de lien avec l’investissement néglige un mécanisme central, et la suppression des droits contredit le rôle de la protection.

9. Dans un secteur qui adopte de nouvelles technologies numériques, quelle évolution de l’emploi est cohérente avec les effets du progrès technique ?

Les emplois très qualifiés sont favorisés et mieux rémunérés, tandis que les emplois intermédiaires sont concurrencés
Les deux catégories d’emplois sont favorisées et voient leurs rémunérations progresser de façon comparable
Les emplois très qualifiés sont concurrencés, tandis que les emplois intermédiaires voient leurs rémunérations progresser
Les emplois intermédiaires sont favorisés et mieux rémunérés, tandis que les emplois très qualifiés sont concurrencés

Les emplois très qualifiés sont favorisés et mieux rémunérés, tandis que les emplois intermédiaires sont concurrencés

Explication

Le progrès technique favorise les emplois très qualifiés, dont les rémunérations progressent, tandis que le numérique concurrence les emplois intermédiaires. L’inversion des catégories, l’attribution de la hausse salariale aux emplois intermédiaires et l’idée d’un bénéfice comparable pour les deux catégories contredisent cette distinction.

10. Quelle définition correspond à la croissance soutenable ?

Répondre aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs
Répondre aux besoins futurs sans tenir compte de la capacité des générations actuelles à répondre aux leurs
Répondre aux besoins actuels en supprimant toute croissance économique future
Préserver les ressources renouvelables en renonçant à toute satisfaction des besoins actuels

Répondre aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs

Explication

La croissance soutenable satisfait les besoins des générations actuelles tout en préservant la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. La priorité exclusive aux besoins futurs inverse la définition, la seule préservation des ressources en donne une version réductrice, et l’absence de croissance ne fait pas partie de la définition.

11. Un décideur estime qu’une diminution du capital naturel peut être compensée par davantage de capital produit par les humains. Quelle conception de la soutenabilité adopte-t-il ?

La soutenabilité faible, qui admet la substitution du capital naturel par d’autres capitaux
La soutenabilité forte, qui admet la substitution du capital naturel par d’autres capitaux
La soutenabilité forte, qui considère tous les capitaux comme interchangeables
La soutenabilité faible, qui considère le capital naturel comme irremplaçable

La soutenabilité faible, qui admet la substitution du capital naturel par d’autres capitaux

Explication

La soutenabilité faible suppose que le capital naturel peut être remplacé par d’autres formes de capital. La soutenabilité forte pose au contraire le caractère non substituable du capital naturel, tandis que les réponses qui attribuent l’irremplaçabilité à la soutenabilité faible ou l’interchangeabilité à la forte inversent cette distinction.

12. Le prix du pétrole augmente et un constructeur développe des voitures électriques pour réduire la dépendance aux véhicules utilisant ce combustible. Quelle hypothèse de soutenabilité illustre cette réaction ?

La soutenabilité faible, qui prévoit qu’un prix plus élevé du capital naturel peut inciter à le remplacer
La soutenabilité forte, qui prévoit qu’un prix plus élevé du capital naturel peut inciter à le remplacer
La soutenabilité faible, qui considère que le capital naturel ne peut pas être remplacé
La soutenabilité forte, qui considère que les ressources renouvelables remplacent le capital naturel

La soutenabilité faible, qui prévoit qu’un prix plus élevé du capital naturel peut inciter à le remplacer

Explication

La soutenabilité faible admet la substitution entre capitaux et prévoit qu’une hausse du prix du capital naturel peut inciter à lui substituer d’autres formes de capital, comme les voitures électriques aux véhicules utilisant du pétrole. La soutenabilité forte pose le capital naturel comme irremplaçable, et les deux autres réponses lui attribuent à tort cette substitution.

13. Dans une politique de protection écologique, un responsable considère que les équipements et les ressources naturelles remplissent des fonctions complémentaires et que davantage d’équipements ne peut remplacer une ressource naturelle dégradée. Quelle conception défend-il ?

