QCM : Macroéconomie : consommation et investissement (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise la macroéconomie par rapport à la microéconomie ?

La macroéconomie étudie les choix des entreprises, tandis que la microéconomie porte sur les choix des ménages et leurs revenus.
La macroéconomie analyse les décisions individuelles et les équilibres de marché, tandis que la microéconomie étudie les phénomènes globaux entre agents.
La macroéconomie étudie les phénomènes globaux et les relations entre agents, tandis que la microéconomie analyse les décisions individuelles et les équilibres de marché.
La macroéconomie mesure les prix des biens particuliers, tandis que la microéconomie examine l’évolution générale de l’activité économique.

La macroéconomie étudie les phénomènes globaux et les relations entre agents, tandis que la microéconomie analyse les décisions individuelles et les équilibres de marché.

Explication

La macroéconomie porte sur les caractéristiques globales et les relations entre agents, alors que la microéconomie examine les décisions individuelles et les équilibres de marché. Inverser ces domaines confond précisément l’échelle globale et l’échelle individuelle.

2. Pourquoi l’agrégation est-elle utile à l’analyse macroéconomique ?

Elle transforme les comportements économiques en prix communs pour établir l’équilibre de chaque marché.
Elle sépare chaque agent et chaque produit afin de mesurer précisément leurs décisions individuelles.
Elle regroupe des agents, comportements ou produits différents en catégories unifiées pour étudier des données globales.
Elle compare les objectifs individuels aux résultats collectifs afin de repérer les écarts entre eux.

Elle regroupe des agents, comportements ou produits différents en catégories unifiées pour étudier des données globales.

Explication

L’agrégation rassemble en catégories unifiées des éléments qui diffèrent dans le détail, ce qui permet d’analyser des données globales. La séparation de chaque agent correspond plutôt à une analyse détaillée qu’à ce regroupement.

3. Comment l’interdépendance peut-elle se manifester dans une relation salariale ?

Un acte salarial concerne l’employeur, tandis qu’un acte distinct concerne le salarié.
Un acte salarial a la même signification économique pour les deux parties.
Un même acte peut représenter une dépense pour l’employeur et un revenu pour le salarié.
Un même acte représente un revenu pour l’employeur et une dépense pour le salarié.

Un même acte peut représenter une dépense pour l’employeur et un revenu pour le salarié.

Explication

L’interdépendance décrit un acte économique impliquant deux parties auquel chacune peut attribuer une signification opposée : le coût pour l’employeur est un salaire pour le salarié. L’interpréter comme un revenu pour l’employeur et une dépense pour le salarié inverse ces rôles.

4. Une décision rationnelle prise séparément par chaque ménage aboutit à un résultat collectif contraire à l’objectif de chacun. Quel principe macroéconomique décrit cet écart ?

L’agrégation des ménages en une catégorie commune pour analyser leurs données globales.
La distinction entre l’étude des marchés particuliers et celle de l’économie globale.
L’interdépendance des actes économiques qui engagent deux parties aux intérêts distincts.
La disjonction entre le résultat collectif et l’objectif individuel de chaque agent.

La disjonction entre le résultat collectif et l’objectif individuel de chaque agent.

Explication

La disjonction micro/macro désigne l’écart entre le résultat collectif issu des décisions individuelles et l’objectif de chaque agent pris isolément. L’agrégation concerne plutôt le regroupement en catégories pour l’analyse globale.

5. Qu’appelle-t-on consommation finale des ménages ?

Les dépenses des entreprises consacrées à produire des biens et services marchands.
Les dépenses en biens et services destinées à satisfaire les besoins des ménages.
Les revenus que les ménages mettent de côté pour financer leurs dépenses futures.
Les achats de biens utilisés par les ménages pour créer d’autres produits.

Les dépenses en biens et services destinées à satisfaire les besoins des ménages.

Explication

La consommation finale des ménages comprend les dépenses en biens et services destinées à satisfaire leurs besoins. L’épargne correspond à la partie du revenu mise de côté, et non aux dépenses de consommation.

6. Un ménage répartit son revenu entre les dépenses de consommation et l’épargne. Quelle relation exprime cette répartition ?

S=C+YS = C + Y
Y=C+SY = C + S
Y=C−SY = C - S
C=Y+SC = Y + S

$$Y = C + S$$

Explication

Le revenu des ménages est réparti entre consommation et épargne, ce qui s’écrit Y=C+SY = C + S. L’écriture C=Y+SC = Y + S ajouterait l’épargne au revenu au lieu de la soustraire pour isoler la consommation.

7. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes, que se passe-t-il lorsque le revenu augmente ?

La consommation diminue tandis que le revenu augmente.
La consommation augmente davantage que le revenu.
La consommation augmente, mais moins que le revenu.
La consommation reste stable malgré l’augmentation du revenu.

La consommation augmente, mais moins que le revenu.

Explication

Pour Keynes, une hausse du revenu entraîne une hausse de la consommation d’une ampleur inférieure à celle du revenu. Une augmentation plus forte de la consommation contredit cette relation fondamentale.

8. Le revenu d’un ménage augmente de 200200 unités et sa consommation progresse de 150150 unités. Quelle est sa propension marginale à consommer ?

PmC=200150≈1,33PmC = \frac{200}{150} \approx 1{,}33
PmC=200−150200=0,25PmC = \frac{200 - 150}{200} = 0{,}25
PmC=150200=0,75PmC = \frac{150}{200} = 0{,}75
PmC=150200=0,25PmC = \frac{150}{200} = 0{,}25

$$PmC = \frac{150}{200} = 0{,}75$$

Explication

La propension marginale à consommer est le rapport entre la variation de la consommation et celle du revenu, soit PmC=ΔCΔY=150200=0,75PmC = \frac{\Delta C}{\Delta Y} = \frac{150}{200} = 0{,}75. Le rapport inverse utilise le revenu supplémentaire au numérateur et ne mesure donc pas cette propension.

9. Selon Duesenberry, quels éléments influencent la consommation courante d’un individu ?

Son revenu courant et le niveau moyen de revenu anticipé pour toute sa vie.
Son revenu courant et le taux d’intérêt associé à son épargne.
Son revenu courant et le plus haut niveau de revenu atteint dans le passé.
Son revenu permanent et la composante temporaire et aléatoire de son revenu.

Son revenu courant et le plus haut niveau de revenu atteint dans le passé.

Explication

Duesenberry soutient que la consommation courante dépend du revenu courant et du niveau de revenu le plus élevé atteint auparavant. Le revenu moyen anticipé sur toute la vie relève plutôt de la notion de revenu permanent.

10. Après une baisse de revenu, un ménage réduit sa consommation moins vite qu’il ne l’avait augmentée auparavant en raison de ses habitudes. Quel phénomène explique cette résistance ?

L’effet de cliquet, qui freine la baisse de consommation en raison des habitudes passées.
Le revenu permanent, qui correspond à la partie temporaire et aléatoire du revenu.
L’effet de mémoire de Brown, fondé sur le niveau passé de consommation plutôt que sur les habitudes.
L’effet de cliquet, qui accélère la baisse de consommation lorsque le revenu diminue.

L’effet de cliquet, qui freine la baisse de consommation en raison des habitudes passées.

Explication

L’effet de cliquet est une mémoire à la baisse : les habitudes passées freinent la diminution de la consommation quand le revenu baisse. L’idée d’une baisse accélérée décrit le mouvement inverse de cette résistance.

11. Quelle distinction fait la théorie du revenu permanent entre revenu permanent et revenu transitoire ?

Le revenu permanent est temporaire et aléatoire, tandis que le revenu transitoire est anticipé sur la durée de vie.
Le revenu permanent désigne le plus haut revenu passé, tandis que le revenu transitoire désigne le revenu moyen futur.
Le revenu permanent est anticipé sur la durée de vie, tandis que le revenu transitoire est temporaire et aléatoire.
Le revenu permanent correspond au revenu courant, tandis que le revenu transitoire correspond au niveau passé de consommation.

Le revenu permanent est anticipé sur la durée de vie, tandis que le revenu transitoire est temporaire et aléatoire.

Explication

Le revenu permanent est le revenu moyen qu’une personne prévoit de recevoir au cours de sa vie, alors que le revenu transitoire en est la composante temporaire et aléatoire. Inverser ces deux définitions attribue à chacun les caractéristiques de l’autre.

12. Selon Robert Frank, que se passe-t-il au-delà d’un certain niveau lorsque la consommation moyenne augmente ?

La satisfaction moyenne déclarée devient indépendante du revenu.
La satisfaction moyenne déclarée cesse d’augmenter.
La satisfaction moyenne déclarée augmente au même rythme.
La satisfaction moyenne déclarée diminue à chaque hausse.

La satisfaction moyenne déclarée cesse d’augmenter.

Explication

Robert Frank souligne qu’au-delà d’un certain seuil, la hausse de la consommation moyenne ne s’accompagne plus d’une hausse de la satisfaction moyenne déclarée. Cela ne signifie pas que la satisfaction diminue à chaque augmentation de consommation.

