QCM : Macroéconomie en économie fermée — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans le modèle initial, comment définit-on la demande agrégée AA ?

Comme la seule consommation des ménages, A=CA=C
Comme la somme de la consommation et de l’investissement, A=C+IA=C+I
Comme la somme du revenu et de l’épargne, A=Y+SA=Y+S
Comme la différence entre le revenu et la consommation, A=Y−CA=Y-C

Comme la somme de la consommation et de l’investissement, $$A=C+I$$

Explication

La demande agrégée regroupe la consommation finale et l’investissement, d’où A=C+IA=C+I. La réduire à la consommation négligerait la composante d’investissement des entreprises.

2. Quelle condition caractérise l’équilibre macroéconomique dans un modèle simple fermé avec ménages et entreprises ?

La consommation égale l’investissement, soit C=IC=I
La demande agrégée dépasse le revenu, soit A>YA>Y
Le revenu produit égale la demande agrégée, soit Y=C+I=AY=C+I=A
Le revenu égale l’épargne, soit Y=SY=S

Le revenu produit égale la demande agrégée, soit $$Y=C+I=A$$

Explication

À l’équilibre, la production ou le revenu YY correspond à la demande agrégée AA, elle-même égale à C+IC+I. L’égalité entre revenu et demande ne signifie pas que le revenu se confond avec la seule épargne.

3. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes, comment évoluent les propensions à consommer lorsque le revenu augmente ?

La propension marginale à consommer reste positive tandis que la propension moyenne à consommer diminue
La propension marginale à consommer diminue tandis que la propension moyenne à consommer augmente
Les deux propensions augmentent au même rythme lorsque le revenu progresse
La propension marginale à consommer devient nulle tandis que la propension moyenne reste constante

La propension marginale à consommer reste positive tandis que la propension moyenne à consommer diminue

Explication

Keynes affirme qu’un revenu supplémentaire entraîne une consommation supplémentaire, donc que la propension marginale à consommer est positive, tandis que la propension moyenne diminue avec le revenu. Les autres réponses inversent ou déforment cette relation.

4. Dans la fonction de consommation C=C0+cYC=C_0+cY, quelle composante ne dépend pas directement du revenu courant ?

La propension marginale à consommer cc
La consommation totale CC
La consommation induite cYcY
La consommation autonome C0C_0

La consommation autonome $$C_0$$

Explication

La consommation autonome C0C_0 représente une dépense indépendante du revenu courant. À l’inverse, la consommation induite cYcY varie avec YY, ce qui contribue à déterminer la consommation totale.

5. Quelle expression représente correctement l’épargne dans le modèle simple ?

S=C0−(1−c)YS=C_0-(1-c)Y, avec une propension marginale à épargner s=1+cs=1+c
S=C0+cYS=C_0+cY, avec une propension marginale à épargner s=cs=c
S=−C0+(1−c)YS=-C_0+(1-c)Y, avec une propension marginale à épargner s=1−cs=1-c
S=Y+CS=Y+C, avec une propension marginale à épargner s=c−1s=c-1

$$S=-C_0+(1-c)Y$$, avec une propension marginale à épargner $$s=1-c$$

Explication

L’épargne est le revenu non consommé, donc S=Y−C=−C0+(1−c)YS=Y-C=-C_0+(1-c)Y, et sa propension marginale vaut s=1−cs=1-c. L’expression C0+cYC_0+cY décrit la consommation plutôt que l’épargne.

6. Si la consommation autonome et l’investissement augmentent, quelle formule donne le revenu d’équilibre du modèle simple ?

Y∗=C0+IcY^*=\frac{C_0+I}{c}
Y∗=C0+I1+cY^*=\frac{C_0+I}{1+c}
Y∗=C0−I1−cY^*=\frac{C_0-I}{1-c}
Y∗=C0+I1−cY^*=\frac{C_0+I}{1-c}

$$Y^*=\frac{C_0+I}{1-c}$$

Explication

Le revenu d’équilibre est obtenu en additionnant la consommation autonome et l’investissement, puis en divisant par 1−c1-c. Le dénominateur traduit l’effet de rétroaction de la consommation induite sur le revenu.