La soutenabilité forte, où les capitaux sont complémentaires et le capital naturel irremplaçable
La soutenabilité forte, où les capitaux sont substituables et le capital naturel remplaçable
La soutenabilité faible, où les capitaux sont complémentaires et le capital naturel irremplaçable
La soutenabilité faible, où les capitaux sont substituables et le capital naturel irremplaçable

La soutenabilité forte, où les capitaux sont complémentaires et le capital naturel irremplaçable

Explication

La soutenabilité forte considère les capitaux comme complémentaires et le capital naturel comme non substituable. La soutenabilité faible repose sur la substituabilité, et les autres choix attribuent à tort cette substituabilité ou l’irremplaçabilité à la mauvaise conception.

14. Quelle conclusion Robert Solow tire-t-il du fait qu’une partie importante de la croissance observée n’est expliquée ni par l’augmentation du capital ni par celle du travail ?

Le progrès technique contribue à la croissance
L’accumulation du capital explique toute la croissance
La baisse de la production explique la croissance
Le travail contribue à lui seul à la croissance

Le progrès technique contribue à la croissance

Explication

Solow constate qu’une part de la croissance ne s’explique pas par l’accroissement du capital ou du travail et l’associe aux effets du progrès technique. Attribuer cette part au seul travail, au seul capital ou à une baisse de la production ne correspond pas à cette conclusion.

15. Une entreprise produit davantage tout en conservant les mêmes quantités de travail et de capital. Quelle évolution cela traduit-il ?

Une baisse de la production à facteurs constants
Une hausse de la quantité de capital utilisée
Une hausse de la quantité de travail utilisée
Une hausse de la productivité globale des facteurs

Une hausse de la productivité globale des facteurs

Explication

La productivité globale des facteurs mesure l’efficacité combinée du travail et du capital ; produire davantage avec les mêmes quantités de facteurs signifie qu’elle augmente. Une hausse du capital ou du travail suppose des facteurs supplémentaires, tandis qu’une baisse de production va dans le sens inverse.

16. En France, entre 2021 et 2022, quelle contribution à la croissance du PIB a été la plus élevée parmi le travail, le capital et la productivité globale des facteurs ?

La productivité globale des facteurs, avec 0,73 point
Le capital, avec 0,57 point
La croissance totale du PIB, avec 1,92 point
Le travail, avec 0,62 point

La productivité globale des facteurs, avec 0,73 point

Explication

La contribution de la productivité globale des facteurs est de 0,73 point, supérieure à celles du travail (0,62) et du capital (0,57). Les 1,92 % correspondent au taux de croissance moyen annuel du PIB, et non à la contribution d’un facteur.

17. Une usine réorganise sa production et parvient à fabriquer la même quantité de produits en moins de temps. Quel effet possible des gains de productivité cette situation illustre-t-elle ?

Une réduction du temps de production
Une hausse des facteurs nécessaires à la production
Une baisse de la qualité des produits fabriqués
Une hausse du prix des produits fabriqués

Une réduction du temps de production

Explication

Les gains de productivité peuvent réduire le temps de travail et de production, comme dans cette usine. Ils peuvent aussi agir sur les quantités ou la qualité produites ; ils n’impliquent pas une hausse obligatoire des facteurs ni des prix.

18. Une entreprise finance des recherches dont les résultats débouchent sur de nouvelles méthodes de production. Comment les théories de la croissance endogène interprètent-elles l’origine de ce progrès technique ?

Comme le résultat d’investissements réalisés dans la sphère économique
Comme un effet produit par la seule accumulation de capital matériel
Comme une retombée aléatoire extérieure aux activités économiques
Comme un phénomène indépendant de toute activité de recherche

Comme le résultat d’investissements réalisés dans la sphère économique

Explication

Les théories de la croissance endogène font résulter le progrès technique d’investissements économiques, comme la recherche financée par l’entreprise. Les retombées aléatoires extérieures aux activités économiques relèvent plutôt de la conception exogène associée à Solow.

19. Après avoir investi en recherche-développement, une entreprise met au point une invention, l’intègre à sa production et voit sa méthode adoptée par d’autres entreprises. Quelle chaîne décrit ce processus ?

