QCM : Macroéconomie et ses mesures — 31 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition du PIB, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le PIB comptabilise les revenus des facteurs rattachés à la nation productrice.
Le PIB concerne une production réalisée sur un territoire donné pendant une année civile.
Le PIB valorise les biens et services finaux produits par des unités résidentes.
Le PIB additionne les biens intermédiaires vendus entre entreprises résidentes.
Le PIB est exprimé à partir de la valeur de marché de la production finale.

Le PIB concerne une production réalisée sur un territoire donné pendant une année civile. · Le PIB valorise les biens et services finaux produits par des unités résidentes. · Le PIB est exprimé à partir de la valeur de marché de la production finale.

Explication

Le PIB valorise la production finale réalisée sur un territoire par des unités résidentes au cours d’une année civile. Il ne mesure ni les revenus des facteurs liés à la nation, qui relèvent du RNB, ni les biens intermédiaires, déjà inclus dans les produits finaux.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les approches du PIB, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’approche par la production additionne les valeurs ajoutées des branches.
L’approche par la production additionne les utilisations finales des biens produits.
Les trois approches du PIB conduisent à une mesure équivalente.
L’approche par la dépense additionne les consommations intermédiaires des entreprises.
L’approche par les revenus additionne les revenus distribués durant la production.

L’approche par la production additionne les valeurs ajoutées des branches. · Les trois approches du PIB conduisent à une mesure équivalente. · L’approche par les revenus additionne les revenus distribués durant la production.

Explication

Le PIB peut être calculé par la production, les revenus distribués ou les dépenses, et ces approches sont équivalentes. La dépense porte sur les utilisations finales, tandis que la production additionne les valeurs ajoutées, non les consommations intermédiaires.

3. Pour une branche donnée, quelles sont les réponses exactes au sujet de la valeur ajoutée brute ?

La valeur ajoutée brute résulte de la production intérieure augmentée des consommations intermédiaires.
La valeur ajoutée brute mesure la richesse créée après déduction des consommations intermédiaires.
La valeur ajoutée brute correspond à la production intérieure diminuée des consommations intermédiaires.
La valeur ajoutée brute est obtenue avant la prise en compte des impôts sur les produits.
La valeur ajoutée brute se calcule à partir de la production intérieure de la branche.

La valeur ajoutée brute mesure la richesse créée après déduction des consommations intermédiaires. · La valeur ajoutée brute est obtenue avant la prise en compte des impôts sur les produits. · La valeur ajoutée brute se calcule à partir de la production intérieure de la branche.

Explication

La VAB est définie par VAB=Production inteˊrieure−Consommations intermeˊdiairesVAB = Production\ intérieure - Consommations\ intermédiaires. Elle repose donc sur la production intérieure et déduit les consommations intermédiaires ; l’addition de ces dernières donnerait une expression erronée.

4. Concernant l’optique du produit, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

Le PIB égale la somme des VAB diminuée des impôts sur les produits.
Le PIB égale la somme des consommations finales et des exportations nettes.
Le PIB égale la somme des VAB augmentée des impôts et diminuée des subventions sur les produits.
Le PIB égale la somme des salaires et de l’excédent brut d’exploitation.
Le PIB égale la somme des productions intérieures diminuée des consommations intermédiaires.

Le PIB égale la somme des VAB augmentée des impôts et diminuée des subventions sur les produits.

Explication

L’optique du produit utilise PIB=∑VAB+Impo^ts sur les produits−Subventions sur les produitsPIB = \sum VAB + Impôts\ sur\ les\ produits - Subventions\ sur\ les\ produits. Les consommations finales et les exportations nettes relèvent de l’optique de la dépense. Les salaires et l’excédent brut d’exploitation relèvent de l’optique des revenus. La production intérieure diminuée des consommations intermédiaires correspond à la valeur ajoutée, mais le PIB intègre également les impôts sur les produits nets des subventions.

5. Concernant l’optique de la dépense, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La consommation finale et la formation brute de capital fixe contribuent au calcul du PIB.
La formation brute de capital fixe est retranchée du calcul du PIB.
Les importations sont ajoutées afin d’accroître la demande intérieure mesurée.
Les exportations sont ajoutées dans le calcul du PIB par la dépense.
La variation des stocks figure parmi les composantes de la dépense.