7. Une hausse de la demande autonome de montant ΔA\Delta A entraîne quelle variation du revenu dans le modèle simple ?

ΔY=cΔA\Delta Y=c\Delta A
ΔY=11−cΔA\Delta Y=\frac{1}{1-c}\Delta A
ΔY=(1−c)ΔA\Delta Y=(1-c)\Delta A
ΔY=1cΔA\Delta Y=\frac{1}{c}\Delta A

$$\Delta Y=\frac{1}{1-c}\Delta A$$

Explication

Le multiplicateur vaut k=11−ck=\frac{1}{1-c}, donc la variation du revenu est ΔY=kΔA=11−cΔA\Delta Y=k\Delta A=\frac{1}{1-c}\Delta A. Le facteur 1−c1-c correspond à la propension marginale à épargner, et non au multiplicateur.

8. Quels sont les trois principaux moyens par lesquels l’État intervient dans l’économie dans ce cadre ?

Il prélève des impôts TT, verse des transferts FF et effectue des dépenses publiques GG
Il fixe la consommation privée CC, l’épargne SS et l’investissement II
Il détermine le revenu national YY, le taux de consommation cc et l’épargne SS
Il prélève des transferts FF, réduit les dépenses GG et subventionne les impôts TT

Il prélève des impôts $$T$$, verse des transferts $$F$$ et effectue des dépenses publiques $$G$$

Explication

L’État agit par les impôts TT, les transferts de revenus FF et les achats de biens et services ou rémunérations publiques regroupés dans GG. Ces instruments n’ont pas tous le même effet : les impôts réduisent la demande, tandis que les transferts et les dépenses publiques la soutiennent.

9. Avec des impôts proportionnels T=tYT=tY, quelle expression décrit correctement la consommation ?

C=C0+c(F+(1−t)Y)C=C_0+c(F+(1-t)Y)
C=C0+c(Y+T−F)C=C_0+c(Y+T-F)
C=C0+c(F−tY)C=C_0+c(F-tY)
C=C0+c(F+(1+t)Y)C=C_0+c(F+(1+t)Y)

$$C=C_0+c(F+(1-t)Y)$$

Explication

Le revenu disponible est Yd=Y+F−TY_d=Y+F-T, et avec T=tYT=tY il devient F+(1−t)YF+(1-t)Y, ce qui donne la fonction proposée. Le revenu disponible ne correspond donc pas au revenu national avant impôts et transferts.

10. Quelle expression donne le revenu d’équilibre lorsque l’État intervient avec des dépenses publiques, des transferts et un impôt proportionnel ?

Y∗=C0+I+cG+F1−c+tY^*=\frac{C_0+I+cG+F}{1-c+t}
Y∗=C0+I+G+cF1−c(1−t)Y^*=\frac{C_0+I+G+cF}{1-c(1-t)}
Y∗=C0+I−G+cF1−c(1−t)Y^*=\frac{C_0+I-G+cF}{1-c(1-t)}
Y∗=C0+I+G−cF1+c(1−t)Y^*=\frac{C_0+I+G-cF}{1+c(1-t)}

$$Y^*=\frac{C_0+I+G+cF}{1-c(1-t)}$$

Explication

Avec l’État, la demande agrégée comprend C+I+GC+I+G et la fiscalité réduit la consommation induite, ce qui conduit à Y∗=C0+I+G+cF1−c(1−t)Y^*=\frac{C_0+I+G+cF}{1-c(1-t)}. Soustraire les dépenses publiques ou le terme des transferts contredirait leur contribution à la demande agrégée.

11. Quelle caractéristique distingue un stabilisateur automatique d’une relance budgétaire discrétionnaire ?

Il augmente les dépenses après un vote budgétaire spécifique
Il dépend d’une intervention exceptionnelle de la banque centrale
Il modifie l’activité sans nouvelle décision ponctuelle des autorités
Il agit par une hausse décidée des transferts publics

Il modifie l’activité sans nouvelle décision ponctuelle des autorités

Explication

Un stabilisateur automatique atténue les variations du revenu sans qu’une nouvelle décision discrétionnaire soit prise. Une relance budgétaire correspond au contraire à une mesure ponctuelle décidée par les autorités.

12. Si le taux d’imposition proportionnel est tt, le solde budgétaire s’écrit comment lorsque les dépenses publiques sont GG et les transferts FF ?

SB=t(G+F)−YSB=t(G+F)-Y
SB=Y−t(G+F)SB=Y-t(G+F)
SB=tY−(G+F)SB=tY-(G+F)
SB=G+F−tYSB=G+F-tY

$$SB=tY-(G+F)$$

Explication

Le solde budgétaire est égal aux recettes fiscales moins les dépenses et les transferts, soit SB=T−(G+F)=tY−(G+F)SB=T-(G+F)=tY-(G+F). L’expression inversée mesure un besoin de financement plutôt qu’un solde budgétaire au sens donné.

