QCM : Le rôle économique de l’État (27 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction de l’État, associée à R. Musgrave en 1959, comprend l’affectation des ressources et le financement de l’administration et des biens publics ?

La régulation des biens communs
La fonction d’allocation
La fonction de stabilisation
La fonction de redistribution

La fonction d’allocation

Explication

La fonction d’allocation consiste notamment à affecter des ressources et à financer l’administration et les biens publics. La redistribution concerne les revenus, tandis que la stabilisation répond aux chocs économiques; la régulation des biens communs renvoie à une autre question.

2. Dans une commune, chacun peut profiter d’un éclairage public sans paiement direct, et l’usage d’un habitant ne diminue pas l’éclairage disponible pour les autres. Quelles propriétés caractérisent ce bien public pur ?

Rivalité et exclusion par le prix
Non-rivalité et exclusion par le prix
Non-rivalité et non-exclusion
Rivalité et non-exclusion

Non-rivalité et non-exclusion

Explication

Un bien public pur est non rival, car l’usage d’un agent ne réduit pas les quantités disponibles, et non excluable, car les non-payeurs ne peuvent en être écartés. La rivalité caractérise plutôt les biens communs, tandis que l’exclusion par le prix contredit la situation décrite.

3. Une usine rejette une odeur qui gêne les riverains, sans que les prix intègrent ce dommage ni qu’une compensation leur soit versée. Comment qualifier cet effet ?

Une externalité positive
Une transaction marchande
Un coût privé de production
Une externalité négative

Une externalité négative

Explication

Une externalité est un effet sur le bien-être d’autres agents qui n’est pas pris en compte par les prix et ne donne lieu à aucune compensation monétaire; ici, l’effet défavorise les riverains. Un coût privé est supporté par l’entreprise, une transaction marchande donne lieu à un échange, et une externalité positive favorise un tiers.

4. Une entreprise installe un jardin visible depuis les bureaux voisins, qui en tirent un agrément sans payer l’entreprise. De quel type d’externalité s’agit-il ?

Une externalité positive
Une compensation monétaire
Un bénéfice privé internalisé
Une externalité négative

Une externalité positive

Explication

L’externalité est positive lorsqu’une action favorise un tiers sans paiement, comme l’agrément procuré gratuitement aux bureaux voisins. Une externalité négative défavorise un tiers, tandis qu’un bénéfice privé ou une compensation ne décrit pas cet avantage gratuit.

5. Une entreprise cause une nuisance sonore à des voisins. Quelle combinaison associe correctement les approches de Pigou et de Coase pour traiter cette externalité négative ?

Pigou préconise une taxe ou une réglementation; Coase, des droits de propriété échangeables
Pigou préconise des droits échangeables; Coase, une taxe ou une réglementation
Pigou préconise une réglementation; Coase, des subventions à l’innovation
Pigou préconise des subventions; Coase, une taxe ou une réglementation

Pigou préconise une taxe ou une réglementation; Coase, des droits de propriété échangeables

Explication

Pigou recommande une intervention telle qu’une taxe ou une réglementation, tandis que Coase propose de définir des droits de propriété échangeables. Inverser ces approches confond intervention de l’État et solution marchande; les subventions concernent plutôt la promotion des externalités positives.

6. Dans un secteur caractérisé par des rendements d’échelle croissants, une entreprise unique peut produire à moindre coût que plusieurs entreprises concurrentes. Comment qualifie-t-on cette activité ?

Un monopole légal
Un monopole naturel
Une entreprise publique
Une activité à coûts croissants

Un monopole naturel

Explication

Un monopole naturel correspond à une activité où une entreprise unique est plus efficace qu’une multitude d’entreprises en raison de rendements d’échelle croissants. Un monopole légal repose sur une autorisation juridique, des coûts croissants ne fondent pas cette définition, et le statut public dépend de l’influence de l’État.

7. Un dispositif prélève une partie des revenus primaires de certains groupes et la reverse à d’autres. Comment qualifier cette opération ?