13. Pourquoi la satisfaction tirée de la consommation privée peut-elle dépendre de la consommation des autres ?

Parce que la consommation privée dépend directement des prix pratiqués dans le groupe.
Parce que la consommation privée détermine le revenu disponible des autres membres du groupe.
Parce que les individus évaluent leur consommation par rapport à leur position dans le groupe.
Parce que les individus cherchent à égaler le niveau de consommation de chaque membre du groupe.

Parce que les individus évaluent leur consommation par rapport à leur position dans le groupe.

Explication

La satisfaction liée à la consommation privée varie avec sa valeur relative, car les individus se préoccupent de leur position au sein du groupe. Cette idée porte sur la comparaison sociale, et non sur une obligation d’égaler chaque membre.

14. Un ménage dépense 2 000 euros en alimentation sur un total de 10 000 euros de dépenses de consommation. Que mesure son coefficient budgétaire alimentaire ?

La part de l’alimentation dans ses dépenses totales de consommation.
La variation annuelle de ses dépenses alimentaires.
Le montant de ses dépenses alimentaires rapporté à son patrimoine.
La part de l’alimentation dans son revenu disponible total.

La part de l’alimentation dans ses dépenses totales de consommation.

Explication

Le coefficient budgétaire rapporte un poste de dépense aux dépenses totales de consommation du ménage. Il ne mesure pas la part de ce poste dans le revenu ni l’évolution des dépenses dans le temps.

15. Quelle évolution caractérise la part du logement dans les dépenses totales de consommation des ménages ?

Elle représente aujourd’hui environ un tiers, contre 20 % en 1960.
Elle représente aujourd’hui environ un quart, contre 15 % en 1960.
Elle représente aujourd’hui environ la moitié, contre 30 % en 1960.
Elle représente aujourd’hui environ 20 %, contre un tiers en 1960.

Elle représente aujourd’hui environ un tiers, contre 20 % en 1960.

Explication

La part des dépenses consacrées au logement est passée d’environ 20 % en 1960 à près d’un tiers aujourd’hui. Les autres évolutions proposées inversent ou remplacent ces proportions.

16. La part de l’alimentation dans le budget des ménages français est passée de 30 % à 15 %. Quelle conclusion peut-on en tirer ?

Cette baisse signifie que le prix des aliments a diminué dans la même proportion.
Cette baisse montre que les dépenses alimentaires en euros ont diminué de moitié.
Cette baisse prouve que les quantités d’aliments consommées ont été divisées par deux.
Cette baisse ne prouve pas, à elle seule, que les quantités d’aliments consommées ont diminué.

Cette baisse ne prouve pas, à elle seule, que les quantités d’aliments consommées ont diminué.

Explication

La diminution de la part budgétaire alimentaire ne signifie pas nécessairement que les ménages consomment moins d’aliments. Une part du budget peut baisser sans que les quantités consommées diminuent.

17. D’après la loi d’Engel, comment évolue la part des dépenses alimentaires dans la dépense totale lorsque le revenu d’un ménage augmente ?

Elle augmente.
Elle diminue.
Elle reste stable.
Elle devient égale à la part du logement.

Elle diminue.

Explication

La loi d’Engel établit que la part des dépenses alimentaires dans la dépense totale diminue lorsque le revenu du ménage augmente. Elle porte sur une part budgétaire, pas sur une égalité avec un autre poste.

18. En comparant ménages modestes et ménages aisés, quels écarts de part budgétaire observe-t-on pour le logement et l’alimentation ?

4 points pour le logement et 10 points pour l’alimentation.
4 points pour le logement et 4 points pour l’alimentation.
10 points pour le logement et 10 points pour l’alimentation.
10 points pour le logement et 4 points pour l’alimentation.

10 points pour le logement et 4 points pour l’alimentation.

Explication

La part consacrée au logement est supérieure de 10 points chez les ménages modestes, tandis que l’écart alimentaire est de 4 points. Inverser ces deux valeurs confond les écarts propres à chaque poste.

19. Quelle caractéristique définit les dépenses pré-engagées d’un ménage ?

Ce sont des dépenses variables qui dépendent principalement des choix quotidiens du ménage.
Ce sont des dépenses contractuelles difficiles à renégocier à court terme, souvent prélevées automatiquement.
Ce sont des achats ponctuels décidés au moment de la dépense et facilement annulables.
Ce sont des dépenses consacrées aux biens durables et financées par l’épargne.

