QCM : Introduction à la macroéconomie et ses principes — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle grandeur mesure la création de richesse d’une entreprise en retranchant les consommations intermédiaires à ses recettes ?

Le chiffre d’affaires
La valeur ajoutée
Le stock de capital
Le revenu disponible

La valeur ajoutée

Explication

La valeur ajoutée correspond bien à la richesse créée par l’entreprise, calculée à partir des recettes moins les consommations intermédiaires. Le chiffre d’affaires ne retranche rien, donc il ne mesure pas cette création de richesse.

2. Pourquoi calcule-t-on le PIB par la somme des valeurs ajoutées ?

Pour éviter les doubles comptages
Pour corriger l’inflation
Pour intégrer les impôts futurs
Pour mesurer la dette publique

Pour éviter les doubles comptages

Explication

Additionner les valeurs ajoutées permet d’éviter de compter plusieurs fois les mêmes biens au fil des étapes de production. Les autres propositions renvoient à d’autres indicateurs ou à d’autres corrections.

3. Quel indicateur permet de comparer les niveaux de vie entre pays en tenant compte des différences de prix ?

Le PIB par habitant en PPA
L’indice des prix à la consommation
Le PIB nominal par habitant
Le taux de croissance du PIB

Le PIB par habitant en PPA

Explication

Le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat corrige les écarts de prix entre pays, ce qui le rend plus pertinent pour comparer le niveau de vie. Le PIB nominal par habitant ne corrige pas ces différences.

4. Que permet d’obtenir la formule PIB réel = PIB nominal / IPC ?

Une mesure des prix de l’immobilier
Une mesure directe de la dette publique
Une mesure de la production corrigée de l’inflation
Une mesure du pouvoir d’achat des entreprises

Une mesure de la production corrigée de l’inflation

Explication

Diviser le PIB nominal par l’IPC permet d’isoler la croissance réelle de la production en neutralisant l’effet des prix. Cela ne mesure ni la dette ni un prix sectoriel particulier.

5. Comment s’écrit l’identité comptable reliant le revenu, la consommation et l’investissement dans une économie sans État ni extérieur ?

Y = C + X et Y = M + S
Y = C + G et Y = I + T
Y = C + S et Y = C + I
Y = S + T et Y = I + G

Y = C + S et Y = C + I

Explication

Dans une économie fermée sans État, le revenu se décompose en consommation et épargne, mais aussi en consommation et investissement, d’où l’égalité mécanique entre épargne et investissement. C’est l’identité S = I.

6. Dans une économie ouverte où les importations dépassent les exportations, quelle relation résume correctement le financement global ?

S = C + (M − X)
S + (M − X) = I + (G − T)
S = I + (T − G)
S = I + (X − M)

S + (M − X) = I + (G − T)

Explication

Quand M > X, l’économie doit mobiliser une capacité de financement extérieure, ce qui conduit à la relation S + (M − X) = I + (G − T). La proposition S = I + (X − M) correspond au cas inverse ou à une autre réécriture.

7. Quel mode de financement consiste pour une entreprise à utiliser ses bénéfices non distribués pour investir ?

L’emprunt bancaire
L’émission de titres
Le financement monétaire
L’autofinancement

L’autofinancement

Explication

L’autofinancement désigne le financement de l’investissement par les ressources internes, notamment les bénéfices non distribués. L’émission de titres et l’emprunt bancaire sont des financements externes.

8. Quel mécanisme décrit la réduction de l’investissement privé lorsque les dépenses publiques sont financées par emprunt ?

L’effet d’éviction
La déflation par la dette
La neutralité monétaire
L’effet de richesse

L’effet d’éviction

Explication

L’effet d’éviction se produit lorsque la hausse de la demande de fonds et des taux d’intérêt réduit la rentabilité de l’investissement privé. Ce n’est pas un mécanisme de variation des prix ou de monnaie.

9. Quelle expression donne le multiplicateur keynésien lorsque la propension marginale à consommer est notée c ?

1 / (1 − c)
1 − c
1 / c
c / (1 − c)

1 / (1 − c)

Explication

Le multiplicateur keynésien vaut 1 divisé par 1 moins la propension marginale à consommer. Plus c est élevé, plus l’effet sur le revenu total est important.

10. Si la propension marginale à consommer est de 0,8 et que l’investissement augmente de 100, quelle variation du revenu total obtient-on ?

200
300
800
500

500

Explication

Avec c = 0,8, le multiplicateur vaut 1/(1−0,8) = 5, donc une hausse initiale de 100 de l’investissement entraîne une hausse totale du revenu de 500. La réaction en chaîne explique cet effet amplifié.

11. Dans le comportement des ménages face au travail, quelle relation résume le partage du temps disponible entre loisir et travail ?

T = l + L
Y = C + I
MV = PY
S = I + (G - T)

T = l + L

Explication

Le temps total se répartit entre loisir et travail, ce qui s’écrit bien T = l + L. Les autres relations concernent respectivement la production, la théorie quantitative de la monnaie et l’identité épargne-investissement.

12. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes, comment évolue la propension marginale à consommer quand le revenu augmente ?

