Fiche de révision : Introduction aux stratégies et organisation d'entreprise

Plan du Cours

  1. Démarche marketing
  2. Création de valeur
  3. Innovation et modèles économiques
  4. Ressources financières et humaines
  5. Organisation de la production
  6. Contrôle des coûts
  7. Numérique dans la production
  8. Fonctionnement et acteurs de l’organisation
  9. Relation client numérique
  10. Communication organisationnelle
  11. Éthique, modes de vie et écosystème

1. Démarche marketing

Notions clés & Définitions

  • Finalités de l’entreprise : Les finalités économiques, sociales et environnementales d’une entreprise s’additionnent pour orienter ses choix et sa stratégie.
  • Finalité sociétale : La finalité sociétale résulte de la combinaison des dimensions économique, sociale et environnementale poursuivies par l’entreprise.
  • Avantage concurrentiel : Un avantage concurrentiel est une ressource ou compétence maîtrisée par l’entreprise et supérieure à celle des concurrents, souvent temporaire.
  • Étude de marché : Une étude de marché est un travail de collecte, d’analyse et d’interprétation d’informations sur un marché, les consommateurs, les concurrents et l’environnement.
  • Veille marketing : La veille marketing et commerciale consiste à recueillir en continu des informations sur le marché pour ajuster les décisions.

Points essentiels

  • Un marché se caractérise notamment par le prix, la concurrence, la taille, la distribution, l’innovation, les tendances, le comportement des consommateurs et le niveau d’information.
  • La démarche marketing regroupe les actions pour analyser le marché, construire une offre adaptée aux besoins, puis promouvoir efficacement l’offre pour atteindre les objectifs commerciaux.
  • La démarche marketing s’appuie sur un enchaînement diagnostic (étude/veille, éventuellement big data), repérage du besoin, conception du produit/service, puis choix de prix, distribution et communication cohérents avant de contrôler la performance.
  • Approche réactive : l’entreprise répond à un besoin déjà exprimé par les consommateurs, par exemple Mc Do avec des options végétariennes.
  • Approche médiatrice : l’entreprise co-construit l’offre avec les clients à partir de leurs avis, par exemple Danone via les réseaux sociaux pour créer de nouvelles saveurs.
  • Approche créative : l’entreprise crée une innovation radicale qui transforme les habitudes et peut créer un nouveau marché, par exemple Apple avec le téléphone tout tactile en 2007.

Astuce mémo

Réactif = Répond; Médiatrice = Mix avec clients; Anticipatrice = Avant la demande; Créative = Crée le marché; (R-M-A-C).

2. Création de valeur

Notions clés & Définitions

  • Valeur ajoutée : La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l’organisation en augmentant la valeur des produits finaux par rapport aux achats nécessaires à leur production.
  • Résultat net : Le résultat net correspond au bénéfice ou à la perte de l’organisation après comparaison entre produits et charges.
  • Patrimoine net : Le patrimoine net représente la richesse de l’entreprise après déduction des emprunts et dettes de son total d’actifs.
  • Bilan fonctionnel : Le bilan fonctionnel réorganise le bilan comptable pour analyser l’équilibre financier via des emplois et des ressources plutôt que via actif et passif.

Points essentiels

  • Un produit crée de la valeur s’il permet à l’organisation d’être rentable, de couvrir ses coûts ou d’atteindre un équilibre budgétaire.
  • La valeur ajoutée se calcule par CACICA- CI (chiffre d’affaires moins consommations intermédiaires).
  • Le taux de profitabilité vaut (Reˊsultatnetcomptable/CA)×100(Résultat net comptable / CA) \times 100 et doit être commenté après calcul.
  • Le patrimoine net se calcule comme Totalactif(emprunts+dettes)Total\,actif - (emprunts + dettes) et sert à juger la santé financière via la dépendance aux dettes.
  • Le taux d’endettement se calcule par [Emprunts+dettesfinancieˋres/(Capitauxpropres+amortissements)]×100[Emprunts + dettes financières / (Capitaux\,propres + amortissements)] \times 100 et, quand il est bas, l’entreprise dépend moins des banques.
  • Dans une situation saine, l’entreprise ne doit pas dépasser 30% de taux d’endettement, et les indicateurs doivent être interprétés après calcul.