Ce sont des dépenses contractuelles difficiles à renégocier à court terme, souvent prélevées automatiquement.

Explication

Les dépenses pré-engagées reposent sur des contrats et sont difficiles à renégocier à court terme ; elles sont souvent prélevées automatiquement. Les achats ponctuels et facilement annulables ne correspondent pas à cette définition.

20. Quelle proportion des dépenses totales des ménages est constituée de dépenses pré-engagées, et quelle part de celles-ci est liée au logement ?

Environ 32 % des dépenses totales, dont environ 70 % liés au logement.
Environ 32 % des dépenses totales, dont environ 32 % liés au logement.
Environ 70 % des dépenses totales, dont environ 32 % liés au logement.
Environ 70 % des dépenses totales, dont environ 70 % liés au logement.

Environ 32 % des dépenses totales, dont environ 70 % liés au logement.

Explication

Les dépenses pré-engagées représentent environ 32 % des dépenses totales des ménages, et le logement constitue environ 70 % de ces dépenses pré-engagées. Intervertir les deux proportions change leur dénominateur.

21. Comment calcule-t-on le revenu arbitrable d’un ménage ?

En soustrayant les dépenses pré-engagées du revenu disponible.
En divisant le revenu disponible par les dépenses de logement.
En soustrayant les impôts du montant des dépenses pré-engagées.
En ajoutant les dépenses pré-engagées au revenu disponible.

En soustrayant les dépenses pré-engagées du revenu disponible.

Explication

Le revenu arbitrable correspond au revenu disponible diminué des dépenses pré-engagées. L’ajout de ces dépenses au revenu disponible ne permet pas d’obtenir la somme qui reste à arbitrer.

22. À court terme, quel facteur détermine principalement le niveau d’épargne des ménages ?

La valeur de leur patrimoine immobilier
Le niveau de leur taux d’intérêt nominal
Le taux d’inflation anticipé
Le revenu courant des ménages

Le revenu courant des ménages

Explication

À court terme, le revenu courant est le déterminant essentiel de l’épargne des ménages. À plus long terme, le lien entre revenu et épargne est moins clair, contrairement à ce que suggérerait une relation identique à toutes les échéances.

23. Après une hausse du taux d’intérêt réel, quelle conséquence décrit l’effet de substitution sur les choix des ménages ?

Ils réduisent leur épargne, quel que soit leur statut financier.
Ils augmentent leur consommation présente et réduisent leur épargne.
Ils maintiennent leur consommation présente et diminuent leur épargne.
Ils réduisent leur consommation présente et augmentent leur épargne.

Ils réduisent leur consommation présente et augmentent leur épargne.

Explication

L’effet de substitution rend la consommation présente relativement moins attrayante et incite donc à épargner davantage. L’effet de revenu est différent : son incidence dépend de la position financière du ménage.

24. Selon l’équation de Fisher, comment calcule-t-on le taux d’intérêt réel anticipé à partir du taux nominal et de l’inflation anticipée ?

ra=n×πara = n \times \pi a
ra=n+πara = n + \pi a
ra=n−πara = n - \pi a
ra=πa−nra = \pi a - n

$$ra = n - \pi a$$

Explication

L’équation de Fisher soustrait l’inflation anticipée du taux nominal pour obtenir le taux réel anticipé. L’addition des deux grandeurs confond l’ajustement de Fisher avec une somme.

25. Dans la théorie du cycle de vie de Modigliani, comment évolue généralement le rapport de l’individu à l’épargne au fil des âges ?

Il s’endette jeune, épargne pendant sa vie active, puis puise dans son patrimoine à la retraite.
Il épargne jeune, s’endette pendant sa vie active, puis reconstitue son patrimoine à la retraite.
Il s’endette jeune, maintient une épargne constante pendant sa vie active, puis l’accroît à la retraite.
Il épargne jeune et pendant sa vie active, puis conserve son patrimoine intact à la retraite.

Il s’endette jeune, épargne pendant sa vie active, puis puise dans son patrimoine à la retraite.

Explication

Le modèle décrit un endettement durant la jeunesse, une épargne pendant la vie active et une utilisation progressive du patrimoine à la retraite afin de stabiliser la consommation. L’idée de conserver intact le patrimoine ne correspond pas à cette désépargne à la retraite.

