QCM : Intervention de l'État dans l'économie — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle combinaison d’attributions caractérise l’État-gendarme ?

La production de biens marchands, la fixation des prix et la redistribution
La gestion des entreprises publiques, l’éducation et l’assurance maladie
La protection sociale, la régulation des salaires et le soutien de la demande
La police, la défense, la justice et le prélèvement des impôts

La police, la défense, la justice et le prélèvement des impôts

Explication

L’État-gendarme concentre son action sur les fonctions régaliennes et le prélèvement des impôts afin de maintenir l’ordre public. L’État-providence se distingue par une intervention plus large dans les domaines économique et social.

2. Quelle évolution caractérise le passage à l’État-providence depuis le XXe siècle ?

Une intervention accrue dans la vie économique et sociale pour protéger les populations
Une réduction des politiques sociales afin de laisser agir les mécanismes du marché
Une délégation des fonctions régaliennes aux entreprises et aux associations
Une concentration des missions publiques sur la défense et le maintien de l’ordre

Une intervention accrue dans la vie économique et sociale pour protéger les populations

Explication

Depuis le XXe siècle, l’État-providence intervient largement dans la vie économique et sociale pour garantir l’intérêt général et protéger les populations, notamment avec la Sécurité sociale créée en 1945. La concentration sur les fonctions régaliennes correspond davantage à l’État-gendarme.

3. Quelles sont les trois fonctions généralement exercées par l’État-providence ?

La croissance, la concurrence et la privatisation des entreprises publiques
La production marchande, la fixation des salaires et la protection douanière
La défense nationale, la justice et la collecte des impôts
La régulation-stabilisation, l’allocation des ressources et la redistribution

La régulation-stabilisation, l’allocation des ressources et la redistribution

Explication

Les trois fonctions de l’État-providence sont la régulation et la stabilisation, l’allocation des ressources et la redistribution. Elles sont le plus souvent concomitantes, car une même politique publique peut remplir plusieurs objectifs.

4. Une politique visant à relancer la croissance et à fixer des règles pour maintenir l’activité à un niveau satisfaisant relève de quelle fonction ?

La réduction du rôle économique de l’État par la concurrence
La régulation et la stabilisation de l’activité économique
L’allocation de biens et de services non marchands aux ménages
La redistribution des revenus entre les différentes catégories sociales

La régulation et la stabilisation de l’activité économique

Explication

La régulation et la stabilisation cherchent à maintenir l’activité économique à un niveau satisfaisant grâce notamment à la relance de la croissance et à la fixation de règles. La redistribution vise plutôt à réduire les inégalités par des transferts sociaux.

5. Par quel mécanisme la redistribution réduit-elle les inégalités ?

En fixant des règles destinées à stabiliser le niveau général de l’activité
En fournissant des biens et services non marchands à l’ensemble des entreprises
En transformant impôts et cotisations en prestations sociales
En ouvrant les services publics à une concurrence accrue entre opérateurs

En transformant impôts et cotisations en prestations sociales

Explication

La redistribution réduit les inégalités lorsque les impôts et les cotisations sont redistribués sous forme de prestations sociales. La stabilisation de l’activité économique appartient à la fonction de régulation, tandis que la fourniture de biens et services relève de l’allocation des ressources.

6. Quelle évolution illustre le désengagement de l’État depuis les années 1980 ?

Une forte réduction du nombre d’entreprises publiques et une ouverture à la concurrence
Un renforcement de la réglementation économique et un soutien accru de la demande
Un accroissement du nombre d’entreprises publiques et une extension des monopoles
Une hausse des transferts sociaux et une généralisation des prestations publiques

Une forte réduction du nombre d’entreprises publiques et une ouverture à la concurrence

Explication

Depuis les années 1980, le désengagement de l’État s’est notamment traduit par une réduction de plus de moitié des entreprises publiques et par l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire et les télécommunications. Le renforcement de l’action publique correspondrait plutôt à une logique interventionniste.

7. Quelle opposition distingue le libéralisme de l’interventionnisme ?

Le libéralisme accroît les transferts sociaux, tandis que l’interventionnisme privilégie la liberté du marché
Le libéralisme développe les entreprises publiques, tandis que l’interventionnisme favorise leur retrait
Le libéralisme limite l’action de l’État, tandis que l’interventionnisme lui confie la correction des déséquilibres
Le libéralisme soutient la demande, tandis que l’interventionnisme réduit la protection des individus

Le libéralisme limite l’action de l’État, tandis que l’interventionnisme lui confie la correction des déséquilibres

Explication

Le libéralisme fait confiance au marché libre et défend une intervention limitée de l’État. L’interventionnisme attribue à l’État un rôle de correction des inégalités, de protection des individus et de soutien de la demande.