13. En période de récession, pourquoi une diminution des dépenses publiques peut-elle finalement accroître le déficit ?

Parce qu’elle augmente directement les transferts vers les ménages
Parce qu’elle accroît le revenu et diminue les recettes fiscales
Parce qu’elle réduit le revenu, puis les recettes fiscales
Parce qu’elle élève automatiquement le taux d’imposition

Parce qu’elle réduit le revenu, puis les recettes fiscales

Explication

Une baisse de GG peut réduire le déficit directement, mais elle diminue aussi le revenu YY et donc les recettes fiscales TT. Cette contraction des recettes peut finalement l’emporter sur la réduction initiale des dépenses.

14. Quelle définition correspond le mieux à la monnaie ?

Tout titre financier dont la valeur augmente avec le taux d’intérêt
Tout actif détenu par les banques pour accorder des crédits
Tout revenu conservé par les ménages avant une dépense future
Tout actif accepté pour payer des biens et rembourser des dettes

Tout actif accepté pour payer des biens et rembourser des dettes

Explication

La monnaie désigne ce qui est accepté comme moyen de paiement pour les biens et services ainsi que pour le remboursement des dettes. Les réserves bancaires, les revenus et les titres financiers ne remplissent pas nécessairement cette fonction générale.

15. Quelle fonction de la monnaie consiste à exprimer et comparer les valeurs économiques ?

Le moyen d’échange
La réserve de valeur
Le financement des investissements
L’unité de compte

L’unité de compte

Explication

L’unité de compte sert à mesurer et comparer les valeurs des biens et services. Le moyen d’échange intervient directement dans les transactions, tandis que la réserve de valeur concerne la conservation du pouvoir d’achat.

16. Si le revenu YY augmente et que le taux d’intérêt ii reste constant, quel effet est attendu sur la demande d’encaisses réelles L=Lt+Lp+LsL=L_t+L_p+L_s ?

Elle reste constante, car seule la demande de spéculation dépend de YY
Elle diminue, car la demande de spéculation devient plus sensible au revenu
Elle augmente, car la demande de spéculation croît avec le taux d’intérêt
Elle augmente, car les demandes de transaction et de précaution progressent

Elle augmente, car les demandes de transaction et de précaution progressent

Explication

Les demandes de transaction et de précaution dépendent positivement de YY, donc leur hausse augmente la demande totale d’encaisses réelles. La demande de spéculation dépend inversement de ii, et non positivement du revenu dans cette relation.

17. Quelles équations distinguent correctement la monnaie de base HH et la monnaie en circulation MM ?

H=D+CUH=D+CU et M=RE+CUM=RE+CU
H=RE+CUH=RE+CU et M=D+CUM=D+CU
H=D+REH=D+RE et M=D−CUM=D-CU
H=RE+DH=RE+D et M=CU+REM=CU+RE

$$H=RE+CU$$ et $$M=D+CU$$

Explication

La monnaie de base additionne les réserves des banques et la monnaie fiduciaire, soit H=RE+CUH=RE+CU. La monnaie en circulation additionne les dépôts et la monnaie fiduciaire, soit M=D+CUM=D+CU; elle peut donc dépasser HH.

18. Avec cu=CU/Dcu=CU/D et r=RE/Dr=RE/D, quelle relation décrit le multiplicateur monétaire ?

m=r+cu1+cum=\frac{r+cu}{1+cu} et M=mHM=mH
m=1+cur+cum=\frac{1+cu}{r+cu} et M=mHM=mH
m=1+cur−cum=\frac{1+cu}{r-cu} et M=H+mM=H+m
m=1+rcu+rm=\frac{1+r}{cu+r} et M=H/mM=H/m

$$m=\frac{1+cu}{r+cu}$$ et $$M=mH$$

Explication

Le multiplicateur monétaire est m=1+cur+cum=\frac{1+cu}{r+cu} et relie la monnaie en circulation à la base monétaire par M=mHM=mH. L’expression inverse confond le multiplicateur avec son inverse et ne donne pas la relation entre MM et HH.

