Fiche de révision : Les mécanismes du marché du travail

Plan du Cours

  1. Mesure du chômage et sous-emploi
  2. Emplois vacants et chômage structurel
  3. Marché du travail néoclassique
  4. Salaire d'équilibre et salaire minimum
  5. Salaire d'efficience et asymétries d'information
  6. Rigidités du marché du travail
  7. Inadéquation spatiale et de qualification
  8. Chômage conjoncturel keynésien
  9. Demande globale et emploi
  10. Politiques de soutien de la demande
  11. Politiques structurelles de l'emploi
  12. Synthèse des formes de chômage

1. Mesure du chômage et sous-emploi

Notions clés & Définitions

  • Chômage BIT : Le chômage BIT regroupe les personnes en âge de travailler qui ne travaillent pas, sont disponibles rapidement et mènent des démarches de recherche actives selon les délais prévus.
  • Sous-emploi : Le sous-emploi mesure des personnes qui sont en emploi au sens du BIT mais qui travaillent trop peu ou trop court par rapport à ce qu’elles souhaitent et/ou à cause d’un manque d’heures.
  • Taux de chômage : Le taux de chômage est la part des actifs inoccupés dans la population active, calculée comme actif inoccupé divisé par la population active.
  • Taux d’emploi : Le taux d’emploi est la part des actifs occupés dans la population en âge de travailler, calculée comme actif occupé divisé par la population en âge de travailler.
  • Actif et inactif : La population active regroupe les actifs occupés et les chômeurs, tandis que les inactifs regroupent les personnes qui ne sont ni en emploi ni au chômage selon la convention.

Points essentiels

  • Le taux de chômage se calcule comme actifs inoccupés divisé par population active et mesure la part des personnes sans emploi parmi les actifs.
  • Le taux d’emploi se calcule comme actifs occupés divisé par population en âge de travailler et mesure la part des personnes en emploi dans cette population.
  • En France (INSEE, 2021), le taux de chômage est de 7,8%, soit environ 7,8 personnes au chômage sur 100 personnes actives.
  • En France (INSEE, 2021), le taux d’emploi est de 72,5%, soit environ 72,5 personnes en emploi sur 100 personnes en âge de travailler.
  • Le sous-emploi inclut les actifs occupés qui souhaitent travailler davantage et sont disponibles, ou qui ont travaillé moins que d’habitude à cause de chômage partiel ou de mauvais temps.

2. Emplois vacants et chômage structurel

Notions clés & Définitions

  • Emplois vacants : Les emplois vacants sont des postes libres ou sur le point de se libérer, pour lesquels l’entreprise mène des démarches actives afin de trouver un candidat.
  • Chômage structurel : Le chômage structurel est un chômage de long terme lié à des difficultés d’ajustement entre l’offre de travail des travailleurs et la demande des entreprises.
  • Inadéquation spatiale : L’inadéquation spatiale (spatial mismatch) décrit le décalage géographique entre les zones où se trouvent les demandeurs d’emploi et les postes réellement disponibles.
  • Inadéquation de qualification : L’inadéquation de qualification (skill mismatch) correspond au décalage entre les compétences des chômeurs et celles recherchées pour les emplois vacants.

Points essentiels

  • On peut avoir à la fois des chômeurs et des emplois vacants si l’ajustement entre offre et demande est bloqué par des rigidités ou des inadéquations.
  • Les emplois vacants incluent aussi des postes nouvellement créés, inoccupés ou occupés et sur le point de se libérer, avec des démarches de recrutement en cours.
  • L’inadéquation spatiale peut empêcher certains candidats d’accepter un poste faute d’être localisés près des entreprises qui recrutent.
  • L’inadéquation de qualification peut laisser des postes vacants en attente de profils adaptés malgré l’existence de candidats cherchant un emploi.

Astuce mémo

Chômeurs + postes vides = blocage de l’appariement (où ? compétences ?)

3. Marché du travail néoclassique

Notions clés & Définitions

  • Concurrence pure et parfaite : Conception du marché où l’offre et la demande se rencontrent librement grâce à des conditions de fonctionnement proches de l’idéal concurrentiel.
  • Homo oeconomicus : Hypothèse de comportement selon laquelle chaque agent agit de façon rationnelle pour maximiser son intérêt propre.
  • Offre de travail : Côté salariés, la quantité d’individus prêts à travailler dépend du salaire proposé par les entreprises dans la théorie néoclassique.
  • Demande de travail : Côté entreprises, la quantité de travailleurs recherchés dépend du coût du travail représenté par le salaire dans la théorie néoclassique.

