QCM : Ingénierie financière et gouvernance (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un analyste veut ramener à aujourd’hui des flux financiers qui seront reçus dans plusieurs années. Quelle opération doit-il effectuer ?

Une équivalence, qui transforme un taux annuel en taux périodique
Une pondération, qui répartit le financement entre dettes et capitaux propres
Une actualisation, qui convertit des flux futurs en valeur présente
Une capitalisation, qui convertit des flux présents en valeur future

Une actualisation, qui convertit des flux futurs en valeur présente

Explication

L’actualisation ramène la valeur d’un flux futur à une valeur présente. La capitalisation réalise le mouvement inverse, du présent vers le futur.

2. Un placement de montant initial V0V_0 porte intérêt au taux périodique ii pendant nn périodes, avec intérêts capitalisés. Quelle formule donne sa valeur future ?

Vn=V0(1+i)−nV_n = V_0(1+i)^{-n}
Vn=A(1+i)n−1iV_n = A\frac{(1+i)^n-1}{i}
V0=Vn(1+i)nV_0 = V_n(1+i)^n
Vn=V0(1+i)nV_n = V_0(1+i)^n

$$V_n = V_0(1+i)^n$$

Explication

La valeur future d’un stock s’obtient en multipliant sa valeur initiale par le facteur de capitalisation (1+i)n (1+i)^n . La formule avec AA concerne une annuité, c’est-à-dire une suite de versements périodiques.

3. Pour convertir un taux annuel en taux mensuel, quelle distinction caractérise le taux proportionnel et le taux équivalent ?

Le taux proportionnel dépend du risque de marché, tandis que l’équivalent dépend du risque de crédit
Le taux proportionnel répartit arithmétiquement le taux, tandis que l’équivalent tient compte de la capitalisation
Le taux proportionnel tient compte de la capitalisation, tandis que l’équivalent répartit arithmétiquement le taux
Le taux proportionnel actualise les flux, tandis que l’équivalent capitalise les stocks

Le taux proportionnel répartit arithmétiquement le taux, tandis que l’équivalent tient compte de la capitalisation

Explication

Le taux proportionnel répartit arithmétiquement un taux entre les périodes, alors que le taux équivalent prend en compte la capitalisation des intérêts. L’idée que le taux proportionnel intègre la capitalisation inverse précisément ces deux notions.

4. Lorsqu’une entreprise évalue un projet d’investissement, quel rôle le CMPC peut-il jouer ?

Déterminer la valeur future d’une annuité à partir de versements périodiques
Servir de taux d’actualisation pour évaluer le projet ou l’entreprise
Calculer la part des bénéfices à distribuer aux actionnaires
Mesurer la sensibilité du rendement d’une action aux variations du marché

Servir de taux d’actualisation pour évaluer le projet ou l’entreprise

Explication

Le CMPC, ou coût moyen pondéré du capital, sert de taux d’actualisation dans l’évaluation de nombreux projets et entreprises. La sensibilité d’une action aux mouvements du marché est mesurée par le bêta, et non par le CMPC.

5. Dans le MEDAF, comment calcule-t-on la rentabilité exigée d’une action à partir du taux sans risque, de la prime de marché et du bêta ?

Re=Rf+β(Rm−Rf)R_e = R_f + \beta(R_m-R_f)
Re=Rm+β(Rf−Rm)R_e = R_m + \beta(R_f-R_m)
Re=Rf+(Rm−Rf)/βR_e = R_f + (R_m-R_f)/\beta
Re=Rfβ+(Rm−Rf)R_e = R_f\beta + (R_m-R_f)

$$R_e = R_f + \beta(R_m-R_f)$$

Explication

Le MEDAF ajoute au taux sans risque la prime de risque du marché multipliée par le bêta de l’action. Diviser la prime de marché par le bêta ne correspond pas à cette pondération du risque systématique.

6. Une action présente une covariance élevée avec le marché, tandis que la variance du marché reste inchangée. Que peut-on conclure sur son bêta ?

Son bêta augmente, car il correspond à la covariance divisée par la variance du marché
Son bêta augmente, car il correspond à la variance du marché divisée par la covariance
Son bêta diminue, car la covariance doit être divisée par la variance de l’action
Son bêta reste inchangé, car il mesure la volatilité propre de l’action

Son bêta augmente, car il correspond à la covariance divisée par la variance du marché

Explication

Le bêta est le rapport entre la covariance de l’action avec le marché et la variance du marché ; une covariance plus élevée augmente donc ce rapport si le dénominateur ne change pas. Il ne mesure pas la volatilité propre de l’action, mais sa sensibilité aux variations du marché.

7. Une analyste applique le modèle Fama-French à une action. Quels facteurs, en plus de la sensibilité au marché, ce modèle prend-il en compte ?

La capitalisation de l’entreprise, représentée par SMB, et son cycle de vie, représenté par HML
La maturité de la dette et la proportion de capitaux propres dans le financement
La liquidité du marché et les coûts de transaction de l’action
Le taux d’intérêt de la dette et la fiscalité des bénéfices de l’entreprise

La capitalisation de l’entreprise, représentée par SMB, et son cycle de vie, représenté par HML

Explication

Le modèle Fama-French retient la sensibilité au marché, la capitalisation de l’entreprise via SMB et son cycle de vie via HML. La liquidité et les coûts de transaction sont des hypothèses associées à l’efficience des marchés, pas les facteurs supplémentaires de ce modèle.