19. Quelle succession décrit correctement le processus de création monétaire bancaire ?

Un dépôt transforme directement les réserves en monnaie fiduciaire détenue par le public
Une hausse des réserves diminue les crédits, ce qui réduit progressivement les dépôts
Un dépôt accroît les réserves, permet un crédit, puis crée un nouveau dépôt
Un crédit réduit les réserves, supprime le dépôt initial, puis bloque les transactions

Un dépôt accroît les réserves, permet un crédit, puis crée un nouveau dépôt

Explication

La création monétaire bancaire repose sur une chaîne de dépôts, d’augmentation des réserves, de crédits supplémentaires et de nouveaux dépôts. Le mécanisme ne consiste pas à supprimer le dépôt initial ni à transformer directement les réserves en monnaie fiduciaire.

20. Laquelle décrit correctement un rôle de la banque centrale ?

Elle produit les biens publics et administre les recettes fiscales locales
Elle collecte les dépôts des ménages et fixe les prix des biens courants
Elle accorde les crédits immobiliers et détermine directement les salaires
Elle agit comme banquier des banques et de l’État, tout en influençant les taux

Elle agit comme banquier des banques et de l’État, tout en influençant les taux

Explication

La banque centrale est notamment banquier des banques, banquier de l’État, monopole de la production de monnaie fiduciaire et actrice déterminante du niveau des taux d’intérêt. Les autres fonctions relèvent principalement des banques commerciales ou des administrations publiques.

21. Quels sont les trois modes de financement des besoins d’une économie ?

Le crédit commercial, la fiscalité et les investissements directs
L’épargne publique, les banques centrales et les obligations privées
La création monétaire, les exportations et les dépenses publiques
L’autofinancement, le système bancaire et les marchés financiers

L’autofinancement, le système bancaire et les marchés financiers

Explication

Les besoins d’une économie peuvent être financés par les ressources internes, l’intermédiation bancaire ou les marchés financiers. Le crédit bancaire relève du système bancaire, tandis que les obligations appartiennent au financement de marché.

22. Que désigne la désintermédiation financière ?

La transformation d’une économie d’endettement en économie de marchés financiers
La transformation des marchés financiers en système dominé par les banques
La suppression des échanges de titres entre les agents économiques
L’augmentation du rôle central des banques dans le financement des entreprises

La transformation d’une économie d’endettement en économie de marchés financiers

Explication

La désintermédiation correspond au passage d’une économie d’endettement à une économie davantage financée par les marchés financiers. Elle réduit donc le rôle central des banques, contrairement à la dernière proposition.

23. Que représente la courbe IS dans le modèle IS-LM ?

Les volumes de monnaie correspondant à l’équilibre du marché du travail
Les couples de revenu et de taux d’intérêt assurant l’équilibre du marché monétaire
Les niveaux de prix compatibles avec l’équilibre extérieur de l’économie
Les couples de revenu et de taux d’intérêt assurant l’équilibre du marché des biens

Les couples de revenu et de taux d’intérêt assurant l’équilibre du marché des biens

Explication

La courbe IS regroupe les combinaisons de revenu YY et de taux d’intérêt ii pour lesquelles le marché des biens et services est en équilibre. L’équilibre monétaire est représenté par la courbe LM, et non par IS.

24. Si I=I0−giI=I_0-gi, quelle équation décrit la courbe IS lorsque la consommation dépend du revenu disponible ?

Y=A+gi1+c(1−t)Y=\frac{A+gi}{1+c(1-t)}
Y=A+gi1−c(1−t)Y=\frac{A+gi}{1-c(1-t)}
Y=A−gi1+c(1−t)Y=\frac{A-gi}{1+c(1-t)}
Y=A−gi1−c(1−t)Y=\frac{A-gi}{1-c(1-t)}

$$Y=\frac{A-gi}{1-c(1-t)}$$

Explication

La relation d’équilibre du marché des biens conduit à Y=A−gi1−c(1−t)Y=\frac{A-gi}{1-c(1-t)} lorsque l’investissement diminue avec le taux d’intérêt. Les autres expressions modifient le signe de l’effet de ii ou celui du multiplicateur.

25. Avec une demande de monnaie L=l1Y−l2iL=l_1Y-l_2i et une offre réelle M/PM/P, quelle relation définit la courbe LM ?

i=l2Y−M/Pl1i=\frac{l_2Y-M/P}{l_1}
i=l1Y−M/Pl2i=\frac{l_1Y-M/P}{l_2}
i=M/P−l1Yl2i=\frac{M/P-l_1Y}{l_2}
i=l1Y+M/Pl2i=\frac{l_1Y+M/P}{l_2}

$$i=\frac{l_1Y-M/P}{l_2}$$

Explication

L’équilibre monétaire impose l1Y−l2i=M/Pl_1Y-l_2i=M/P, d’où i=l1Y−M/Pl2i=\frac{l_1Y-M/P}{l_2} après réarrangement. Les autres formules inversent un signe ou échangent les paramètres de la demande de monnaie.

