QCM : Microéconomie de la concurrence imparfaite — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que caractérise l’équilibre partiel dans l’analyse d’un marché ?

Il isole un marché en tenant compte de ses effets possibles sur les autres
Il suppose que les décisions des autres marchés déterminent directement ce marché
Il étudie simultanément les interactions réciproques entre tous les marchés
Il analyse les préférences sans considérer les prix ni les quantités échangées

Il isole un marché en tenant compte de ses effets possibles sur les autres

Explication

L’équilibre partiel examine un marché séparément, tout en admettant que ses décisions puissent avoir des effets ailleurs. L’équilibre général se distingue par l’étude des interactions réciproques entre marchés.

2. Dans le cadre étudié, comment évolue la demande adressée à un bien lorsque son prix augmente ?

Elle diminue, y compris pour des biens vitaux comme l’eau et l’électricité
Elle diminue pour les biens ordinaires, mais augmente pour l’eau et l’électricité
Elle reste stable, car les biens vitaux ne dépendent pas de leur prix
Elle augmente, car les consommateurs privilégient les biens devenus plus coûteux

Elle diminue, y compris pour des biens vitaux comme l’eau et l’électricité

Explication

Le cadre étudié retient une relation décroissante entre le prix d’un bien et la demande qui lui est adressée, y compris pour l’eau et l’électricité. L’importance vitale d’un bien ne supprime donc pas cette relation dans ce modèle.

3. Quelle différence oppose l’approche utilitariste à l’approche empirique de la demande ?

La première suppose une demande croissante, tandis que la seconde suppose une demande indépendante du prix
La première observe directement les ventes, tandis que la seconde maximise l’utilité sous contrainte budgétaire
La première maximise l’utilité sous contrainte budgétaire, tandis que la seconde part d’observations de demande
La première fixe les quantités par les revenus, tandis que la seconde les déduit des préférences individuelles

La première maximise l’utilité sous contrainte budgétaire, tandis que la seconde part d’observations de demande

Explication

L’approche utilitariste déduit les quantités demandées des préférences et d’une contrainte budgétaire. L’approche empirique postule directement une demande décroissante avec le prix à partir d’observations.

4. À quoi sert une fonction d’utilité dans l’analyse du consommateur ?

À attribuer un score aux paniers afin de les classer selon les préférences
À calculer le prix d’un panier à partir des quantités de biens consommées
À mesurer la variation en pourcentage de la demande après un changement de prix
À déterminer la quantité produite par une entreprise selon son coût marginal

À attribuer un score aux paniers afin de les classer selon les préférences

Explication

Une fonction d’utilité associe un score à chaque panier et permet ainsi de les ordonner selon les préférences du consommateur. Elle ne représente ni un prix, ni une élasticité, ni une décision de production.

5. Dans la fonction U(M,q1,...,qG)=M+u(q1,...,qG)U(M,q_1,...,q_G)=M+u(q_1,...,q_G), que représentent respectivement MM et q1,...,qGq_1,...,q_G ?

MM représente les biens du marché étudié et q1,...,qGq_1,...,q_G la consommation hors marché
MM représente l’utilité totale et q1,...,qGq_1,...,q_G les préférences du consommateur
MM représente le revenu disponible et q1,...,qGq_1,...,q_G les prix des biens étudiés
MM représente la consommation hors marché et q1,...,qGq_1,...,q_G les biens du marché étudié

$$M$$ représente la consommation hors marché et $$q_1,...,q_G$$ les biens du marché étudié

Explication

Dans cette formulation, MM correspond à l’utilité du panier consommé hors du marché étudié, tandis que les qiq_i sont les quantités des biens analysés. Interpréter MM comme les biens du marché étudié inverse les rôles des variables.

6. Quelle séquence permet d’obtenir les fonctions de demande à partir d’un modèle d’utilité ?

Observer les prix, fixer les quantités, puis maximiser le revenu sous une contrainte d’utilité
Maximiser les quantités, calculer les coûts marginaux, puis inverser les fonctions de production
Maximiser l’utilité sous contrainte budgétaire, dériver les conditions du premier ordre, puis inverser les demandes
Dériver directement les préférences, supprimer la contrainte budgétaire, puis imposer des prix constants

Maximiser l’utilité sous contrainte budgétaire, dériver les conditions du premier ordre, puis inverser les demandes

Explication

La méthode consiste à résoudre la maximisation de l’utilité sous contrainte budgétaire, à utiliser les conditions du premier ordre, puis à inverser les demandes inverses. Les autres séquences remplacent cette démarche par des opérations qui ne décrivent pas la dérivation de la demande.

