QCM : Introduction à l’analyse économique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’origine du terme « économie », cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le mot « économie » vient du grec oeko-nomos et désignait la direction politique d’un territoire.
L’appellation « économie », issue du grec oeko-nomos, renvoyait à l’administration domestique d’une cité.
Le mot « économie » vient du grec oeko-nomos et désignait l’organisation des échanges entre plusieurs cités.
Le mot « économie » vient du grec oeko-nomos et désignait l’accumulation des richesses par une famille.
Le mot « économie » vient du grec oeko-nomos et désignait la gestion intérieure d’une maison ou d’une famille.

Le mot « économie » vient du grec oeko-nomos et désignait la gestion intérieure d’une maison ou d’une famille.

Explication

Le terme grec renvoie à la gestion intérieure d’une maison ou d’une famille. Les propositions qui le rattachent aux échanges entre cités, au latin, à l’administration d’un territoire ou à l’accumulation des richesses donnent une origine ou un sens erroné.

2. Dans La République, Platon distingue deux formes de chrématistique :

La chrématistique mercantile correspond à l’accumulation de richesses destinées aux besoins de la vie.
La chrématistique naturelle correspond à l’accumulation de richesses nécessaires à la vie.
Platon encourage la chrématistique naturelle et bannit la chrématistique mercantile.
La chrématistique naturelle correspond à l’accumulation de richesses recherchées pour leur possession.
La chrématistique mercantile vise l’accumulation de richesses pour leur possession.

La chrématistique naturelle correspond à l’accumulation de richesses nécessaires à la vie. · Platon encourage la chrématistique naturelle et bannit la chrématistique mercantile. · La chrématistique mercantile vise l’accumulation de richesses pour leur possession.

Explication

Platon associe la chrématistique naturelle aux richesses nécessaires à la vie et la chrématistique mercantile à leur possession, qu’il désapprouve. Une accumulation de richesses mercantile destinée aux besoins de la vie attribue à cette forme une finalité qui caractérise la chrématistique naturelle.

3. À propos des ouvrages fondateurs de la science économique :

Paul Samuelson publie Foundations of Economic Analysis en 1817.
David Ricardo publie On the Principles of Political Economy and Taxation en 1817.
Adam Smith publie An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations en 1776.
David Ricardo publie On the Principles of Political Economy and Taxation en 1776.
Xénophon emploie pour la première fois le terme « économique » dans La République.

David Ricardo publie On the Principles of Political Economy and Taxation en 1817. · Adam Smith publie An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations en 1776.

Explication

Ricardo publie son ouvrage en 1817, tandis que Smith publie son ouvrage majeur en 1776. La date de 1776 est celle de Smith, celle de 1817 ne correspond pas à Samuelson, et le terme « économique » est associé à Xénophon dans L’Économique, non dans La République.

4. Parmi les propositions suivantes concernant les objets étudiés par l’économie, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

L’économie étudie la production, la distribution et la consommation des biens, ainsi que les activités qui entravent ces opérations.
L’économie étudie la production, la distribution et la consommation des biens, ainsi que les institutions qui les financent.
L’économie étudie la production, la distribution et la consommation des services, ainsi que les institutions qui les facilitent.
L’économie étudie la production, la distribution et la consommation des biens, ainsi que les institutions qui les réglementent.
L’économie étudie la production, la distribution et la consommation des biens, ainsi que les institutions qui les facilitent.

L’économie étudie la production, la distribution et la consommation des biens, ainsi que les institutions qui les facilitent.

Explication

L’économie étudie les opérations relatives aux biens et les institutions ainsi que les activités qui facilitent ces opérations. Les activités qui entravent ces opérations ne les facilitent pas, le financement et la réglementation ne sont pas les rôles indiqués pour les institutions, et la définition porte sur les biens.

5. Une analyse distingue les faits observés des jugements sur ce qui devrait être :

L’approche positive évalue les comportements selon ce qu’ils devraient devenir.
L’approche normative détermine comment les comportements devraient être.
L’approche normative explique pourquoi les comportements observés sont tels qu’ils sont.
L’approche positive explique pourquoi les comportements observés sont tels qu’ils sont.
L’approche positive détermine comment les prix devraient être.

L’approche normative détermine comment les comportements devraient être. · L’approche positive explique pourquoi les comportements observés sont tels qu’ils sont.

Explication

L’approche positive explique les faits et comportements observés, tandis que l’approche normative porte sur ce qui devrait être. L’explication de prix observés relève de l’approche positive, et déterminer comment ils devraient être relève de l’approche normative.

6. Concernant la réfutabilité d’une théorie scientifique :

Une théorie scientifique est réfutable si ses lois sont confirmées par des faits concordants.
Une théorie scientifique doit pouvoir être contestée par des faits contraires à ses lois.
Des faits contredisant ses lois peuvent conduire à remettre en question une théorie scientifique.
Une théorie scientifique est réfutable lorsque ses hypothèses échappent à toute confrontation empirique.
La réfutabilité désigne la possibilité de remettre une théorie en question par l’observation.