La consommation finale et la formation brute de capital fixe contribuent au calcul du PIB. · Les exportations sont ajoutées dans le calcul du PIB par la dépense. · La variation des stocks figure parmi les composantes de la dépense.

Explication

L’optique de la dépense suit PIB=CF+FBCF+X−M+ΔSPIB = CF + FBCF + X - M + \Delta S. Les exportations sont ajoutées, les importations sont soustraites, et la consommation finale, la FBCF ainsi que la variation des stocks font partie des composantes.

6. À propos du revenu national brut, quelles sont les propositions exactes ?

En France, le RNB 2024 atteint 2 919,9 milliards d’euros.
Le RNB s’obtient à partir du PIB et des revenus de facteurs internationaux.
Le RNB diminue des revenus de facteurs versés au reste du monde.
Le RNB intègre les revenus des facteurs reçus du reste du monde.
Le RNB mesure directement la production réalisée sur le territoire national.

Le RNB s’obtient à partir du PIB et des revenus de facteurs internationaux. · Le RNB diminue des revenus de facteurs versés au reste du monde. · Le RNB intègre les revenus des facteurs reçus du reste du monde.

Explication

Le RNB s’obtient à partir du PIB en ajoutant les revenus des facteurs reçus du reste du monde et en retranchant ceux qui y sont versés. Il constitue un revenu lié aux ressources d’un pays et ne mesure pas directement la production réalisée sur son territoire. En France, en 2024, le PIB atteint 2 919,9 milliards d’euros, tandis que le RNB s’élève à 2 976 milliards d’euros.

7. Concernant le PIB nominal, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

Le PIB nominal mesure l’évolution des volumes à prix constants.
Le PIB nominal valorise la production aux prix courants.
Le PIB nominal neutralise l’effet des variations de prix.
Le PIB nominal valorise la production aux prix de l’année de base.
Le PIB nominal exclut les changements de prix entre deux années.

Le PIB nominal valorise la production aux prix courants.

Explication

Le PIB nominal mesure la valeur de la production aux prix courants. Il peut donc varier sous l’effet des prix et des volumes ; les prix de l’année de base et la neutralisation de l’effet des prix concernent le PIB réel.

8. Parmi les propositions suivantes concernant le PIB réel, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le PIB réel vise à isoler l’évolution des volumes produits.
Le PIB réel neutralise l’effet des variations de prix.
Le PIB réel mesure conjointement les prix courants et les quantités produites.
Le PIB réel est calculé avec les prix courants de chaque période.
Le PIB réel utilise les prix de l’année de base.

Le PIB réel vise à isoler l’évolution des volumes produits. · Le PIB réel neutralise l’effet des variations de prix. · Le PIB réel utilise les prix de l’année de base.

Explication

Le PIB réel valorise la production aux prix de l’année de base afin d’isoler les volumes. Les prix courants caractérisent le PIB nominal, qui combine les variations de prix et de quantités.

9. Les caractéristiques du déflateur du PIB comprennent :

Le déflateur du PIB compare les prix de production à ceux d’une année de base.
Le déflateur du PIB mesure directement le volume de la production nationale.
Le déflateur du PIB mesure le prix moyen de la production de biens et services.
Le déflateur du PIB porte sur les revenus distribués aux facteurs de production.
Le déflateur du PIB renseigne sur l’évolution des prix de la production intérieure.

Le déflateur du PIB compare les prix de production à ceux d’une année de base. · Le déflateur du PIB mesure le prix moyen de la production de biens et services. · Le déflateur du PIB renseigne sur l’évolution des prix de la production intérieure.

Explication

Le déflateur du PIB mesure le prix moyen des biens et services produits relativement à une année de base. Il renseigne donc sur les prix de la production intérieure, et non directement sur les volumes ou les revenus des facteurs.

10. Concernant les relations entre PIB nominal, PIB réel et déflateur, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le déflateur égale le PIB nominal divisé par le PIB réel puis multiplié par 100.
Le PIB réel égale le PIB nominal divisé par le déflateur puis multiplié par 100.
Le calcul du PIB réel à partir du nominal nécessite le déflateur du PIB.
Le PIB nominal égale le PIB réel multiplié par le déflateur puis divisé par 100.
Un déflateur égal à 100 conduit à l’égalité du PIB nominal et du PIB réel.

