QCM : L’action publique environnementale (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi l’environnement est-il devenu un enjeu public ?

Parce que les problèmes environnementaux sont considérés comme collectifs et appellent une intervention publique.
Parce que les enjeux environnementaux sont reconnus comme des questions sans réponse politique.
Parce que les problèmes environnementaux sont définis comme des enjeux individuels sans portée collective.
Parce que les problèmes environnementaux sont perçus comme des problèmes collectifs nécessitant l’action des pouvoirs publics.
Parce que les problèmes environnementaux sont traités comme des questions relevant des entreprises privées.

Parce que les problèmes environnementaux sont considérés comme collectifs et appellent une intervention publique. · Parce que les problèmes environnementaux sont perçus comme des problèmes collectifs nécessitant l’action des pouvoirs publics.

Explication

La dimension collective des problèmes environnementaux justifie l’intervention des pouvoirs publics. Les présenter comme des enjeux privés ou individuels, ou comme des problèmes sans réponse politique, ne correspond pas à cette raison.

2. Quels acteurs peuvent se mobiliser autour de la cause environnementale ?

Les citoyens et les associations figurent parmi les acteurs mobilisés autour de la cause environnementale.
Ces acteurs disposent d’intérêts, de ressources et de modes d’action différents.
Les scientifiques et les médias peuvent prendre part à la mobilisation environnementale.
Les entreprises et les agriculteurs sont également concernés par cette mobilisation.
Les pouvoirs publics participent à la mobilisation autour de la cause environnementale.

Les citoyens et les associations figurent parmi les acteurs mobilisés autour de la cause environnementale. · Ces acteurs disposent d’intérêts, de ressources et de modes d’action différents. · Les scientifiques et les médias peuvent prendre part à la mobilisation environnementale. · Les entreprises et les agriculteurs sont également concernés par cette mobilisation. · Les pouvoirs publics participent à la mobilisation autour de la cause environnementale.

Explication

La mobilisation rassemble citoyens, associations, scientifiques, médias, entreprises, agriculteurs et pouvoirs publics. Ces acteurs se distinguent par leurs intérêts, leurs ressources et leurs modes d’action.

3. La Convention citoyenne pour le climat illustre :

Une coopération entre scientifiques et médias pour adopter des mesures de protection sanitaire.
Une coopération entre citoyens et pouvoirs publics pour élaborer des propositions sur l’action climatique.
Une coopération entre citoyens et pouvoirs publics pour faire émerger des propositions climatiques.
Une opposition entre citoyens et pouvoirs publics autour de la réduction des déchets.
Une concertation entre entreprises et agriculteurs visant à définir la politique commerciale.

Une coopération entre citoyens et pouvoirs publics pour élaborer des propositions sur l’action climatique. · Une coopération entre citoyens et pouvoirs publics pour faire émerger des propositions climatiques.

Explication

La Convention citoyenne pour le climat illustre la coopération des citoyens avec les pouvoirs publics afin de faire émerger des propositions sur l’action climatique. Les autres propositions substituent d’autres acteurs ou d’autres objectifs à cet exemple.

4. Les relations entre les différentes échelles de l’action publique environnementale comprennent :

Les règles européennes empêchent le renforcement des mesures environnementales locales.
Les engagements internationaux doivent être traduits dans les territoires pour devenir effectifs.
Les actions locales remplacent les règles nationales et les engagements mondiaux.
Les engagements internationaux se substituent à l’action locale dans leur mise en œuvre.
Les règles nationales peuvent renforcer une action environnementale menée à l’échelle locale.

Les engagements internationaux doivent être traduits dans les territoires pour devenir effectifs. · Les règles nationales peuvent renforcer une action environnementale menée à l’échelle locale.

Explication

Les règles nationales peuvent renforcer l’action locale, et les engagements internationaux doivent être traduits dans les territoires. Les échelles sont complémentaires : les engagements ne se substituent pas à l’action locale, et les règles européennes ne l’empêchent pas.

5. Quelle(s) proposition(s) concernant l’approche défendue par Arthur Cecil Pigou est (sont) exacte(s) ?

Le principe associé à Pigou fait contribuer le pollueur au coût externe de son activité.
L’approche de Pigou s’inscrit dans le principe du pollueur-payeur.
La taxe défendue par Pigou vise à faire prendre en charge le coût externe par le pollueur.
Arthur Cecil Pigou a défendu une taxe faisant payer au pollueur le coût externe de la pollution.
Arthur Cecil Pigou a défendu une subvention faisant supporter au pollueur le coût externe.

