QCM : Introduction à la macroéconomie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une chercheuse analyse les décisions de consommation de ménages précis, puis l’évolution globale du chômage et du PIB. Quelle partie de son travail relève de la macroéconomie ?

L’analyse du prix d’un bien particulier
L’analyse des décisions de consommation des ménages
L’analyse des choix d’une entreprise isolée
L’analyse du chômage et du PIB

L’analyse du chômage et du PIB

Explication

La macroéconomie étudie l’économie dans son ensemble et ses grands agrégats, tels que le chômage et le PIB. L’analyse des décisions de ménages ou d’entreprises précis relève plutôt de la microéconomie.

2. Après une hausse des coûts de production, plusieurs entreprises réduisent leurs embauches, ce qui pèse sur les revenus et la consommation des ménages. Quelle difficulté macroéconomique cette situation illustre-t-elle ?

La distinction entre court terme et long terme explique chaque variation
L’interdépendance des phénomènes rend les causalités difficiles à isoler
L’analyse des décisions individuelles détermine directement les agrégats
La mesure globale des phénomènes empêche de comparer les périodes

L’interdépendance des phénomènes rend les causalités difficiles à isoler

Explication

Les phénomènes macroéconomiques sont interdépendants : une variation peut entraîner des effets en chaîne et compliquer l’identification des causalités. La difficulté ne tient pas à la mesure seule, ni à une causalité nécessairement simple ou à la distinction entre horizons temporels.

3. Quelle définition de la croissance François Perroux propose-t-il en 1961 ?

Une évolution du PIB mesurée entre deux périodes, quelle que soit leur durée
Une hausse soutenue et durable d’un indicateur réel de production globale
Une amélioration des conditions d’existence et du bien-être des populations
Une hausse durable de la capacité à offrir une gamme élargie de biens

Une hausse soutenue et durable d’un indicateur réel de production globale

Explication

Perroux définit la croissance comme l’augmentation soutenue, sur une ou plusieurs périodes longues, d’un indicateur de production globale mesuré en termes réels. La capacité à élargir l’offre correspond à la définition de Kuznets, tandis que le bien-être caractérise le développement.

4. Dans un pays, la production augmente, mais les conditions d’existence et le bien-être d’une partie de la population ne s’améliorent pas. Quelle distinction permet de décrire cette situation ?

La croissance mesure la production, tandis que le développement porte sur le bien-être
Le développement mesure la production, tandis que la croissance porte sur le bien-être
La croissance et le développement désignent tous deux les conditions d’existence
La croissance et le développement mesurent tous deux la production globale

La croissance mesure la production, tandis que le développement porte sur le bien-être

Explication

La croissance mesure l’évolution de la production, alors que le développement concerne les conséquences de l’activité économique sur les conditions d’existence et le bien-être. Les autres réponses inversent ou confondent ces deux notions.

5. En économie, que désigne une analyse normative ?

Une analyse qui mesure les quantités offertes et demandées sur un marché
Une analyse qui étudie les tendances structurelles de long terme
Une analyse qui porte sur ce qui devrait être et formule des jugements de valeur
Une analyse qui décrit les fluctuations observées à court terme

Une analyse qui porte sur ce qui devrait être et formule des jugements de valeur

Explication

Une analyse normative évalue ce qui devrait être et peut s’appuyer sur des jugements de valeur ou des recommandations. À l’inverse, une analyse positive décrit des phénomènes observables ou mesurables sans prescrire ce qu’il faudrait faire.

6. Dans la conception défendue par Milton Friedman dans *The Methodology of Positive Economics* (1953), quel critère prime dans l’évaluation d’un modèle économique ?

Sa capacité à intégrer le plus grand nombre possible de causes explicatives
Sa capacité à produire des prédictions correctes, même si ses hypothèses manquent de réalisme
Sa conformité aux recommandations de politique économique formulées par les chercheurs
Son réalisme descriptif, même si ses prédictions restent peu fiables

Sa capacité à produire des prédictions correctes, même si ses hypothèses manquent de réalisme

Explication

Friedman privilégie la puissance prédictive du modèle et ne considère pas le réalisme de ses hypothèses comme une fin en soi. Le réalisme épistémologique, qui constitue le distracteur le plus plausible, accorde au contraire davantage d’importance à des hypothèses réalistes et compatibles avec la réalité étudiée.