26. Dans le modèle IS-LM, à quelle condition l’équilibre macroéconomique est-il atteint ?

Lorsque la courbe LM est verticale et que le marché des biens détermine la production
Lorsque les courbes IS et LM se coupent, assurant les deux équilibres simultanément
Lorsque le taux d’intérêt est nul et que la production égale la demande autonome
Lorsque l’économie se situe sur IS, même si le marché monétaire reste déséquilibré

Lorsque les courbes IS et LM se coupent, assurant les deux équilibres simultanément

Explication

L’intersection de IS et LM garantit simultanément l’équilibre du marché des biens et celui de la monnaie. Un point situé sur IS peut satisfaire l’équilibre des biens sans satisfaire l’équilibre monétaire.

27. Quel effet produit une hausse de la demande autonome dans le modèle IS-LM ?

LM se déplace vers la gauche, le taux d’intérêt augmente et la demande autonome diminue
LM se déplace vers la droite, le taux d’intérêt baisse et la production augmente par création monétaire
IS se déplace vers la gauche, le revenu diminue et le taux d’intérêt baisse, stimulant l’investissement
IS se déplace vers la droite, le revenu et le taux d’intérêt augmentent, puis l’investissement est évincé

IS se déplace vers la droite, le revenu et le taux d’intérêt augmentent, puis l’investissement est évincé

Explication

Une hausse de la demande autonome déplace IS vers la droite, ce qui accroît le revenu et le taux d’intérêt. La hausse de ce dernier réduit ensuite l’investissement, ce qui traduit l’effet d’éviction, tandis qu’un déplacement de LM relève d’une politique monétaire.

28. Que se passe-t-il lorsqu’une politique monétaire expansionniste est menée avec des prix constants ?

IS se déplace vers la gauche, le taux d’intérêt baisse et la production diminue
LM se déplace vers la gauche, le taux d’intérêt augmente et la demande puis la production diminuent
LM se déplace vers la droite, le taux d’intérêt baisse et la demande puis la production augmentent
IS se déplace vers la droite, le taux d’intérêt augmente et l’investissement privé recule

LM se déplace vers la droite, le taux d’intérêt baisse et la demande puis la production augmentent

Explication

Une expansion monétaire accroît l’offre réelle de monnaie, déplace LM vers la droite et fait baisser le taux d’intérêt. Cette baisse stimule la demande, ce qui augmente la production lorsque les prix restent constants.

29. Quelle comparaison décrit correctement la trappe à liquidité et le cas classique dans le modèle IS-LM ?

La trappe à liquidité correspond à une LM horizontale, tandis que le cas classique correspond à une LM verticale
La trappe à liquidité correspond à une IS horizontale, tandis que le cas classique correspond à une IS verticale
La trappe à liquidité correspond à une LM verticale, tandis que le cas classique correspond à une LM horizontale
La trappe à liquidité correspond à une IS verticale, tandis que le cas classique correspond à une IS horizontale

La trappe à liquidité correspond à une LM horizontale, tandis que le cas classique correspond à une LM verticale

Explication

Dans la trappe à liquidité, LM est horizontale et le taux d’intérêt réagit peu à une politique monétaire. Dans le cas classique, LM est verticale, ce qui signifie que la production ne dépend pas du taux d’intérêt.

30. Quelle distinction caractérise les politiques conjoncturelles et les politiques structurelles ?

Les premières transforment les structures à long terme, tandis que les secondes stabilisent l’économie à court terme.
Les premières contrôlent la masse monétaire, tandis que les secondes fixent le niveau général des prix.
Les premières agissent sur l’industrie, tandis que les secondes concernent les dépenses publiques annuelles.
Les premières stabilisent l’économie à court terme, tandis que les secondes transforment les structures à long terme.

Les premières stabilisent l’économie à court terme, tandis que les secondes transforment les structures à long terme.

Explication

Une politique conjoncturelle cherche à stabiliser l’activité dans l’horizon court, alors qu’une politique structurelle modifie durablement l’organisation de l’économie. Assimiler la politique budgétaire à une politique structurelle inverse la distinction présentée, car elle relève de la conjoncture.