7. Que mesure l’élasticité-prix de la demande lorsqu’elle est définie dans ce cadre ?

La variation en pourcentage du prix provoquée par une hausse d’une unité de quantité demandée
La différence entre la quantité demandée et la quantité offerte après une hausse de prix
La variation en pourcentage de la quantité demandée provoquée par une hausse de prix de 1 %
La variation en unités de la quantité demandée provoquée par une hausse d’une unité de prix

La variation en pourcentage de la quantité demandée provoquée par une hausse de prix de 1 %

Explication

L’élasticité-prix mesure une réaction en pourcentage de la quantité demandée à une variation de prix de 1 %. La pente, en revanche, décrit une variation en unités, ce qui constitue la confusion fréquente entre ces deux notions.

8. Quelle association entre demande inverse et demande directe est correcte pour une demande linéaire ?

La demande inverse est p=a−qbp=\frac{a-q}{b} et la demande directe est q=a−bpq=a-bp
La demande inverse est p=a−bqp=a-bq et la demande directe est q=a−pbq=\frac{a-p}{b}
La demande inverse est q=a−bpq=a-bp et la demande directe est p=a−qbp=\frac{a-q}{b}
La demande inverse est q=p−abq=\frac{p-a}{b} et la demande directe est p=a+bqp=a+bq

La demande inverse est $$p=a-bq$$ et la demande directe est $$q=\frac{a-p}{b}$$

Explication

La demande inverse exprime le prix en fonction de la quantité, soit p=a−bqp=a-bq, tandis que la demande directe exprime la quantité en fonction du prix, soit q=a−pbq=\frac{a-p}{b}. Les autres associations échangent les variables ou modifient les signes de la relation.

9. Dans une demande linéaire, quel effet une hausse du paramètre aa a-t-elle sur la réaction des consommateurs au prix ?

Elle accroît leur réaction à une hausse de prix en augmentant l’élasticité-prix
Elle ne modifie pas leur réaction, car l’élasticité dépend uniquement de bb
Elle inverse la relation entre le prix et la quantité demandée en la rendant croissante
Elle réduit leur réaction à une hausse de prix en diminuant l’élasticité-prix

Elle réduit leur réaction à une hausse de prix en diminuant l’élasticité-prix

Explication

Dans le cadre de la demande linéaire étudiée, une valeur plus élevée de aa est associée à une élasticité-prix plus faible. Le paramètre bb n’est donc pas celui qui détermine cette relation selon l’énoncé fourni.

10. Comment définit-on le surplus du consommateur pour un achat donné ?

La différence entre le coût de production et le prix effectivement payé
La somme versée par l’acheteur pour obtenir le bien
L’écart entre le prix du marché et le coût marginal du vendeur
L’écart entre le prix maximal accepté et le prix effectivement payé

L’écart entre le prix maximal accepté et le prix effectivement payé

Explication

Le surplus mesure le gain retiré de l’échange par rapport au prix maximal que l’acheteur était disposé à payer. Le prix payé correspond à une dépense, tandis que le surplus représente l’avantage net procuré par l’achat.

11. Comment obtient-on le surplus total des consommateurs sur un marché ?

En additionnant les gains des consommateurs qui achètent au prix du marché
En soustrayant le prix du marché du coût total supporté par les producteurs
En additionnant les gains estimés des consommateurs qui renoncent à acheter
En additionnant les montants dépensés par tous les consommateurs potentiels

En additionnant les gains des consommateurs qui achètent au prix du marché

Explication

Le surplus total est la somme des surplus individuels des acheteurs effectifs au prix de marché. Les personnes qui n’achètent pas ne réalisent pas de gain issu de l’échange et ne sont donc pas incluses.

12. Pour une demande linéaire caractérisée par a=20a=20, b=2b=2 et un prix de marché p~=8\tilde p=8, quel est le surplus des consommateurs ?

48 unités monétaires
12 unités monétaires
36 unités monétaires
24 unités monétaires

36 unités monétaires

Explication

La formule donne S(p~)=(a−p~)22b=(20−8)22×2=36S(\tilde p)=\frac{(a-\tilde p)^2}{2b}=\frac{(20-8)^2}{2\times2}=36. Une erreur fréquente consiste à utiliser le dénominateur bb au lieu de 2b2b.