8. Dans la théorie de l’agence, quelle relation existe entre les actionnaires et les dirigeants d’une entreprise ?

Les dirigeants sont les principaux et les actionnaires sont les agents qui gèrent l’entreprise pour leur compte
Les actionnaires sont les principaux et les dirigeants sont les agents qui gèrent l’entreprise pour leur compte
Les actionnaires et les dirigeants sont des agents qui gèrent l’entreprise pour les créanciers
Les créanciers sont les principaux et les dirigeants sont les agents qui gèrent l’entreprise pour les actionnaires

Les actionnaires sont les principaux et les dirigeants sont les agents qui gèrent l’entreprise pour leur compte

Explication

La théorie de l’agence décrit les actionnaires comme les principaux et les dirigeants comme les agents chargés de gérer l’entreprise pour leur compte, dans un contexte d’asymétrie d’information. Les dirigeants ne sont pas les principaux dans cette relation ; ils agissent comme agents.

9. Quelle combinaison d’hypothèses constitue les piliers de la théorie de l’efficience des marchés ?

La rationalité des acteurs, la liquidité limitée, l’information payante et des coûts de transaction faibles
La rationalité des acteurs, la liquidité totale, l’information payante et des coûts de transaction nuls
La rationalité des acteurs, la liquidité totale, l’information gratuite et l’absence de coûts de transaction
L’irrationalité des acteurs, la liquidité totale, l’information gratuite et l’absence de coûts de transaction

La rationalité des acteurs, la liquidité totale, l’information gratuite et l’absence de coûts de transaction

Explication

Les piliers comprennent la rationalité des acteurs, la liquidité totale du marché, la disponibilité gratuite de l’information et l’absence de coûts de transaction. Une information payante contredit l’hypothèse de gratuité, même si les autres conditions sont réunies.

10. Quelle caractéristique distingue une option américaine d’une option européenne ?

Elle donne le droit de vendre l’actif, tandis que l’option européenne donne le droit de l’acheter.
Elle porte sur un actif sans sous-jacent, tandis que l’option européenne porte sur un actif coté.
Elle peut être exercée pendant une période, tandis que l’option européenne l’est à une date déterminée.
Elle fixe un prix variable, tandis que l’option européenne fixe un prix déterminé à l’avance.

Elle peut être exercée pendant une période, tandis que l’option européenne l’est à une date déterminée.

Explication

Une option américaine peut être exercée pendant une période, alors qu’une option européenne est liée à une date déterminée. La distinction ne porte pas sur le droit d’achat ou de vente, qui dépend du type call ou put.

11. Un investisseur qui anticipe une baisse du cours du sous-jacent souhaite acheter une option : quelle position correspond à cette anticipation ?

Un call, car son vendeur anticipe une hausse du sous-jacent.
Un call, car son acheteur anticipe une baisse du sous-jacent.
Un put, car son vendeur anticipe une baisse du sous-jacent.
Un put, car son acheteur anticipe une baisse du sous-jacent.

Un put, car son acheteur anticipe une baisse du sous-jacent.

Explication

L’acheteur d’un put anticipe une baisse du sous-jacent, ce qui correspond à la situation décrite. Un acheteur de call anticipe plutôt une hausse.

12. Quel indicateur rapporte l’excédent brut d’exploitation au chiffre d’affaires ?

Le taux de profitabilité Reˊsultat netCapitaux propres\frac{Résultat\ net}{Capitaux\ propres}.
Le taux de profitabilité Marge opeˊrationnelleTotal de l’actif\frac{Marge\ opérationnelle}{Total\ de\ l’actif}.
Le taux de profitabilité RexDettes financieˋres\frac{Rex}{Dettes\ financières}.
Le taux de profitabilité EBECA\frac{EBE}{CA}.

Le taux de profitabilité $$\frac{EBE}{CA}$$.

Explication

Le rapport EBECA\frac{EBE}{CA} fait partie des principaux taux de profitabilité et rapporte l’EBE au chiffre d’affaires. Le rapport entre résultat net et capitaux propres relève plutôt du calcul du ROE.

13. Une entreprise dégage un bénéfice important par rapport à son chiffre d’affaires, mais utilise aussi beaucoup de ressources : quelle distinction faut-il faire ?

Elle est rentable dès lors que son bénéfice est rapporté à son chiffre d’affaires.
Elle peut être profitable sans être fortement rentable, car la rentabilité tient compte des ressources utilisées.
Elle est profitable seulement si son bénéfice est rapporté à ses capitaux propres.
Elle est nécessairement fortement rentable, car la profitabilité tient compte des ressources utilisées.

Elle peut être profitable sans être fortement rentable, car la rentabilité tient compte des ressources utilisées.

Explication

La profitabilité s’apprécie par rapport au chiffre d’affaires, tandis que la rentabilité rapporte le résultat aux ressources utilisées. Ainsi, une bonne profitabilité ne garantit pas une rentabilité élevée si les ressources engagées sont importantes.

14. Une analyste veut mesurer la rentabilité financière des capitaux propres consolidés : quel calcul doit-elle utiliser ?

ROE=Reˊsultat netTotal de l’actifROE=\frac{Résultat\ net}{Total\ de\ l’actif}.
ROA=Capitaux propres consolideˊsReˊsultat net consolideˊROA=\frac{Capitaux\ propres\ consolidés}{Résultat\ net\ consolidé}.
ROE=Reˊsultat net consolideˊCapitaux propres consolideˊsROE=\frac{Résultat\ net\ consolidé}{Capitaux\ propres\ consolidés}.
ROA=Reˊsultat net consolideˊCapitaux propres consolideˊsROA=\frac{Résultat\ net\ consolidé}{Capitaux\ propres\ consolidés}.

$$ROE=\frac{Résultat\ net\ consolidé}{Capitaux\ propres\ consolidés}$$.

Explication

Le ROE mesure la rentabilité financière en rapportant le résultat net consolidé aux capitaux propres consolidés. Le rapport du résultat net au total de l’actif correspond au ROA.