Une opération d’assurance entre personnes exposées au même risque
Une opération de redistribution des revenus
Une opération de création de revenus primaires
Une opération de financement des administrations

Une opération de redistribution des revenus

Explication

La redistribution prélève une partie des revenus primaires de certains agents ou groupes pour la reverser au bénéfice d’autres. La création de revenus primaires relève de leur formation, le financement des administrations ne définit pas la redistribution, et l’assurance entre personnes confrontées au même risque ne décrit pas l’ensemble de cette opération.

8. Un gouvernement met en place des prestations monétaires destinées à réduire les écarts de revenus entre groupes sociaux. Quel objectif poursuit-il ?

Réduire les inégalités de revenus entre groupes sociaux
Créer des revenus primaires dans les groupes bénéficiaires
Financer l’assurance sociale sans modifier les revenus des groupes
Couvrir un risque social précis sans viser les écarts de revenus

Réduire les inégalités de revenus entre groupes sociaux

Explication

Les transferts monétaires, notamment les prestations sociales, visent à réduire les inégalités de revenus entre groupes sociaux. La couverture d’un risque précis est une autre fonction de la protection sociale, tandis que créer des revenus primaires ou financer l’assurance ne caractérise pas cet objectif.

9. Une personne reçoit une aide destinée à prévenir son exclusion sociale. À quelle liste de risques ce dispositif se rattache-t-il ?

À une liste limitée à la santé, à l’emploi et à la vieillesse
Aux six risques couverts par la protection sociale
À une liste où la pauvreté remplace la maternité-famille
À une liste où le logement est écarté au profit de l’éducation

Aux six risques couverts par la protection sociale

Explication

La protection sociale couvre six risques, dont l’exclusion sociale, ainsi que la vieillesse, la santé, la maternité-famille, l’emploi et le logement. La pauvreté ne remplace pas la maternité-famille dans cette liste, et le logement y figure bien.

10. Dans un pays, les droits sociaux dépendent de la résidence dans la communauté nationale et sont financés par un impôt progressif. Quelle logique de redistribution est décrite ?

La logique beveridgienne, avec une redistribution verticale
La logique bismarckienne, avec une redistribution verticale
La logique beveridgienne, avec une redistribution horizontale
La logique bismarckienne, avec une redistribution horizontale

La logique beveridgienne, avec une redistribution verticale

Explication

La logique beveridgienne fonde les droits sur le rapport à la Nation et organise une redistribution verticale financée par une imposition progressive. La logique bismarckienne lie les droits à l’emploi et correspond à une redistribution horizontale.

11. Une autorité publique adopte un ensemble coordonné de mesures pour atteindre des objectifs hiérarchisés qu’elle a fixés au nom de l’intérêt général. De quoi s’agit-il ?

D’une dépense publique isolée
D’une politique économique
D’une politique de redistribution uniquement
D’une stratégie de maximisation du profit privé

D’une politique économique

Explication

Une politique économique est un ensemble cohérent de mesures visant des objectifs hiérarchisés fixés par la puissance publique selon une conception de l’intérêt général. Une dépense isolée ou une redistribution prise seule ne répond pas à cette définition, et le profit privé n’en est pas le principe directeur.

12. Un choc extérieur éloigne une économie de son équilibre et l’État intervient pour réguler l’activité. Quelle fonction économique exerce-t-il ?

La fonction de stabilité des prix comme unique objectif
La fonction de redistribution des revenus
La fonction d’allocation des ressources
La fonction de stabilisation économique

La fonction de stabilisation économique

Explication

La stabilisation, fonction de l’État identifiée par R. Musgrave en 1959, vise à réguler l’activité face aux chocs exogènes qui éloignent l’économie de l’équilibre. L’allocation concerne les ressources et les biens publics, tandis que la redistribution porte sur la répartition des revenus.

13. Quels objectifs constituent les quatre dimensions de la stabilisation économique ?

Croissance équilibrée, plein-emploi, stabilité des salaires et équilibre budgétaire
Croissance équilibrée, plein-emploi, stabilité des prix et équilibre extérieur
Croissance équilibrée, réduction des inégalités, stabilité des prix et équilibre budgétaire
Croissance rapide, plein-emploi, stabilité des prix et équilibre budgétaire

Croissance équilibrée, plein-emploi, stabilité des prix et équilibre extérieur

Explication

Les quatre objectifs de stabilisation sont la croissance équilibrée, le plein-emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur. L’équilibre budgétaire ou la stabilité des salaires nominaux ne remplacent pas l’équilibre extérieur ou la stabilité des prix dans cette liste.