26. Quelle distinction caractérise l’investissement en microéconomie par rapport à l’investissement en macroéconomie ?

En microéconomie, il peut porter sur le capital circulant ou fixe ; en macroéconomie, il désigne l’acquisition nette d’actifs fixes.
En microéconomie, il désigne l’acquisition nette d’actifs fixes ; en macroéconomie, il inclut le capital circulant et fixe.
En microéconomie, il exclut les biens intermédiaires ; en macroéconomie, il inclut les actifs financiers et fixes.
En microéconomie, il porte sur les biens d’équipement ; en macroéconomie, il désigne les seuls biens intermédiaires.

En microéconomie, il peut porter sur le capital circulant ou fixe ; en macroéconomie, il désigne l’acquisition nette d’actifs fixes.

Explication

La notion microéconomique peut inclure le capital circulant comme le capital fixe, tandis que l’investissement macroéconomique correspond à l’acquisition nette d’actifs fixes. L’assimiler en microéconomie aux seuls biens d’équipement écarte à tort le capital circulant.

27. Quel bien répond à la définition d’un actif fixe ?

Un bien intermédiaire transformé pendant la production et générant un revenu sur une longue période.
Un actif réel naturel utilisé en production plusieurs mois et source de revenus à court terme.
Un actif réel produit par l’activité humaine, utilisé en production au moins un an et source de revenus à long terme.
Un actif financier créé par l’entreprise, conservé au moins un an et destiné à produire des revenus.

Un actif réel produit par l’activité humaine, utilisé en production au moins un an et source de revenus à long terme.

Explication

Un actif fixe est réel, produit par l’activité humaine, utilisé en production au moins un an et susceptible de générer des revenus sur une longue période. Un actif financier ne satisfait pas la définition, qui porte sur un actif réel.

28. Que mesure la formation brute de capital fixe (FBCF) en comptabilité macroéconomique ?

La valeur des biens intermédiaires acquis par l’ensemble des agents résidents.
La consommation de capital fixe des agents résidents au cours de l’année.
L’investissement net en actifs fixes réalisé par les entreprises nationales.
L’investissement brut en actifs fixes réalisé par les agents résidents.

L’investissement brut en actifs fixes réalisé par les agents résidents.

Explication

La FBCF mesure l’investissement macroéconomique brut en actifs fixes des agents résidents. L’investissement net est obtenu en retranchant la consommation de capital fixe à la FBCF.

29. Une entreprise connaît sa FBCF et la consommation de capital fixe correspondante. Quelle opération permet d’obtenir son investissement net ?

Soustraire la FBCF de la consommation de capital fixe.
Ajouter la consommation de capital fixe à la FBCF.
Soustraire la consommation de capital fixe de la FBCF.
Diviser la FBCF par la consommation de capital fixe.

Soustraire la consommation de capital fixe de la FBCF.

Explication

L’investissement net, ou FNCF, est égal à la FBCF diminuée de la consommation de capital fixe : Inet=FNCF=FBCF−CCFI_{net} = FNCF = FBCF - CCF. L’addition donnerait un montant supérieur à l’investissement brut, au lieu de retrancher le capital consommé.

30. Quel critère distingue les actifs corporels des actifs incorporels ?

Les premiers sont physiques et tangibles, tandis que les seconds sont intangibles.
Les premiers sont intangibles, tandis que les seconds prennent une forme physique.
Les premiers génèrent des revenus à long terme, tandis que les seconds n’en génèrent pas.
Les premiers sont utilisés en production, tandis que les seconds sont des actifs financiers.

Les premiers sont physiques et tangibles, tandis que les seconds sont intangibles.

Explication

Les actifs corporels ont une existence physique et tangible, tandis que les actifs incorporels sont intangibles et peuvent inclure une marque, un brevet ou une clientèle fidèle. Un brevet illustre bien un actif incorporel, et non un bien physique.

31. Quelles caractéristiques distinguent l’investissement intangible de l’investissement physique ?

La rivalité, la divisibilité et la récupérabilité.
La scalabilité, l’irrécupérabilité et la diffusabilité.
La tangibilité, la durabilité et la transférabilité.
La rareté, la périssabilité et la substituabilité.

La scalabilité, l’irrécupérabilité et la diffusabilité.

Explication

L’investissement intangible se distingue par sa scalabilité, son irrécupérabilité et sa diffusabilité. La tangibilité est au contraire une caractéristique associée aux actifs physiques.

32. Une entreprise crée un logiciel qui peut être utilisé par de nombreux clients supplémentaires à un coût marginal presque nul. Quelle propriété de l’actif cela illustre-t-il ?

La scalabilité, rendue possible par la non-rivalité de l’actif.
L’irrécupérabilité, causée par l’impossibilité de revendre l’actif.
La tangibilité, liée à la reproduction matérielle de l’actif.
La diffusabilité, provoquée par la spécialisation de l’actif.