Astuce mémo

CA−CI : la valeur ajoutée, c’est ce qui reste aux achats pour créer de la richesse.

3. Innovation et modèles économiques

Notions clés & Définitions

  • Innovation (INSEE) : L’innovation est la mise sur le marché d’un produit ou d’un procédé nouveau ou nettement amélioré par rapport à une version antérieure.
  • Types d’innovation : Les innovations se classent selon qu’elles portent sur un nouveau produit, sur une amélioration d’un produit existant ou sur l’ajout de services à une offre de biens.
  • Modèle économique : Le modèle économique décrit comment une organisation crée de la valeur via son offre, ses clients, ses ressources, ses coûts et ses revenus.

Points essentiels

  • Pour identifier le modèle économique, on répond à 5 questions : offre et proposition de valeur, besoin/produit/prix, type de clients, ressources/infrastructures, coûts puis revenus.
  • L’innovation peut aussi viser le business model, notamment les modalités de mise à disposition et la fixation du prix, pas uniquement le produit.
  • Modèle de plateforme : mise en relation de participants pour faciliter les échanges et création de valeur, avec une rémunération par commission sur les ventes (Amazon, Uber, Deliveroo).
  • Modèle freemium premium : offre gratuite large puis conversion en clients payants, avec monétisation aussi via la publicité (Spotify, YouTube, Deezer).
  • Modèle de la gratuité : service gratuit financé par la publicité et l’exploitation des données personnelles des utilisateurs (Facebook, Instagram).
  • Modèle low-cost : offre simplifiée à prix inférieur grâce à la rationalisation des coûts, avec souvent des options payantes (EasyJet, Ryanair).

Astuce mémo

INSEE = Marché + Nouveau/Amélioré : produit ou procédé.

4. Ressources financières et humaines

Notions clés & Définitions

  • Financement à long terme : Mode de financement destiné à soutenir des investissements dont la durée d’utilisation est longue, avec des ressources stables internes ou externes.
  • Financement interne : Financement réalisé à partir des fonds déjà disponibles dans l’organisation, comme l’autofinancement via réserves ou bénéfices.
  • GPEC : Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences visant à adapter, en quantité et en qualité, les besoins futurs de l’organisation aux ressources disponibles.
  • Formation : Investissement réalisé par une organisation pour maintenir et développer les compétences de ses collaborateurs.

Points essentiels

  • Les investissements à long terme correspondent à des emplois stables tandis que les financements à long terme mobilisent des ressources stables comme les capitaux propres.
  • L’autofinancement n’engendre pas de coût ni d’endettement, mais il réduit les fonds propres et peut manquer de liquidités au quotidien.
  • L’emprunt fournit des fonds rapidement mais augmente le coût par les intérêts et peut accroître le taux d’endettement.
  • Le crédit-bail consiste à louer un bien puis à permettre son achat à la fin du bail, sans endettement pendant la location mais avec des loyers potentiellement élevés.
  • Un BFR positif peut imposer d’agir sur les délais de règlement clients, les stocks ou les délais fournisseurs pour éviter un découvert.
  • La GPEC compare ressources actuelles et besoins futurs pour construire un plan d’action, avec des leviers comme la mobilité, la formation, le recrutement ou le remplacement des départs.

Astuce mémo

LT = Lourd : Investir en Immobilisé (emplois stables) et Financer en Stable (ressources stables).

5. Organisation de la production

Notions clés & Définitions

  • Innovation de procédés : Une démarche d’innovation qui vise à améliorer les méthodes de production ou de distribution pour gagner en performance et en compétitivité.
  • Production à flux poussés : Une organisation où la production part de prévisions afin de constituer des stocks à différents stades, pour limiter l’attente du client.
  • Production à flux tendus : Une organisation où la production est déclenchée par la commande, ce qui réduit les stocks et augmente la flexibilité, parfois au détriment de la productivité.
  • Gestion de la chaîne logistique : Un pilotage des flux d’informations et des flux physiques pour maîtriser les délais, les coûts et assurer la traçabilité des produits.
  • Amélioration continue : Un processus d’actions régulières visant à diminuer les dysfonctionnements et l’insatisfaction, tout en améliorant produits et fonctionnement global.

