QCM : Les Fondements du Marché du Travail — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quel moment le chômage devient-il nettement visible comme phénomène durable dans l’économie française ?

Entre 1980 et 1990, après la fin des Trente Glorieuses
Au milieu des années 2000, lors du passage à Pôle emploi
Au début des années 1930, avec la crise mondiale
À la fin des années 1960, avec la création de l’ANPE

Entre 1980 et 1990, après la fin des Trente Glorieuses

Explication

Le chômage prend une ampleur durable et devient clairement visible entre 1980 et 1990, dans le contexte de la fin des Trente Glorieuses. La création de l’ANPE ou le passage à Pôle emploi ne correspondent pas à son apparition.

2. Quelle évolution de la préoccupation économique est mise en avant pour les années 1980-1990 ?

Le chômage disparaît au profit de l’inactivité
Le travail salarié est remplacé par le bénévolat
La population active cesse de croître
La précarité des emplois attire davantage l’attention que le chômage lui-même

La précarité des emplois attire davantage l’attention que le chômage lui-même

Explication

La source souligne qu’à cette période la question de la précarité des emplois prend davantage de place que celle du chômage seul. Les autres propositions ne correspondent pas à cette évolution.

3. Quelle condition est indispensable pour être compté comme chômeur au sens de la définition internationale reprise par l’INSEE ?

Avoir un contrat à temps partiel
Être inscrit à France Travail depuis plus d’un mois
Être sans emploi, rechercher activement un emploi et être disponible immédiatement
Avoir travaillé au moins une heure dans le mois

Être sans emploi, rechercher activement un emploi et être disponible immédiatement

Explication

La mesure par enquête repose sur trois critères : absence d’emploi, recherche active et disponibilité immédiate. L’inscription à France Travail ne suffit pas à elle seule.

4. Quelle différence principale distingue la mesure de France Travail de celle de l’INSEE ?

France Travail compte uniquement les inactifs, tandis que l’INSEE compte les salariés
France Travail recense les demandes d’emploi en fin de mois, tandis que l’INSEE utilise une enquête harmonisée
L’INSEE ne mesure pas du tout le chômage
France Travail mesure un taux trimestriel et l’INSEE un effectif mensuel

France Travail recense les demandes d’emploi en fin de mois, tandis que l’INSEE utilise une enquête harmonisée

Explication

France Travail suit les demandeurs d’emploi en fin de mois, alors que l’INSEE s’appuie sur une enquête fondée sur la définition internationale. Les deux dispositifs n’ont donc pas la même logique de comptage.

5. Que mesure le chômage absolu ?

Le nombre d’emplois vacants
Le nombre de personnes sans emploi
Une proportion de la population active
Le nombre de personnes inactives

Le nombre de personnes sans emploi

Explication

Le chômage absolu correspond à un effectif : on compte le nombre de personnes sans emploi. Le chômage relatif, lui, s’exprime en proportion.

6. Quelle formule correspond au chômage relatif ?

Nombre de chômeurs divisé par la population active
Nombre d’actifs divisé par la population totale
Nombre d’inactifs divisé par la population active
Nombre d’emplois créés divisé par le nombre de contrats

Nombre de chômeurs divisé par la population active

Explication

Le chômage relatif est un taux : il rapporte le nombre de chômeurs à la population active. C’est ce qui permet les comparaisons dans le temps ou entre pays.

7. Que désigne le sous-emploi ?

Des salariés qui refusent tout changement de poste
Des actifs occupés qui souhaiteraient travailler davantage
Des chômeurs en recherche d’un premier emploi
Des personnes inactives qui souhaitent travailler

Des actifs occupés qui souhaiteraient travailler davantage

Explication

Le sous-emploi concerne des personnes déjà en emploi, mais qui voudraient travailler plus. Il ne faut pas le confondre avec le chômage au sens strict.

8. Qu’appelle-t-on halo du chômage ?

Les actifs occupés en formation continue
Les demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois
Les salariés à temps plein qui changent souvent d’entreprise
Les personnes inactives qui déclarent vouloir occuper un emploi

Les personnes inactives qui déclarent vouloir occuper un emploi

Explication

Le halo du chômage regroupe des personnes inactives proches du chômage parce qu’elles veulent travailler, sans être comptées comme chômeurs stricts. Ce n’est donc pas la même chose que la DEFM.

9. Dans l’analyse néoclassique, comment le marché du travail réagit-il lorsqu’à salaire donné l’offre d’emploi dépasse la demande d’emploi ?

L’emploi disparaît immédiatement
Le salaire augmente pour attirer davantage d’offres
Le salaire baisse pour rétablir l’équilibre
Le chômage devient structurel

Le salaire baisse pour rétablir l’équilibre

Explication

Le modèle suppose un ajustement par les prix : si l’offre excède la demande, le salaire baisse jusqu’au rééquilibrage. C’est le mécanisme d’autorégulation du marché du travail.

10. Pourquoi le chômage est-il jugé surtout transitoire dans la logique néoclassique ?

Parce que les salaires sont totalement rigides
Parce qu’il provient des prestations sociales
Parce qu’il n’existe qu’au cours de la période d’ajustement
Parce qu’il dépend uniquement de la demande globale

Parce qu’il n’existe qu’au cours de la période d’ajustement

Explication

Dans cette analyse, le chômage ne peut durer qu’en phase d’ajustement entre offre et demande de travail. Une fois l’équilibre atteint, il ne devrait plus subsister, sauf chômage frictionnel.