14. À court terme, une économie connaît une baisse du chômage accompagnée d’une hausse de l’inflation. Quelle relation cette évolution illustre-t-elle ?

La relation inverse décrite par la courbe de Phillips
Une relation entre chômage et stabilité des salaires nominaux
Une relation positive entre chômage et inflation
Une relation inverse valable à long terme seulement

La relation inverse décrite par la courbe de Phillips

Explication

À court terme, la courbe de Phillips décrit une relation inverse entre le chômage et l’inflation : une baisse du chômage peut donc s’accompagner d’une hausse de l’inflation. Une relation positive inverse le mécanisme, et la stabilité des salaires nominaux correspond à une autre notion.

15. Un gouvernement veut réduire rapidement un écart entre la production effective et la production potentielle, puis entreprendre une réforme durable du fonctionnement économique. Quelle distinction décrit ces deux démarches ?

La politique conjoncturelle régule l’activité, tandis que la politique structurelle transforme le système économique.
Les deux politiques régulent l’activité, mais seule la politique conjoncturelle transforme le système économique.
Les deux politiques transforment le système économique, mais seule la politique structurelle rapproche la production effective de son potentiel.
La politique structurelle régule l’activité, tandis que la politique conjoncturelle transforme le système économique.

La politique conjoncturelle régule l’activité, tandis que la politique structurelle transforme le système économique.

Explication

La politique conjoncturelle agit sur la demande pour réguler l’activité et rapprocher la production effective de son potentiel ; la politique structurelle transforme le système afin d’en améliorer le fonctionnement et la performance. Inverser ces rôles confond les deux politiques, tandis que réduire l’une d’elles à une seule fonction néglige sa caractéristique essentielle.

16. Pour décrire les effets possibles d’une politique budgétaire et fiscale, quels objectifs un analyste peut-il retenir ?

Affecter les ressources, rechercher l’équilibre extérieur et redistribuer les revenus.
Affecter les ressources, réguler l’activité et redistribuer les revenus.
Réguler l’activité et redistribuer les revenus, sans agir sur l’affectation des ressources.
Affecter les ressources, réguler l’activité et transformer le système économique.

Affecter les ressources, réguler l’activité et redistribuer les revenus.

Explication

La politique budgétaire et fiscale peut affecter les ressources, réguler l’activité et redistribuer les revenus. L’équilibre extérieur relève d’un objectif associé à la politique monétaire ; transformer le système économique caractérise la politique structurelle ; omettre l’affectation des ressources réduit les fonctions citées.

17. Dans une économie fermée sans échanges avec le reste du monde, la production est répartie entre consommation et épargne et l’équilibre comptable vérifie Y=C+I+GY=C+I+G. Quelle relation entre l’épargne, l’investissement et les dépenses publiques en découle ?

S=I+G+XS=I+G+X
S=C+IS=C+I
S=IS=I
S=I+GS=I+G

$$S=I+G$$

Explication

En économie fermée, Y=C+I+GY=C+I+G, tandis que la répartition du revenu donne Y=C+SY=C+S ; en égalant ces expressions, on obtient S=I+GS=I+G. La relation S=IS=I oublie les dépenses publiques, S=C+IS=C+I confond consommation et épargne, et l’ajout des exportations contredit l’hypothèse d’économie fermée.

18. Dans une économie fermée, la consommation suit C=0,75Y+200C=0{,}75Y+200, l’investissement vaut 100 et les dépenses publiques 100. Quel revenu d’équilibre et quel multiplicateur des dépenses autonomes en résultent ?

Un revenu d’équilibre de 1 600 et un multiplicateur de 4.
Un revenu d’équilibre de 800 et un multiplicateur de 4.
Un revenu d’équilibre de 300 et un multiplicateur de 0,75.
Un revenu d’équilibre de 1 200 et un multiplicateur de 3.