Points essentiels

  • La production transforme des ressources matérielles et financières en biens ou services afin de viser la quantité, le respect des délais, la qualité et la minimisation des coûts.
  • Dans la production à flux poussés, la constitution de stocks favorise la productivité mais augmente les risques d’invendus et réduit la flexibilité.
  • Dans la production à flux tendus, la réduction des stocks fluidifie les délais et l’outil industriel, avec une flexibilité accrue mais parfois une productivité moindre.
  • Un service est non-stockable et est souvent consommé en même temps qu’il est produit, avec une participation active du client à la production.
  • La gestion de la chaîne logistique couvre les flux d’informations (bons de commande, factures, bons de livraison) et les flux physiques (transport et stockage).
  • La recherche de la qualité s’appuie sur un contrôle de conformité aux exigences et sur un cycle d’amélioration continue pour réduire les dysfonctionnements et l’insatisfaction.

Astuce mémo

Flux poussés = on pousse des stocks (prévisions) ; flux tendus = on tire la production par la commande (moins de stocks).

6. Contrôle des coûts

Notions clés & Définitions

  • Méthode des coûts complets : La méthode des coûts complets impute à un produit toutes les charges, directes et indirectes, pour obtenir son coût total.
  • Charges directes : Les charges directes sont des coûts rattachés directement au produit ou service (matières, main-d’œuvre directe, emballages, livraison des matières, énergies de production, sous-traitance directe).
  • Unité d’œuvre : Une unité d’œuvre sert d’indicateur pour affecter les charges indirectes à un coût (exemples : minute, gramme, litre).
  • Méthode des coûts spécifiques : La méthode des coûts spécifiques impute au produit les charges variables et des charges fixes qui lui sont propres, pour piloter à court terme.
  • Product Lifecycle Management PLM : Le PLM gère tout le cycle de vie d’un produit, de la conception à la fin de vie, pour réduire les coûts et accélérer la mise sur le marché.

Points essentiels

  • La méthode des coûts complets rattache les charges aux produits via des nomenclatures (consommations physiques) et des gammes (main-d’œuvre directe).
  • Les charges indirectes des coûts complets sont affectées à l’aide d’une unité d’œuvre choisie (ex. minute, gramme, litre).
  • Le coût de revient s’obtient en calculant successivement le coût d’achat/approvisionnement, le coût de production et le coût de distribution avec les charges directes et indirectes.
  • La méthode des coûts spécifiques distingue des charges variables proportionnelles à l’activité et des charges fixes indépendantes dans une structure donnée.
  • Le coût spécifique vérifie la relation coût spécifique = charges variables + charges fixes spécifiques, puis la marge sur coût spécifique vaut CA − coût spécifique.
  • En PLM, les coûts peuvent être réduits en moyenne de 3 à 5% grâce à la démarche.

Astuce mémo

Coûts complets = tout le coût (direct + indirect) ; coûts spécifiques = seulement ce qui “est au produit” (variables + fixes spécifiques).

7. Numérique dans la production

Notions clés & Définitions

  • Product Lifecycle Management : Approche de gestion qui suit un produit de sa conception jusqu’à sa fin de vie pour améliorer coût, innovation et délais.
  • Système d’information de gestion : Ensemble d’outils informatiques qui permet de saisir, extraire et analyser des données pour soutenir le fonctionnement de l’entreprise.
  • Progiciel de gestion intégré : Logiciel qui orchestre le pilotage et la décision en assurant la circulation et le traitement d’informations entre services.
  • Objets connectés : Objets munis de capteurs capables de collecter des données et de recevoir des instructions via un réseau.
  • Données ouvertes : Données mises à disposition gratuitement et librement par des administrations pour permettre la création de nouveaux services.

Points essentiels

  • Le PLM vise à gérer toutes les étapes du cycle de vie du produit, en intégrant notamment recyclage, déchets et fin de vie, pour réduire les coûts.
  • En moyenne, le PLM permet une baisse des coûts de 3 à 5% grâce à la démarche.
  • Le PGI facilite le pilotage et l’automatisation en dématérialisant des documents et échanges via un workflow, par exemple pour générer automatiquement une facture à partir d’une commande.
  • Le cloud computing permet de stocker et consulter des données à distance via Internet, tout en rendant compatibles différents systèmes d’information.
  • Les objets connectés collectent des données sur les machines et, combinés à l’IA, peuvent aider à anticiper des pannes et optimiser la production.
  • Le diagramme des flux visualise la circulation des données et identifie rapidement les étapes inutiles, mais il peut être difficile à lire et demande un travail de collecte et de mise en forme.

