QCM : Introduction aux sciences sociales (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise un fait social ?

Une préférence personnelle qui reste propre à un individu et ne s’impose pas au groupe.
Une habitude individuelle choisie librement et dépourvue de dimension normative.
Une décision administrative qui concerne un individu sans influencer les comportements collectifs.
Un comportement, une norme ou une valeur qui s’impose collectivement et exerce une contrainte sur les individus.

Un comportement, une norme ou une valeur qui s’impose collectivement et exerce une contrainte sur les individus.

Explication

Un fait social est un comportement, une norme ou une valeur qui existe à l’échelle collective et exerce une contrainte sur les individus. Une préférence personnelle isolée ne suffit donc pas à caractériser un fait social.

2. Pourquoi Aristote qualifie-t-il l’être humain d’animal politique ?

Parce qu’il obéit aux normes sociales sans participer à la vie collective.
Parce qu’il exerce un pouvoir politique par la contrainte dans chaque société.
Parce qu’il vit en société et participe à l’organisation de la vie collective.
Parce qu’il cherche à maximiser son profit dans les échanges marchands.

Parce qu’il vit en société et participe à l’organisation de la vie collective.

Explication

Pour Aristote, la vie en société et la participation à l’organisation collective font de l’être humain un animal politique. La recherche du profit concerne un modèle économique et n’explique pas cette caractérisation.

3. Que représente l’homo economicus dans un modèle économique ?

Un individu réel dont les décisions maximisent nécessairement sa satisfaction sans contrainte.
Un agent qui choisit selon ses habitudes sans chercher à maximiser sa satisfaction ou son profit.
Une entreprise qui augmente sa production sans tenir compte de ses ressources disponibles.
Un individu fictif qui cherche à maximiser sa satisfaction ou son profit sous des contraintes.

Un individu fictif qui cherche à maximiser sa satisfaction ou son profit sous des contraintes.

Explication

L’homo economicus est une représentation fictive d’un individu rationnel qui maximise sa satisfaction ou son profit tout en faisant face à des contraintes. Le modèle ne prétend pas décrire nécessairement un individu réel ni des décisions dépourvues de contraintes.

4. À quoi servent les modèles économiques lorsqu’ils simplifient la réalité ?

À analyser les comportements et à prévoir des phénomènes à partir d’hypothèses visant neutralité et objectivité.
À défendre les préférences personnelles de l’économiste en écartant toute visée de prévision.
À expliquer les comportements sans simplification et sans chercher une approche objective.
À reproduire chaque détail de la réalité afin de remplacer toute analyse fondée sur des hypothèses.

À analyser les comportements et à prévoir des phénomènes à partir d’hypothèses visant neutralité et objectivité.

Explication

La simplification permet aux modèles d’analyser les comportements et de prévoir des phénomènes économiques à partir d’hypothèses, avec une visée de neutralité et d’objectivité. Un modèle ne reproduit pas chaque détail de la réalité : sa fonction repose justement sur une représentation simplifiée.

5. Comment l’approche objectiviste de Durkheim se distingue-t-elle de l’approche compréhensive de Weber ?

Durkheim juge les actions selon sa culture, tandis que Weber cherche à établir une neutralité politique.
Durkheim cherche le sens que les individus donnent aux actions, tandis que Weber traite les faits sociaux comme des choses observables.
Durkheim traite les faits sociaux comme des choses observables, tandis que Weber cherche le sens des actions pour les individus.
Durkheim étudie les opinions par sondage, tandis que Weber cherche à mesurer les agrégats économiques.

Durkheim traite les faits sociaux comme des choses observables, tandis que Weber cherche le sens des actions pour les individus.

Explication

Durkheim invite à observer les faits sociaux comme des choses, alors que Weber cherche à comprendre le sens que les individus donnent à leurs actions. La confusion entre ces approches inverse précisément leurs objets d’analyse.

6. Pourquoi la rareté oblige-t-elle les individus à faire des choix économiques ?

Parce que les biens et les besoins sont tous deux disponibles en quantités limitées.
Parce que les besoins humains sont limités alors que les biens disponibles sont illimités.
Parce que les biens disponibles sont limités alors que les besoins humains sont illimités.
Parce que les biens et les besoins sont tous deux disponibles en quantités illimitées.

Parce que les biens disponibles sont limités alors que les besoins humains sont illimités.

Explication

Les biens étant produits en quantités limitées face à des besoins illimités, il faut arbitrer entre des usages possibles. La confusion consiste à inverser les contraintes : ce sont les ressources et les biens qui sont limités, et non les besoins humains.

7. Une réforme modifie la répartition des aides publiques et suscite des débats sur le contrôle des décisions. Quel aspect le politiste étudie-t-il principalement ?

Les enjeux de pouvoir et de gouvernance associés aux décisions de réforme.
Les conséquences de la réforme sur les dépenses et les revenus de l’État.
Les variations de l’emploi et de la production provoquées par la réforme.
Les effets de la réforme sur les relations sociales entre les groupes concernés.

Les enjeux de pouvoir et de gouvernance associés aux décisions de réforme.

Explication

Le politiste analyse les enjeux de pouvoir et de gouvernance liés à une politique publique. Les conséquences sur les dépenses et les revenus relèvent plutôt de l’analyse économique.