15. Comment calcule-t-on l’EVA pour évaluer la valeur créée au-delà de la rentabilité exigée par les investisseurs ?

EVA=ROCE−CMPCCapitaux employeˊsEVA=\frac{ROCE-CMPC}{Capitaux\ employés}.
EVA=(ROCE−CMPC)×Capitaux employeˊsEVA=(ROCE-CMPC)\times Capitaux\ employés.
EVA=(ROCE+CMPC)×Capitaux employeˊsEVA=(ROCE+CMPC)\times Capitaux\ employés.
EVA=(CMPC−ROCE)×Capitaux employeˊsEVA=(CMPC-ROCE)\times Capitaux\ employés.

$$EVA=(ROCE-CMPC)\times Capitaux\ employés$$.

Explication

L’EVA multiplie l’écart entre le ROCE et le CMPC par les capitaux employés, ce qui mesure la valeur créée au-delà du coût du capital. Additionner le CMPC au ROCE ne représente pas cet écart de rentabilité.

16. Que signifie un ratio Market-to-Book inférieur à 1 pour les anticipations des actionnaires ?

Ils anticipent une hausse de valeur sans lien avec la valeur comptable.
Ils anticipent une destruction de valeur.
Ils considèrent la valeur de marché comme égale à la valeur comptable.
Ils anticipent une création de valeur.

Ils anticipent une destruction de valeur.

Explication

Un ratio Market-to-Book inférieur à 1 indique que les actionnaires anticipent une destruction de valeur. Un ratio supérieur à 1 signale plutôt une anticipation de création de valeur.

17. Que mesure une agence de notation lorsqu’elle attribue une note à une entreprise ou à un État ?

Son impact environnemental et sa contribution aux communautés locales
La valeur de ses actifs et le montant de ses capitaux propres
Sa rentabilité future et son potentiel de croissance commerciale
Sa capacité à honorer ses engagements et son risque de solvabilité

Sa capacité à honorer ses engagements et son risque de solvabilité

Explication

La note évalue la capacité de l’entité à honorer ses engagements et traduit un risque de solvabilité. La rentabilité future peut éclairer une analyse financière, mais elle ne définit pas l’objet de cette notation.

18. Une entreprise examine la gouvernance, les enjeux environnementaux et sociaux, ainsi que la répartition de la richesse créée entre ses parties prenantes : quelle performance évalue-t-elle ?

Sa solvabilité financière, qui mesure le remboursement de ses engagements à échéance
Sa performance extra-financière, qui couvre ces dimensions et le partage de la richesse
Sa valeur patrimoniale, qui correspond à la différence entre actifs et passifs
Sa performance boursière, qui reflète la variation du cours de ses actions

Sa performance extra-financière, qui couvre ces dimensions et le partage de la richesse

Explication

La performance extra-financière comprend notamment la gouvernance, les critères ESG et le partage de la richesse entre parties prenantes. La solvabilité porte plutôt sur la capacité à honorer les engagements financiers.

19. Que recouvre la gouvernance d’entreprise ?

Les critères qui évaluent la capacité à rembourser les emprunts à leur échéance
Les procédures qui déterminent les prévisions de ventes et les objectifs de production
Les méthodes qui calculent la valeur des actifs et des dettes dans les comptes
Les règles et pratiques qui encadrent la direction, le contrôle, les décisions et la répartition du pouvoir

Les règles et pratiques qui encadrent la direction, le contrôle, les décisions et la répartition du pouvoir

Explication

La gouvernance réunit les règles, mécanismes et pratiques concernant la direction, le contrôle, la décision, le pouvoir et la prise en compte des parties prenantes. Les prévisions de ventes relèvent de la planification opérationnelle, pas de cette définition.

20. Quel effet une bonne performance extra-financière peut-elle avoir sur le coût moyen pondéré du capital d’une entreprise ?

Elle peut le réduire, tandis qu’une mauvaise performance peut ajouter une prime de risque
Elle peut l’accroître, tandis qu’une mauvaise performance peut supprimer une prime de risque
Elle peut le réduire en augmentant mécaniquement la valeur des dettes financières
Elle peut le laisser inchangé, car les critères extra-financiers ne modifient pas le risque

Elle peut le réduire, tandis qu’une mauvaise performance peut ajouter une prime de risque

Explication

Une bonne performance extra-financière peut réduire le CMPC, alors qu’une mauvaise performance peut entraîner une prime de risque et l’augmenter. L’idée que ces critères ne modifient pas le risque contredit cet effet possible.

21. Quelle méthode d’évaluation valorise une entreprise à partir de ses flux de trésorerie futurs ?

La méthode des comparables, qui applique des multiples d’entreprises similaires
La méthode patrimoniale, qui examine les éléments détenus par l’entreprise
La méthode comptable, qui retient les actifs réels diminués des passifs réels
La méthode DCF, qui actualise les flux de trésorerie attendus

La méthode DCF, qui actualise les flux de trésorerie attendus

Explication

La méthode DCF repose sur les flux de trésorerie futurs, tandis que la méthode patrimoniale s’appuie sur les éléments détenus par l’entreprise. Les multiples d’entreprises similaires caractérisent la méthode des comparables.

22. Lors d’une négociation, quel rôle joue l’évaluation d’une entreprise par rapport au prix final ?

Elle fixe le prix final, tandis que l’offre et la demande déterminent seulement les modalités de paiement
Elle établit un prix indépendant du marché, tandis que la négociation porte sur les flux futurs
Elle détermine le prix à partir des actifs, tandis que la demande fixe les dettes financières
Elle fournit un point de départ, tandis que le prix dépend de la rencontre entre l’offre et la demande

Elle fournit un point de départ, tandis que le prix dépend de la rencontre entre l’offre et la demande

Explication

L’évaluation sert de point de départ à la négociation, mais le prix final dépend de la rencontre de l’offre et de la demande. Une valorisation ne fixe donc pas à elle seule le prix de marché.