Investissement en éducation, innovation appliquée, capital matériel accumulé, externalités positives
Innovation appliquée, investissement en R&D, externalités positives, capital technologique accumulé
Investissement en R&D, découverte sans application, capital humain accumulé, externalités négatives
Investissement en R&D, innovation appliquée, capital technologique accumulé, externalités positives

Investissement en R&D, innovation appliquée, capital technologique accumulé, externalités positives

Explication

La R&D génère des innovations, c’est-à-dire des inventions appliquées à l’économie ; leur accumulation forme du capital technologique et leur diffusion crée des externalités positives. Commencer par l’innovation inverse le lien avec l’investissement, tandis qu’une découverte non appliquée ne correspond pas à la définition de l’innovation donnée ici.

20. Une personne possède un diplôme, des savoir-faire professionnels et un bon état de santé. Quel concept regroupe ces qualités valorisables économiquement ?

Le capital technologique
Le capital matériel
Le capital humain
La productivité globale des facteurs

Le capital humain

Explication

Le capital humain désigne les savoirs, savoir-faire et savoir-être valorisables économiquement, acquis notamment par le diplôme, la qualification et l’état de santé. Les équipements relèvent du capital matériel, tandis que les innovations accumulées constituent le capital technologique.

21. Un pays investit fortement dans la recherche-développement et l’éducation, mais ses institutions fonctionnent mal. Quelle conclusion s’applique à la contribution de ces investissements à la croissance ?

Leur effet sur la croissance est pleinement réalisé par les dépenses
Leur effet est annulé par la formation du capital humain
Leur effet dépend uniquement de l’accumulation de capital matériel
Leur effet sur la croissance ne peut être pleinement réalisé

Leur effet sur la croissance ne peut être pleinement réalisé

Explication

Les progrès issus des investissements en R&D et en éducation ne peuvent contribuer pleinement à la croissance que si des institutions performantes sont en place. Considérer les investissements comme suffisants néglige cette condition, et le capital matériel ne remplace pas le rôle institutionnel.

22. Quel rôle les institutions jouent-elles pour favoriser l’innovation et sa diffusion ?

Elles réglementent les prix de vente des produits issus des innovations.
Elles créent un environnement propice et reconnaissent les droits de propriété intellectuelle.
Elles réalisent elles-mêmes les innovations avant de les transmettre aux entreprises.
Elles financent directement les projets de recherche et développement des entreprises.

Elles créent un environnement propice et reconnaissent les droits de propriété intellectuelle.

Explication

Les institutions favorisent l’émergence et la diffusion des innovations en créant un cadre favorable et en reconnaissant notamment la propriété intellectuelle. Le financement direct de la R&D, la réglementation générale des prix et la réalisation des innovations confondent ce rôle avec d’autres fonctions.

23. Une entreprise hésite à investir dans une recherche coûteuse, car ses résultats pourraient être copiés dès leur publication. Quel effet une protection des droits de propriété intellectuelle peut-elle avoir sur sa décision ?

Elle peut rendre ses résultats immédiatement accessibles et supprimer tout avantage privé.
Elle peut financer sa recherche et supprimer les risques liés à ses choix techniques.
Elle peut lui permettre de tirer bénéfice de son investissement et renforcer son incitation à innover.
Elle peut réduire le coût de ses expériences et garantir la réussite de ses travaux.

Elle peut lui permettre de tirer bénéfice de son investissement et renforcer son incitation à innover.

Explication

La protection permet à l’innovateur de tirer bénéfice de ses investissements en R&D, ce qui soutient l’incitation à innover. Une subvention, une baisse des coûts de recherche ou une diffusion immédiatement gratuite ne sont pas le mécanisme décrit.

24. Une innovation a été rentabilisée, mais sa protection reste en vigueur et ses licences demeurent très coûteuses. Quel effet cette situation peut-elle avoir sur sa diffusion ?

Elle peut freiner la diffusion en maintenant des redevances de licence à un prix de monopole.
Elle peut favoriser la diffusion en transformant les redevances en prix concurrentiels.
Elle peut accélérer la diffusion en faisant baisser le coût des licences après rentabilisation.
Elle peut préserver une diffusion inchangée en supprimant l’effet du prix des licences.

Elle peut freiner la diffusion en maintenant des redevances de licence à un prix de monopole.