Elle augmente car les ménages consomment une part plus grande de leur revenu
Elle reste strictement constante quel que soit le revenu
Elle diminue car les ménages épargnent une part plus grande de leur revenu
Elle devient nulle dès que le revenu dépasse un certain seuil

Elle diminue car les ménages épargnent une part plus grande de leur revenu

Explication

La loi psychologique fondamentale indique que la propension marginale à consommer baisse lorsque le revenu augmente. Cela reflète le fait que les ménages plus aisés tendent à épargner proportionnellement davantage.

13. Dans le modèle classique, quel effet d’une hausse du salaire réel pousse un individu à offrir davantage de travail ?

L’effet multiplicateur
L’effet substitution
L’effet de richesse
L’effet revenu

L’effet substitution

Explication

L’effet substitution incite à remplacer le loisir par le travail lorsque le salaire réel augmente. L’effet revenu agit en sens inverse, mais dans le modèle classique, la substitution l’emporte.

14. Pourquoi la demande de travail des entreprises est-elle décroissante en fonction du salaire réel ?

Parce que la quantité de travail offerte est fixée par les ménages
Parce que la monnaie devient plus rare quand le salaire monte
Parce que la productivité marginale du travail est positive mais décroissante
Parce que les prix augmentent toujours plus vite que les salaires

Parce que la productivité marginale du travail est positive mais décroissante

Explication

Comme la productivité marginale du travail décroît, embaucher un travailleur supplémentaire rapporte de moins en moins. À salaire réel plus élevé, l’entreprise embauche donc moins.

15. Sur le marché de la monnaie, que représente l’offre de monnaie ?

Une demande de liquidité qui augmente avec le revenu
Une variable qui dépend directement du taux de salaire réel
Une quantité déterminée par l’équilibre entre épargne et investissement
Une quantité fixée institutionnellement et indépendante du niveau général des prix

Une quantité fixée institutionnellement et indépendante du niveau général des prix

Explication

L’offre de monnaie est exogène et représentée comme une droite verticale, car elle est fixée institutionnellement. Elle ne résulte pas du marché lui-même.

16. Comment réagit la demande de monnaie lorsque le PIB et le niveau des prix augmentent ?

Elle devient nulle si les prix augmentent
Elle augmente, car davantage de transactions nécessitent plus de monnaie
Elle reste inchangée, car elle dépend uniquement de l’offre de monnaie
Elle diminue, car la monnaie circule plus vite

Elle augmente, car davantage de transactions nécessitent plus de monnaie

Explication

La demande de monnaie augmente avec le revenu et avec les prix, car il faut plus de monnaie pour réaliser davantage de transactions ou les mêmes transactions à prix plus élevés. L’offre, elle, reste fixée.

17. Dans la théorie quantitative de la monnaie, que se passe-t-il si la vitesse de circulation et le PIB réel restent constants et que la masse monétaire augmente ?

Le niveau des prix augmente proportionnellement
Le salaire réel baisse durablement
Le taux d’intérêt réel chute mécaniquement
Le PIB réel augmente proportionnellement

Le niveau des prix augmente proportionnellement

Explication

Avec MV = PY et V ainsi que Y constants, une hausse de M se traduit par une hausse proportionnelle de P. C’est l’idée centrale de la neutralité monétaire à long terme.

18. Que signifie la dichotomie classique dans l’analyse monétaire ?

La coexistence de deux monnaies dans l’économie
La dépendance totale du PIB réel à la quantité de monnaie
L’égalité entre inflation et chômage
La séparation entre sphère réelle et sphère monétaire

La séparation entre sphère réelle et sphère monétaire

Explication

La dichotomie classique sépare les variables réelles des variables monétaires : une variation de monnaie n’affecte pas durablement les grandeurs réelles. Elle ne veut pas dire qu’il existe deux monnaies.

19. Quelle idée centrale exprime la loi de Say ?

La demande globale détermine seule le niveau de l’offre
L’offre crée le revenu nécessaire à l’achat des biens produits
Toute hausse d’impôt augmente toujours les recettes fiscales
Si un marché est en déséquilibre, tous les autres le sont aussi

L’offre crée le revenu nécessaire à l’achat des biens produits

Explication

La loi de Say soutient que la production engendre le revenu qui permet d’acheter cette production. Keynes critique précisément cette idée en soulignant la possibilité d’épargne non dépensée.

20. Que montre la courbe de Laffer ?

Qu’au-delà d’un certain taux d’imposition, les recettes fiscales peuvent diminuer
Que l’équilibre d’un marché entraîne automatiquement celui de tous les autres
Que la production crée systématiquement une demande égale
Que les recettes fiscales augmentent toujours quand les impôts augmentent

Qu’au-delà d’un certain taux d’imposition, les recettes fiscales peuvent diminuer

Explication

La courbe de Laffer met en évidence un taux d’imposition optimal : au-delà, taxer davantage peut faire baisser les recettes. Elle ne dit donc pas que les recettes montent indéfiniment avec le taux d’imposition.

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Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Introduction à la macroéconomie et ses principes.

Comptabilité nationale — définition ?

Mesure la production et les flux économiques.

PIB — qu’est-ce ?

Valeur totale des biens et services produits.

Valeur ajoutée — formule ?

VA = CA − CI.

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