Astuce mémo

PLM : du produit (conception) jusqu’à la fin (fin de vie) pour réduire coûts et délais.

8. Fonctionnement et acteurs de l’organisation

Notions clés & Définitions

  • Mécanismes de coordination : Les mécanismes de coordination sont les façons dont une organisation articule le travail entre ses services et ses individus, de manière plus ou moins formelle.
  • Degré de centralisation du pouvoir : Le degré de centralisation du pouvoir décrit la part des décisions gardées par la hiérarchie par rapport à celles déléguées aux acteurs chargés d’exécuter le travail.
  • Culture d’organisation : La culture d’organisation regroupe des valeurs, mythes, rituels et codes partagés qui donnent un sens commun aux acteurs internes et favorisent leur mobilisation.
  • Styles de direction : Les styles de direction sont des façons d’exercer le management qui varient selon le dirigeant et les caractéristiques de l’organisation, sans qu’il existe un style universel idéal.
  • Qualité de vie au travail : La qualité de vie au travail vise l’amélioration durable des conditions de travail pour renforcer le bien-être et la performance, notamment via la prévention des risques.

Points essentiels

  • Mintzberg retient 4 modes de coordination : communication informelle, supervision par un seul individu, coordination par résultats/normes/qualifications, et automatisation des procédures.
  • La délégation du pouvoir peut coexister avec des relations informelles, tout en rendant les tâches plus complexes à gérer de façon autonome et responsable.
  • La culture d’organisation contribue à la cohésion en créant une adhésion autour d’objectifs communs, grâce à des repères partagés par les membres internes.
  • Quatre styles de direction sont distingués : paternaliste, autoritaire, consultatif et participatif.
  • Le leadership correspond à la capacité d’un individu à influencer et guider un groupe pour atteindre des objectifs communs, tandis que la cohésion dépend de la qualité des relations et de la confiance.
  • La QVT couvre l’amélioration des conditions de travail, la prévention des risques et des risques psychosociaux, l’hygiène et la sécurité.

Astuce mémo

Mintzberg : « Parler → Ordonner → Mesurer → Automatiser » (informel, superviseur, résultats/normes/qualifs, procédures automatisées).

9. Relation client numérique

Notions clés & Définitions

  • Traces numériques : Ce sont des informations enregistrées sur l’activité ou l’identité des clients à différents moments du parcours (recherche, achat, après-achat).
  • CRM : Un CRM est un logiciel de gestion de la relation client qui aide à centraliser et exploiter les informations pour mieux suivre et servir les clients.
  • Interactivité : L’interactivité désigne la capacité d’un système à permettre des échanges entre une organisation et ses clients, par exemple en ligne.
  • Administration électronique : L’administration électronique regroupe l’usage des technologies numériques par les administrations pour communiquer avec les usagers et faciliter leurs démarches.

Points essentiels

  • Le processus d’achat du consommateur comprend cinq étapes : consultation de sites, visite en magasin, décision d’achat, souscription à un programme de fidélité, actions post-achat (réclamations, SAV).
  • La digitalisation place le consommateur au centre car il s’informe, compare et donne des avis, tout en générant des traces numériques exploitables pour mieux comprendre son comportement.
  • Les traces numériques sont collectées lors de la recherche (sites et pages consultés, produits vus), pendant l’achat (coordonnées et historique, fréquences, montants) puis après l’achat (réclamations et commentaires en ligne).
  • La relation client peut être suivie grâce à un système d’information partagé entre acteurs et à l’utilisation possible d’un CRM.
  • La relation client numérique mobilise des outils comme un site internet, les réseaux sociaux, la newsletter, les chatbots et l’assistance, ainsi que des outils d’analyse tels que Google Analytics pour renforcer connaissance et interactivité.
  • Les administrations utilisent le numérique pour accéder plus facilement aux documents, simplifier les démarches et améliorer les échanges internes entre services.