Explication

Une protection trop longue peut maintenir des redevances au prix de monopole même après rentabilisation et ainsi bloquer la diffusion. La baisse automatique des licences, la neutralité de leur prix et le passage à un prix concurrentiel ne correspondent pas à ce mécanisme.

25. Quel économiste est associé au concept de destruction créatrice, processus par lequel les innovations rendent obsolètes des produits ou techniques et transforment les branches industrielles ?

Karl Marx
Joseph Schumpeter
Robert Solow
John Maynard Keynes

Joseph Schumpeter

Explication

Le concept de destruction créatrice est associé à Joseph Schumpeter et désigne la transformation des branches industrielles lorsque les innovations rendent l’ancien obsolète. Keynes, Marx et Solow sont des économistes connus, mais ne sont pas l’attribution donnée pour ce concept.

26. Une grappe d’innovations rend les équipements d’un secteur obsolètes et intensifie la concurrence. Que doivent faire les entreprises en place pour éviter de disparaître ?

Maintenir leurs anciennes techniques pour préserver leurs habitudes de production.
Quitter le secteur afin de laisser les entreprises innovatrices poursuivre leur activité.
Réduire leur concurrence en attendant que les innovations deviennent obsolètes.
S’adapter aux nouvelles conditions technologiques et concurrentielles.

S’adapter aux nouvelles conditions technologiques et concurrentielles.

Explication

Les grappes d’innovations rendent les anciennes techniques obsolètes et intensifient la concurrence, contraignant les entreprises à s’adapter ou à disparaître. Le maintien inchangé des anciennes méthodes, l’attente d’une baisse des pressions et le départ systématique ne décrivent pas cette réponse adaptative.

27. Dans l’analyse de Schumpeter, comment les effets à long terme de la diffusion du progrès technique se rapportent-ils aux pertes d’emplois provoquées par les nouvelles technologies ?

La hausse de la productivité compense les pertes, tandis que le PIB, l’emploi et le niveau de vie diminuent.
Les externalités positives effacent les pertes dès l’apparition des nouvelles technologies, sans période de transition.
Les pertes d’emplois dépassent les gains liés à la productivité, au PIB, à l’emploi et au niveau de vie.
Les externalités positives compensent plus que les pertes, avec une hausse de la productivité, du PIB, de l’emploi et du niveau de vie.

Les externalités positives compensent plus que les pertes, avec une hausse de la productivité, du PIB, de l’emploi et du niveau de vie.

Explication

Pour Schumpeter, les externalités positives de la diffusion du progrès technique font plus que compenser les pertes d’emplois, et s’accompagnent d’une hausse de la productivité, du PIB, de l’emploi et du niveau de vie. L’absence de pertes, un bilan net négatif ou une baisse des autres indicateurs contredisent ce bilan.

28. Dans l’analyse de Schumpeter, quelle motivation principale pousse l’entrepreneur à innover ?

Conquérir un pouvoir de marché et obtenir une rente
Obtenir une aide publique et limiter les risques
Réduire les prix et accroître la consommation
Augmenter les salaires et fidéliser les employés

Conquérir un pouvoir de marché et obtenir une rente

Explication

Pour Schumpeter, la conquête d’un pouvoir de marché, souvent sous la forme d’un monopole temporaire, procure une rente à l’innovateur. La baisse des prix, la hausse des salaires et l’aide publique ne constituent pas la motivation centrale décrite.

29. Un hôpital adopte une technologie qui aide les radiologues à interpréter les images sans supprimer leur poste : quel type de relation entre innovation et travail illustre-t-elle ?

Une innovation complémentaire du travail humain
Une innovation substituant le capital au travail
Une innovation supprimant les emplois par automatisation
Une innovation créant des emplois sans modifier le travail

Une innovation complémentaire du travail humain

Explication

Une innovation est complémentaire du travail lorsqu’elle aide le salarié à accomplir sa tâche sans supprimer son emploi, comme le scanner qui assiste le médecin. La substitution correspond au remplacement du travail humain par le capital, tandis que la création de postes et la suppression par automatisation décrivent d’autres effets.

30. Dans un secteur, les outils numériques soutiennent les postes très qualifiés tandis que les postes intermédiaires reculent au profit d’emplois peu qualifiés et très qualifiés : quelle évolution du marché du travail cette situation traduit-elle ?