8. Lesquels de ces versements relèvent des prélèvements obligatoires ?

Les prestations sociales versées aux ménages exposés à un risque
Les impôts et les cotisations sociales versés aux administrations publiques
Les dépenses engagées par les administrations publiques pour leurs services
Les emprunts contractés par l’État pour financer ses déficits

Les impôts et les cotisations sociales versés aux administrations publiques

Explication

Les prélèvements obligatoires regroupent les impôts et les cotisations sociales payés par les particuliers et les entreprises aux administrations publiques. Les dépenses publiques correspondent au contraire aux sommes dépensées par ces administrations.

9. Une économie présente 500 milliards d’euros de prélèvements obligatoires et un PIB de 2 000 milliards d’euros ; quel est son taux de prélèvements obligatoires ?

25 %
20 %
4 %
40 %

25 %

Explication

Le taux se calcule en rapportant les prélèvements obligatoires au PIB, puis en multipliant par 100 : 5002000×100=25%\frac{500}{2000}\times100=25\%. Le taux de dépenses publiques utiliserait les dépenses publiques au numérateur.

10. Quel était le taux de prélèvements obligatoires en France en 2023 ?

30 % du PIB
62 % du PIB
43,5 % du PIB
45,4 % du PIB

43,5 % du PIB

Explication

Selon l’INSEE, le taux de prélèvements obligatoires atteignait 43,5 % du PIB en 2023. Le taux de 45,4 % correspond à 2022, tandis que 30 % correspond à 1960.

11. Quelle définition correspond aux dépenses publiques ?

La valeur des prestations sociales versées aux ménages par les entreprises
Le cumul des emprunts contractés pour couvrir les déficits des administrations
L’ensemble des dépenses des administrations centrales, locales et de la Sécurité sociale
L’ensemble des impôts et cotisations versés par les ménages et les entreprises

L’ensemble des dépenses des administrations centrales, locales et de la Sécurité sociale

Explication

Les dépenses publiques sont les dépenses de toutes les administrations publiques, réparties entre administrations centrales, administrations locales et Sécurité sociale. Elles ne se limitent donc ni aux prélèvements ni aux seules prestations sociales.

12. Quelle procédure caractérise le budget de l’État ?

Les administrations locales le rédigent et les électeurs le ratifient chaque année
La Banque centrale le fixe et les entreprises publiques l’approuvent avant exécution
Le Gouvernement le prépare et le Parlement le vote chaque année dans une loi de finances
Le Parlement le prépare et le Gouvernement le valide une fois par période de cinq ans

Le Gouvernement le prépare et le Parlement le vote chaque année dans une loi de finances

Explication

Le budget de l’État est préparé par le Gouvernement sous la forme d’une loi de finances, puis voté chaque année par le Parlement. Il s’agit d’un document de prévision des recettes et des dépenses, et non d’un cumul d’emprunts.

13. Quels risques sociaux les prestations versées par les administrations publiques couvrent-elles notamment ?

La maladie, la vieillesse, le chômage et la précarité
La hausse des exportations, des investissements et de la productivité
La construction des routes, des écoles et des réseaux énergétiques
La variation des taux de change, des bénéfices et des dividendes

La maladie, la vieillesse, le chômage et la précarité

Explication

Les prestations sociales protègent notamment contre des risques comme la maladie, la vieillesse, le chômage et la précarité. Les impôts et les investissements publics ne désignent pas des risques sociaux couverts par ces prestations.

14. Quelle distinction entre impôts et cotisations sociales est correcte ?

Les impôts ouvrent droit à une prestation déterminée, tandis que les cotisations financent les dépenses générales
Les impôts sont versés par les administrations, tandis que les cotisations sont versées par les ménages bénéficiaires
Les impôts financent les risques sociaux, tandis que les cotisations correspondent à des emprunts publics
Les impôts sont sans contrepartie directe, tandis que les cotisations ouvrent droit à une prestation

Les impôts sont sans contrepartie directe, tandis que les cotisations ouvrent droit à une prestation

Explication

Un impôt est un prélèvement obligatoire sans contrepartie directe, alors qu’une cotisation sociale ouvre un droit à une prestation. Les cotisations ne sont donc pas des emprunts et les impôts ne donnent pas automatiquement droit à une prestation précise.

15. Un État perçoit 900 milliards d’euros de recettes et dépense 1 000 milliards d’euros ; quel est son solde budgétaire ?

-100 milliards d’euros
1 900 milliards d’euros
900 milliards d’euros
100 milliards d’euros

-100 milliards d’euros

Explication

Le solde budgétaire se calcule par Recettes−DeˊpensesRecettes-Dépenses, soit 900−1000=−100900-1000=-100 milliards d’euros. Le résultat négatif traduit des recettes inférieures aux dépenses.

