QCM : Monnaie et financement de l’économie (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique permet à la monnaie d’évaluer les biens et de régler les échanges ?

C’est un bien rare servant à déterminer les revenus et à financer les entreprises.
C’est un titre financier servant à garantir les biens et à répartir les bénéfices.
C’est un actif durable servant à produire les biens et à fixer leur qualité.
C’est un actif liquide servant à mesurer les biens et à payer les échanges.

C’est un actif liquide servant à mesurer les biens et à payer les échanges.

Explication

La monnaie est définie comme un actif liquide qui sert à évaluer les biens et à régler les échanges. Un titre financier peut représenter un placement, mais il ne remplit pas cette définition générale de la monnaie.

2. Quel privilège distingue la monnaie d’un avoir ordinaire dans la définition juridique ou coutumière ?

Elle conserve une valeur constante pour mesurer chaque patrimoine.
Elle donne accès à un crédit différé pour acheter certains biens.
Elle bénéficie d’une acceptation sans réserve pour régler tout achat.
Elle garantit une rémunération fixe pour financer tout investissement.

Elle bénéficie d’une acceptation sans réserve pour régler tout achat.

Explication

La loi ou la coutume confère à la monnaie le privilège d’être acceptée sans réserve pour régler tout achat. Une rémunération fixe relève plutôt des conditions d’un placement que de ce privilège monétaire.

3. Pourquoi l’usage de la monnaie dépend-il de la confiance sociale ?

Parce que son acceptation découle de la conversion immédiate en marchandises.
Parce que sa quantité est déterminée par les préférences individuelles des acheteurs.
Parce que sa valeur dépend directement du coût de production de chaque bien.
Parce que son usage comme bien social repose sur la confiance des utilisateurs.

Parce que son usage comme bien social repose sur la confiance des utilisateurs.

Explication

La monnaie est un bien social dont l’usage exige la confiance des personnes qui l’acceptent et l’utilisent. Le coût de production peut concerner certaines marchandises, mais il ne fonde pas à lui seul cette confiance sociale.

4. Quelle distinction oppose la monnaie-marchandise à la monnaie conçue comme institution ?

La première s’intègre à une économie coordonnée par le marché, tandis que la seconde est liée au politique.
La première prend une forme électronique, tandis que la seconde prend une forme métallique.
La première sert d’unité de compte, tandis que la seconde sert d’intermédiaire des échanges.
La première relève du pouvoir politique, tandis que la seconde s’intègre à une économie coordonnée par le marché.

La première s’intègre à une économie coordonnée par le marché, tandis que la seconde est liée au politique.

Explication

La monnaie peut être envisagée comme une marchandise particulière intégrée à l’économie de marché, ou comme un système institutionnel lié au politique. L’inversion de ces deux liens constitue une confusion fréquente entre les deux conceptions.

5. Quelles sont les trois fonctions monétaires fondamentales ?

Unité de compte, source de crédit et garantie de rendement.
Moyen de paiement, facteur de production et réserve de liquidités.
Unité de compte, intermédiaire des échanges et réserve de valeur.
Intermédiaire des échanges, instrument fiscal et mesure du risque.

Unité de compte, intermédiaire des échanges et réserve de valeur.

Explication

La monnaie remplit les fonctions d’unité de compte, d’intermédiaire des échanges et de réserve de valeur. La source de crédit peut être associée aux activités financières, mais elle ne remplace pas l’une de ces trois fonctions.

6. Une entreprise exprime le prix de ses produits dans une même unité monétaire afin de les comparer. Quelle fonction de la monnaie mobilise-t-elle ?

L’unité de compte, qui fournit un étalon de mesure.
L’intermédiaire des échanges, qui facilite les paiements.
La création monétaire, qui accroît les moyens disponibles.
La réserve de valeur, qui conserve le pouvoir d’achat.

L’unité de compte, qui fournit un étalon de mesure.

Explication

En exprimant et en comparant les prix dans une même unité, l’entreprise utilise la monnaie comme étalon de mesure, donc comme unité de compte. Faciliter un paiement correspond plutôt à la fonction d’intermédiaire des échanges.