13. Quelle expression décompose correctement le coût total de production en coût fixe et coût variable ?

C(q)=c(q)−FC(q)=c(q)-F, avec un coût fixe dépendant de la quantité produite
C(q)=Fq+c(q)C(q)=Fq+c(q), avec un coût fixe proportionnel à la production
C(q)=F−c(q)C(q)=F-c(q), avec un coût variable retranché du coût fixe
C(q)=F+c(q)C(q)=F+c(q), avec un coût fixe indépendant de la production

$$C(q)=F+c(q)$$, avec un coût fixe indépendant de la production

Explication

Le coût total est la somme du coût fixe FF et du coût variable c(q)c(q). Le coût fixe ne varie pas avec qq, contrairement au coût variable, qui dépend du niveau de production.

14. Que mesure le coût marginal d’une entreprise ?

La différence entre le prix de vente et le coût total de l’entreprise
L’augmentation du coût causée par la production d’une unité supplémentaire
Le coût total réparti entre toutes les unités déjà produites
La dépense fixe engagée avant le lancement de la production

L’augmentation du coût causée par la production d’une unité supplémentaire

Explication

Le coût marginal mesure la variation du coût de production liée à une unité supplémentaire. Le coût moyen, lui, répartit le coût total entre les unités produites et ne décrit pas directement cette variation.

15. À quel niveau la courbe de coût marginal rencontre-t-elle la courbe de coût moyen ?

Au maximum de la courbe de coût moyen
Au niveau où la production devient nulle
Au minimum de la courbe de coût moyen
À l’intersection avec la courbe de coût fixe

Au minimum de la courbe de coût moyen

Explication

La courbe de coût marginal coupe la courbe de coût moyen lorsque celui-ci atteint son minimum. Avant ce point, le coût marginal tire le coût moyen vers le bas, puis il le tire vers le haut.

16. Dans la fonction Cobb-Douglas q=Ax1α1x2α2q=Ax_1^{\alpha_1}x_2^{\alpha_2}, que représente le paramètre AA ?

La somme des exposants des facteurs
La productivité globale des facteurs
Le coût fixe de la technologie
Le degré de rendement d’échelle

La productivité globale des facteurs

Explication

Le paramètre AA mesure la productivité globale des facteurs dans la technologie Cobb-Douglas. La somme α1+α2\alpha_1+\alpha_2 détermine les rendements d’échelle, et non le niveau de productivité globale.

17. Comment calcule-t-on le paramètre qui détermine les rendements d’échelle dans une fonction Cobb-Douglas à deux facteurs ?

En multipliant les exposants, soit λ=α1α2\lambda=\alpha_1\alpha_2
En divisant la productivité globale par le premier exposant, soit λ=A/α1\lambda=A/\alpha_1
En additionnant les exposants, soit λ=α1+α2\lambda=\alpha_1+\alpha_2
En soustrayant le second exposant du premier, soit λ=α1−α2\lambda=\alpha_1-\alpha_2

En additionnant les exposants, soit $$\lambda=\alpha_1+\alpha_2$$

Explication

Le paramètre de rendement d’échelle est la somme des deux exposants, λ=α1+α2\lambda=\alpha_1+\alpha_2. Le paramètre AA mesure la productivité globale et ne remplace pas cette somme dans l’analyse des rendements d’échelle.

18. Une technologie Cobb-Douglas possède α1=0,4\alpha_1=0{,}4 et α2=0,8\alpha_2=0{,}8. Que peut-on conclure sur ses rendements d’échelle ?

Ils sont décroissants, car λ=0,4<1\lambda=0{,}4<1
Ils sont croissants, car λ=1,2>1\lambda=1{,}2>1
Ils sont constants, car λ=1,2=1\lambda=1{,}2=1
Ils sont indéterminés, car AA n’est pas précisé

Ils sont croissants, car $$\lambda=1{,}2>1$$

Explication

On calcule λ=α1+α2=0,4+0,8=1,2\lambda=\alpha_1+\alpha_2=0{,}4+0{,}8=1{,}2. Comme cette somme est supérieure à un, les rendements d’échelle sont croissants; la valeur de AA n’est pas nécessaire pour cette classification.

