QCM : Keynes et le marché à court terme (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle combinaison caractérise les trois apports de la révolution keynésienne à l’analyse économique ?

La macroéconomie, l’ajustement par les prix et l’étude des décisions individuelles
La macroéconomie, l’ajustement par les quantités et l’étude des agrégats nationaux
La microéconomie, l’ajustement par les prix et l’étude des agrégats nationaux
La microéconomie, l’ajustement par les quantités et l’étude des décisions individuelles

La macroéconomie, l’ajustement par les quantités et l’étude des agrégats nationaux

Explication

La révolution keynésienne apporte un champ d’analyse macroéconomique, l’ajustement par les quantités comme instrument et les agrégats nationaux comme objet. Les réponses fondées sur la microéconomie ou l’ajustement par les prix confondent ces apports avec d’autres notions.

2. Une équipe étudie d’abord les décisions de consommation de chaque ménage, puis la consommation totale du pays. Comment distinguer ces deux analyses ?

Les deux sont macroéconomiques, car elles concernent des ménages
La première est macroéconomique et la seconde microéconomique
La première est microéconomique et la seconde macroéconomique
Les deux sont microéconomiques, car elles portent sur la consommation

La première est microéconomique et la seconde macroéconomique

Explication

La microéconomie porte sur les comportements individuels, tandis que la macroéconomie étudie les comportements globaux et collectifs. Inverser les deux niveaux ou réduire le classement au seul thème de la consommation confond l’échelle d’analyse.

3. Dans une analyse classique, un économiste sépare l’étude du marché des produits de celle des autres marchés. Quelle conception des marchés applique-t-il ?

Des marchés collectifs et indivisibles, le marché des produits étant confondu avec les autres
Des marchés dichotomiques et hiérarchisés, le marché des produits étant décomposable des autres
Des marchés indépendants et non hiérarchisés, le marché des produits remplaçant les autres
Des marchés intégrés et interdépendants, le marché des produits regroupant les autres

Des marchés dichotomiques et hiérarchisés, le marché des produits étant décomposable des autres

Explication

L’approche classique et néoclassique conçoit les marchés comme dichotomiques et hiérarchisés, et considère le marché des produits comme décomposable des autres. L’intégration des marchés ou l’absence de hiérarchie contredit cette conception.

4. Sur un marché classique, l’offre est inférieure à la demande. Quel ajustement du prix permet de rapprocher le marché de l’équilibre ?

Le prix varie sans lien avec l’écart entre offre et demande
Le prix baisse
Le prix augmente
Le prix reste stable

Le prix augmente

Explication

Dans le modèle classique, une demande supérieure à l’offre exerce une pression à la hausse sur le prix. Une baisse correspond à l’excès d’offre, tandis que la stabilité du prix correspond à l’égalité entre offre et demande.

5. Que désigne le sous-emploi dans le modèle keynésien ?

Une situation où des travailleurs et des capacités de production restent inutilisés
Une situation où la production ne peut augmenter qu’après une hausse des salaires
Une situation où les capacités productives sont maximales et toute la population travaille
Une situation où le chômage provient de salaires trop élevés sur le marché du travail

Une situation où des travailleurs et des capacités de production restent inutilisés

Explication

Le modèle keynésien admet que des capacités de production et des travailleurs restent inutilisés, ce qui rend possible une hausse de la production. La présence de capacités maximales correspond plutôt à l’hypothèse néoclassique du plein-emploi.

6. Dans la notation keynésienne, que représente la consommation incompressible ?

La dépense publique destinée aux ménages
La part de la consommation qui ne peut pas être supprimée
La part du revenu consacrée à l’épargne
La consommation qui varie avec le taux d’intérêt

La part de la consommation qui ne peut pas être supprimée

Explication

La consommation incompressible désigne la part des dépenses de consommation qui ne peut être supprimée. L’épargne correspond plutôt au revenu restant après la consommation.

7. Quel rôle joue l’investissement dans l’expression de la demande globale lorsqu’on inclut l’intervention publique ?

Il mesure les recettes fiscales ajoutées aux dépenses de consommation et aux dépenses publiques.
Il désigne la production totale qui remplace la consommation et les dépenses publiques.
Il représente l’épargne des ménages déduite de la consommation et des dépenses publiques.
Il constitue une composante des dépenses prévues, aux côtés de la consommation et des dépenses publiques.