Une hausse générale des qualifications qui réduit les écarts de revenus
Une baisse des emplois peu qualifiés qui concentre les postes intermédiaires
Un recul des emplois très qualifiés qui resserre la distribution des salaires
Une polarisation des emplois qui contribue aux inégalités de revenus

Une polarisation des emplois qui contribue aux inégalités de revenus

Explication

Le progrès numérique soutient les emplois très qualifiés et fragilise les emplois intermédiaires, favorisant une polarisation des emplois et l’accroissement des inégalités de revenus. Une montée uniforme des qualifications, un recul des postes très qualifiés ou une baisse des emplois peu qualifiés ne correspondent pas à ce mécanisme.

31. Quelle définition caractérise le développement durable ?

Répondre aux besoins futurs en réduisant ceux des générations actuelles
Préserver les ressources naturelles sans considérer les besoins humains
Répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures
Accroître la production actuelle sans tenir compte de ses effets futurs

Répondre aux besoins actuels sans compromettre ceux des générations futures

Explication

Le développement durable répond aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Maximiser la production présente, sacrifier les besoins actuels ou écarter les besoins humains ne reprend pas cette définition.

32. Une région observe une accumulation de rejets de CO₂ : quelle chaîne d’effets correspond au mécanisme climatique décrit ?

Changement climatique, réchauffement atmosphérique et fonte des glaciers
Changement climatique, réchauffement atmosphérique et avancée des glaciers
Stabilisation climatique, réchauffement atmosphérique et montée des océans
Changement climatique, refroidissement atmosphérique et fonte des glaciers

Changement climatique, réchauffement atmosphérique et fonte des glaciers

Explication

L’accumulation des gaz à effet de serre, notamment du CO₂, contribue au changement climatique et au réchauffement de l’atmosphère, entraînant entre autres la fonte des glaciers. Le refroidissement, l’avancée des glaciers ou la stabilisation climatique contredisent cette chaîne causale.

33. Une entreprise utilise une machine durable, des outils et un bâtiment pour produire. Quels éléments relèvent du facteur capital au sens strict ?

Les ressources naturelles consommées pour produire
La machine, les outils et le bâtiment
Les heures de travail effectuées par les salariés
Les fonds disponibles pour financer l’activité

La machine, les outils et le bâtiment

Explication

Au sens strict, le facteur capital regroupe les moyens de production durables utilisés pour produire. Les fonds financiers, les heures de travail et les ressources naturelles désignent d’autres notions.

34. Quand une invention est mise en œuvre dans la sphère économique, de quoi s’agit-il ?

D’une découverte scientifique
D’un progrès technique
D’un gain de productivité
D’une innovation

D’une innovation

Explication

Une innovation est l’application d’une invention à la sphère économique. Le progrès technique désigne l’amélioration des techniques productives, tandis qu’une hausse de productivité est un résultat possible.

35. Une usine produit davantage après avoir amélioré la façon dont elle combine ses machines et le travail de ses salariés, sans accroître ces facteurs. Quel changement décrit cette situation ?

Une hausse de la valeur des biens à quantité inchangée
Un gain de productivité globale des facteurs
Une amélioration technique sans effet sur l’efficacité productive
Une augmentation de la quantité de capital et de travail

Un gain de productivité globale des facteurs

Explication

La productivité globale des facteurs mesure l’efficacité de leur combinaison ; produire davantage avec autant de capital et de travail constitue un gain de productivité. L’augmentation des facteurs ou des prix ne correspond pas à ce mécanisme.

36. Dans une entreprise, les techniques utilisées pour fabriquer un produit sont améliorées. Quel concept désigne directement cette évolution ?

Le gain de productivité
Le progrès technique
L’accumulation de capital
L’innovation

Le progrès technique

Explication

Le progrès technique correspond à l’amélioration des techniques utilisées dans le processus productif et il est généralement à l’origine de gains de productivité. Un gain de productivité est un effet possible, tandis qu’une innovation est l’application économique d’une invention.

37. Une entreprise remplace une ressource devenue rare par une nouvelle ressource et adapte ses procédés de fabrication. Quel effet les innovations peuvent-elles avoir dans cette situation ?