Points essentiels

  • Dans le modèle néoclassique, le marché du travail réunit offreurs et demandeurs de travail en concurrence pure et parfaite.
  • Les individus choisissent de travailler selon le salaire : plus le salaire augmente, plus ils sont nombreux à vouloir travailler.
  • Les entreprises choisissent l’embauche selon le salaire : plus le prix du travail est élevé, moins elles embauchent, et inversement.
  • Au salaire d’équilibre, il y a autant d’individus prêts à travailler que de demande de travail, donc pas de chômage involontaire à ce niveau de salaire.
  • Ne pas travailler à ce niveau de salaire correspond à du chômage volontaire, et ces personnes sont comptées comme inactifs dans l’idée du cours.

Astuce mémo

Offre ↑ quand le salaire ↑ ; Demande ↓ quand le salaire ↑ (et donc l’équilibre fixe où elles se rejoignent).

4. Salaire d'équilibre et salaire minimum

Notions clés & Définitions

  • Salaire d’équilibre : Le salaire d’équilibre est le niveau de salaire qui égalise l’offre de travail et la demande de travail sur le marché du travail.
  • Chômage involontaire : Le chômage involontaire correspond à une situation où des personnes veulent travailler au salaire en vigueur mais ne trouvent pas d’emploi faute de demande suffisante.
  • Salaire minimum : Le salaire minimum est un salaire réglementaire fixé par l’État qui peut se retrouver au-dessus du salaire d’équilibre et modifier l’ajustement du marché.
  • Chômage volontaire : Le chômage volontaire désigne le fait que des individus choisissent de ne pas travailler malgré l’existence d’emplois au salaire d’équilibre.

Points essentiels

  • Dans l’exemple chiffré, le salaire d’équilibre est de 13€/h, et à ce niveau l’offre et la demande de travail sont égales, donc pas de chômage involontaire.
  • Au salaire de 13€/h, il n’y a pas de chômage involontaire, mais cela n’implique pas que tout le monde travaille, car certains restent inactifs.
  • Dans la théorie néoclassique, si le salaire s’éloigne du salaire d’équilibre, on obtient soit une pénurie de main d’œuvre quand la demande dépasse l’offre (D>O), soit du chômage quand la demande est inférieure à l’offre (D<O).
  • Si un gouvernement fixe un salaire minimum de 14€/h au-dessus du salaire d’équilibre, il crée du chômage involontaire car l’offre de travail devient supérieure à la demande (O>D).
  • Dans la conception néoclassique, un salaire trop élevé engendre un effet négatif durable qualifié de chômage structurel.
  • Une étude de David Card compare des hausses du salaire minimum dans le New Jersey (1992, +18%) et un État voisin (Pennsylvanie, salaire stable) et conclut à l’absence d’effet négatif sur l’emploi, avec même une baisse du chômage dans le New Jersey.

5. Salaire d'efficience et asymétries d'information

Notions clés & Définitions

  • Asymétrie d’information : Situation dans laquelle un partenaire d’un échange détient une information utile que l’autre ne possède pas, ce qui perturbe l’évaluation des comportements ou des compétences.
  • Salaire d’efficience : Salaire fixé au-dessus du salaire de marché pour inciter un salarié à fournir un effort, car la surveillance est incomplète et le risque de perdre l’emploi peut dissuader la paresse.
  • Effort non observable : Comportement au travail que l’employeur ne peut pas vérifier en continu, ce qui laisse au salarié un choix entre effort et effort réduit tant que l’asymétrie persiste.

Points essentiels

  • Le salaire d’efficience vise à corriger un problème d’effort non observable lié à l’asymétrie d’information entre employeur et salarié.
  • Tant que l’employeur ne sait pas comment le salarié va travailler, le salarié a intérêt à limiter l’effort pour préserver son loisir.
  • Si le salaire proposé est supérieur au salaire d’équilibre (et au niveau du marché), un salarié paresseux risque davantage de perdre un emploi bien rémunéré, rendant la paresse moins rentable.
  • L’employeur peut rationnellement payer plus car la perte de l’emploi pour le salarié devient coûteuse, ce qui augmente l’effort attendu.
  • En raisonnement macro, si tous appliquent ce mécanisme, le salaire peut durablement dépasser le salaire d’équilibre et créer un niveau de chômage involontaire, faute d’ajustement par le marché.

Astuce mémo

Asymétrie → effort non vu : salaire ↑ pour rendre la paresse trop coûteuse.