Le déflateur égale le PIB nominal divisé par le PIB réel puis multiplié par 100. · Le PIB réel égale le PIB nominal divisé par le déflateur puis multiplié par 100. · Le calcul du PIB réel à partir du nominal nécessite le déflateur du PIB. · Le PIB nominal égale le PIB réel multiplié par le déflateur puis divisé par 100. · Un déflateur égal à 100 conduit à l’égalité du PIB nominal et du PIB réel.

Explication

Les relations sont PIBN=PIBR×PPIB×1100PIBN = PIBR \times PPIB \times \frac{1}{100}, PIBR=PIBNPPIB×100PIBR = \frac{PIBN}{PPIB} \times 100 et PPIB=PIBNPIBR×100PPIB = \frac{PIBN}{PIBR} \times 100. Lorsque le déflateur vaut 100, les deux PIB ont la même valeur ; il permet aussi de passer du PIB nominal au PIB réel.

11. Concernant le taux de croissance du PIB, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un taux négatif correspond à une récession de l’activité économique.
Le taux se calcule en rapportant l’écart au PIB courant.
Le taux de croissance exprime directement le niveau absolu du PIB.
Un taux positif traduit une expansion de l’activité économique.
Le taux compare le PIB courant au PIB de l’année suivante.

Un taux négatif correspond à une récession de l’activité économique. · Un taux positif traduit une expansion de l’activité économique.

Explication

Un taux positif indique une expansion, tandis qu’un taux négatif signale une récession. Le calcul utilise le PIB de la période précédente au dénominateur et mesure une variation relative, non le niveau absolu du PIB.

12. Parmi les propositions suivantes concernant la croissance nominale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La relation exacte vérifie 1+gN=(1+gR)(1+gPPIB)1+g_N=(1+g_R)(1+g_{PPIB}).
La croissance nominale peut augmenter sous l’effet des prix, même sans croissance réelle.
Une approximation usuelle s’écrit gN≈gR+gPPIBg_N\approx g_R+g_{PPIB}.
La croissance nominale combine la croissance réelle et la hausse des prix.
La croissance réelle intègre directement l’effet de la hausse des prix.

La relation exacte vérifie $$1+g_N=(1+g_R)(1+g_{PPIB})$$. · La croissance nominale peut augmenter sous l’effet des prix, même sans croissance réelle. · Une approximation usuelle s’écrit $$g_N\approx g_R+g_{PPIB}$$. · La croissance nominale combine la croissance réelle et la hausse des prix.

Explication

La croissance nominale combine croissance réelle et variation des prix selon la relation multiplicative donnée, approximée par leur somme. La croissance réelle exclut l’effet des prix ; une hausse nominale peut donc provenir des prix malgré une croissance réelle nulle.

13. La décomposition de la demande dans le PIB comprend :

La consommation constitue une composante de la demande globale.
Les importations s’ajoutent aux exportations dans l’identité comptable.
La demande globale est représentée par Y=C+I+X+MY=C+I+X+M.
L’investissement figure parmi les composantes de la demande.
Les exportations contribuent positivement à la demande.

La consommation constitue une composante de la demande globale. · L’investissement figure parmi les composantes de la demande. · Les exportations contribuent positivement à la demande.

Explication

L’identité de la demande est Y=C+I+X−MY=C+I+X-M : consommation, investissement et exportations y contribuent positivement. Les importations sont soustraites, et non ajoutées aux exportations.

14. Dans une fonction de production de Cobb-Douglas, quelles propositions sont exactes ?

La croissance du travail est pondérée par 1−α1-\alpha.
La productivité totale des facteurs est représentée par AA.
Le travail contribue selon le coefficient α\alpha.
Le capital contribue à la croissance selon le coefficient α\alpha.
La fonction s’écrit Y=AKαL1−αY=AK^\alpha L^{1-\alpha}.

La croissance du travail est pondérée par $$1-\alpha$$. · La productivité totale des facteurs est représentée par $$A$$. · Le capital contribue à la croissance selon le coefficient $$\alpha$$. · La fonction s’écrit $$Y=AK^\alpha L^{1-\alpha}$$.

