Fiche de révision : Keynes et le marché à court terme

Plan du Cours

  1. Révolution keynésienne et macroéconomie
  2. Marché classique et monnaie neutre
  3. Hypothèses du modèle keynésien
  4. Consommation et épargne keynésiennes
  5. Investissement et demande globale
  6. Multiplicateur keynésien et relance
  7. Budget public et multiplicateurs

1. Révolution keynésienne et macroéconomie

★ À maîtriser

  • La révolution keynésienne introduit trois nouveautés :
    • un nouveau champ d’analyse, la macroéconomie
    • un nouvel instrument d’analyse, l’ajustement par les quantités
    • un nouvel objet d’analyse, les agrégats nationaux tels que la production, la consommation, l’emploi et l’investissement

📌 La microéconomie étudie les comportements individuels, tandis que la macroéconomie étudie les comportements globaux et collectifs.

Compléments

  • Le sophisme de composition signifie que le tout n’est pas la somme des parties ; l’exemple du spectacle montre que si tous les spectateurs montent sur une chaise, leur vision collective ne s’améliore pas. - Samuelson

  • La microéconomie mobilise notamment l’optimisation, la maximisation et la minimisation, tandis que la macroéconomie recourt à la théorie des jeux.

  • La critique du « no bridge » conduit à rechercher des fondements microéconomiques pour la macroéconomie.

Astuce mémo

Micro : l’individu ; macro : le collectif.

2. Marché classique et monnaie neutre

★ À maîtriser

📌 Dans l’approche classique et néoclassique, les marchés sont dichotomiques et hiérarchisés, et le marché des produits est décomposable des autres marchés.

  • Dans l’approche classique et néoclassique, la monnaie est neutre et n’est qu’un voile, de sorte que la politique monétaire est inefficace.

  • Dans le modèle classique, l’ajustement du marché se fait par les prix : le prix baisse si l’offre dépasse la demande, augmente si l’offre est inférieure à la demande et reste stable si elles sont égales.

Compléments

  • Dans l’approche classique et néoclassique, le chômage est volontaire ou causé par des rigidités sur le marché du travail.

  • L’équilibre classique repose sur la main invisible, exclut l’intervention de l’État et suppose l’absence de déséquilibre durable.

  • L’analyse classique décrit un marché idéal sous les hypothèses de concurrence pure et parfaite et de prix flexibles.

Astuce mémo

Ajustement par les prix → retour à l’équilibre.

3. Hypothèses du modèle keynésien

★ À maîtriser

📌 Le modèle néoclassique suppose le plein-emploi et des capacités de production maximales, tandis que le modèle keynésien suppose le sous-emploi et des capacités inutilisées.

  • Dans le modèle keynésien, une variation de la demande globale entraîne une variation de la production, puis de l’emploi et du chômage.

Compléments

  • Le modèle keynésien permet d’augmenter la production sans augmenter les salaires lorsque des capacités de production restent inutilisées.
  • Le modèle suppose une population stable et un appareil productif suffisamment plastique pour s’ajuster par les quantités.

  • Dans le modèle, la production est égale au revenu, soit Y=production=revenuY = \text{production} = \text{revenu}.

📌 L’approche néoclassique vise l’allocation optimale des ressources, tandis que l’approche keynésienne étudie les variations de l’emploi et du revenu.

Astuce mémo

Demande globale → production → emploi → chômage.

4. Consommation et épargne keynésiennes

★ À maîtriser

  • Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes, le revenu est le déterminant fondamental de la consommation.

  • Dans le modèle keynésien, l’épargne S est le résidu du revenu Y après la consommation C, soit Y=C+SY = C + S.

Compléments

  • La consommation incompressible désigne la part de consommation qui ne peut être supprimée.

  • La propension à consommer est notée c et le niveau de consommation C ; la propension à épargner est notée s et le niveau d’épargne S.

  • Plus les individus sont pauvres, plus leur propension à consommer est élevée.

📌 Dans l’approche classique et néoclassique, le taux d’intérêt détermine l’épargne, tandis que dans l’approche keynésienne le revenu la détermine et le taux d’intérêt en influence les formes.

Astuce mémo

Chez Keynes, le revenu détermine l’épargne ; chez les classiques, c’est le taux d’intérêt.

5. Investissement et demande globale

Notions clés & Définitions

  • Demande globale : L’ensemble des dépenses en biens et services que les entreprises et les ménages prévoient d’effectuer.

Points essentiels

  • Dans le modèle de demande globale avec intervention publique, la demande globale s’écrit DG=C+I+GDG = C + I + G, où C désigne la consommation, I l’investissement et G les dépenses publiques.

6. Multiplicateur keynésien et relance

★ À maîtriser

  • Le multiplicateur keynésien amplifie l’effet d’une variation de dépense sur l’activité économique.

  • L’État peut initier une dépense par les dépenses publiques afin de soutenir l’activité et l’emploi.

Compléments

  • Le fonctionnement du multiplicateur requiert un système de financement de l’économie, dont les banques constituent le point de départ du financement.

  • Le multiplicateur suppose un engagement collectif de l’investissement à partir de la dépense initiée.

  • L’efficacité du multiplicateur dépend de la plasticité de l’appareil productif et de la capacité des entreprises à accroître leur production lorsque la demande augmente.

  • L’efficacité du multiplicateur dépend de la propension des ménages à consommer, elle-même fortement liée à leur confiance en l’avenir.

7. Budget public et multiplicateurs

★ À maîtriser

  • L’État intervient dans le modèle par les dépenses publiques G et par les impôts T, considérés comme forfaitaires, c’est-à-dire identiques pour tous.

📌 Le budget de l’État est excédentaire si T−G>0T-G > 0, déficitaire si T−G<0T-G < 0 et équilibré si T−G=0T-G = 0.

Compléments

  • Le cours distingue le multiplicateur des dépenses publiques, le multiplicateur fiscal et le multiplicateur de budget équilibré.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Keynes et le marché à court terme avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle combinaison caractérise les trois apports de la révolution keynésienne à l’analyse économique ?

2. Une équipe étudie d’abord les décisions de consommation de chaque ménage, puis la consommation totale du pays. Comment distinguer ces deux analyses ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Keynes et le marché à court terme avec 10 flashcards interactives.

Quel nouvel instrument d’analyse la révolution keynésienne introduit-elle ?

L’ajustement par les quantités.

Quelle distinction oppose la microéconomie à la macroéconomie ?

La microéconomie étudie les comportements individuels, tandis que la macroéconomie étudie les comportements globaux et collectifs.

Dans l’approche classique et néoclassique, comment les marchés sont-ils structurés ?

Ils sont dichotomiques et hiérarchisés.

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