10. Communication organisationnelle

Notions clés & Définitions

  • Communication interne : Communication interne : ensemble des messages adressés à l’intérieur de l’organisation pour mobiliser le personnel autour des objectifs et des décisions.
  • Communication externe : Communication externe : communication destinée à des publics situés hors de l’organisation comme clients, fournisseurs, banques ou collectivités locales.
  • Communication globale et intégrée : Communication globale et intégrée : cohérence harmonieuse entre tous les acteurs et supports de communication pour afficher une identité stable.
  • E-réputation : E-réputation : perception en ligne d’une organisation, influencée par ses publications et sa présence sur les médias numériques.
  • Marque employeur : Marque employeur : image d’une organisation auprès des salariés actuels et potentiels, utilisée pour attirer et conserver les talents.

Points essentiels

  • La communication organisationnelle vise à développer l’adhésion du personnel aux objectifs et à renforcer l’image de l’organisation.
  • La communication interne peut viser aussi des pratiques proches de la communication externe en considérant les salariés comme des parties prenantes à part entière.
  • La communication externe peut être institutionnelle quand elle promeut l’organisation, ou commerciale quand elle promeut ses produits sur un marché.
  • Les médias numériques modifient la communication externe en combinant plusieurs supports pour marquer l’identité tout en surveillant l’e-réputation.
  • La communication financière devient stratégique grâce à la transparence attendue par les investisseurs et autres parties prenantes.
  • Le système d’information financier repose sur des règles et conventions de normalisation, comme la traçabilité des données chiffrées et le respect du cadre comptable applicable.

Astuce mémo

Interne=I pour adhérer (mob iliser) ; Externe=E pour image (clients→e-réputation) ; Marque employeur = talents (attirer + conserver).

11. Éthique, modes de vie et écosystème

Notions clés & Définitions

  • Mécénat : Le mécénat est un soutien financier ou matériel apporté à une cause ou à un projet d’intérêt général sans attendre de contrepartie directe.
  • Démocratie participative : La démocratie participative est un mode de gouvernance où des citoyens ou parties prenantes interviennent directement dans la prise de décision.
  • Droit à la déconnexion : Le droit à la déconnexion autorise les salariés à ne plus être joignables en dehors de leurs horaires de travail.
  • Consommation responsable : La consommation responsable est un choix qui vise à limiter l’impact environnemental tout en tenant compte des attentes des consommateurs.

Points essentiels

  • Les organisations doivent transmettre aux parties prenantes des données comptables et économiques pour permettre une compréhension claire de leur situation financière.
  • Les enjeux éthiques incluent la lutte contre les discriminations, le respect de l’environnement via une démarche RSE, l’égalité homme-femme, de bonnes conditions de travail et l’honnêteté sans corruption ni pratiques commerciales trompeuses.
  • En 2023, 7 Français sur 10 déclarent être incapables de passer une journée complète sans objet connecté, avec en moyenne 8h d’écran par jour, ce qui peut entraîner stress, fatigue, sédentarité et troubles du sommeil.
  • Le droit à la déconnexion vise à réduire le surmenage et le burn-out en limitant la disponibilité hors horaires.
  • La consommation responsable se traduit notamment par le locavorisme (privilégier les producteurs locaux) et par le glanage (récupérer des biens abandonnés).
  • Les effets des actions des organisations sur l’écosystème peuvent être économiques, sociaux et culturels, en plus de modifier les infrastructures (transports, numérique) et d’entraîner une lourde responsabilité.

Astuce mémo

Droit à la déconnexion : hors horaires, je décroche (moins de surmenage).

Repères chronologiques

DateÉvénement
1978Loi sur la liberté d'accès aux documents administratifs, citée pour l’administration électronique
2007Apple lance un téléphone tout tactile (exemple d’approche créative)
2002GoPro lance le marché des caméras d’action (exemple d’approche créative)
1994Nespresso commercialise les capsules de café (exemple d’approche créative)
1962Mise en place du toyotisme chez Toyota
2016« Loi pour une République numérique » (loi Lemaire) encadrant la transparence des traitements
2018RGPD en vigueur
2023Chiffres d’hyperconnexion : 7 Français sur 10 et 8h d’écran par jour

Tableaux de synthèse

Comparaison des approches marketing

ApprocheDéfinitionExemple
RéactiveRépond à une demande déjà existante et expriméeMc Do et des options végétariennes
MédiatriceLe client participe à la création de l’offre à partir de son avisDanone via les réseaux sociaux pour créer de nouvelles saveurs
AnticipatriceAnticipe un besoin ou une tendance non encore perceptibleGoogle Home en anticipant le besoin de domotique
CréativeCrée une innovation radicale qui transforme les habitudes et crée un nouveau besoinApple : téléphone tout tactile en 2007