11. Quel type de chômage résulte principalement du temps nécessaire pour chercher un emploi et comparer les offres ?

Le chômage structurel
Le chômage frictionnel
Le chômage conjoncturel
Le chômage volontaire

Le chômage frictionnel

Explication

Le chômage frictionnel correspond aux périodes de transition liées à la recherche d’un poste et au processus de rapprochement entre offres et demandes. Il est donc lié au délai d’appariement.

12. Quelle situation illustre le mieux le chômage structurel ?

Un salarié qui prend quelques semaines pour changer de poste
Une baisse temporaire de la production pendant une récession
Un décalage durable entre qualifications offertes et emplois disponibles
Une recherche d’emploi plus longue à cause du coût des déplacements

Un décalage durable entre qualifications offertes et emplois disponibles

Explication

Le chômage structurel renvoie à un désajustement profond et durable entre les compétences et les emplois, souvent lié aux institutions ou au contexte productif. Il ne se réduit pas à une simple durée de recherche.

13. Que cherche à résoudre un salaire d’efficience ?

Une absence de cotisations sociales
Une information imparfaite sur l’effort ou la productivité
Un manque de demande globale
Un excès de mobilité géographique

Une information imparfaite sur l’effort ou la productivité

Explication

Le salaire d’efficience est fixé au-dessus du niveau d’équilibre pour inciter le salarié à fournir l’effort attendu malgré l’information imparfaite. L’idée n’est pas de corriger la demande globale.

14. Quel effet est associé à un salaire trop faible dans la logique du salaire déficience ?

Une augmentation immédiate du salaire net
Une incitation plus forte au tir au flanc
Une hausse mécanique de la productivité
Une disparition des asymétries d’information

Une incitation plus forte au tir au flanc

Explication

Dans cette logique, un salaire trop bas peut conduire certains travailleurs à réduire leur effort, ce qui dégrade la productivité. Le tir au flanc est justement le comportement redouté.

15. Quel effet des rigidités institutionnelles sur le marché du travail est mis en avant ?

Elles rendent le recrutement plus facile
Elles réduisent la contrainte pour l’employeur
Elles suppriment les cotisations sociales
Elles compliquent l’ajustement des embauches

Elles compliquent l’ajustement des embauches

Explication

Des règles plus strictes rendent l’ajustement de l’emploi moins flexible et freinent le recrutement. La source insiste sur l’augmentation de la contrainte pour l’employeur.

16. De quoi se compose le coût salarial supporté par l’employeur ?

Du salaire net et des cotisations salariales
Du salaire brut seulement
Du salaire brut et des cotisations patronales
Du salaire net seulement

Du salaire brut et des cotisations patronales

Explication

Le coût salarial comprend le salaire brut et les cotisations sociales patronales. Le salaire net concerne, lui, ce que reçoit effectivement le salarié.

17. Quel est le principe central de l’analyse keynésienne du chômage ?

Le chômage disparaît si les salaires sont flexibles
Le chômage dépend uniquement des qualifications individuelles
Le chômage est toujours volontaire
Le chômage provient d’une insuffisance de demande globale

Le chômage provient d’une insuffisance de demande globale

Explication

Chez Keynes, le niveau d’activité dépend de la demande globale, et une insuffisance de celle-ci peut engendrer du chômage durable. Il s’agit donc d’un chômage involontaire.

18. Quelle idée décrit le mieux le chômage keynésien ?

Un chômage causé par une mobilité trop forte
Un chômage dû à une surabondance d’emplois
Un chômage durable lié à l’incertitude et à une demande insuffisante
Un chômage limité aux périodes de transition

Un chômage durable lié à l’incertitude et à une demande insuffisante

Explication

Le chômage keynésien est lié à une demande insuffisante dans un contexte d’incertitude, ce qui peut maintenir l’économie sous son potentiel. Il ne se confond pas avec le chômage frictionnel.

19. Quel levier macroéconomique est utilisé pour soutenir la demande globale ?

La flexibilisation des licenciements
La politique budgétaire
La suppression des statistiques du chômage
La baisse du temps de travail sans autre mesure

La politique budgétaire

Explication

La politique budgétaire agit par les dépenses publiques et la fiscalité pour influencer la demande. Elle fait partie des outils de relance mobilisés contre le chômage.

20. Que désigne un emploi subventionné dans ce cadre ?

Un emploi financé uniquement par le salarié
Un poste supprimé par la mécanisation
Un contrat réservé aux cadres supérieurs
Un emploi dont l’État prend en charge tout ou partie des cotisations manquantes

Un emploi dont l’État prend en charge tout ou partie des cotisations manquantes

Explication

Les emplois subventionnés reposent sur des exonérations ou aides où l’État supporte tout ou partie des cotisations. L’objectif est de réduire le coût d’embauche pour l’employeur.

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Fin des Trente Glorieuses — date ?

Fin des années 1970

Chômage 1980-1990 — apparition ?

Devient visible après 1970, hausse durable

Population active — composition ?

Actifs occupés, chômeurs, inactifs

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