19. Comment le profit d’une entreprise est-il calculé à partir de sa recette et de son coût total ?

En divisant la recette par la quantité produite
En additionnant le coût total et la recette
En multipliant le prix par le coût total
En soustrayant le coût total de la recette

En soustrayant le coût total de la recette

Explication

Le profit mesure ce qui reste après déduction du coût total de la recette, soit Π(q)=R(q)−C(q)\Pi(q)=R(q)-C(q). La recette, elle, correspond au prix multiplié par la quantité et ne constitue pas encore le profit.

20. Une entreprise en concurrence parfaite produit une quantité positive et cherche à maximiser son profit. Quelle condition doit-elle respecter à l’optimum ?

La recette est égale à la quantité produite
Le coût marginal est égal au coût fixe
Le prix est égal au coût marginal
Le prix est égal au coût total

Le prix est égal au coût marginal

Explication

En concurrence parfaite, l’entreprise prend le prix comme donné et choisit sa production jusqu’à l’égalité entre le prix et le coût marginal, soit pg=Cm(qg)p_g=C_m(q_g). L’égalité avec le coût total ou le coût fixe ne constitue pas la règle de maximisation du profit.

21. Quelle différence caractérise principalement une entreprise monopolistique par rapport à une entreprise en concurrence parfaite ?

Le monopole égalise nécessairement le prix et le coût marginal, contrairement à l’entreprise concurrentielle
Le monopole produit à un prix donné, tandis que l’entreprise concurrentielle choisit librement son prix
Le monopole peut influencer le prix, tandis que l’entreprise concurrentielle le prend comme donné
Le monopole prend le prix comme donné, tandis que l’entreprise concurrentielle peut le modifier

Le monopole peut influencer le prix, tandis que l’entreprise concurrentielle le prend comme donné

Explication

Une entreprise monopolistique est faiseuse de prix et peut donc choisir ou influencer le prix auquel elle vend. À l’inverse, une entreprise en concurrence parfaite considère le prix comme donné, et le monopole ne vérifie pas nécessairement l’égalité entre prix et coût marginal.

22. Comment le bien-être social est-il défini en agrégeant les gains des consommateurs et des producteurs ?

Comme la somme du surplus des consommateurs et du profit des producteurs
Comme la recette totale diminuée du surplus des consommateurs
Comme le surplus des consommateurs auquel on ajoute le coût total
Comme le profit des producteurs auquel on retire le surplus des consommateurs

Comme la somme du surplus des consommateurs et du profit des producteurs

Explication

Le bien-être social additionne les gains des consommateurs et des producteurs : W(q)=S(q)+Π(q)W(q)=S(q)+\Pi(q). Le profit des producteurs pris isolément ne tient pas compte des gains réalisés par les consommateurs.

23. Pour déterminer la quantité socialement optimale d’un bien, quelle relation doit être satisfaite entre son utilité marginale et son coût marginal ?

L’utilité totale du bien doit égaler son coût total de production
L’utilité marginale du bien doit égaler son coût marginal de production
Le coût marginal doit dépasser l’utilité marginale du bien
L’utilité marginale doit être indépendante du coût de production

L’utilité marginale du bien doit égaler son coût marginal de production

Explication

L’allocation optimale exige que l’utilité marginale procurée par le bien soit égale au coût marginal de sa production. Cette condition se traduit également par un prix égal au coût marginal lorsque le prix reflète l’utilité marginale.

24. Lorsque la demande varie avec le prix, quelle condition découle de la maximisation du bien-être social ?

Le prix optimal est égal au coût marginal de production
Le prix optimal est indépendant de la fonction de demande
Le prix optimal est égal au coût total de production
Le coût marginal est égal à la recette totale du producteur

Le prix optimal est égal au coût marginal de production

Explication

La condition D′(p∗)(p∗−C′(q∗))=0D'(p^*)(p^*-C'(q^*))=0 implique, lorsque la demande varie avec le prix, que p∗=C′(q∗)p^*=C'(q^*). Le coût total ne remplace pas le coût marginal dans cette règle d’optimalité.

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Qu'étudie l'équilibre partiel en économie ?

Un marché séparément des autres marchés.

Quelle hypothèse fait l'équilibre partiel sur les répercussions des décisions ?

Les décisions sur ce marché peuvent affecter d'autres marchés, mais pas l'inverse.

Que provoque une hausse du prix d'un bien sur sa demande ?

Une diminution de la demande qui lui est adressée.

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