7. Laquelle de ces séries rassemble des formes de monnaie reconnues ?

Monnaie-marchandise, monnaie métallique, monnaie papier, monnaie scripturale et monnaie électronique.
Monnaie métallique, monnaie de crédit, monnaie salariale, monnaie scripturale et monnaie fiscale.
Monnaie-marchandise, monnaie bancaire, monnaie fiscale, monnaie papier et monnaie numérique.
Monnaie papier, monnaie électronique, monnaie obligataire, monnaie de réserve et monnaie marchande.

Monnaie-marchandise, monnaie métallique, monnaie papier, monnaie scripturale et monnaie électronique.

Explication

Les formes de monnaie comprennent la monnaie-marchandise, les formes métalliques, la monnaie papier, la monnaie scripturale et la monnaie électronique. La monnaie fiscale ou obligataire ne figure pas dans cette classification.

8. Quelle formulation correspond à la loi de Gresham, attribuée à Thomas Gresham ?

La bonne monnaie chasse la mauvaise.
La monnaie stable chasse la monnaie fluctuante.
La monnaie rare chasse la monnaie abondante.
La mauvaise monnaie chasse la bonne.

La mauvaise monnaie chasse la bonne.

Explication

La loi attribuée au banquier anglais Thomas Gresham s’énonce ainsi : « La mauvaise monnaie chasse la bonne ». L’inversion des termes « bonne » et « mauvaise » modifie le sens de la loi.

9. Un service de reconnaissance faciale permet à un client de régler un achat. Quelle distinction faut-il faire entre ce service et la monnaie ?

Le service est une unité de compte, tandis que la monnaie sert à authentifier l’acheteur.
Le service est une réserve de valeur, tandis que la monnaie correspond au procédé de paiement.
Le service est une monnaie électronique, tandis que la monnaie désigne tout moyen de paiement.
Le service est un instrument de paiement, tandis que la monnaie remplit les fonctions monétaires.

Le service est un instrument de paiement, tandis que la monnaie remplit les fonctions monétaires.

Explication

Un dispositif comme le « Smile to pay » facilite le paiement, mais demeure un instrument de paiement distinct de la monnaie, qui remplit des fonctions monétaires. Le fait qu’un service permette de payer ne suffit donc pas à en faire une forme de monnaie.

10. Quels courants s’opposaient dans les débats du XIXe siècle sur l’émission des billets ?

La currency school, illustrée notamment par Ricardo, et la banking school, représentée par Thomas Tooke et Henry Thornton.
La monnaie métallique, représentée par Ricardo, et la monnaie scripturale, défendue par Thomas Tooke et Henry Thornton.
La currency school, représentée par Thomas Tooke et Henry Thornton, et la banking school, illustrée notamment par Ricardo.
La monnaie-marchandise, illustrée notamment par Ricardo, et la monnaie électronique, représentée par Thomas Tooke et Henry Thornton.

La currency school, illustrée notamment par Ricardo, et la banking school, représentée par Thomas Tooke et Henry Thornton.

Explication

Les débats sur l’émission des billets opposaient la currency school, illustrée notamment par Ricardo, à la banking school, représentée par Thomas Tooke et Henry Thornton. Attribuer Ricardo à la banking school inverse les appartenances indiquées.

11. Lorsqu’une banque accorde un crédit à une entreprise, quel mécanisme contribue directement à la création monétaire ?

La transformation d’un financement de marché en fonds propres
La conversion d’une partie des dépôts en réserves obligatoires
Le transfert préalable de monnaie centrale depuis la banque centrale
La monétisation d’une créance née de l’opération de crédit

La monétisation d’une créance née de l’opération de crédit

Explication

L’octroi du crédit conduit à la monétisation d’une créance et participe ainsi à la création monétaire. Le transfert de monnaie centrale concerne les règlements entre banques, et non le mécanisme fondamental de création associé au crédit.