23. Comment calcule-t-on la valeur de l’entreprise selon la méthode DCF ?

En appliquant un multiple sectoriel aux capitaux propres comptables de l’entreprise
En retranchant les dettes financières des flux de trésorerie prévus sur l’horizon pertinent
En soustrayant les passifs réels des actifs réels à la date d’évaluation
En additionnant les flux de trésorerie actualisés sur l’horizon pertinent et la valeur terminale actualisée

En additionnant les flux de trésorerie actualisés sur l’horizon pertinent et la valeur terminale actualisée

Explication

La valeur DCF correspond à la somme des flux de trésorerie actualisés sur l’horizon pertinent, augmentée de la valeur terminale actualisée. Le retrait des dettes financières intervient ensuite pour obtenir la valeur des capitaux propres.

24. Comment la méthode des comparables permet-elle d’estimer la valeur d’une entreprise ?

Elle estime ses dettes financières en comparant les taux d’intérêt de sociétés de secteurs différents
Elle déduit ses passifs réels de ses actifs réels pour obtenir sa valeur comptable nette
Elle lui applique des multiples tirés d’entreprises du même secteur aux fondamentaux similaires
Elle actualise ses flux futurs et ajoute une valeur terminale calculée à partir des actifs détenus

Elle lui applique des multiples tirés d’entreprises du même secteur aux fondamentaux similaires

Explication

La méthode applique à l’entreprise évaluée des multiples pertinents calculés à partir d’entreprises du même secteur et aux fondamentaux similaires. L’actualisation des flux futurs relève de la méthode DCF.

25. Quelle expression donne la valeur actualisée nette d’un projet ?

L’investissement initial diminué de la somme des flux de trésorerie actualisés
La somme des flux de trésorerie actualisés diminuée de l’investissement initial
La somme des flux de trésorerie non actualisés augmentée de l’investissement initial
La somme des flux de trésorerie actualisés divisée par l’investissement initial

La somme des flux de trésorerie actualisés diminuée de l’investissement initial

Explication

La VAN se calcule en additionnant les flux de trésorerie actualisés puis en retranchant l’investissement initial. La division par l’investissement initial correspond à une autre mesure, l’indice de profitabilité.

26. Comment définit-on le taux de rentabilité interne d’un projet ?

Comme le taux de financement auquel le coût du capital devient nul
Comme le rapport entre les flux de trésorerie actualisés et l’investissement initial
Comme le montant de création de valeur obtenu après déduction de l’investissement initial
Comme le taux d’actualisation qui rend sa VAN égale à zéro

Comme le taux d’actualisation qui rend sa VAN égale à zéro

Explication

Le TRI est le taux d’actualisation pour lequel la VAN du projet est nulle. La VAN est un montant de création de valeur, et non un taux.

27. Un projet nécessite un investissement initial de 100 et génère des flux actualisés totalisant 125 : quel est son indice de profitabilité ?

125
25
1,25
0,25

1,25

Explication

L’indice de profitabilité est le total des flux actualisés divisé par l’investissement initial, soit 125 divisé par 100. La valeur 0,25 correspondrait à la VAN rapportée à l’investissement, sans ajouter 1.

28. Quel ensemble de droits caractérise une action ordinaire ?

Les performances d’une filiale, un dividende indexé et un droit de conversion
Les intérêts contractuels, le remboursement du nominal et un coupon fixe
Un dividende prioritaire, un vote double et un rendement garanti
Le bénéfice, le vote, l’information et le boni de liquidation

Le bénéfice, le vote, l’information et le boni de liquidation

Explication

L’action ordinaire est librement négociable et donne notamment droit au bénéfice, au vote, à l’information et au boni de liquidation. Un dividende prioritaire ou un vote double caractérise plutôt des droits spécifiques prévus pour une action de préférence.

29. Une entreprise émet des titres convertibles en actions nouvellement créées, sans remboursement en espèces lors de la conversion : quel effet correspond à une OCA ?

La conversion entraîne le remboursement en espèces des obligations sans modifier le capital
La conversion crée une dilution mécanique du capital sans décaissement de remboursement
La conversion indexe le dividende sur une branche d’activité sans modifier le nombre d’actions
La conversion mobilise des actions existantes et provoque une dilution de fait sans dilution mécanique

La conversion crée une dilution mécanique du capital sans décaissement de remboursement

Explication

Une OCA convertie donne accès à des actions nouvellement émises, ce qui dilue mécaniquement le capital sans décaissement de remboursement. L’utilisation d’actions existantes et la dilution de fait décrivent plutôt le mécanisme d’une ORA.

30. Quelles caractéristiques définissent un emprunt obligataire émis auprès d’investisseurs ?

Un titre indexé sur les performances d’une filiale, avec un dividende lié à son activité
Un titre négociable donnant accès au bénéfice, au vote, à l’information et au boni de liquidation
Un titre conférant des droits spécifiques fixés dans les statuts, comme un vote double ou un dividende prioritaire
Un titre négociable assorti d’une valeur nominale, de prix d’émission et de remboursement, d’un coupon et de modalités de remboursement

Un titre négociable assorti d’une valeur nominale, de prix d’émission et de remboursement, d’un coupon et de modalités de remboursement

Explication

L’emprunt obligataire est un titre librement négociable dont les caractéristiques comprennent le nominal, la valeur d’émission et de remboursement, le coupon et les modalités de remboursement. Les droits au vote et au bénéfice relèvent des actions, pas des caractéristiques définissant une obligation.

31. Dans l’approche de Modigliani et Miller de 1958, une entreprise crée de la valeur principalement en sélectionnant des investissements de qualité : quel rôle reste alors au mode de financement ?