Un revenu d’équilibre de 1 600 et un multiplicateur de 4.

Explication

Le multiplicateur vaut 1/(1−0,75)=41/(1-0{,}75)=4 et le revenu d’équilibre vaut 4(200+100+100)=1 6004(200+100+100)=1\,600. Un multiplicateur de 0,75 confond celui-ci avec la propension à consommer ; soustraire la consommation autonome donne un revenu erroné ; un multiplicateur de 3 ne correspond pas à 1/(1−c)1/(1-c).

19. Après une hausse de l’investissement, quel enchaînement explique l’amplification progressive de son effet sur la production ?

L’investissement augmente le revenu, mais la production ne change qu’après une nouvelle hausse de l’investissement.
L’investissement augmente le revenu, qui est entièrement épargné avant d’accroître la production.
L’investissement augmente la consommation, qui réduit le revenu avant de relancer la production.
L’investissement augmente le revenu, une partie est consommée, puis cette consommation accroît la production et le revenu.

L’investissement augmente le revenu, une partie est consommée, puis cette consommation accroît la production et le revenu.

Explication

La hausse de l’investissement accroît d’abord le revenu ; une partie de celui-ci est consommée, ce qui augmente la production et le revenu à nouveau. Faire précéder la consommation de la baisse du revenu inverse le mécanisme, supposer que le revenu est entièrement épargné supprime la relance, et attendre un nouvel investissement interrompt à tort la chaîne.

20. Dans la conception d’Adam Smith, quelle combinaison décrit le rôle de l’État et la coordination de l’économie ?

La main invisible coordonne l’économie, tandis que l’État assure la redistribution, l’emploi et la protection sociale
La planification étatique coordonne l’économie, tandis que l’État assure l’armée, la justice et les infrastructures
La main invisible coordonne l’économie, tandis que l’État régule en permanence les prix et la production
La main invisible coordonne l’économie, tandis que l’État assure l’armée, la justice et les infrastructures

La main invisible coordonne l’économie, tandis que l’État assure l’armée, la justice et les infrastructures

Explication

Smith associe le laissez-faire et la coordination par la main invisible à un État chargé de l’armée, de la justice et des infrastructures. La planification étatique confond laissez-faire et direction de l’économie, la redistribution remplace les fonctions indiquées, et la régulation permanente attribue à l’État un rôle plus étendu.

21. Quelle inquiétude explique la méfiance de David Ricardo envers une hausse des dépenses publiques financée par l’impôt ou l’emprunt ?

Des sommes risquent d’être détournées du capital productif
La demande effective risque de diminuer pendant le sous-emploi
Les aides contre la pauvreté risquent d’être réduites
Les prix risquent d’augmenter et de déséquilibrer les marchés

Des sommes risquent d’être détournées du capital productif

Explication

Ricardo craint que les impôts ou l’emprunt nécessaires aux dépenses publiques ne prélèvent des sommes qui auraient pu alimenter le capital productif. La hausse des prix relève d’une autre inquiétude, la réduction des aides est associée à un autre débat, et le soutien de la demande effective correspond à la relance keynésienne.

22. Quelle conclusion le théorème d’impossibilité de Kenneth Arrow soutient-il au sujet du marché et de l’intérêt général ?

Le marché ne définit pas efficacement l’intérêt général à partir des intérêts individuels
Le marché définit efficacement l’intérêt général lorsque les droits de propriété sont imparfaits
Le marché échoue à fournir les biens collectifs, mais agrège les intérêts individuels
Le marché définit l’intérêt général grâce à l’ajustement des prix

Le marché ne définit pas efficacement l’intérêt général à partir des intérêts individuels

Explication

Pour Arrow, le marché ne permet pas de déduire efficacement l’intérêt général des intérêts individuels. L’ajustement des prix ne répond pas à cette impossibilité, la seule question des biens collectifs réduit la portée du théorème, et des droits de propriété imparfaits ne rendent pas l’agrégation efficace.

23. Une économie connaît un sous-emploi et la demande effective est insuffisante. Quelle orientation correspond à la recommandation de Keynes ?