Explication

Dans Y=AKαL1−αY=AK^\alpha L^{1-\alpha}, AA représente la productivité totale des facteurs, le capital est pondéré par α\alpha et le travail par 1−α1-\alpha. Le travail n’est donc pas pondéré par α\alpha.

15. À propos de la production potentielle :

Elle correspond au niveau maximal soutenable sans tension sur les prix.
Elle correspond à une production inaccessible avec les facteurs disponibles.
Elle sert à calculer l’écart d’inflation.
Elle est définie comme le niveau produit avec une inflation élevée.
La production observée peut dépasser la production potentielle.

Elle correspond au niveau maximal soutenable sans tension sur les prix. · La production observée peut dépasser la production potentielle.

Explication

La production potentielle est le niveau maximal soutenable lorsque les facteurs de production sont mobilisés sans tension sur les prix. Elle reste accessible avec les facteurs disponibles et ne correspond pas à une production caractérisée par une inflation élevée. Elle sert notamment à calculer l’écart de production, tandis que la production observée peut dépasser ce niveau lorsque l’activité crée des tensions inflationnistes.

16. Une économie présente un PIB observé YY supérieur à son PIB potentiel Y∗Y^*. Concernant l’écart de production relatif, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il se calcule par Y−Y∗Y∗×100\frac{Y-Y^*}{Y^*}\times100.
Un PIB observé supérieur au potentiel produit un écart négatif.
Un écart nul signifie que Y=Y∗Y=Y^*.
Le PIB potentiel apparaît au numérateur de la formule.
L’écart de production relatif est positif.

Il se calcule par $$\frac{Y-Y^*}{Y^*}\times100$$. · Un écart nul signifie que $$Y=Y^*$$. · L’écart de production relatif est positif.

Explication

La formule est Output gap(%)=Y−Y∗Y∗×100Output\ gap(\%)=\frac{Y-Y^*}{Y^*}\times100. Lorsque Y>Y∗Y>Y^*, l’écart est positif ; il est nul lorsque les deux niveaux sont égaux. Le PIB potentiel est au dénominateur.

17. Quelles conséquences sont associées à un output gap positif ?

Les tensions inflationnistes tendent à disparaître.
L’emploi peut dépasser le niveau correspondant au plein emploi.
Un output gap positif s’accompagne de tensions inflationnistes.
La demande globale est généralement croissante.
L’emploi se situe à un niveau supérieur au plein emploi.

L’emploi peut dépasser le niveau correspondant au plein emploi. · Un output gap positif s’accompagne de tensions inflationnistes. · La demande globale est généralement croissante. · L’emploi se situe à un niveau supérieur au plein emploi.

Explication

Un output gap positif est associé à une demande globale croissante, à un emploi supérieur au plein emploi et à des tensions inflationnistes. Il ne signifie donc pas que les tensions inflationnistes disparaissent.

18. Concernant les comparaisons internationales du niveau de vie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le PIB réel par habitant sert à comparer l’évolution du niveau de vie moyen.
Les comparaisons internationales nécessitent une même année de base.
La parité de pouvoir d’achat réduit les biais liés aux taux de change.
Une comparaison internationale fiable utilise des années de base différentes selon les pays.
Le PIB nominal par habitant convient principalement aux comparaisons temporelles.

Le PIB réel par habitant sert à comparer l’évolution du niveau de vie moyen. · Les comparaisons internationales nécessitent une même année de base. · La parité de pouvoir d’achat réduit les biais liés aux taux de change.

Explication

Le PIB réel par habitant est adapté à l’évolution temporelle du niveau de vie moyen. Les comparaisons internationales doivent utiliser une même année de base et la PPA, qui limite les biais des taux de change ; le PIB nominal convient plutôt à une comparaison en valeur pour une année donnée.

19. Parmi les propositions suivantes concernant la parité de pouvoir d’achat, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le taux de change de marché mesure le coût d’un panier équivalent.
La PPA repose sur une comparaison de biens et services comparables.
La PPA compare le coût d’un panier équivalent entre plusieurs pays.
Elle vise à limiter les biais provenant des taux de change.
La conversion au taux de change dépend des marchés financiers.