Il remplace la sélection des investissements, car les capitaux propres créent seuls de la valeur
Il détermine la création de valeur, car le choix de la dette prime sur celui des investissements
Il est résiduel, car la création de valeur dépend de la qualité des investissements sélectionnés
Il garantit la création de valeur, car l’endettement procure toujours un avantage fiscal net

Il est résiduel, car la création de valeur dépend de la qualité des investissements sélectionnés

Explication

Dans cette approche, la qualité des investissements sélectionnés détermine la création de valeur et la politique de financement est résiduelle. L’idée que le choix de la dette prime sur celui des investissements inverse précisément cette relation.

32. Une entreprise passe de la phase de démarrage à la croissance : quelle évolution de financement correspond à son cycle de vie ?

Elle passe des capitaux propres et des business angels à des dettes complexes et à une introduction en bourse dès la croissance
Elle passe d’une combinaison de capitaux propres et de dettes à un financement principalement par dette dès le démarrage
Elle passe principalement de la dette à des capitaux propres apportés par des investisseurs spécialisés dans le retournement
Elle passe des capitaux propres, des business angels et des fonds d’investissement à une combinaison de capitaux propres et de dettes

Elle passe des capitaux propres, des business angels et des fonds d’investissement à une combinaison de capitaux propres et de dettes

Explication

Au démarrage, le financement repose notamment sur les capitaux propres, les business angels et les fonds d’investissement; en phase de croissance, il combine capitaux propres et dettes. Les dettes plus complexes et une éventuelle introduction en bourse sont plutôt associées à la forte croissance.

33. Une équipe de trésorerie cartographie les risques auxquels un groupe est exposé : quelle liste rassemble les principaux risques de trésorerie ?

Liquidité, taux, crédit, change et matières premières
Taux, gouvernance, propriété intellectuelle, conformité et stratégie
Liquidité, fiscalité, recrutement, concurrence et réputation
Crédit, qualité des produits, satisfaction client, distribution et production

Liquidité, taux, crédit, change et matières premières

Explication

Les principaux risques de trésorerie comprennent la liquidité, les taux, le crédit, le change et les matières premières. La fiscalité et la réputation peuvent être des enjeux d’entreprise, mais elles ne figurent pas dans cette liste des principaux risques de trésorerie.

34. Au 17 avril 2025, quels sont les taux directeurs de la BCE cités pour le refinancement, le dépôt et le prêt marginal, dans cet ordre ?

2,40 %, 2,25 % et 2,65 %
2,65 %, 2,25 % et 2,40 %
2,25 %, 2,40 % et 2,65 %
2,40 %, 2,65 % et 2,25 %

2,40 %, 2,25 % et 2,65 %

Explication

Les taux cités sont de 2,40 % pour le refinancement, de 2,25 % pour le dépôt et de 2,65 % pour le prêt marginal. Intervertir les taux de refinancement et de dépôt attribue à ces deux opérations des valeurs différentes de celles indiquées.

35. Un groupe centralise les soldes et les flux de trésorerie de ses sociétés sans fusionner leurs comptes : de quelle technique s’agit-il ?

De la couverture de change, qui neutralise les variations de devises entre sociétés
Du cash pooling, qui regroupe les trésoreries sans constituer une consolidation comptable
De la titrisation, qui transforme des créances en titres négociables pour les investisseurs
De la consolidation comptable, qui fusionne les états financiers et les soldes bancaires

Du cash pooling, qui regroupe les trésoreries sans constituer une consolidation comptable

Explication

Le cash pooling regroupe les flux et les soldes de trésorerie des sociétés d’un groupe sans constituer une consolidation comptable. La consolidation comptable concerne le regroupement des états financiers et ne désigne pas cette technique de gestion des liquidités.

36. Un groupe compense les excédents de trésorerie de certaines sociétés avec les découverts d’autres sociétés : quel effet financier cette pratique peut-elle produire ?

Une transformation des soldes compensés en consolidation comptable, sans effet sur les frais financiers
Une baisse possible des agios, des intérêts et des frais de découvert, améliorant le résultat financier
Une hausse possible des agios et des frais de découvert, malgré la réduction des soldes créditeurs
Une conversion des excédents en capitaux propres, réduisant le nombre de découverts bancaires

Une baisse possible des agios, des intérêts et des frais de découvert, améliorant le résultat financier

Explication

La compensation des excédents et des découverts peut réduire les agios, les intérêts et les frais de découvert, ce qui améliore le résultat financier. La pratique ne transforme pas les soldes en consolidation comptable : elle organise la trésorerie du groupe.

37. Quelle distinction caractérise les contrats à terme négociés sur un marché organisé et ceux conclus de gré à gré ?

Les premiers sont standardisés et compensés, tandis que les seconds sont personnalisés entre deux parties.
Les premiers sont personnalisés entre deux parties, tandis que les seconds sont standardisés et compensés.
Les premiers fixent un prix spot, tandis que les seconds portent sur un taux futur compensé.
Les premiers sont conclus entre une entreprise et une banque, tandis que les seconds sont garantis par une chambre.

Les premiers sont standardisés et compensés, tandis que les seconds sont personnalisés entre deux parties.

Explication

Sur un marché organisé, les contrats sont standardisés et encadrés par une chambre de compensation, alors que les contrats de gré à gré sont personnalisés entre les parties. La deuxième réponse inverse précisément ces caractéristiques.

38. Une entreprise exposée à une variation défavorable du prix d’un actif prend une position sur un dérivé. Quel est le rôle de cette position dans une couverture ?