Repousser les contraintes liées aux ressources limitées
Rendre inutile toute gestion des ressources physiques
Accroître la demande sans modifier les contraintes de production
Renforcer la dépendance aux anciennes ressources rares

Repousser les contraintes liées aux ressources limitées

Explication

Des innovations peuvent repousser les contraintes liées aux ressources physiques limitées en substituant de nouvelles ressources ou techniques aux anciennes. Cela ne signifie pas que toute contrainte disparaît.

38. Dans une analyse des effets du réchauffement, quelle baisse du PIB mondial Adrien Bilal associe-t-il à une hausse supplémentaire de 1 ∘C1\,^{\circ}\mathrm{C} ?

Une baisse de 20 %
Une baisse de 3 %
Une hausse de 20 %
Une baisse de 10 %

Une baisse de 20 %

Explication

Adrien Bilal estime qu’une hausse supplémentaire de 1 ∘C1\,^{\circ}\mathrm{C} entraînera une baisse de 20 % du PIB mondial. Une hausse du PIB inverse le sens de l’effet, et les autres pourcentages ne correspondent pas à son estimation.

39. Face aux risques économiques et écologiques de l’inaction climatique, quelle orientation des investissements est préconisée ?

Des investissements climatiques immédiats et massifs
Des investissements climatiques différés et limités
Des investissements généraux sans priorité climatique
Des investissements climatiques progressifs et modérés

Des investissements climatiques immédiats et massifs

Explication

Les investissements pour le climat doivent être immédiats et massifs, car les coûts de l’inaction seraient extrêmes sur les plans économique et écologique. Les différer ou les limiter ne répond pas à cette justification.

40. Une économie voit son niveau de production progresser régulièrement pendant plusieurs années. Quelle notion décrit cette évolution soutenue de longue période ?

Une fluctuation conjoncturelle
La croissance économique
Le niveau du PIB
La richesse par habitant

La croissance économique

Explication

La croissance économique désigne l’augmentation soutenue du niveau de production sur une longue période. Une hausse ponctuelle relève d’une fluctuation, tandis que le PIB mesure un niveau de production.

41. Le PIB nominal d’un pays augmente de 6 % en un an, tandis que les prix augmentent de 2 %. Quel taux de croissance obtient-on en déduisant l’inflation ?

4 %
2 %
8 %
6 %

4 %

Explication

Le taux de croissance se calcule à partir de la variation du PIB déduction faite de l’inflation : 6%−2%=4%6\% - 2\% = 4\%. Retenir 6 % néglige l’inflation, tandis que 2 % et 8 % résultent d’autres opérations incorrectes.

42. Une entreprise augmente ses effectifs et ses équipements, tandis que l’efficacité de leur utilisation reste inchangée. Quelle source de croissance cette situation illustre-t-elle ?

L’amélioration de la productivité globale des facteurs
L’augmentation des quantités de travail et de capital
La diminution des coûts de production à facteurs inchangés
La hausse du niveau général des prix

L’augmentation des quantités de travail et de capital

Explication

Une hausse des quantités de travail et de capital peut expliquer une partie de la croissance, même si leur efficacité ne change pas. L’amélioration de la PGF concerne l’efficacité, et non l’accumulation des facteurs.

43. Une hausse de la productivité globale des facteurs réduit les coûts de production d’une économie. Quel enchaînement peut ensuite soutenir la croissance ?

Prix plus bas et salaires plus élevés, puis consommation et investissement freinés
Coûts plus élevés, puis exportations stimulées malgré une consommation réduite
Prix plus bas et salaires plus élevés, puis consommation, investissement et exportations stimulés
Prix plus élevés et salaires plus bas, puis consommation et exportations réduites

Prix plus bas et salaires plus élevés, puis consommation, investissement et exportations stimulés

Explication

La hausse de la PGF peut réduire les coûts, faire baisser les prix et augmenter les salaires ; ces effets stimulent notamment consommation, investissement et exportations, favorisant la croissance. L’inversion des prix et des salaires contredit ce mécanisme, tandis que freiner la demande omet son rôle moteur.

44. Une usine réorganise le travail et combine plus efficacement ses salariés et ses machines. Quel effet du progrès technique cette situation illustre-t-elle ?