La PPA repose sur une comparaison de biens et services comparables. · La PPA compare le coût d’un panier équivalent entre plusieurs pays. · Elle vise à limiter les biais provenant des taux de change. · La conversion au taux de change dépend des marchés financiers.

Explication

La PPA compare le coût d’un panier équivalent de biens et services afin de réduire les biais liés aux taux de change. La conversion au taux de change dépend des marchés financiers ; elle ne constitue donc pas en elle-même une mesure du coût d’un panier équivalent.

20. Les caractéristiques de l’indice de Gini comprennent :

Il mesure la répartition des revenus au sein d’une population.
La formule s’écrit Gini=ABGini=\frac{A}{B}.
Les aires AA et BB interviennent dans son calcul.
Son calcul peut utiliser la courbe de Lorenz.
La formule donnée est Gini=AA+BGini=\frac{A}{A+B}.

Il mesure la répartition des revenus au sein d’une population. · Les aires $$A$$ et $$B$$ interviennent dans son calcul. · Son calcul peut utiliser la courbe de Lorenz. · La formule donnée est $$Gini=\frac{A}{A+B}$$.

Explication

L’indice de Gini mesure la répartition du revenu et se calcule à partir de la courbe de Lorenz. La formule indiquée est Gini=AA+BGini=\frac{A}{A+B} ; l’expression AB\frac{A}{B} est donc incorrecte.

21. Concernant l’inflation, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une inflation générale concerne les prix de nombreux biens et services.
L’inflation correspond à une hausse durable du niveau général des prix.
La hausse ponctuelle du prix d’un seul bien ne constitue pas une inflation générale.
Une augmentation temporaire du prix d’un produit suffit à définir l’inflation.
L’évolution de l’indice des prix à la consommation mesure l’inflation.

Une inflation générale concerne les prix de nombreux biens et services. · L’inflation correspond à une hausse durable du niveau général des prix. · La hausse ponctuelle du prix d’un seul bien ne constitue pas une inflation générale. · L’évolution de l’indice des prix à la consommation mesure l’inflation.

Explication

L’inflation désigne une hausse durable et générale des prix, suivie par l’évolution de l’IPC. La hausse isolée et ponctuelle d’un seul produit ne correspond pas à cette définition.

22. Parmi les propositions suivantes concernant le calcul de l’IPC, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’IPC repose sur un panier représentatif de biens et services consommés par les ménages.
Les biens du panier reçoivent tous une pondération identique dans le calcul.
Les prix du panier sont agrégés à l’aide de pondérations reflétant leur importance dans la consommation.
L’IPC est calculé comme une moyenne pondérée des prix observés.
Les pondérations du panier sont actualisées chaque année.

L’IPC repose sur un panier représentatif de biens et services consommés par les ménages. · Les prix du panier sont agrégés à l’aide de pondérations reflétant leur importance dans la consommation. · L’IPC est calculé comme une moyenne pondérée des prix observés. · Les pondérations du panier sont actualisées chaque année.

Explication

L’IPC utilise un panier représentatif, dont les prix sont combinés par une moyenne pondérée. Les pondérations reflètent la consommation des ménages et sont actualisées chaque année, plutôt que d’être identiques.

23. Concernant l’indice des prix à la consommation, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un indice supérieur à 100 indique une baisse relative des prix depuis la base.
L’IPC peut s’écrire comme un rapport de niveaux de prix multiplié par 100.
L’IPC compare les prix courants à une année de référence fixée à 1.
L’IPC de l’année de base est fixé à 100.
Les pondérations utilisées dans l’indice sont actualisées chaque décennie.

L’IPC peut s’écrire comme un rapport de niveaux de prix multiplié par 100. · L’IPC de l’année de base est fixé à 100.

Explication

L’IPC compare les niveaux de prix courants à ceux de l’année de base et s’obtient en multipliant ce rapport par 100. L’année de base reçoit la valeur 100, tandis qu’un indice supérieur à 100 traduit une hausse relative des prix. Les pondérations correspondent au panier représentatif et sont actualisées chaque année, plutôt qu’à celles de l’année courante ou d’une décennie donnée.