Il constitue une composante des dépenses prévues, aux côtés de la consommation et des dépenses publiques.

Explication

L’investissement est une composante de la demande globale, exprimée par DG=C+I+GDG = C + I + G, avec la consommation et les dépenses publiques. L’épargne des ménages n’apparaît pas comme un terme de cette expression.

8. Dans le modèle keynésien, quel mécanisme explique qu’une dépense publique initiale puisse produire un effet amplifié sur l’activité économique ?

La dépense entraîne des effets successifs qui amplifient son impact initial sur l’activité.
La dépense remplace l’investissement privé sans modifier la production totale.
La dépense modifie les prix, ce qui rétablit l’équilibre entre l’offre et la demande.
La dépense réduit les impôts et augmente immédiatement le revenu disponible des ménages.

La dépense entraîne des effets successifs qui amplifient son impact initial sur l’activité.

Explication

Le multiplicateur keynésien amplifie l’effet d’une variation de dépense sur l’activité, et l’État peut amorcer ce processus par ses dépenses publiques. La baisse des impôts relève d’un autre instrument budgétaire et ne décrit pas le mécanisme du multiplicateur demandé ici.

9. En quoi le multiplicateur des dépenses publiques diffère-t-il du multiplicateur fiscal dans l’analyse budgétaire keynésienne ?

Le premier compare les recettes et les dépenses, tandis que le second mesure leur égalité.
Le premier porte sur une variation de G, tandis que le second porte sur une variation de T.
Le premier porte sur une variation de T, tandis que le second porte sur une variation de G.
Le premier concerne l’investissement privé, tandis que le second concerne les dépenses publiques.

Le premier porte sur une variation de G, tandis que le second porte sur une variation de T.

Explication

Le multiplicateur des dépenses publiques concerne les variations des dépenses publiques G, alors que le multiplicateur fiscal concerne celles des impôts T. Le multiplicateur de budget équilibré, contrairement au multiplicateur fiscal, porte sur une situation où recettes et dépenses sont mises en relation.

10. Pourquoi la macroéconomie s’intéresse-t-elle aux agrégats nationaux comme la production et l’emploi plutôt qu’à la simple addition des décisions individuelles ?

Parce que les comportements collectifs résultent directement de l’ajustement des prix.
Parce que les agrégats nationaux décrivent principalement les prix de chaque marché.
Parce que les comportements collectifs peuvent différer de la somme des comportements individuels.
Parce que les décisions individuelles ne peuvent pas être observées par les économistes.

Parce que les comportements collectifs peuvent différer de la somme des comportements individuels.

Explication

Le sophisme de composition souligne que les résultats collectifs peuvent différer de ceux qu’on déduirait en additionnant les comportements individuels, ce qui justifie l’étude macroéconomique des agrégats. L’analyse des prix de chaque marché relève plutôt d’une approche centrée sur les marchés particuliers, et non de cette distinction entre individus et collectif.

11. Dans un cadre classique où la monnaie est considérée comme neutre, comment une autorité peut-elle stimuler l’activité en augmentant la quantité de monnaie ?

Cette hausse réduit le chômage en augmentant les dépenses publiques des ménages.
Cette hausse ne modifie pas durablement l’activité réelle, car la monnaie agit comme un voile.
Cette hausse rééquilibre les marchés en faisant varier les quantités produites.
Cette hausse accroît durablement la production en relançant directement la demande de biens.

Cette hausse ne modifie pas durablement l’activité réelle, car la monnaie agit comme un voile.

Explication

Dans l’approche classique, la monnaie est neutre et n’est qu’un voile, ce qui rend la politique monétaire inefficace sur l’activité réelle. Une hausse de la monnaie ne stimule donc pas durablement la production comme le ferait une hausse directe de la demande.

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Quel nouvel instrument d’analyse la révolution keynésienne introduit-elle ?

L’ajustement par les quantités.

Quelle distinction oppose la microéconomie à la macroéconomie ?

La microéconomie étudie les comportements individuels, tandis que la macroéconomie étudie les comportements globaux et collectifs.

Dans l’approche classique et néoclassique, comment les marchés sont-ils structurés ?

Ils sont dichotomiques et hiérarchisés.

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