QCM : L’action publique environnementale (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels acteurs peuvent être mobilisés autour de la cause environnementale ?

Des citoyens, des associations, des scientifiques, des médias, des entreprises, des agriculteurs et les pouvoirs publics
Des citoyens, des associations, des scientifiques, des médias, des entreprises et les pouvoirs publics
Des agriculteurs, des entreprises, des médias, des consommateurs, des organisations internationales et les pouvoirs publics
Des élus, des tribunaux, des syndicats, des banques, des artistes, des chercheurs et les collectivités

Des citoyens, des associations, des scientifiques, des médias, des entreprises, des agriculteurs et les pouvoirs publics

Explication

La mobilisation environnementale peut réunir ces catégories d’acteurs, des citoyens aux pouvoirs publics, en passant par les agriculteurs et les entreprises. Une liste proche omet les agriculteurs, qui font bien partie des acteurs concernés.

2. Lorsqu’un problème environnemental est encore peu connu du public, quelle contribution complémentaire apportent les scientifiques et les médias ?

Les scientifiques popularisent la cause, tandis que les médias produisent les connaissances nécessaires à son identification.
Les scientifiques représentent les associations, tandis que les médias déterminent les décisions des pouvoirs publics.
Les scientifiques documentent le problème, tandis que les médias le rendent visible dans le débat public.
Les scientifiques élaborent des mesures publiques, tandis que les médias vérifient leur application sur le terrain.

Les scientifiques documentent le problème, tandis que les médias le rendent visible dans le débat public.

Explication

Les scientifiques produisent des connaissances pour identifier et documenter les problèmes, et les médias contribuent à les faire connaître dans le débat public. La popularisation est ici attribuée aux médias, mais la production des connaissances relève des scientifiques.

3. Dans quel ordre s’enchaînent les étapes de la mise à l’agenda politique ?

Cadrage, identification du problème public, popularisation de la cause, justification et mise en politique
Identification du problème public, cadrage, justification, popularisation de la cause et mise en politique
Identification du problème public, justification, cadrage, mise en politique et popularisation de la cause
Identification du problème public, cadrage, popularisation de la cause, mise en politique et justification

Identification du problème public, cadrage, justification, popularisation de la cause et mise en politique

Explication

Le processus commence par l’identification du problème, puis passe par son cadrage et sa justification, avant la popularisation de la cause et sa mise en politique. Inverser le cadrage et la justification modifie l’ordre des étapes.

4. Une cause est identifiée comme problème public, cadrée et justifiée, puis largement diffusée auprès du public. Quelle étape vient ensuite dans la mise à l’agenda politique ?

Le cadrage initial de la cause
L’identification d’un nouveau problème public
La justification renouvelée du problème
La mise en politique de la cause

La mise en politique de la cause

Explication

La popularisation de la cause précède sa mise en politique dans l’enchaînement des cinq étapes. La justification intervient plus tôt, avant que la cause soit popularisée.

5. Que désigne la coopération entre acteurs dans le domaine environnemental ?

Une opposition entre des acteurs aux intérêts divergents concernant les pratiques environnementales
Une décision prise par les pouvoirs publics sans participation d’autres acteurs concernés
Une campagne médiatique destinée à rendre un problème environnemental visible du public
Une action menée conjointement par des acteurs pour élaborer ou mettre en œuvre des solutions environnementales

Une action menée conjointement par des acteurs pour élaborer ou mettre en œuvre des solutions environnementales

Explication

La coopération correspond à une action commune entre acteurs, comme celle des citoyens et des pouvoirs publics dans la Convention citoyenne pour le climat. L’opposition entre intérêts divergents relève plutôt d’un conflit environnemental.

6. Quelle conférence illustre l’action mondiale visant à organiser la coopération internationale face aux problèmes environnementaux ?

La conférence de Stockholm
Le protocole de Montréal
Le système européen d’échange de quotas d’émission
La Convention citoyenne pour le climat

La conférence de Stockholm

Explication

La conférence de Stockholm, comme les COP et la COP21, illustre une démarche mondiale de coopération environnementale. La Convention citoyenne pour le climat concerne plutôt une coopération entre citoyens et pouvoirs publics à l’échelle nationale.