La scalabilité, rendue possible par la non-rivalité de l’actif.

Explication

La scalabilité désigne la capacité d’un actif intangible à fournir un service répliqué à grande échelle avec un coût marginal presque nul, car il est non rival. L’impossibilité de revendre un actif décrit plutôt son irrécupérabilité.

33. Une entreprise ne peut généralement pas récupérer le coût d’un investissement intangible en revendant l’actif créé. Quelle propriété cela désigne-t-il ?

L’irrécupérabilité, souvent liée à la spécificité de l’actif pour l’entreprise.
La scalabilité, liée à la réplication du service à coût marginal réduit.
La diffusabilité, liée à la circulation de l’actif entre différentes entreprises.
La non-rivalité, liée à l’usage simultané de l’actif par plusieurs utilisateurs.

L’irrécupérabilité, souvent liée à la spécificité de l’actif pour l’entreprise.

Explication

L’irrécupérabilité signifie que l’entreprise ne peut généralement pas récupérer le coût engagé par une revente, notamment parce que l’actif est spécifique. La scalabilité concerne plutôt la réplication à grande échelle d’un service à faible coût marginal.

34. Comment définit-on la valeur actuelle nette (VAN) d’un investissement ?

Le taux qui rend égales les recettes futures actualisées et le coût initial du projet
La somme des recettes futures actualisées et du coût initial du projet
Le rapport entre les recettes futures non actualisées et le coût initial du projet
La différence entre la valeur actualisée des recettes futures et le coût initial du projet

La différence entre la valeur actualisée des recettes futures et le coût initial du projet

Explication

La VAN soustrait le coût initial de la valeur actualisée des recettes futures. Le taux qui égalise ces deux montants correspond au TRI, et non à la définition de la VAN.

35. Une entreprise évalue un projet dont la VAN est négative : quelle conclusion s’impose selon ce critère ?

Le projet est rentable si sa valeur comptable dépasse sa valeur boursière
Le projet est rentable dès que ses recettes futures dépassent son coût initial
Le projet n’est pas rentable selon le critère de la VAN
Le projet est rentable si le taux d’intérêt observé est inférieur à son TRI

Le projet n’est pas rentable selon le critère de la VAN

Explication

Une VAN négative signifie que la valeur actualisée des recettes futures est inférieure au coût initial, donc le projet n’est pas rentable selon ce critère. La comparaison entre taux d’intérêt et TRI relève d’un autre critère de rentabilité.

36. Que représente le taux de rendement interne (TRI) d’un investissement ?

Le taux d’intérêt observé qui rend la valeur actuelle nette égale au coût initial
Le taux de croissance annuel de la production nécessaire pour financer le projet
Le taux d’actualisation qui égalise le coût initial et la valeur actualisée des recettes futures
Le rapport entre la valeur actualisée des recettes futures et le coût initial

Le taux d’actualisation qui égalise le coût initial et la valeur actualisée des recettes futures

Explication

Le TRI est le taux d’actualisation pour lequel le coût initial égale la valeur actualisée des recettes futures. Un rapport entre ces deux grandeurs ne définit pas le TRI.

37. Une entreprise compare le TRI d’un projet au taux d’intérêt observé dans l’économie : dans quel cas le projet est-il rentable selon le TRI ?

Lorsque le taux d’intérêt observé est supérieur au TRI du projet
Lorsque le taux d’intérêt observé est égal au coût initial du projet
Lorsque le TRI du projet est inférieur à sa VAN
Lorsque le taux d’intérêt observé est inférieur au TRI du projet

Lorsque le taux d’intérêt observé est inférieur au TRI du projet

Explication

Le projet est rentable selon le TRI si le taux d’intérêt observé est inférieur à son TRI. Un taux d’intérêt supérieur au TRI ne satisfait pas ce critère.

38. Selon Keynes, sur quelle demande les entreprises s’appuient-elles principalement pour déterminer leur investissement ?

La demande observée au moment de leur décision
La demande correspondant aux capacités de production déjà installées
La demande passée, indépendamment de leurs prévisions
La demande qu’elles anticipent pour leur production future

La demande qu’elles anticipent pour leur production future

Explication

Selon Keynes, les entreprises déterminent leur investissement en fonction de la demande anticipée. La demande observée ne suffit pas, à elle seule, à déterminer leurs décisions d’investissement.