12. Pourquoi la création monétaire des banques commerciales est-elle encadrée par des règles prudentielles et par la politique monétaire ?

Pour garantir que les entreprises financent leur production sans recourir au crédit
Pour réserver à la banque centrale l’ensemble des décisions de prêt aux ménages
Pour maintenir la quantité de monnaie en circulation à un niveau fixe
Pour limiter les risques excessifs et réduire le risque de faillite bancaire

Pour limiter les risques excessifs et réduire le risque de faillite bancaire

Explication

Les règles prudentielles visent à prévenir les prises de risques excessives et les faillites, tandis que la politique monétaire constitue également une limite à la création monétaire. Cet encadrement ne garantit pas un niveau fixe de monnaie en circulation.

13. Quelle responsabilité générale revient à la banque centrale concernant la monnaie dans l’économie ?

Gérer la quantité de monnaie en circulation dans l’économie
Déterminer la répartition des prêts entre toutes les entreprises
Fixer les besoins de financement externe de chaque secteur
Assurer directement la production de biens et de services

Gérer la quantité de monnaie en circulation dans l’économie

Explication

La banque centrale gère la quantité de monnaie en circulation dans l’économie. La répartition détaillée des prêts relève des décisions de financement des banques commerciales, et non de cette responsabilité générale.

14. Pour agir sur la création monétaire, quels instruments la banque centrale peut-elle mobiliser ?

Les garanties de dépôts, les fonds propres des entreprises et les taux de change fixes
Les subventions aux banques, les quotas de production et les comptes des ménages
Le taux des réserves obligatoires, les interventions interbancaires et les facilités permanentes
Les taux d’imposition, les dépenses publiques et les émissions d’obligations d’État

Le taux des réserves obligatoires, les interventions interbancaires et les facilités permanentes

Explication

Les moyens d’action mentionnés comprennent le taux des réserves obligatoires, les interventions sur le marché interbancaire et les facilités permanentes. Les taux d’imposition et les dépenses publiques relèvent d’autres leviers de politique économique.

15. Quelle distinction Ross Levine établit-il entre deux grandes catégories de systèmes financiers ?

Les systèmes orientés vers les banques et ceux orientés vers les marchés
Les systèmes fondés sur l’épargne et ceux fondés sur la consommation
Les systèmes nationaux et ceux organisés à l’échelle internationale
Les systèmes publics et ceux dont les financements proviennent des ménages

Les systèmes orientés vers les banques et ceux orientés vers les marchés

Explication

Ross Levine distingue les systèmes financiers orientés vers les banques de ceux orientés vers les marchés. La distinction ne porte pas sur le caractère national ou international des systèmes.

16. Un pays reçoit 40 unités de financements intermédiés sur un total de 100 unités de financements externes. Quelle grandeur le taux d’intermédiation mesure-t-il ?

Le rapport entre les prêts bancaires et les dépôts détenus par les banques
La part des financements intermédiés dans le total des financements externes
La part des financements de marché dans les financements intermédiés
La part des financements externes dans l’ensemble des dépenses publiques

La part des financements intermédiés dans le total des financements externes

Explication

Le taux d’intermédiation rapporte les financements intermédiés au total des financements externes ; dans l’exemple, il représente 40 %.$$ La part des financements de marché serait un indicateur différent.

17. Une théorie considère que la création monétaire prend son origine en dehors des activités réelles de production de biens et de services. Comment qualifie-t-on cette monnaie ?

De monnaie fiduciaire
De monnaie convertible
De monnaie endogène
De monnaie exogène

De monnaie exogène

Explication

La monnaie est dite exogène lorsque sa création trouve son origine à l’extérieur des activités économiques réelles. La monnaie endogène, au contraire, répond aux demandes de crédit de l’économie.

18. Dans l’approche exogène, par quel enchaînement la banque centrale est-elle censée influencer la quantité de monnaie en circulation ?

