L’absence d’exclusion par le prix peut provoquer un comportement de passager clandestin, ce qui justifie que l’État organise la production et le financement du bien.
Selon E. Ostrom, certains arrangements institutionnels collectifs peuvent contribuer à réguler les biens communs et à éviter leur surexploitation.
Bien public pur : non-rival et non-excluable ; bien commun : rival et non-excluable.
★ À maîtriser
📌 Une externalité positive favorise un tiers sans paiement, tandis qu’une externalité négative défavorise un tiers sans compensation.
📌 Pour corriger une externalité négative, Pigou préconise une taxe ou une réglementation, tandis que Coase propose de définir des droits de propriété échangeables sur un marché.
Compléments
📌 Pour favoriser les externalités positives, l’État peut renforcer les droits de propriété en matière d’innovation et de recherche-développement, notamment par les brevets, les coopérations ou les subventions.
Pigou taxe ou réglemente ; Coase organise l’échange de droits.
★ À maîtriser
La redistribution vise à réduire les inégalités de revenus entre groupes sociaux par des transferts monétaires, notamment des prestations sociales.
Le système de protection sociale couvre six risques :
📌 La logique bismarckienne ouvre des droits en fonction du rapport à l’emploi et organise une redistribution horizontale, tandis que la logique beveridgienne ouvre des droits en fonction du rapport à la Nation et organise une redistribution verticale financée par une imposition progressive.
Compléments
La logique beveridgienne repose sur trois principes :
Les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 créent la Sécurité sociale en France.
En France, 80 % des prestations de protection sociale sont financées par des régimes obligatoires d’assurances sociales.
Bismarck lie les droits à l’emploi ; Beveridge les lie à la Nation.
★ À maîtriser
Selon R. Musgrave (1959), la stabilisation économique est une fonction de l’État qui vise à réguler l’activité face aux chocs exogènes éloignant l’économie de l’équilibre.
Les quatre objectifs de stabilisation sont :
Compléments
📌 Le NAIRU est le taux de chômage pour lequel l’inflation reste constante, tandis que le NAWRU est le taux associé à la stabilité des salaires nominaux.
📌 La règle de Tinbergen exige autant d’instruments que d’objectifs, tandis que la règle de Mundell affecte chaque instrument à l’objectif pour lequel il est relativement le plus efficace.
★ À maîtriser
📌 La politique conjoncturelle agit sur la demande pour réguler l’activité et rapprocher la production effective de la production potentielle, tandis que la politique structurelle transforme le système économique pour améliorer son fonctionnement et sa performance.
Compléments
📌 La coordination, plutôt que la simultanéité des politiques, est présentée comme nécessaire pour leur cohérence.
La conjoncture soutient la demande ; la politique structurelle transforme l’offre.
★ À maîtriser
📐 Formule - Dans une économie fermée où les exportations, les importations et les revenus du reste du monde sont nuls, l’équilibre comptable implique et, si le PIB est distribué en consommation et épargne, .
📐 Formule - Avec une fonction de consommation , le revenu d’équilibre est et le multiplicateur keynésien des dépenses autonomes est .
Compléments
📐 Formule - Avec une consommation et un équilibre , le revenu est .
📌 Lorsque la hausse des dépenses publiques est égale à la hausse des impôts, le multiplicateur de budget équilibré d’Haavelmo vaut 1.
Investissement accru → revenu accru → consommation accrue → nouvel accroissement du revenu.
★ À maîtriser
Compléments
T. Malthus considère que les aides de l’État sont néfastes et ne permettent pas de réduire la pauvreté.
D. Ricardo craint que la hausse des dépenses de l’État, financées par les impôts ou l’emprunt public, ne détourne des sommes du capital productif.
J.-B. Say considère que les déséquilibres sur les marchés des biens et services sont ponctuels et non durables, et que l’État ne doit donc pas intervenir. - J-B. Say
L. Walras considère que l’État doit faire respecter l’ordre naturel du marché, dont la flexibilité des prix ajuste l’offre et la demande.
★ À maîtriser
K. Arrow soutient que le marché ne permet pas de définir efficacement l’intérêt général à partir des intérêts individuels, selon son théorème d’impossibilité.
En situation de sous-emploi, J.-M. Keynes préconise des politiques de relance fondées sur le multiplicateur afin de soutenir la demande effective. - J-M. Keynes
Compléments
📌 L’approche de l’École du Bien-Être justifie l’intervention de l’État pour prendre en charge les biens collectifs et internaliser les externalités lorsque les droits de propriété sont imparfaits.
📌 Dans l’approche keynésienne présentée, la politique budgétaire agit directement sur l’activité, tandis que la politique monétaire agit indirectement, notamment par un taux d’intérêt faible qui relance l’investissement. - J-M. Keynes
Keynes mobilise la demande en sous-emploi ; Arrow souligne les limites du choix collectif par le marché.
★ À maîtriser
Compléments
Les critiques néoclassiques de la relance invoquent notamment (Friedman) : la théorie du revenu permanent de Friedman, l’illusion monétaire, la contrainte extérieure, les importations qui absorbent une partie de la demande
Tullock et Buchanan associent les politiques de relance à des effets d’éviction sur le secteur privé.
Laffer et Gilder soutiennent que la redistribution peut produire des effets désincitatifs et déresponsabiliser les individus.
F. Kydland et E. Prescott défendent la stabilité, la cohérence temporelle et la crédibilité des politiques économiques à long terme.
Selon W. Nordhaus, les gouvernements peuvent mener des politiques de relance avant les élections puis des politiques déflationnistes après celles-ci afin de maximiser leurs voix.
Selon l’École de Chicago, les responsables politiques peuvent accorder des privilèges à certains agents, notamment des lobbies, pour favoriser leur réélection, ce qui motive la déréglementation des marchés. - R. Posner, G. Stigler, W. Baumol
★ À maîtriser
Compléments
La nouvelle microéconomie souligne que l’opportunisme des agents et les asymétries d’information peuvent produire des effets pervers sur les marchés et justifier des règles protégeant les contrats d’échange.
Selon l’École de l’impôt négatif, M. Friedman, l’État doit fournir à chacun un minimum de ressources. - G. Debreu
A. Sen attribue à l’État un rôle de promotion de la liberté individuelle par le développement des capabilités.
Logiques de redistribution
| Logique | Ouverture des droits | Redistribution | Financement ou principe |
|---|---|---|---|
| Bismarckienne | Rapport à l’emploi | Horizontale | Système d’assurance |
| Beveridgienne | Rapport à la Nation | Verticale | Imposition progressive et principes des trois U |
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1. Quelle fonction de l’État, associée à R. Musgrave en 1959, comprend l’affectation des ressources et le financement de l’administration et des biens publics ?
2. Dans une commune, chacun peut profiter d’un éclairage public sans paiement direct, et l’usage d’un habitant ne diminue pas l’éclairage disponible pour les autres. Quelles propriétés caractérisent ce bien public pur ?
Mémorisez les concepts clés de Le rôle économique de l’État avec 76 flashcards interactives.
Selon R. Musgrave (1959), que consiste à faire la fonction d’allocation ?
À affecter des ressources et à financer l’administration et les biens publics.
Qu’est-ce qui caractérise la non-rivalité d’un bien public pur ?
La consommation d’un agent ne réduit pas les quantités disponibles pour les autres.
Pourquoi un bien public pur est-il non excluable ?
Il est impossible d’écarter les agents qui ne paient pas.
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