6. Rigidités du marché du travail

Notions clés & Définitions

  • Rigidités du marché du travail : Les rigidités du marché du travail sont des blocages qui empêchent l’emploi de s’ajuster rapidement aux variations des besoins des entreprises.
  • Coût du travail : Le coût du travail est ce que coûte l’embauche du salarié à l’employeur, soit le salaire brut plus les cotisations patronales.
  • Protection de l’emploi : La protection de l’emploi regroupe les obligations qui encadrent la fin des contrats, avec des conditions et/ou des indemnités de licenciement.
  • Flexibilité de l’emploi : La flexibilité de l’emploi désigne la capacité des entreprises à ajuster rapidement leurs effectifs quand la demande évolue.
  • Inadéquation spatiale et de qualification : L’inadéquation spatiale et de qualification correspond au décalage entre les emplois disponibles et les lieux ou compétences des personnes cherchant du travail.

Points essentiels

  • Si le chômage est de nature structurelle, il faut agir sur la structure du marché plutôt que seulement sur le niveau des salaires.
  • L’allègement du coût du travail peut réduire le chômage en rendant l’embauche moins coûteuse pour les employeurs.
  • La protection de l’emploi peut augmenter le chômage selon les économistes néoclassiques car elle ralentit l’ajustement des effectifs aux variations de la demande.
  • La flexibilisation peut réduire le chômage selon les mêmes économistes car elle permet d’ajuster plus vite les effectifs aux variations de la demande.
  • En cas d’inadéquation spatiale et de qualification, des politiques de formation et d’appariement sont nécessaires en plus de toute baisse du coût du travail.

Astuce mémo

Structurel → remède structurel : Coût ↓, Compétences (formation) ↑, Flexibilité ↑.

7. Inadéquation spatiale et de qualification

Notions clés & Définitions

  • Appariements : Les appariements désignent la capacité du marché du travail à faire correspondre l’offre de travail et la demande de travail.
  • Friction du marché du travail : La friction regroupe les mécanismes qui ralentissent l’ajustement entre l’offre et la demande de travail.

Points essentiels

  • Les frictions incluent à la fois l’inadéquation spatiale et l’inadéquation de qualification pour ralentir les appariements.
  • Une inadéquation spatiale empêche une partie des offres et des candidatures de se rencontrer malgré l’existence de postes à pourvoir.
  • Une inadéquation de qualification empêche l’embauche lorsque les qualifications détenues ne correspondent pas aux exigences des entreprises.

Astuce mémo

Friction = problème d’appariement : même lieu ? mêmes compétences ? sinon, ça coince.

8. Chômage conjoncturel keynésien

Notions clés & Définitions

  • Chômage conjoncturel keynésien : Le chômage conjoncturel keynésien est un chômage lié aux fluctuations de l’activité économique, qui s’aggrave quand la demande adressée aux entreprises baisse.
  • Baisse de la demande : La baisse de la demande est la diminution des achats des ménages et des entreprises, ce qui réduit les débouchés et freine la production.
  • Demande globale : La demande globale désigne l’ensemble de la demande de consommation et de la demande d’investissement adressée aux producteurs.
  • Récession : Une récession est une période de baisse de l’activité économique, mesurée notamment par une diminution du PIB.
  • Licenciements : Les licenciements sont les décisions des entreprises de réduire le facteur travail quand elles ne parviennent plus à écouler leur production.

Points essentiels

  • Quand l’activité économique ralentit, la demande de biens et services diminue et le chômage conjoncturel augmente.
  • Lorsque les entreprises n’écoulent plus leur production, elles produisent moins et se séparent d’une partie du facteur travail en licenciant.
  • L’augmentation du chômage réduit la consommation des ménages, ce qui fait baisser la demande globale et relance des licenciements.
  • En période de reprise, la hausse de la demande globale augmente la demande de travail et le chômage conjoncturel s’amenuise.
  • La relation fonctionne aussi dans l’autre sens : une amélioration de l’activité s’accompagne d’une réduction du chômage conjoncturel.

Astuce mémo

Demande ↓ → production ↓ → licenciements ↑ → consommation ↓ → demande globale ↓ → chômage ↑ (boucle keynésienne).

9. Demande globale et emploi

Notions clés & Définitions

  • Demande effective : La demande effective désigne la demande que les producteurs anticipent pour l’avenir lorsqu’ils décident de produire.
  • Politique budgétaire expansionniste : Une politique budgétaire expansionniste est une action de l’État qui augmente la demande en soutenant la consommation ou les entreprises.
  • Politique monétaire expansionniste : Une politique monétaire expansionniste utilise les outils de la banque centrale pour faire baisser le coût de l’emprunt et stimuler l’investissement.
  • Taux d’intérêt directeur : Le taux d’intérêt directeur est le taux auquel les banques commerciales se refinancent auprès de la banque centrale.