Réduire les taux d’intérêt par la politique budgétaire pour soutenir directement l’activité
Attendre que les prix ajustent spontanément l’offre et la demande sur les marchés
Prendre en charge les biens collectifs pour corriger l’insuffisance de la demande
Lancer une politique de relance fondée sur le multiplicateur pour soutenir la demande effective

Lancer une politique de relance fondée sur le multiplicateur pour soutenir la demande effective

Explication

En situation de sous-emploi, Keynes préconise une relance fondée sur le multiplicateur afin de soutenir la demande effective. L’ajustement spontané des marchés s’oppose à cette intervention, la baisse des taux relève de la politique monétaire, et la prise en charge des biens collectifs répond à une autre justification de l’intervention publique.

24. Un gouvernement finance par emprunt une relance qui augmente le revenu des ménages. Selon le théorème d’équivalence Ricardo-Barro, que font les ménages qui anticipent une hausse future des impôts ?

Ils épargnent le revenu supplémentaire pour faire face aux impôts futurs.
Ils consomment le revenu supplémentaire en anticipant des revenus durables.
Ils réduisent leur épargne en prévoyant une baisse des impôts futurs.
Ils diminuent leur consommation parce que les impôts augmentent immédiatement.

Ils épargnent le revenu supplémentaire pour faire face aux impôts futurs.

Explication

Dans ce théorème, les ménages anticipent que l’emprunt public entraînera une hausse future des impôts et épargnent donc le revenu supplémentaire. Consommer ce revenu confond l’effet anticipé avec une hausse durable, réduire l’épargne suppose une baisse des impôts, et l’augmentation immédiate des impôts ne correspond pas au mécanisme décrit.

25. Quelle conséquence de la relance sur le secteur privé Tullock et Buchanan mettent-ils en avant ?

Des effets désincitatifs de la redistribution.
Une absorption de la demande par les importations.
Des effets d’éviction.
Une illusion monétaire liée à la relance.

Des effets d’éviction.

Explication

Tullock et Buchanan associent les politiques de relance à des effets d’éviction du secteur privé. Les effets désincitatifs sont associés à Laffer et Gilder, tandis que les importations et l’illusion monétaire relèvent d’autres critiques néoclassiques.

26. Un projet public d’investissement produit des effets externes qui soutiennent la croissance de longue période. Quelle justification de l’intervention de l’État correspond aux théories de la croissance endogène ?

La promotion des capabilités explique l’intervention dans la croissance de longue période.
La garantie d’un minimum de ressources constitue le fondement de l’investissement public.
Les effets externes légitiment l’investissement public et l’intervention de l’État.
La protection des contrats justifie l’investissement public contre l’opportunisme.

Les effets externes légitiment l’investissement public et l’intervention de l’État.

Explication

Les théories de la croissance endogène réhabilitent l’intervention de l’État et l’investissement public parce qu’ils produisent des effets externes. La protection des contrats relève de la nouvelle microéconomie, le minimum de ressources de l’École de l’impôt négatif, et les capabilités de l’approche d’A. Sen.

27. Sur un marché, des asymétries d’information et l’opportunisme de certains agents fragilisent les échanges. Quelle mesure la nouvelle microéconomie permet-elle de justifier ?

L’État développe les capabilités pour promouvoir la liberté individuelle.
L’État garantit à chaque personne un minimum de ressources.
L’État fixe des règles qui protègent les contrats d’échange.
L’État finance des investissements qui produisent des effets externes de croissance.

L’État fixe des règles qui protègent les contrats d’échange.

Explication

La nouvelle microéconomie souligne que l’opportunisme et les asymétries d’information peuvent perturber les marchés, ce qui justifie des règles protégeant les contrats d’échange. Les effets externes de croissance, le minimum de ressources et les capabilités renvoient à d’autres justifications de l’intervention étatique.

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Selon R. Musgrave (1959), que consiste à faire la fonction d’allocation ?

À affecter des ressources et à financer l’administration et les biens publics.

Qu’est-ce qui caractérise la non-rivalité d’un bien public pur ?

La consommation d’un agent ne réduit pas les quantités disponibles pour les autres.

Pourquoi un bien public pur est-il non excluable ?

Il est impossible d’écarter les agents qui ne paient pas.

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