Transformer l’exposition spot en une obligation de paiement à une chambre de compensation.
Compenser les pertes potentielles sur l’exposition spot par des gains sur le marché des dérivés.
Accroître les pertes sur l’exposition spot afin de réduire le coût du dérivé.
Remplacer l’exposition spot par une transaction qui ne dépend plus des marchés financiers.

Compenser les pertes potentielles sur l’exposition spot par des gains sur le marché des dérivés.

Explication

La couverture associe une position sur les dérivés à l’exposition spot pour que les gains d’un marché compensent les pertes de l’autre. Remplacer l’exposition spot n’est pas le mécanisme décrit : la position dérivée vise à la compenser.

39. Une entreprise craint une hausse des taux Euribor et souhaite se couvrir avec un contrat à terme Euribor 3 mois. Quelle position doit-elle prendre ?

Une position vendeuse sur un contrat de change à terme.
Une position acheteuse sur le marché spot de l’Euribor.
Une position acheteuse sur le contrat à terme.
Une position vendeuse sur le contrat à terme.

Une position vendeuse sur le contrat à terme.

Explication

La crainte d’une hausse des taux conduit à vendre le contrat à terme Euribor 3 mois. Une position acheteuse correspond plutôt à la couverture d’une crainte de baisse des taux.

40. Quelle caractéristique décrit correctement le contrat à terme Euribor 3 mois ?

Son nominal est de 1 000 000 euros et sa valeur est égale à 100 moins le taux Euribor 3 mois.
Son nominal est de 1 000 000 euros et sa valeur est égale au taux Euribor 3 mois divisé par 100.
Son nominal est de 100 000 euros et sa valeur correspond au taux Euribor 3 mois ajouté à 100.
Son nominal est de 100 000 euros et sa valeur est égale au taux Euribor 3 mois moins 100.

Son nominal est de 1 000 000 euros et sa valeur est égale à 100 moins le taux Euribor 3 mois.

Explication

Le contrat porte sur un nominal de 1 000 000 euros et sa valeur est calculée comme 100 moins le taux Euribor 3 mois. Le nominal de 100 000 euros correspond à l’Euro-OAT10, pas à ce contrat Euribor.

41. Une entreprise veut fixer aujourd’hui le taux de conversion entre deux devises pour une échéance future. Quel instrument répond à ce besoin ?

Le FRA, qui fixe une parité de change pour une échéance prévue.
Le swap, qui fixe le cours actuel des deux devises sans échéance déterminée.
Le cours spot, qui fixe dès aujourd’hui la parité applicable à une échéance future.
Le contrat à terme, qui fixe dès aujourd’hui la parité pour l’échéance prévue.

Le contrat à terme, qui fixe dès aujourd’hui la parité pour l’échéance prévue.

Explication

Le contrat à terme fixe aujourd’hui la parité entre deux devises pour une échéance déterminée. Le cours spot concerne le marché actuel, tandis que le FRA porte sur un taux d’intérêt futur.

42. Une entreprise souhaite convenir aujourd’hui d’un taux d’intérêt applicable à une période future, par un accord de gré à gré. Quel instrument correspond à ce besoin ?

Un swap, qui garantit un cours spot pour une échéance future.
Un CAT, qui fixe une parité de change future.
Un FRA, qui porte sur un taux d’intérêt futur.
Un cap, qui fixe une parité entre deux devises à terme.

Un FRA, qui porte sur un taux d’intérêt futur.

Explication

Le FRA est un accord de gré à gré portant sur un taux d’intérêt futur. Le CAT concerne la parité de change future, et non un taux d’intérêt.

43. Une entreprise veut plafonner son taux variable tout en définissant aussi un minimum et une limite supérieure possibles. Quelle description distingue correctement les instruments concernés ?

Le cap fixe le minimum, le floor plafonne le taux et le collar supprime toute limite.
Le cap plafonne le taux, le floor en fixe le minimum et le collar l’encadre entre les deux.
Le cap fixe un taux d’intérêt futur, le floor une parité de change et le collar un cours spot.
Le cap encadre le taux, le floor fixe le maximum et le collar fixe un taux unique.

Le cap plafonne le taux, le floor en fixe le minimum et le collar l’encadre entre les deux.

Explication

Un cap limite le taux variable à la hausse, un floor en fixe le niveau minimal et un collar définit un encadrement avec un minimum et un maximum. Le floor ne plafonne donc pas le taux : il en fixe le minimum.

44. Quelle organisation contractuelle permet à une entreprise d’échanger un risque de taux avec un swappeur ?

Un swap conclu entre l’entreprise, une banque et un swappeur.
Un CAT conclu entre l’entreprise, un swappeur et un importateur.
Un cap conclu entre l’entreprise, deux banques et une chambre de compensation.
Un FRA conclu entre l’entreprise, une banque et un exportateur.

Un swap conclu entre l’entreprise, une banque et un swappeur.

Explication

Le swap est un contrat tripartite réunissant l’entreprise, une banque et un swappeur, qui permet d’échanger un risque de taux. Le FRA est un accord de gré à gré portant sur un taux futur, et non le contrat tripartite décrit.

45. Une entreprise distribue une partie de son résultat sous forme de dividendes. Quel est l’effet de cette distribution sur les capitaux propres ?

Elle conserve une quote-part du résultat dans l’entreprise et renforce les capitaux propres.
Elle verse aux actionnaires une quote-part du résultat sans renforcer les capitaux propres.
Elle acquiert des actions sur le marché et augmente les capitaux propres du montant distribué.
Elle transforme une quote-part du résultat en plus-value immédiate pour l’entreprise.

Elle verse aux actionnaires une quote-part du résultat sans renforcer les capitaux propres.

Explication

Le dividende est la part du résultat versée aux actionnaires, et sa distribution ne renforce pas les capitaux propres. C’est le résultat conservé, et non le dividende distribué, qui peut renforcer ces capitaux.