Points essentiels

  • Quand la demande globale est forte, les producteurs augmentent leur production pour répondre à cette demande.
  • Une demande effective forte signifie que les producteurs anticipent durablement une demande élevée pour leur production.
  • Une politique budgétaire expansionniste agit via les dépenses de l’État, par exemple en relevant le pouvoir d’achat ou en améliorant le bénéfice des entreprises.
  • Une baisse du taux d’intérêt directeur réduit les taux d’emprunt des ménages et des entreprises, ce qui augmente l’investissement.
  • Les politiques budgétaires et monétaires peuvent aussi être restrictives lorsqu’elles visent à freiner l’activité économique.

Astuce mémo

Globale = Consommation + Investissement ; Effective = anticipation des producteurs.

10. Politiques de soutien de la demande

Notions clés & Définitions

  • Stabilisateurs automatiques : Mécanismes qui limitent la chute de la consommation pendant une récession, par exemple via le maintien d’un niveau de revenu garanti.

Points essentiels

  • Les politiques de soutien de la demande globale consistent à augmenter la demande en favorisant la consommation ou l’investissement.
  • Une politique budgétaire expansionniste agit en renforçant le pouvoir d’achat (baisse des taxes, subventions) ou le profit des entreprises pour relancer la conjoncture.
  • Une politique monétaire expansionniste passe surtout par la baisse du taux d’intérêt directeur pour réduire les taux d’emprunt et stimuler l’investissement.
  • Si le taux d’intérêt directeur diminue, les ménages et les entreprises empruntent à moindre coût, ce qui augmente la demande adressée aux entreprises.
  • En politique keynésienne, une crise due à une demande insuffisante implique que baisser le salaire risque d’aggraver la récession via la baisse de la consommation et de l’emploi.
  • Les mêmes politiques peuvent être restrictives si elles sont conçues pour freiner l’activité économique.

Astuce mémo

Choc de crise = demande faible : relance par budgétaire et monétaire, car couper le salaire casse la consommation et donc l’emploi.

11. Politiques structurelles de l'emploi

Notions clés & Définitions

  • Allégement du coût du travail : Ensemble de mesures qui réduisent le prix du facteur travail pour inciter les employeurs à demander davantage de main d’œuvre.
  • Réduction de cotisations sociales : Dispositif d’allègement du coût du travail qui diminue les cotisations payées par les employeurs sur certaines tranches de salaires.
  • Flexibilisation du marché du travail : Politique qui rend plus aisé l’ajustement de l’emploi en encadrant moins strictement les licenciements et la protection de l’emploi.
  • Compte personnel de formation : Droit à la formation créé pour permettre aux actifs d’acquérir des compétences tout au long de la vie professionnelle.

Points essentiels

  • En logique classique, diminuer le coût du travail par des réductions de salaires ou de cotisations augmente la demande de travail et peut réduire le chômage.
  • En 2019, les cotisations sociales ont été réduites pour les salaires entre 1 et 2,5 SMIC, pour un montant de 20,4 Md€, afin de stimuler l’embauche des salariés peu qualifiés.
  • Dans ce dispositif, l’exonération des cotisations est totale entre 1 et 1,5 SMIC puis dégressive entre 1,6 et 2,5 SMIC.
  • La flexibilisation vise à faciliter l’adaptation aux variations d’activité, mais son lien empirique avec le taux de chômage est jugé très controversé.
  • Une protection de l’emploi plus forte augmente le coût des licenciements, ce qui peut réduire la demande de travail selon les théories classiques et néoclassiques.
  • En France, le CPF (depuis janvier 2015) permet d’acquérir des droits mobilisables pour se former, avec près de 2 millions d’actifs utilisateurs en 2021.

12. Synthèse des formes de chômage

Notions clés & Définitions

  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel est un chômage causé par une activité économique insuffisante qui réduit la demande de travail des entreprises.

Points essentiels

  • Le chômage structurel apparaît quand le salaire et/ou les rigidités de rencontre rendent l’offre de travail supérieure à la demande de travail, même si les postes existent.
  • Le chômage conjoncturel augmente quand le ralentissement de l’activité réduit la demande effective et donc l’embauche anticipée par les entreprises.
  • Selon Keynes, baisser le salaire ne suffit pas en cas de crise de demande car cela réduit les revenus, donc la consommation et la demande adressée aux entreprises.
  • Les politiques de soutien à la demande visent à relancer la consommation et l’investissement afin de remonter l’activité et l’emploi.
  • La flexibilisation est controversée empiriquement car elle ne montre pas de lien corrélé robuste avec le taux de chômage dans les données discutées.
  • La protection de l’emploi et le salaire minimum peuvent agir comme stabilisateurs automatiques en préservant le revenu et la demande des ménages.