24. Un ménage observe une hausse du niveau général des prix entre deux dates. Quelles propositions sont exactes concernant le pouvoir d’achat monétaire ?

Le pouvoir d’achat monétaire est égal au niveau des prix lui-même.
Le pouvoir d’achat d’une unité monétaire se mesure par la variation annuelle de l’IPC.
Le pouvoir d’achat d’une unité monétaire est l’inverse du niveau des prix.
Une baisse du niveau des prix réduit l’inverse du niveau des prix.
Une hausse du niveau des prix accroît la valeur réelle d’une unité monétaire.

Le pouvoir d’achat d’une unité monétaire est l’inverse du niveau des prix.

Explication

Le pouvoir d’achat d’une unité monétaire vaut l’inverse du niveau des prix, soit 1Pt\frac{1}{P_t}. Il évolue donc en sens inverse des prix et ne se confond ni avec leur niveau ni avec le taux annuel d’inflation.

25. Une économie connaît une demande supérieure à l’offre, tandis que les entreprises ne peuvent accroître rapidement leur production. Quelles propositions sont exactes ?

L’augmentation des capacités productives empêche toute pression inflationniste.
Une demande excédentaire peut provoquer une inflation.
Une offre excédentaire entraîne nécessairement une inflation par la demande.
Une demande inférieure à l’offre constitue le mécanisme décrit.
L’insuffisance des capacités de production peut accentuer la pression sur les prix.

Une demande excédentaire peut provoquer une inflation. · L’insuffisance des capacités de production peut accentuer la pression sur les prix.

Explication

Lorsque la demande dépasse l’offre et que les capacités productives ne peuvent augmenter suffisamment, les prix peuvent progresser. Le mécanisme décrit repose donc sur une demande excédentaire et non sur une offre excédentaire.

26. À propos de la population active et du taux de chômage, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La population active regroupe les personnes en emploi et les personnes inactives.
La population active est égale à la somme de l’emploi et du chômage.
Le taux de chômage rapporte le nombre de chômeurs à la population active.
La formule du taux de chômage est u=UL×100u=\frac{U}{L}\times100.
Le taux d’emploi rapporte les chômeurs à la population en âge de travailler.

La population active est égale à la somme de l’emploi et du chômage. · Le taux de chômage rapporte le nombre de chômeurs à la population active. · La formule du taux de chômage est $$u=\frac{U}{L}\times100$$.

Explication

La population active regroupe les personnes en emploi et les chômeurs, selon la relation L=E+UL=E+U. Le taux de chômage rapporte donc les chômeurs à la population active et se calcule par u=UL×100u=\frac{U}{L}\times100. Le taux d’emploi concerne les personnes en emploi rapportées à la population en âge de travailler, et non les chômeurs.

27. Concernant le halo autour du chômage, quelles sont les réponses exactes ?

Le halo rassemble des situations situées à proximité du chômage mesuré.
Le halo regroupe les personnes en emploi qui changent volontairement d’entreprise.
Il peut inclure des personnes recherchant un emploi sans être disponibles.
Le halo regroupe des personnes inactives au sens du BIT mais proches du marché du travail.
Il peut comprendre des personnes souhaitant travailler sans rechercher activement.

Le halo rassemble des situations situées à proximité du chômage mesuré. · Il peut inclure des personnes recherchant un emploi sans être disponibles. · Le halo regroupe des personnes inactives au sens du BIT mais proches du marché du travail. · Il peut comprendre des personnes souhaitant travailler sans rechercher activement.

Explication

Le halo comprend des inactifs proches du marché du travail, notamment ceux qui recherchent sans être disponibles ou souhaitent travailler sans recherche active. Les personnes déjà en emploi ne correspondent pas à cette définition.

28. Concernant les différentes formes de chômage, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le chômage conjoncturel désigne la période de transition entre deux emplois.
Le chômage frictionnel correspond à une période d’adaptation entre deux emplois.
Le chômage structurel résulte de déséquilibres durables de l’économie.
Le chômage frictionnel provient principalement des déséquilibres durables de l’économie.
Le chômage conjoncturel varie avec les fluctuations du cycle économique.

Le chômage frictionnel correspond à une période d’adaptation entre deux emplois. · Le chômage structurel résulte de déséquilibres durables de l’économie. · Le chômage conjoncturel varie avec les fluctuations du cycle économique.