16. Quelle répartition des emplois publics correspond aux ordres de grandeur indiqués ?

Environ 800 000 agents dans la fonction publique et près de 5,5 millions de salariés dans les entreprises publiques
Environ 5,5 millions d’agents dans les collectivités et 800 000 salariés dans la Sécurité sociale
Près de 5,5 millions de salariés dans les entreprises publiques et 800 000 agents dans les administrations locales
Près de 5,5 millions d’agents dans la fonction publique et environ 800 000 salariés dans les entreprises publiques

Près de 5,5 millions d’agents dans la fonction publique et environ 800 000 salariés dans les entreprises publiques

Explication

La fonction publique représente près de 5,5 millions d’agents, tandis que les entreprises publiques emploient environ 800 000 salariés. Ces catégories ne se confondent pas : les secondes travaillent dans des sociétés contrôlées par l’État.

17. Dans quelle situation parle-t-on de monopole naturel ?

Lorsque l’État fournit directement chaque service aux usagers concernés
Lorsque les services d’un secteur sont protégés de toute concurrence commerciale
Lorsque les infrastructures d’un secteur imposent une structure monopolistique
Lorsque plusieurs entreprises utilisent une infrastructure publique commune

Lorsque les infrastructures d’un secteur imposent une structure monopolistique

Explication

Un monopole naturel apparaît lorsque les infrastructures, notamment dans le ferroviaire, les télécommunications ou l’énergie, rendent pertinente une structure monopolistique. Cette notion concerne les infrastructures et n’empêche pas que les services soient ouverts à la concurrence.

18. Comment l’État organise-t-il un secteur caractérisé par un monopole naturel ?

Il sépare les infrastructures monopolistiques des services pouvant être ouverts à la concurrence
Il met les infrastructures en concurrence tout en réservant les services à l’administration
Il confie les infrastructures et les services à une entreprise publique intégrée
Il supprime les infrastructures communes afin que chaque opérateur construise son réseau

Il sépare les infrastructures monopolistiques des services pouvant être ouverts à la concurrence

Explication

L’État distingue les infrastructures monopolistiques des services, qui peuvent être ouverts à plusieurs opérateurs. Cette séparation permet de préserver la gestion d’un réseau essentiel tout en favorisant la concurrence dans les activités de service.

19. Quelle distinction caractérise une entreprise publique par rapport à une entreprise semi-publique ?

L’entreprise publique et l’entreprise semi-publique sont toutes deux détenues majoritairement par l’État, mais dans des secteurs différents.
L’entreprise publique possède un capital mixte, tandis que l’entreprise semi-publique est majoritairement détenue par l’État.
L’entreprise publique est contrôlée par des investisseurs privés, tandis que l’entreprise semi-publique appartient majoritairement aux salariés.
L’entreprise publique est majoritairement détenue par l’État, tandis que l’entreprise semi-publique a un capital mixte et un contrôle partagé.

L’entreprise publique est majoritairement détenue par l’État, tandis que l’entreprise semi-publique a un capital mixte et un contrôle partagé.

Explication

Une entreprise publique se définit par une détention majoritaire du capital par l’État, alors qu’une entreprise semi-publique associe capitaux publics et privés avec un contrôle partagé. Confondre les deux revient à attribuer le capital mixte à l’entreprise publique, ce qui ne correspond pas à cette distinction.

20. Une entreprise privée est transférée sous le contrôle de l’État, qui acquiert 60 % de son capital : comment cette opération est-elle qualifiée ?

Une ouverture du capital, car des investisseurs privés conservent une participation dans l’entreprise.
Une délégation de service public, car l’État intervient dans la gestion d’une activité économique.
Une nationalisation, car l’État prend le contrôle en détenant plus de la moitié du capital.
Une privatisation, car l’entreprise change de propriétaire à la suite d’une transaction financière.

Une nationalisation, car l’État prend le contrôle en détenant plus de la moitié du capital.

Explication

Il s’agit d’une nationalisation puisque l’État prend le contrôle de l’entreprise et détient 60 % de son capital, soit plus de 50 %. La présence persistante d’investisseurs privés ne transforme pas cette prise de contrôle étatique en privatisation.

21. Quel changement de contrôle définit une privatisation ?

L’État augmente sa participation afin de diriger davantage les décisions de l’entreprise.
L’État perd le contrôle de l’entreprise au profit d’investisseurs ou d’entreprises privées.
L’entreprise conserve son contrôle public tout en diversifiant ses activités commerciales.
Des investisseurs privés entrent au capital sans modifier la maîtrise publique de l’entreprise.

L’État perd le contrôle de l’entreprise au profit d’investisseurs ou d’entreprises privées.

Explication

La privatisation correspond au transfert du contrôle de l’entreprise de l’État vers le secteur privé. Une simple entrée d’investisseurs privés sans perte de la maîtrise publique ne suffit donc pas à caractériser une privatisation.

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Quelles fonctions limite l'État-gendarme pour maintenir l'ordre public?

La police, la défense et la justice.

Quel est le but principal de l'État-gendarme?

Maintenir l'ordre public et prélever les impôts.

Qu'est-ce que l'État-providence?

Un État qui intervient largement dans la vie économique et sociale.

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