Astuce mémo

Structurel = frictions/prix bloqués ; Conjoncturel = demande effective qui s’effondre.

Repères chronologiques

DateÉvénement
2019Cotisations sociales réduites entre 1 et 2,5 SMIC pour stimuler l’embauche des salariés peu qualifiés (réduction de 20,4 Md€)
janvier 2015Mise en place du compte personnel de formation (CPF)
2021En France (INSEE), taux de chômage de 7,8% et taux d’emploi de 72,5% ; près de 2 millions d’actifs utilisateurs du CPF

Tableaux de synthèse

Structurel vs conjoncturel (sources du chômage)

Type de chômageCauseIdée cléRéponse typique
Structurelinadéquation offre/demande et frictions ou coût du travailprix/rigidités empêchent l’appariementpolitiques structurelles : alléger le coût du travail, flexibiliser, former
Conjoncturelfluctuations de l’activité économique et demande effective insuffisantebaisse de l’activité/du PIB → baisse de la demande de travailpolitiques macro : soutien de la demande globale (budgétaire et monétaire)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre chômage BIT (critères : pas d’emploi, disponibilité, démarches actives) et allocation chômage : l’un ne signifie pas automatiquement l’autre.
  2. Inverser le calcul des taux : le taux de chômage = actifs inoccupés / population active, et le taux d’emploi = actifs occupés / population en âge de travailler.
  3. Dire que le chômage au salaire d’équilibre est “tout le temps zéro” : il peut exister une inactivité volontaire (chômeurs volontaires).
  4. Croire que “baisser le salaire” suffit en cas de crise : selon Keynes, cela peut réduire les revenus, la consommation et donc la demande globale.
  5. Mélanger rigidité et flexibilisation : la protection de l’emploi est une rigidité, alors que la flexibilisation vise à ajuster plus vite les effectifs.
  6. Réduire le chômage structurel uniquement au salaire minimum : il peut aussi venir du salaire d’efficience (asymétries d’information) et des frictions d’appariement (spatiales/qualifications).
  7. Confondre inadaptation spatiale et inadéquation de qualification : l’une bloque l’appariement par le lieu, l’autre par les compétences.

Checklist Examen

  1. Donner la définition BIT du chômage et celle du sous-emploi, puis distinguer actif, inactif et chômeur.
  2. Calculer et interpréter le taux de chômage (actifs inoccupés / population active) et le taux d’emploi (actifs occupés / population en âge de travailler).
  3. Expliquer pourquoi on peut avoir à la fois chômeurs et emplois vacants (blocage d’appariement par rigidités et inadéquations).
  4. Distinguer chômage structurel (coût du travail/prix et frictions) et chômage conjoncturel (fluctuations de l’activité et demande effective).
  5. Dans le modèle néoclassique, relier salaire et comportements : offre ↑ avec le salaire et demande ↓ avec le salaire, puis définir chômage involontaire/volontaire au salaire d’équilibre.
  6. Présenter le mécanisme du salaire minimum au-dessus du salaire d’équilibre (O>D) et le lien avec le chômage involontaire/structurel.
  7. Expliquer le salaire d’efficience : asymétrie d’information, effort non observable, salaire > marché pour rendre la paresse moins rentable, et effet macro possible.
  8. Décrire les rigidités et l’appariement : coût du travail, protection de l’emploi vs flexibilité, et frictions d’inadéquation spatiale et de qualification.
  9. Relier chômage conjoncturel à Keynes : demande effective, licenciements, baisse de la consommation, baisse de la demande globale, et boucle de rétroaction.
  10. Savoir distinguer politiques de soutien de la demande (budgétaire expansionniste, monétaire expansionniste via taux directeur) et expliquer en une phrase leur effet sur l’emploi.
  11. Lister les politiques structurelles : allégement du coût du travail, flexibilisation, politiques de formation (dont CPF) et expliquer à quel type de chômage elles s’attaquent.

Teste tes connaissances

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1. Quelle définition correspond le mieux au chômage BIT ?

2. Comment se calcule le taux de chômage ?

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Mémorisez les concepts clés de Les mécanismes du marché du travail avec 24 flashcards interactives.

Chômage BIT — définition ?

Personnes sans emploi, disponibles, en recherche active

Sous-emploi — définition ?

Actifs en emploi souhaitant travailler plus ou plus longtemps

Taux de chômage — formule ?

Actifs inoccupés / population active

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