31. Quels sont les quatre objectifs de la politique conjoncturelle selon J. Tinbergen en 1963 ?

La croissance de la production, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur.
La croissance démographique, le plein emploi, la baisse des salaires et l’équilibre budgétaire.
La baisse des impôts, la hausse des exportations, la stabilité financière et la réduction des inégalités.
La stabilité des prix, l’autonomie industrielle, la hausse des profits et la réduction de la dette publique.

La croissance de la production, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur.

Explication

Tinbergen regroupe les objectifs conjoncturels autour de la production, de l’emploi, des prix et des échanges extérieurs. La réduction des inégalités peut être un objectif économique, mais elle ne fait pas partie de cette liste de quatre objectifs.

32. Quelle différence oppose une politique monétaire fondée sur une règle à une politique monétaire discrétionnaire ?

La première suit une croissance régulière de la masse monétaire, tandis que la seconde recourt à une relance active.
La première vise l’équilibre extérieur, tandis que la seconde cherche principalement le plein emploi.
La première modifie les dépenses publiques, tandis que la seconde agit sur les prélèvements obligatoires.
La première ajuste activement les taux d’intérêt, tandis que la seconde maintient une croissance régulière de la masse monétaire.

La première suit une croissance régulière de la masse monétaire, tandis que la seconde recourt à une relance active.

Explication

Une politique fondée sur une règle impose une progression stable de la masse monétaire, tandis qu’une politique discrétionnaire adapte activement la relance monétaire. L’ajustement des dépenses publiques et des prélèvements relève plutôt de la politique budgétaire.

33. Quelles équations représentent les courbes IS et LM dans l’exercice ?

IS:Y=2078−13889iIS:Y=2078-13889i et LM:Y=1500+15000iLM:Y=1500+15000i
IS:Y=1500+15000iIS:Y=1500+15000i et LM:Y=2078−13889iLM:Y=2078-13889i
IS:Y=13889−2078iIS:Y=13889-2078i et LM:Y=15000−1500iLM:Y=15000-1500i
IS:Y=2078+13889iIS:Y=2078+13889i et LM:Y=1500−15000iLM:Y=1500-15000i

$$IS:Y=2078-13889i$$ et $$LM:Y=1500+15000i$$

Explication

L’exercice donne une courbe IS décroissante avec le taux d’intérêt et une courbe LM croissante avec celui-ci. L’échange des deux équations inverse précisément ces pentes et ne décrit donc pas la configuration demandée.

34. Quel est l’équilibre initial du modèle dans l’exercice ?

i∗=0,02i^*=0,02 et Y∗=1500Y^*=1500
i∗=0,03i^*=0,03 et Y∗=1972Y^*=1972
i∗=0,085i^*=0,085 et Y∗=3375Y^*=3375
i∗=0,02i^*=0,02 et Y∗=1800Y^*=1800

$$i^*=0,02$$ et $$Y^*=1800$$

Explication

Le point d’équilibre initial est défini par un taux d’intérêt de 0,020,02 et un revenu de 18001800. Les valeurs 0,030,03 et 19721972 correspondent à une hausse des dépenses publiques, tandis que 0,0850,085 et 33753375 appartiennent au second cas de politiques combinées.

35. Quel équilibre résulte d’une hausse simultanée de 20 % des dépenses publiques et de 20 % de l’offre de monnaie ?

i∗=0,085i^*=0,085 et Y∗=3375Y^*=3375
i∗=0,02i^*=0,02 et Y∗=1800Y^*=1800
i∗=0,05i^*=0,05 et Y∗=2500Y^*=2500
i∗=0,03i^*=0,03 et Y∗=1972Y^*=1972

$$i^*=0,085$$ et $$Y^*=3375$$

Explication

Dans le second cas, l’action conjointe sur les dépenses publiques et l’offre de monnaie conduit à i∗=0,085i^*=0,085 et Y∗=3375Y^*=3375. Le couple 0,030,03 et 19721972 correspond à la seule hausse des dépenses publiques dans le premier cas.

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Qu'est-ce que la demande agrégée dans le modèle initial ?

L'ensemble de la demande finale et de l'investissement adressé à l'économie nationale.

Quelle équation exprime la demande agrégée dans le modèle initial ?

A=C+IA=C+I

Quelle condition vérifie l'équilibre macroéconomique dans le modèle simple fermé ?

Y=C+I=AY=C+I=A

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