7. Quel est le rôle du coût externe dans le calcul du coût social de la pollution ?

Il mesure les dépenses engagées par le producteur pour réduire ses émissions polluantes.
Il correspond au prix payé par les consommateurs pour acquérir un produit polluant.
Il inclut les dommages supportés par la collectivité en plus des coûts supportés par le producteur ou le consommateur.
Il estime les recettes publiques provenant des activités qui génèrent de la pollution.

Il inclut les dommages supportés par la collectivité en plus des coûts supportés par le producteur ou le consommateur.

Explication

Le coût externe est supporté par la collectivité et s’ajoute au coût assumé par le producteur ou le consommateur pour former le coût social. Les dépenses de dépollution peuvent concerner une activité polluante, mais elles ne définissent pas à elles seules le coût externe.

8. Quel type de norme environnementale peut encadrer la manière dont une entreprise fabrique un produit ?

Une norme définissant les aides publiques aux entreprises
Une norme fixant le prix de vente du produit
Une norme répartissant les quotas entre les consommateurs
Une norme portant sur les procédés de production

Une norme portant sur les procédés de production

Explication

Les normes environnementales peuvent encadrer les procédés de production, en plus des caractéristiques des produits et des quantités de substances polluantes émises ou rejetées. La fixation du prix de vente relève d’un autre type de règle et n’est pas présentée comme une catégorie de norme environnementale.

9. En quoi une taxe écologique et une subvention verte diffèrent-elles dans leur effet sur les coûts ?

La taxe renchérit les activités polluantes, tandis que la subvention réduit le coût des comportements favorables à l’environnement.
La taxe impose des obligations sous peine de sanctions, tandis que la subvention interdit certains procédés de production.
La taxe fixe une quantité maximale d’émissions, tandis que la subvention attribue des droits d’émettre échangeables.
La taxe finance les investissements verts, tandis que la subvention augmente le coût des émissions polluantes.

La taxe renchérit les activités polluantes, tandis que la subvention réduit le coût des comportements favorables à l’environnement.

Explication

Une taxe rend l’activité polluante plus coûteuse, alors qu’une subvention verte diminue le coût des investissements ou des comportements écologiques. La fixation d’une quantité maximale d’émissions relève plutôt d’un système de quotas.

10. Quel économiste est associé à l’idée de faire payer au pollueur le coût externe de la pollution par une taxe ?

Ronald Coase
John Maynard Keynes
Arthur Cecil Pigou
Milton Friedman

Arthur Cecil Pigou

Explication

Arthur Cecil Pigou défend l’idée d’une taxe qui intègre le coût externe de la pollution dans le prix de l’activité polluante. Ronald Coase est plutôt associé au rôle des droits et de la négociation dans la résolution des externalités.

11. Pourquoi l’accès libre à une ressource limitée peut-il entraîner sa dégradation collective ?

Parce que la ressource est renouvelée à mesure que les acteurs en augmentent l’exploitation.
Parce que les acteurs doivent réduire leur usage lorsque la ressource devient plus accessible.
Parce que chaque acteur peut être incité à en maximiser l’usage, ce qui favorise sa surexploitation.
Parce que l’accès libre conduit les acteurs à répartir équitablement la ressource disponible.

Parce que chaque acteur peut être incité à en maximiser l’usage, ce qui favorise sa surexploitation.

Explication

Quand une ressource limitée est accessible à tous, les acteurs peuvent chercher à en tirer le maximum, ce qui conduit à la surexploitation et à la dégradation. Une accessibilité accrue ne pousse pas nécessairement les acteurs à réduire leur usage : c’est précisément l’incitation à exploiter davantage qui pose problème.

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Que désigne l’action publique ?

L’ensemble des décisions et mesures des pouvoirs publics répondant à un problème collectif en interaction avec d’autres acteurs.

Quelles sont les cinq étapes de la mise à l’agenda politique ?

Identification du problème public, cadrage, justification, popularisation de la cause et mise en politique.

Quel rôle les scientifiques jouent-ils dans la cause environnementale ?

Ils produisent des connaissances pour identifier et documenter les problèmes environnementaux.

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