7. À quoi sert la distinction entre grandeurs physiques et grandeurs monétaires en macroéconomie ?

À séparer les variables expliquées des variables fixées à l’extérieur du modèle
À différencier les quantités mesurées des valeurs exprimées en unités monétaires
À distinguer les variables relatives aux prix de celles portant sur l’offre et la demande
À comparer les mesures de la production globale à celles du revenu des ménages

À différencier les quantités mesurées des valeurs exprimées en unités monétaires

Explication

Cette distinction permet de préciser si une grandeur décrit une quantité physique ou une valeur libellée en monnaie. La distinction entre variables endogènes et exogènes concerne plutôt leur rôle dans l’explication d’un modèle.

8. Lorsqu’on calcule le PIB selon l’approche par la demande, quel ajustement permet de tenir compte des biens importés ?

Les importations sont soustraites des exportations afin d’obtenir le solde des échanges extérieurs.
Les importations sont soustraites des dépenses de consommation, d’investissement et des administrations publiques.
Les importations sont ajoutées aux exportations pour mesurer les échanges extérieurs nets.
Les importations sont ajoutées à la variation des stocks pour mesurer la production intérieure.

Les importations sont soustraites des exportations afin d’obtenir le solde des échanges extérieurs.

Explication

L’approche par la demande retranche les importations des exportations dans le calcul du PIB, car elles correspondent à une production réalisée à l’étranger. Les soustraire des dépenses intérieures plutôt que des exportations ne correspond pas à la formule présentée.

9. En quoi le taux de change et la parité de pouvoir d’achat diffèrent-ils lorsqu’on compare deux monnaies ?

Le taux de change mesure l’évolution des quantités produites, tandis que la PPA neutralise les variations de prix dans le PIB.
Le taux de change compare le coût d’un panier de biens, tandis que la PPA reflète la valeur des monnaies sur les marchés internationaux.
Le taux de change mesure la richesse moyenne par habitant, tandis que la PPA compare les niveaux de production aux prix courants.
Le taux de change reflète leur valeur sur les marchés internationaux, tandis que la PPA compare leur pouvoir d’achat à partir du coût d’un même panier.

Le taux de change reflète leur valeur sur les marchés internationaux, tandis que la PPA compare leur pouvoir d’achat à partir du coût d’un même panier.

Explication

Le taux de change exprime la valeur relative des monnaies sur les marchés internationaux, alors que la PPA s’appuie sur le coût d’un panier commun pour comparer leur pouvoir d’achat. L’option qui attribue au taux de change la comparaison du panier et à la PPA la valeur de marché inverse les deux notions.

10. Quel indicateur harmonisé a été créé pour comparer l’évolution des prix entre pays européens et apprécier le respect du critère de stabilité des prix ?

La parité de pouvoir d’achat des ménages
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH)
Le déflateur du produit intérieur brut
L’indice des prix à la consommation sous-jacent

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH)

Explication

L’IPCH a été conçu pour permettre les comparaisons de prix entre pays et évaluer le respect du critère européen de stabilité des prix. L’indice sous-jacent vise plutôt à atténuer l’effet de la volatilité des produits alimentaires et énergétiques.

11. Pendant la pandémie, comment expliquer que le déflateur du PIB ait pu augmenter alors que l’IPC diminuait ?

Les services publics non marchands étaient valorisés selon leurs coûts, malgré une baisse de leur volume produit.
Les ménages ont davantage consommé des produits importés, dont les prix échappent au calcul de l’IPC.
Les revenus reçus de l’étranger ont augmenté, ce qui a directement relevé le niveau général des prix.
Le panier fixe de l’IPC a été remplacé par la production totale, entraînant une hausse de son indice.

Les services publics non marchands étaient valorisés selon leurs coûts, malgré une baisse de leur volume produit.

Explication

Le déflateur inclut la valorisation des services publics non marchands par leurs coûts, qui ont pu augmenter même si le volume produit diminuait. L’IPC mesure les prix des produits consommés par les ménages, et non les revenus reçus de l’étranger.

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Qu’étudie la macroéconomie ?

L’économie dans son ensemble, les comportements agrégés et les relations entre agrégats économiques.

Que mesure un agrégat économique ?

Une grandeur économique à l’échelle globale d’une économie.

Selon François Perroux (1961), comment se définit la croissance économique ?

L’augmentation soutenue d’un indicateur de production globale réel pendant une ou plusieurs périodes longues.

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