Comparaison des méthodes de coûts

MéthodePrincipeFinalité/pratique
Coûts completsImpute au produit toutes les charges (directes + indirectes)Vision globale du coût total, utile pour prix minimum et évaluation des stocks
Coûts spécifiquesImpute au produit les charges variables + charges fixes spécifiques (charges fixes communes exclues)Décisions de court terme et analyse des marges (marge sur coût spécifique)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre valeur ajoutée (CA − CI) et résultat net : la valeur ajoutée mesure la richesse créée, le résultat net compare produits et charges.
  2. Oublier de commenter les indicateurs calculés (taux de profitabilité, patrimoine net, taux d’endettement) : ce n’est pas seulement le calcul.
  3. Croire que l’approche créative est la même chose que l’anticipatrice : la créative crée un nouveau besoin/transforme radicalement les habitudes.
  4. Confondre BFR et FRNG : le BFR mesure le besoin en fonds de roulement, le FRNG correspond aux ressources stables − emplois stables.
  5. Rattacher à tort la production à flux poussés à la commande : elle part de prévisions et constitue des stocks (contraire du flux tendu).
  6. Se tromper de formule en coûts complets : il faut intégrer charges directes et indirectes via une unité d’œuvre, pas seulement les charges directes.
  7. Penser que le PLM se limite à la conception : il couvre tout le cycle de vie jusqu’à la fin de vie (et vise aussi réduction des coûts/délais).

Checklist Examen

  1. Définir finalités (éco/social/environnement) et expliquer la finalité sociétale, puis relier la démarche marketing à la stratégie et à l’avantage concurrentiel.
  2. Savoir ce qu’est une étude de marché (lieu de rencontre offre/demande, caractéristiques du marché) et distinguer étude/veille, en citant le rôle possible du big data dans la veille.
  3. Maîtriser l’enchaînement de la démarche marketing (diagnostic/étude-veille ± big data → besoin → conception de l’offre → choix prix-distribution-communication cohérents → contrôle de la performance).
  4. Savoir caractériser les 4 approches marketing (réactive, médiatrice, anticipatrice, créative) et donner un exemple concret pour chacune.
  5. Calculer et interpréter la valeur ajoutée (CA − CI) et le résultat net, puis calculer le taux de profitabilité et savoir qu’il faut commenter après calcul.
  6. Calculer patrimoine net (total actif − emprunts et dettes) et taux d’endettement (avec la formule du cours), puis expliquer l’idée d’une situation saine (seuil rappelé).
  7. Identifier les types d’innovation (nouveau produit/amélioration/intégration de services) et décrire la méthode des 5 questions pour analyser un modèle économique.
  8. Distinguer financement à long terme (LT) et financement du cycle d’exploitation, expliquer autofinancement vs emprunt vs crédit-bail, puis savoir le rôle du BFR positif (délais clients/stocks/délais fournisseurs).
  9. Expliquer les logiques de production à flux poussés et flux tendus, rappeler que le service est non-stockable et la participation du client à la production.
  10. Choisir et appliquer la méthode de coûts adaptée : décrire la logique des coûts complets (unité d’œuvre) et celle des coûts spécifiques (marge sur coût spécifique = CA − coût spécifique).
  11. Expliquer comment la transformation numérique soutient la production et la relation client : SIG/PGI/workflow/cloud, objets connectés + IA, et CRM/Google Analytics avec les étapes du processus d’achat et les traces numériques.
  12. Maîtriser l’organisation et la société : 4 modes de coordination de Mintzberg, 4 styles de direction, communication interne/externe/e-réputation/marque employeur, et l’essentiel RGPD/algorithmes/transparence/blockchain + droit à la déconnexion/consommation locavore et glanage.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux stratégies et organisation d'entreprise avec 22 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle définition correspond le mieux à une étude de marché ?

2. Dans une approche marketing médiatrice, quel rôle joue le client ?

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Finalités de l’entreprise — définition ?

Objectifs économiques, sociaux et environnementaux.

Finalité sociétale — rôle ?

Combiner dimensions économique, sociale, environnementale.

Avantage concurrentiel — définition ?

Ressource ou compétence supérieure aux concurrents.

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