Une théorie scientifique doit pouvoir être contestée par des faits contraires à ses lois. · Des faits contredisant ses lois peuvent conduire à remettre en question une théorie scientifique. · La réfutabilité désigne la possibilité de remettre une théorie en question par l’observation.

Explication

La réfutabilité suppose qu’une théorie puisse être remise en question par des faits qui contredisent ses lois. La seule concordance des faits ne définit pas ce critère, et une théorie soustraite à la confrontation empirique ne peut pas être réfutée.

7. Dans une démarche hypothético-déductive, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La démarche conserve ses hypothèses lorsque les faits contredisent les lois déduites.
La démarche commence par les faits, puis identifie des lois et formule des hypothèses.
La démarche formule des hypothèses dont elle déduit des lois à confronter aux faits.
En économie, les mathématiques servent à confronter les lois aux faits à partir de données numériques.
La démarche confronte directement les hypothèses aux faits avant d’en déduire des lois.

La démarche formule des hypothèses dont elle déduit des lois à confronter aux faits.

Explication

La démarche hypothético-déductive part d’hypothèses, en déduit des lois, puis confronte ces lois aux faits. Les mathématiques servent à déduire les lois des hypothèses, tandis que la statistique confronte les lois aux faits à partir de données numériques. Partir des faits pour identifier des lois et des hypothèses relève de l’induction, et une contradiction entre faits et lois conduit à réviser les hypothèses.

8. La distinction entre démarche déductive et démarche inductive repose sur le sens du raisonnement :

La déduction part des faits pour établir des hypothèses, tandis que l’induction part des lois.
La déduction part des faits pour établir des lois, tandis que l’induction part des hypothèses.
La déduction part des hypothèses pour établir des lois, tandis que l’induction part des faits.
La déduction part des lois pour formuler des hypothèses, tandis que l’induction part des faits.
La déduction part des hypothèses pour identifier les faits, tandis que l’induction part des lois.

La déduction part des hypothèses pour établir des lois, tandis que l’induction part des faits.

Explication

La déduction va des hypothèses aux lois, alors que l’induction part des faits pour identifier les lois puis les hypothèses. Les autres propositions inversent ou modifient ces points de départ.

9. À propos des lois économiques, quelles sont les réponses exactes ?

Les lois économiques peuvent évoluer avec le contexte dans lequel elles s’inscrivent.
Les lois économiques demeurent inchangées lorsque leur contexte historique évolue.
Les lois économiques sont indépendantes des transformations du contexte historique.
Le caractère évolutif du contexte empêche de considérer les lois économiques comme figées.
Les lois économiques s’inscrivent dans un contexte historique et évolutif.

Les lois économiques peuvent évoluer avec le contexte dans lequel elles s’inscrivent. · Le caractère évolutif du contexte empêche de considérer les lois économiques comme figées. · Les lois économiques s’inscrivent dans un contexte historique et évolutif.

Explication

Les lois économiques ne sont pas figées : elles s’inscrivent dans un contexte historique et évolutif. Les présenter comme inchangées ou indépendantes de ce contexte contredit leur caractère évolutif.

10. Les sciences sociales rencontrent une difficulté particulière lorsqu’elles formulent des prévisions. Laquelle ?

Les comportements prévus peuvent changer avant l’annonce de la prévision.
L’annonce d’une prévision peut modifier les comportements qu’elle cherche à prévoir.
Les sciences sociales étudient des cibles qui demeurent fixes au fil du temps.
Une prévision annoncée modifie les comportements sans affecter les cibles étudiées.
Les cibles étudiées par les sciences sociales restent stables après l’annonce d’une prévision.

L’annonce d’une prévision peut modifier les comportements qu’elle cherche à prévoir.

Explication

Les sciences sociales étudient des cibles mouvantes, et l’annonce d’une prévision peut modifier les comportements visés. Les propositions restantes attribuent aux cibles une stabilité ou une temporalité contraire à cette difficulté.

11. Une prévision annoncée contribue à produire l’événement qu’elle anticipait. Concernant ce phénomène :

Une prophétie autoréalisatrice décrit une prévision qui reste sans effet sur l’événement annoncé.
Une prophétie autoréalisatrice correspond à une prévision formulée après l’événement anticipé.
Une prévision autoréalisatrice désigne un événement qui rend sa prévision impossible.
Une prophétie autoréalisatrice contribue à produire le comportement ou l’événement prévu.
Une prévision annoncée peut favoriser le comportement qu’elle prévoit et ainsi se réaliser.

Une prophétie autoréalisatrice contribue à produire le comportement ou l’événement prévu. · Une prévision annoncée peut favoriser le comportement qu’elle prévoit et ainsi se réaliser.

Explication

Une prophétie autoréalisatrice est une prévision annoncée qui contribue à produire le comportement ou l’événement prévu. Une prévision sans effet, formulée après l’événement ou empêchant sa réalisation ne correspond pas à cette définition.

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De quelle expression grecque vient le mot « économie » ?

Oeko-nomos.

En quelle année Adam Smith publie-t-il An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations ?

En 1776.

Quel ouvrage Adam Smith publie-t-il en 1776 ?

An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations.

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