39. Une entreprise produit annuellement une valeur YY avec un capital de production KK : comment calcule-t-on son coefficient de capital vv ?

v=KYv = \frac{K}{Y}
v=YKv = \frac{Y}{K}
v=K−Yv = K - Y
v=K×Yv = K \times Y

$$v = \frac{K}{Y}$$

Explication

Le coefficient de capital est le rapport du capital de production à la valeur de la production annuelle. L’expression YK\frac{Y}{K} inverse ces deux grandeurs.

40. Dans le modèle de l’accélérateur de Clark, comment calcule-t-on la variation du capital lorsque la production varie ?

En multipliant le capital existant par la variation de la production : ΔK=KΔY\Delta K = K\Delta Y
En divisant la variation de la production par le coefficient de capital : ΔK=ΔYv\Delta K = \frac{\Delta Y}{v}
En soustrayant la variation de la production du coefficient de capital : ΔK=v−ΔY\Delta K = v - \Delta Y
En multipliant le coefficient de capital par la variation de la production : ΔK=vΔY\Delta K = v\Delta Y

En multipliant le coefficient de capital par la variation de la production : $$\Delta K = v\Delta Y$$

Explication

Le modèle de l’accélérateur de Clark relie la variation du capital au produit du coefficient de capital et de la variation de la production. La division par le coefficient de capital ne correspond pas à cette relation.

41. Face à une hausse incertaine de la demande, pourquoi une entreprise peut-elle retarder un investissement ?

Elle attend de vérifier que la hausse est durable et ajuste entre-temps l’utilisation de ses capacités
Elle remplace l’analyse de la demande par une comparaison entre valeur boursière et valeur comptable
Elle cesse d’utiliser ses capacités jusqu’à ce que la demande retrouve son niveau antérieur
Elle investit immédiatement afin de garantir que la demande future restera stable

Elle attend de vérifier que la hausse est durable et ajuste entre-temps l’utilisation de ses capacités

Explication

L’incertitude conduit les entreprises à attendre de vérifier la durabilité des variations de la demande et à ajuster temporairement l’utilisation de leurs capacités. Investir immédiatement ne correspond pas à ce mécanisme de report.

42. Que mesure le Q de Tobin pour une entreprise ?

Le rapport entre son investissement annuel et la variation de sa production
Le rapport entre son capital de production et sa production annuelle
Le rapport entre sa valeur boursière et sa valeur comptable
La différence entre ses recettes actualisées et son coût initial

Le rapport entre sa valeur boursière et sa valeur comptable

Explication

Le Q de Tobin est le rapport de la valeur boursière à la valeur comptable de l’entreprise. Le rapport entre le capital de production et la production annuelle correspond plutôt au coefficient de capital.

43. Une entreprise a un Q de Tobin supérieur à 1 : quelle orientation est favorisée par ce signal ?

Placer ses fonds ou racheter des actifs existants plutôt qu’acquérir des biens d’équipement
Investir dans de nouveaux biens d’équipement plutôt que racheter des entreprises existantes
Réduire son capital de production afin de rapprocher sa valeur boursière de sa valeur comptable
Reporter ses investissements jusqu’à ce que son Q de Tobin devienne inférieur à 1

Investir dans de nouveaux biens d’équipement plutôt que racheter des entreprises existantes

Explication

Un Q supérieur à 1 incite l’entreprise à investir dans de nouveaux biens d’équipement. Le placement ou le rachat d’actifs existants est plutôt favorisé lorsque le Q est inférieur à 1.

44. Pourquoi les variations de l’investissement peuvent-elles fortement modifier l’activité économique à court terme ?

Parce que l’investissement est la composante la plus volatile de la demande globale.
Parce que l’investissement correspond à l’ensemble des revenus distribués aux ménages.
Parce que l’investissement dépend directement du coût de production des services publics.
Parce que l’investissement constitue la composante la plus stable de la demande globale.

Parce que l’investissement est la composante la plus volatile de la demande globale.

Explication

L’investissement fluctue davantage que les autres composantes de la demande globale, ce qui peut entraîner d’importantes variations de l’activité à court terme. Sa forte influence ne vient pas du fait qu’il serait la composante la plus stable.

45. Que désigne l’effet multiplicateur en macroéconomie ?

Une variation de la demande globale qui entraîne une variation plus que proportionnelle du PIB.
Une variation de l’offre globale qui entraîne une variation équivalente des importations.
Une variation des revenus qui entraîne une variation plus que proportionnelle de la production domestique.
Une variation du PIB qui entraîne une variation proportionnelle de chaque prix de marché.

Une variation de la demande globale qui entraîne une variation plus que proportionnelle du PIB.