Explication

Le chômage structurel découle de déséquilibres durables, le chômage conjoncturel des fluctuations cycliques et le chômage frictionnel de la transition entre deux emplois. Les deux dernières descriptions proposées inversent donc les formes concernées.

29. Concernant la relation d’Okun :

Une croissance inférieure au potentiel réduit l’écart entre chômage observé et chômage structurel.
Le coefficient de réaction du chômage à l’écart de croissance est généralement négatif.
Une croissance supérieure au potentiel réduit le chômage relativement au chômage structurel.
La relation relie l’écart de chômage à l’écart de croissance du PIB.
La relation d’Okun relie directement le chômage observé au taux d’inflation courant.

Le coefficient de réaction du chômage à l’écart de croissance est généralement négatif. · Une croissance supérieure au potentiel réduit le chômage relativement au chômage structurel. · La relation relie l’écart de chômage à l’écart de croissance du PIB.

Explication

Une croissance supérieure à son niveau potentiel réduit le chômage relativement au taux structurel, et la relation relie bien les deux écarts. Le coefficient associé est négatif. Une croissance inférieure au potentiel accroît cet écart, tandis que l’inflation ne figure pas dans cette relation.

30. Parmi les propositions suivantes concernant l’estimation d’Okun, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le taux de croissance requis dépasse 3 % pour franchir le taux structurel de chômage.
Le seuil de 3 % appartient à une estimation particulière de la relation d’Okun.
La relation inverse associe les écarts de croissance et de chômage via un coefficient alpha égal à 1.
Dans cette estimation, une croissance du PIB supérieure à 3 % diminue le chômage sous son taux structurel.
Le seuil de 3 % constitue une loi générale applicable à toutes les économies.

Le taux de croissance requis dépasse 3 % pour franchir le taux structurel de chômage. · Le seuil de 3 % appartient à une estimation particulière de la relation d’Okun. · Dans cette estimation, une croissance du PIB supérieure à 3 % diminue le chômage sous son taux structurel.

Explication

L’estimation considérée associe une croissance supérieure à 3 % à un chômage inférieur au taux structurel. Le seuil de 3 % est une valeur propre à cette estimation et ne constitue pas une loi universelle. Une croissance inférieure à ce seuil ne permet donc pas d’affirmer un chômage inférieur au taux structurel. La relation inverse relie les écarts de croissance et de chômage avec un coefficient alpha compris entre 2 et 3, et non égal à 1.

31. Concernant la forme inverse de la relation d’Okun, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La forme inverse s’écrit gy,t−gtpot=−α(ut−uNAIRU)g_{y,t}-g_t^{pot}=-\alpha(u_t-u_{NAIRU}).
La forme inverse utilise un coefficient situé entre 3≤α≤43\leq\alpha\leq4.
Le coefficient de la forme inverse appartient à l’intervalle 1≤α≤21\leq\alpha\leq2.
Un chômage supérieur au taux structurel correspond à une croissance supérieure au potentiel.
L’écart de croissance est proportionnel, avec un signe négatif, à l’écart de chômage.

La forme inverse s’écrit $$g_{y,t}-g_t^{pot}=-\alpha(u_t-u_{NAIRU})$$. · L’écart de croissance est proportionnel, avec un signe négatif, à l’écart de chômage.

Explication

La forme inverse exprime l’écart de croissance comme l’opposé de l’écart de chômage multiplié par α\alpha. Le coefficient vérifie 2≤α≤32\leq\alpha\leq3. Ainsi, un chômage supérieur au taux structurel est associé à un écart de croissance négatif, et les autres intervalles proposés sont incorrects.

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Qu'est-ce que le PIB selon le FMI ?

La valeur de marché de tous les biens et services finaux produits sur un territoire donné en un an.

Quelles sont les trois approches pour mesurer le PIB ?

La production, les revenus distribués et les dépenses consacrées aux biens et services produits.

Quelle formule exprime la valeur ajoutée brute (VAB) pour chaque branche ?

VAB=Production inteˊrieure−Consommations intermeˊdiairesVAB = Production\ intérieure - Consommations\ intermédiaires.

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