Le principe associé à Pigou fait contribuer le pollueur au coût externe de son activité. · L’approche de Pigou s’inscrit dans le principe du pollueur-payeur. · La taxe défendue par Pigou vise à faire prendre en charge le coût externe par le pollueur. · Arthur Cecil Pigou a défendu une taxe faisant payer au pollueur le coût externe de la pollution.

Explication

Pigou a défendu une taxe destinée à faire payer au pollueur le coût externe, conformément au principe du pollueur-payeur. L’instrument cité est une taxe, et non une subvention.

6. Une entreprise fait face à des quotas rares dont le prix augmente. Quelles conséquences sont attendues ?

La rareté des quotas conduit les entreprises à réclamer davantage de droits gratuits.
La rareté des quotas fait baisser leur prix et encourage les émissions.
La hausse du prix incite l’entreprise à réduire ses émissions.
L’entreprise peut investir dans des procédés moins polluants.
La hausse du prix incite l’entreprise à dépasser ses quotas.

La hausse du prix incite l’entreprise à réduire ses émissions. · L’entreprise peut investir dans des procédés moins polluants.

Explication

Quand les quotas sont rares, leur prix augmente, ce qui incite les entreprises à réduire leurs émissions ou à investir dans des procédés moins polluants. Dépasser ses quotas ne découle pas de cette hausse, et la rareté ne fait pas baisser le prix. Les entreprises ne sont donc pas incitées à réclamer davantage de droits gratuits.

7. La mise à l’agenda politique d’un problème environnemental passe par :

La popularisation de la cause intervient avant l’identification du problème public.
L’identification du problème public, son cadrage et sa justification figurent parmi les étapes du processus.
La popularisation de la cause et la mise en politique font partie des étapes du processus.
Le cadrage constitue l’étape finale, après la mise en politique.
La justification est remplacée par une négociation entre entreprises et médias.

L’identification du problème public, son cadrage et sa justification figurent parmi les étapes du processus. · La popularisation de la cause et la mise en politique font partie des étapes du processus.

Explication

Le processus comprend l’identification, le cadrage, la justification, la popularisation de la cause et la mise en politique. La popularisation ne précède pas l’identification et le cadrage n’en est pas l’étape finale.

8. Au sujet des conflits environnementaux, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les relations entre acteurs dépendent du nombre de médias présents dans le débat.
Les débats sur la déforestation au Brésil illustrent des tensions entre protection et intérêts productifs.
Les débats sur le glyphosate illustrent des conflits liés à des objectifs environnementaux et économiques.
Ils peuvent opposer la protection de l’environnement et de la santé à des intérêts économiques.
Les acteurs environnementaux défendent des intérêts similaires et disposent de ressources comparables.

Les débats sur la déforestation au Brésil illustrent des tensions entre protection et intérêts productifs. · Les débats sur le glyphosate illustrent des conflits liés à des objectifs environnementaux et économiques. · Ils peuvent opposer la protection de l’environnement et de la santé à des intérêts économiques.

Explication

Les relations entre acteurs environnementaux dépendent notamment des intérêts défendus, des ressources disponibles et des solutions proposées, et non du nombre de médias présents dans le débat. Ces acteurs disposent d’intérêts et de ressources différents, plutôt que similaires et comparables. Les conflits environnementaux opposent des objectifs de protection de l’environnement et de la santé à des intérêts économiques ou productifs ; les débats sur le glyphosate et la déforestation au Brésil en sont des exemples.

9. Parmi les propositions suivantes concernant le fonctionnement du marché des quotas, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une quantité de droits d’émission est fixée dans le dispositif.
Les autorités fixent le prix des droits avant les échanges entre acteurs.
Les échanges de quotas ont lieu entre les acteurs concernés.
Le dépassement des obligations entraîne une hausse du prix des quotas.
L’offre et la demande déterminent le prix des droits échangés.

Une quantité de droits d’émission est fixée dans le dispositif. · Les échanges de quotas ont lieu entre les acteurs concernés. · L’offre et la demande déterminent le prix des droits échangés.

Explication

Le dispositif fixe une quantité de droits, que les acteurs peuvent échanger, et leur prix dépend de l’offre et de la demande. Le prix n’est pas fixé au préalable par les autorités, et les sanctions en cas de dépassement ne sont pas décrites comme une hausse du prix des quotas.