Explication

L’effet multiplicateur décrit la réponse du PIB, plus que proportionnelle, à une variation d’une composante de la demande globale. Il ne désigne pas une réaction des prix de marché à une variation du PIB.

46. Si une hausse de l’investissement entraîne une hausse du PIB supérieure à celle de l’investissement, quelle relation décrit cette situation ?

ΔPIB>ΔI\Delta PIB > \Delta I
ΔPIB<ΔI\Delta PIB < \Delta I
ΔPIB=ΔI\Delta PIB = \Delta I
ΔI=0\Delta I = 0

$$\Delta PIB > \Delta I$$

Explication

La relation exprime qu’une variation de l’investissement peut provoquer une variation du PIB d’ampleur supérieure. L’égalité entre les deux variations ne rendrait pas compte de cet effet multiplicateur.

47. Dans une économie où la propension marginale à consommer augmente tandis que la propension marginale à importer diminue, comment évolue l’effet multiplicateur ?

Il diminue, car la consommation marginale le réduit et les importations marginales le renforcent.
Il augmente, car la consommation marginale le renforce et les importations marginales le réduisent.
Il reste inchangé, car ces deux propensions n’influencent pas l’effet multiplicateur.
Il devient nul, car une baisse des importations annule les dépenses de consommation.

Il augmente, car la consommation marginale le renforce et les importations marginales le réduisent.

Explication

Une propension marginale à consommer plus élevée augmente le multiplicateur, tandis qu’une propension marginale à importer plus faible évite une fuite supplémentaire de la demande. L’idée que les importations renforcent le multiplicateur inverse leur effet.

48. Quelle grandeur le PIB mesure-t-il pour un pays au cours d’une période donnée ?

La valeur des biens intermédiaires et finaux produits par ses entreprises à l’étranger.
La valeur de marché des biens et services finaux nouvellement produits sur son territoire.
La valeur de marché de tous les biens détenus par ses résidents, quelle que soit leur date de production.
Le revenu total des ménages, y compris la valeur estimée de leurs tâches domestiques.

La valeur de marché des biens et services finaux nouvellement produits sur son territoire.

Explication

Le PIB porte sur la valeur de marché des biens et services finaux nouvellement produits sur le territoire pendant une période. Il ne mesure pas le stock de biens déjà détenus par les résidents.

49. Comment le PIB traite-t-il la préparation d’un repas par un ménage et un service non marchand fourni par une association ?

Les deux productions sont exclues, car elles ne sont pas vendues sur un marché.
Les deux productions sont comptées à leur prix de marché, même sans vente effective.
Le repas domestique est compté à son coût estimé, tandis que le service associatif est exclu.
Le repas domestique est exclu, tandis que le service associatif est compté à son coût de production.

Le repas domestique est exclu, tandis que le service associatif est compté à son coût de production.

Explication

La production domestique est exclue du PIB, alors que la production non marchande associative y est incluse à hauteur de son coût de production. L’absence de vente ne suffit donc pas à exclure un service public ou associatif.

50. Quelle égalité constitue l’identité macroéconomique fondamentale présentée pour le PIB ?

Le PIB est égal à l’épargne nationale et à la production domestique.
Le PIB est égal aux importations et aux dépenses publiques.
Le PIB est égal au revenu national et à la demande globale.
Le PIB est égal à la consommation des ménages et aux revenus du travail.

Le PIB est égal au revenu national et à la demande globale.

Explication

L’identité fondamentale met en égalité le PIB, le revenu national et la demande globale. L’épargne nationale et la production domestique ne sont pas les trois termes de cette identité.

51. Une analyste compare le PIB de plusieurs pays pour éclairer son évaluation, tout en tenant compte des limites de cet indicateur. Quelle démarche correspond à son usage ?

Comparer les pays avec le PIB sans précaution, puisqu’il résume toutes les dimensions économiques.
Considérer le PIB comme une mesure complète qui suffit à établir le bien-être des populations.
Écarter le PIB de toute comparaison, car ses limites le rendent dépourvu d’utilité.
Utiliser le PIB comme outil de comparaison utile, mais interpréter les résultats avec précaution.

Utiliser le PIB comme outil de comparaison utile, mais interpréter les résultats avec précaution.

Explication

Le PIB peut servir utilement à comparer les pays, mais ses limites imposent une interprétation prudente. Le traiter comme une mesure complète du bien-être dépasse ce que cet indicateur permet d’établir.

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Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Macroéconomie : consommation et investissement.

Que compare la microéconomie dans son analyse des agents et des marchés ?

Les décisions individuelles des agents et les équilibres de marché.

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