8. Comment un politiste distingue-t-il une analyse scientifique d’un jugement partisan ?

Il adopte une posture de neutralité et d’objectivité plutôt que d’exprimer une prise de position partisane.
Il défend une position partisane tout en présentant ses préférences comme des résultats scientifiques.
Il remplace l’étude des faits par l’expression de ses convictions politiques personnelles.
Il reprend l’opinion publique comme conclusion sans examiner les limites des données disponibles.

Il adopte une posture de neutralité et d’objectivité plutôt que d’exprimer une prise de position partisane.

Explication

Le politiste vise la neutralité et l’objectivité afin de distinguer l’analyse scientifique d’une prise de position partisane. Un jugement partisan exprime justement une position, plutôt qu’une démarche d’analyse neutre.

9. Quel est l’objet central de la science politique ?

Étudier la production des biens, leur répartition sur les marchés et les choix des consommateurs.
Étudier le pouvoir politique, sa conquête, son exercice et sa légitimation dans les sociétés.
Étudier les normes collectives, leur transmission et le sens des actions individuelles.
Étudier les institutions juridiques sans examiner la manière dont le pouvoir est exercé.

Étudier le pouvoir politique, sa conquête, son exercice et sa légitimation dans les sociétés.

Explication

La science politique analyse le pouvoir politique et les modalités selon lesquelles il est conquis, exercé et légitimé dans les sociétés. L’étude des normes collectives et du sens des actions relève plutôt d’objets sociologiques.

10. Quelle distinction caractérise la microéconomie et la macroéconomie ?

La microéconomie étudie les choix politiques, tandis que la macroéconomie analyse les normes sociales des entreprises.
La microéconomie étudie les agents sur les marchés, tandis que la macroéconomie analyse les agrégats de l’économie globale.
La microéconomie mesure les opinions des ménages, tandis que la macroéconomie observe leurs interactions individuelles.
La microéconomie analyse les agrégats de l’économie globale, tandis que la macroéconomie étudie les décisions des ménages.

La microéconomie étudie les agents sur les marchés, tandis que la macroéconomie analyse les agrégats de l’économie globale.

Explication

La microéconomie s’intéresse aux comportements d’agents comme les ménages et les entreprises sur les marchés, alors que la macroéconomie étudie les agrégats à l’échelle globale. La confusion consiste à attribuer à la microéconomie l’analyse des agrégats et à la macroéconomie l’étude des décisions individuelles.

11. Une personne obtient le soutien d’autres acteurs en les persuadant sans les contraindre : quel mode d’exercice du pouvoir cela illustre-t-il ?

L’autorité, qui repose sur la reconnaissance d’un droit légitime à donner des directives.
La légitimation, qui désigne le processus par lequel le pouvoir est reconnu comme valable.
La contrainte, qui repose sur l’imposition d’une décision contre la volonté d’autrui.
L’influence, qui permet d’agir sur les choix d’autrui sans recourir directement à la contrainte.

L’influence, qui permet d’agir sur les choix d’autrui sans recourir directement à la contrainte.

Explication

L’influence est une manière d’exercer le pouvoir et correspond ici à l’action persuasive sur les choix d’autrui. La contrainte implique plutôt l’imposition d’une décision, ce que la situation décrit explicitement comme absent.

12. Quelles méthodes les sociologues peuvent-ils combiner pour étudier la réalité sociale ?

Des expériences de laboratoire et des prévisions économiques ainsi que des sondages électoraux.
Des enquêtes quantitatives et des décisions administratives ainsi que l’analyse des marchés.
Des entretiens qualitatifs et des modèles de profit ainsi que l’observation des prix.
Des enquêtes quantitatives et qualitatives ainsi que l’observation participante.

Des enquêtes quantitatives et qualitatives ainsi que l’observation participante.

Explication

Les sociologues peuvent recourir aux enquêtes quantitatives et qualitatives ainsi qu’à l’observation participante. Les prévisions économiques et l’analyse des marchés sont ici des méthodes ou objets associés à l’économie, et non les méthodes sociologiques visées.

13. Pour évaluer une politique publique visant à réduire le chômage, quelle répartition des analyses correspond à la complémentarité des sciences sociales ?

L’économiste examine ses effets sociaux, le sociologue les enjeux de pouvoir et le politiste son impact économique.
L’économiste examine son impact économique, le sociologue ses effets sociaux et le politiste les enjeux de pouvoir et de gouvernance.
L’économiste examine son impact économique, le sociologue les enjeux de gouvernance et le politiste ses effets sociaux.
L’économiste examine les enjeux de pouvoir, le sociologue son impact économique et le politiste ses effets sociaux.

L’économiste examine son impact économique, le sociologue ses effets sociaux et le politiste les enjeux de pouvoir et de gouvernance.

Explication

Cette répartition associe à chaque discipline son angle d’analyse : économique, social, puis politique et institutionnel. Attribuer les effets sociaux à l’économiste confond son approche avec celle du sociologue.

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Que désigne la rareté en économie ?

Des biens disponibles en quantité limitée face à des besoins humains illimités.

Quel comportement la rareté oblige-t-elle à adopter ?

Faire des choix rationnels.

Qu’est-ce que l’homo economicus ?

Un modèle fictif d’individu rationnel qui cherche à maximiser sa satisfaction ou son profit sous des contraintes de ressources.

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