46. Selon Modigliani et Miller, comment les dirigeants devraient-ils considérer le dividende par rapport aux décisions d’investissement et de financement ?

Comme un moyen de remplacer le financement, en privilégiant les distributions aux actionnaires.
Comme le résidu de ces politiques, en donnant la priorité à l’investissement rentable.
Comme une décision indépendante, sans lien avec les politiques d’investissement et de financement.
Comme la décision première, en privilégiant le versement avant tout investissement rentable.

Comme le résidu de ces politiques, en donnant la priorité à l’investissement rentable.

Explication

Pour Modigliani et Miller, le dividende est le résidu des politiques d’investissement et de financement, et les dirigeants doivent se concentrer sur les investissements rentables. Le dividende n’est donc pas une décision prioritaire qui précède l’investissement rentable.

47. Une société réévalue sa politique de dividende après une baisse de son cours et une évolution de sa solvabilité. Quels éléments font partie des critères pertinents pour cette décision ?

Le volume des échanges quotidiens, le nombre de filiales et le coût historique des actifs.
La capitalisation et la solvabilité, la fiscalité et l’évolution du cours de l’action.
Le montant des dettes fournisseurs, le cours des matières premières et la durée des emprunts.
La rémunération des dirigeants, le nombre de produits vendus et la part de marché.

La capitalisation et la solvabilité, la fiscalité et l’évolution du cours de l’action.

Explication

La politique de dividende dépend notamment de la capitalisation et de la solvabilité, de la fiscalité et de l’évolution du cours de l’action. Le volume des échanges et le nombre de filiales ne sont pas les critères énumérés ici.

48. Une entreprise utilise son résultat distribuable pour acheter ses propres actions sur le marché. Quel mécanisme met-elle en œuvre ?

Un rachat d’actions, qui restitue une partie de la richesse aux actionnaires et peut leur procurer une plus-value immédiate.
Un dividende, qui acquiert des titres auprès des actionnaires et peut leur procurer une plus-value immédiate.
Une mise en réserve, qui achète des actions sur le marché et restitue directement la richesse aux actionnaires.
Une augmentation de capital, qui utilise le résultat distribuable pour acquérir les titres des actionnaires.

Un rachat d’actions, qui restitue une partie de la richesse aux actionnaires et peut leur procurer une plus-value immédiate.

Explication

Le rachat d’actions consiste à utiliser le résultat distribuable pour acquérir des actions sur le marché, restituant ainsi une partie de la richesse aux actionnaires et pouvant leur procurer une plus-value immédiate. Un dividende verse une somme aux actionnaires plutôt que d’acquérir leurs titres.

49. Quelle caractéristique définit une introduction en bourse (IPO) ?

La cotation des actions d’une entreprise sans possibilité de lever de nouveaux capitaux
La mise en cotation de tout ou partie des actions d’une entreprise, avec une augmentation de capital possible mais non automatique
La vente de nouvelles actions à des investisseurs, sans admission des actions existantes à la cotation
La mise en cotation de toutes les actions d’une entreprise, accompagnée nécessairement d’une augmentation de capital

La mise en cotation de tout ou partie des actions d’une entreprise, avec une augmentation de capital possible mais non automatique

Explication

Une IPO consiste à faire coter tout ou partie des actions et peut, mais ne doit pas nécessairement, s’accompagner d’une augmentation de capital. Contrairement à l’idée que toute IPO entraîne une émission de nouvelles actions, une cotation peut se faire sans augmentation de capital.

50. Quel risque peut découler de la cotation d’une entreprise en bourse ?

Une diminution des coûts directs, qui représentent environ 5 % du produit de l’IPO
Une pression continue liée au cours, susceptible de favoriser des décisions stratégiques de court terme
Une protection accrue du contrôle des actionnaires historiques, malgré l’ouverture du capital
Une réduction des obligations administratives, susceptible de limiter les coûts de fonctionnement

Une pression continue liée au cours, susceptible de favoriser des décisions stratégiques de court terme

Explication

La cotation expose l’entreprise à une pression permanente du cours et peut l’inciter à privilégier le court terme ; elle entraîne également des contraintes administratives et des coûts importants. L’idée d’une réduction des obligations administratives est incorrecte, car ces contraintes augmentent.

51. Une société fixe un cours minimal pour son offre, sans déterminer à l’avance le nombre d’actions qui sera proposé. De quel type d’offre s’agit-il ?

D’une cotation directe, dont le cours résulte du carnet d’ordres
D’une OPM, qui annonce un cours minimal
D’une OPF, qui fixe le cours et fait varier le nombre d’actions selon l’offre et la demande
D’une OPO, qui propose un nombre d’actions sans fixer le cours

D’une OPM, qui annonce un cours minimal

Explication

Dans une OPM, l’émetteur annonce un cours minimal, ce qui correspond à la situation décrite. Une OPF fixe le cours, mais le nombre d’actions varie selon l’offre et la demande, ce qui la distingue de l’OPM.

52. Quel est l’objet d’une holding ?

Gérer une structure dédiée qui émet des titres pour acquérir un actif sain
Racheter une entreprise par endettement massif au moyen d’une société créée à cet effet
Détenir des titres de participation dans des filiales, en tant que société animatrice ou de détention
Financer des entreprises non cotées par des investisseurs prêts à prendre des risques

Détenir des titres de participation dans des filiales, en tant que société animatrice ou de détention

Explication

Une holding est une société dont l’objet est de détenir des participations dans des filiales ; elle peut être animatrice ou se limiter à la détention. Le financement d’entreprises non cotées par des investisseurs à profil spécifique relève du private equity.