10. Concernant les taxes et les subventions environnementales, quelles propositions sont exactes ?

Une subvention peut diminuer le coût des activités favorables à l’environnement.
La taxation peut rendre plus coûteuses les activités polluantes afin d’influencer les choix.
La taxation rend moins coûteuses les activités polluantes, tandis que la subvention renchérit les choix favorables à l’environnement.
Ces instruments incitatifs modifient des coûts sans reposer directement sur une interdiction.
Les taxes et les subventions influencent les choix en modifiant le coût des activités concernées.

Une subvention peut diminuer le coût des activités favorables à l’environnement. · La taxation peut rendre plus coûteuses les activités polluantes afin d’influencer les choix. · Ces instruments incitatifs modifient des coûts sans reposer directement sur une interdiction. · Les taxes et les subventions influencent les choix en modifiant le coût des activités concernées.

Explication

La taxation renchérit les choix polluants, tandis qu’une subvention peut réduire le coût des activités favorables à l’environnement. Ces instruments agissent sur les coûts pour inciter, sans reposer directement sur une interdiction.

11. Une taxe pigouvienne vise à :

Faire prendre en compte par le pollueur le coût externe de son activité polluante.
Faire supporter à la collectivité le coût externe sans le refléter dans le prix.
Intégrer le coût externe de la pollution dans le prix d’une activité non polluante.
Supprimer le coût externe de la pollution en interdisant l’activité concernée.
Intégrer le coût externe de la pollution dans le prix de l’activité polluante.

Faire prendre en compte par le pollueur le coût externe de son activité polluante. · Intégrer le coût externe de la pollution dans le prix de l’activité polluante.

Explication

La taxe pigouvienne incorpore le coût externe de la pollution au prix de l’activité polluante afin que le pollueur le prenne en compte. Elle n’a pas pour définition d’interdire l’activité, ni de transférer le coût à la collectivité sans l’intégrer au prix.

12. Le coût social de la pollution comprend :

Le coût supporté par le producteur ou le consommateur, à l’exclusion du coût externe collectif.
Le coût supporté par le producteur ou le consommateur et le coût externe subi par la collectivité.
Le coût de la pollution pour la collectivité et celui assumé par le consommateur ou le producteur.
Les coûts privés et externes associés à la pollution constituent ensemble son coût social.
Le coût externe subi par la collectivité, en plus du coût supporté par l’agent économique.

Le coût supporté par le producteur ou le consommateur et le coût externe subi par la collectivité. · Le coût de la pollution pour la collectivité et celui assumé par le consommateur ou le producteur. · Les coûts privés et externes associés à la pollution constituent ensemble son coût social. · Le coût externe subi par la collectivité, en plus du coût supporté par l’agent économique.

Explication

Le coût social additionne le coût supporté par le producteur ou le consommateur et le coût externe supporté par la collectivité. Exclure ce coût externe ne permettrait donc pas de définir le coût social complet.

13. Concernant l’action publique :

Elle désigne les décisions prises par les entreprises pour répondre à des enjeux commerciaux.
Elle regroupe des décisions et mesures mises en œuvre par les pouvoirs publics face à un problème collectif.
Elle se limite aux décisions des citoyens concernant des problèmes individuels.
Elle correspond aux mesures adoptées par les associations sans intervention des pouvoirs publics.
Elle peut associer les pouvoirs publics et d’autres acteurs dans la réponse à un problème collectif.

Elle regroupe des décisions et mesures mises en œuvre par les pouvoirs publics face à un problème collectif. · Elle peut associer les pouvoirs publics et d’autres acteurs dans la réponse à un problème collectif.

Explication

L’action publique comprend les décisions et mesures des pouvoirs publics face à un problème collectif et s’exerce en interaction avec d’autres acteurs. Les entreprises, les associations ou les citoyens ne constituent pas seuls l’action publique telle qu’elle est définie ici.

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Que désigne l’action publique ?

L’ensemble des décisions et mesures mises en œuvre par les pouvoirs publics pour répondre à un problème collectif, en interaction avec d’autres acteurs.

Pourquoi l’environnement est-il devenu un enjeu public ?

Parce que les problèmes environnementaux sont considérés comme des problèmes collectifs nécessitant l’intervention des pouvoirs publics.

Quels acteurs mobilise la cause environnementale ?

Les citoyens, les associations, les scientifiques, les médias, les entreprises, les agriculteurs et les pouvoirs publics.

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