Une combinaison plus efficace du travail et du capital qui soutient la croissance
Un climat de confiance qui coordonne les échanges et définit le progrès technique
Une augmentation des quantités de travail et de capital qui définit le progrès technique
Une disparition des emplois anciens qui constitue l’effet direct sur l’efficacité

Une combinaison plus efficace du travail et du capital qui soutient la croissance

Explication

Le progrès technique améliore l’efficacité de la combinaison du travail et du capital, ce qui soutient la croissance. L’accumulation des facteurs relève d’une autre source de croissance, tandis que confiance institutionnelle et destruction créatrice sont des mécanismes distincts.

45. Une nouvelle innovation remplace une technologie ancienne : des emplois disparaissent dans les activités déclinantes et d’autres apparaissent dans les nouvelles. Quel processus est à l’œuvre ?

La coordination institutionnelle, qui remplace les technologies par des règles
L’accumulation du capital, qui augmente les équipements sans renouveler les innovations
La destruction d’emplois, qui réduit l’activité sans en créer de nouveaux
La destruction créatrice, qui remplace des innovations et transforme les emplois

La destruction créatrice, qui remplace des innovations et transforme les emplois

Explication

La destruction créatrice désigne le remplacement d’anciennes innovations par de nouvelles ; elle détruit certains emplois et en crée d’autres, tout en contribuant à la croissance. La réduire à une perte nette d’emplois omet les créations associées.

46. Dans un pays, les droits de propriété sont reconnus, la monnaie facilite les paiements et les marchés permettent les transactions. Quel effet institutionnel ces dispositifs favorisent-ils ?

Un climat de confiance facilitant la coordination et le développement des échanges
Une hausse directe du nombre de travailleurs et de machines disponibles
La création automatique d’innovations grâce à la protection des échanges
Une redistribution des revenus qui remplace la coordination des acteurs

Un climat de confiance facilitant la coordination et le développement des échanges

Explication

La monnaie, le droit de propriété et les marchés instaurent un climat de confiance qui facilite la coordination des acteurs et le développement des échanges. Ces institutions ne constituent pas en elles-mêmes une hausse directe des facteurs ni une création automatique d’innovations.

47. Dans un secteur, une nouvelle technologie augmente fortement la productivité d’une catégorie de salariés, tandis que les autres catégories en bénéficient moins. Quel effet peut en résulter sur les revenus ?

Une hausse comparable des revenus de toutes les catégories d’emplois
Une baisse des revenus de toutes les catégories d’emplois
Un accroissement des écarts de revenus entre catégories d’emplois
Un écart de revenus lié principalement aux prix des biens produits

Un accroissement des écarts de revenus entre catégories d’emplois

Explication

Le progrès technique peut favoriser certaines catégories d’emplois davantage que d’autres et contribuer ainsi aux inégalités de revenus. Une hausse comparable suppose des bénéfices égaux, l’explication par les prix déplace la cause, et une baisse générale n’est pas impliquée.

48. Dans une entreprise, l’introduction d’innovations technologiques exerce une pression sur les salaires intermédiaires. Quelle conséquence sociale peut accompagner cette évolution ?

Un risque de tensions sociales lié au creusement des inégalités de revenus
Une stabilité sociale malgré l’accroissement des écarts de revenus
Des tensions dues principalement au recul des rémunérations les plus élevées
Une réduction des inégalités due à la hausse des salaires intermédiaires

Un risque de tensions sociales lié au creusement des inégalités de revenus

Explication

La pression sur les salaires intermédiaires peut creuser les inégalités de revenus et provoquer des tensions sociales. La hausse des salaires intermédiaires inverse le mécanisme, la baisse des rémunérations élevées n’est pas le facteur indiqué, et la stabilité sociale écarte la conséquence possible.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Innovations et croissance soutenable.

Qu’est-ce que la croissance économique ?

L’augmentation continue et durable du niveau de production d’une économie.

Comment mesure-t-on la croissance économique ?

Par le taux de variation du PIB réel, qui déduit l’effet de l’inflation.

En quoi consiste l’accumulation des facteurs ?

À mobiliser davantage de travail ou de capital pour produire plus.

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