53. Dans le régime mère-fille, quel traitement s’applique aux dividendes reçus par la holding ?

Ils sont exonérés sous réserve d’une quote-part de frais et charges de 5 %
Ils sont exonérés sous réserve d’une quote-part de frais et charges de 12 %
Ils sont exonérés sous réserve d’une quote-part de frais et charges de 1 %
Ils sont imposés intégralement, sans quote-part de frais et charges

Ils sont exonérés sous réserve d’une quote-part de frais et charges de 5 %

Explication

Le régime mère-fille exonère les dividendes sous réserve d’une quote-part de frais et charges de 5 %. Le taux de 1 % concerne les dividendes dans le régime d’intégration fiscale, et non le régime mère-fille.

54. Une holding nouvellement créée emprunte massivement pour racheter une entreprise. Quelle opération ce montage illustre-t-il ?

Une titrisation, c’est-à-dire le financement d’un actif par l’émission de titres via un SPV
Une défaisance, c’est-à-dire le transfert d’un passif à une structure chargée de le rembourser
Un private equity, c’est-à-dire un financement d’entreprise non cotée par des investisseurs spécialisés
Un LBO, c’est-à-dire un rachat financé par un endettement massif

Un LBO, c’est-à-dire un rachat financé par un endettement massif

Explication

Le LBO est un rachat d’entreprise financé par un endettement massif, souvent porté par une holding créée à cet effet, appelée NEWCO. Le private equity concerne le financement d’entreprises non cotées par des investisseurs spécifiques, et ne désigne pas en soi ce montage de rachat endetté.

55. Quel profil correspond le mieux à une cible de LBO idéale ?

Une entreprise fortement endettée, aux flux de trésorerie incertains et opérant dans un secteur très concurrentiel
Une entreprise peu endettée, mais dont les flux de trésorerie sont faibles et le secteur très concurrentiel
Une entreprise au BFR élevé, en forte croissance et exigeant des investissements importants
Une entreprise peu endettée, générant des flux de trésorerie suffisants et nécessitant peu d’investissements

Une entreprise peu endettée, générant des flux de trésorerie suffisants et nécessitant peu d’investissements

Explication

Une cible de LBO idéale est peu endettée, génère des flux de trésorerie suffisants, présente un faible BFR et nécessite peu d’investissements, dans un secteur mature et peu concurrentiel. Une entreprise très endettée et aux flux incertains offre au contraire moins de capacité pour supporter la dette de l’opération.

56. Qu’est-ce qui caractérise une offre publique ?

Un transfert d’actif à un SPV qui émet des titres pour financer son acquisition
Une opération de rachat dont les modalités échappent à l’encadrement de l’AMF
Une opération concernant une entreprise cotée, encadrée par une procédure de l’AMF et mettant en question son capital
Une opération de financement d’une entreprise non cotée, encadrée par une procédure de l’AMF

Une opération concernant une entreprise cotée, encadrée par une procédure de l’AMF et mettant en question son capital

Explication

Une offre publique concerne une entreprise cotée dont le capital est mis en question, dans le cadre d’une procédure encadrée par l’AMF. Le transfert d’un actif à un SPV correspond à une titrisation, et non à une offre publique.

57. Lors d’une offre, l’initiatrice remet ses propres actions aux actionnaires de la société cible en échange de leurs titres. S’agit-il d’une OPA ou d’une OPE ?

D’une OPA, où les actions de la cible sont rachetées en numéraire
D’une OPRO, où les actionnaires minoritaires échangent leurs titres contre ceux de l’initiatrice
D’une titrisation, où les actions de la cible sont transférées à un SPV
D’une OPE, où les actions de la cible sont échangées contre celles de l’initiatrice

D’une OPE, où les actions de la cible sont échangées contre celles de l’initiatrice

Explication

Dans une OPE, l’initiatrice échange ses propres actions contre celles de la société cible. Une OPA se distingue par un paiement en numéraire plutôt que par un échange d’actions.

58. Après une offre publique, au moins 95 % des actions ont été apportées et les actions restantes représentent moins de 5 %. Quelle opération peut alors être déclenchée ?

Une cotation directe, où le cours des actions restantes se forme dans le carnet d’ordres
Une OPRO, selon les conditions de l’offre initiale, sans opposition possible des minoritaires
Une nouvelle OPA, dont le prix doit être fixé indépendamment de l’offre initiale
Une OPE, où les minoritaires choisissent entre des espèces et des actions nouvelles

Une OPRO, selon les conditions de l’offre initiale, sans opposition possible des minoritaires

Explication

Une OPRO peut être déclenchée lorsque les seuils indiqués sont atteints ; le rachat suit alors les conditions de l’offre initiale et les minoritaires ne peuvent pas s’y opposer. Une nouvelle OPA à des conditions fixées indépendamment ne décrit pas cette opération.

59. Dans une titrisation synthétique, qu’est-ce qui est transféré au SPV ?

Le passif sain de l’entreprise, accompagné de ses revenus futurs
Les actions de la société cible, en échange de titres émis par le SPV
Le risque associé à l’actif, tandis que l’actif lui-même n’est pas transféré
L’actif sain lui-même, tandis que le risque demeure auprès de son détenteur initial

Le risque associé à l’actif, tandis que l’actif lui-même n’est pas transféré

Explication

Dans une titrisation synthétique, le SPV reçoit le risque associé à l’actif, mais l’actif lui-même ne lui est pas transféré. Le transfert de l’actif sain à la structure dédiée correspond à une titrisation avec transfert de l’actif.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Ingénierie financière et gouvernance.

Que mesure la capitalisation d’un actif ou d’un flux présent ?

Sa valeur future.

Que mesure l’actualisation d’un actif ou d’un flux futur ?

Sa valeur présente.

Quelle formule donne la valeur future d’un stock ?

Vn=V0(1+i)nV_n = V_0(1+i)^n

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