Elle contrôle les marchés financiers, puis supprime les règlements entre banques
Elle contrôle la monnaie centrale, puis est censée contrôler l’émission des banques commerciales
Elle répond aux demandes de crédit des entreprises, puis leur impose les remboursements
Elle fixe les dépôts des ménages, puis détermine directement la production des entreprises

Elle contrôle la monnaie centrale, puis est censée contrôler l’émission des banques commerciales

Explication

L’approche exogène suppose que le contrôle de la monnaie centrale permet à la banque centrale de contrôler l’émission monétaire des banques commerciales et la quantité de monnaie en circulation. Répondre aux demandes de crédit des entreprises caractérise plutôt l’approche endogène.

19. Une entreprise demande un prêt pour financer son activité, et une banque commerciale répond à cette demande. Quel concept cette situation illustre-t-elle ?

La monnaie centrale, émise directement pour financer les entreprises
La monnaie exogène, déterminée en dehors des activités économiques réelles
La monnaie convertible, dont la quantité dépend des réserves métalliques
La monnaie endogène, issue de la réponse des banques aux demandes de crédit

La monnaie endogène, issue de la réponse des banques aux demandes de crédit

Explication

Dans l’approche endogène, la monnaie est créée lorsque les banques commerciales répondent aux demandes de crédit des entreprises. La monnaie exogène est définie par une origine extérieure aux activités réelles, et non par cette réponse au crédit.

20. Dans l’approche endogène, que se passe-t-il après que les entreprises se sont endettées pour produire ?

Elles conservent les dettes jusqu’à ce que la banque centrale les convertisse en réserves de change
Elles remboursent leurs dettes selon la loi du reflux, puis les banques recherchent la monnaie centrale nécessaire aux règlements interbancaires
Elles remboursent leurs dettes après que les banques ont obtenu toute la monnaie centrale nécessaire avant l’octroi des crédits
Elles remplacent leurs dettes par des fonds propres, tandis que les règlements interbancaires cessent

Elles remboursent leurs dettes selon la loi du reflux, puis les banques recherchent la monnaie centrale nécessaire aux règlements interbancaires

Explication

Dans cette approche, les entreprises empruntent pour produire puis remboursent leurs dettes selon la loi du reflux ; les banques recherchent ensuite la monnaie centrale nécessaire aux règlements interbancaires. L’obtention préalable de toute la monnaie centrale ne correspond pas à cet enchaînement.

21. Que signifie le « voile monétaire » dans les conceptions de John Stuart Mill et de Jean-Baptiste Say ?

La monnaie rend les prix indépendants de la valeur des produits.
La monnaie détermine directement le volume de production et d’emploi.
La monnaie sert d’intermédiaire aux échanges sans modifier l’activité réelle.
La monnaie empêche les produits d’être échangés contre d’autres produits.

La monnaie sert d’intermédiaire aux échanges sans modifier l’activité réelle.

Explication

Mill qualifie la monnaie d’« insignifiante » et Say la présente comme la « voiture de la valeur des produits », ce qui illustre une monnaie conçue comme intermédiaire. À l’inverse, lui attribuer des effets directs sur l’activité relève d’approches qui rejettent ce voile monétaire.

22. Quelle relation Irving Fisher formule-t-il en 1911 dans sa théorie quantitative de la monnaie ?

M.V=P.TM.V = P.T
V.P=M.TV.P = M.T
M.T=P.VM.T = P.V
M.P=V.TM.P = V.T

$$M.V = P.T$$

Explication

Fisher formule la théorie quantitative en reliant la masse monétaire et sa vitesse de circulation au niveau des prix et au volume des transactions. L’écriture M.P=V.TM.P = V.T intervertit les grandeurs de la relation.

23. Comment Friedman explique-t-il que la monnaie puisse influencer l’activité à court terme ?

La hausse de la monnaie accroît nécessairement la production à long terme.
La monnaie agit sur l’activité en supprimant les variations des prix.
L’illusion monétaire empêche les agents de modifier leurs décisions économiques.
L’illusion monétaire peut conduire les agents à réagir à une hausse de la monnaie.

L’illusion monétaire peut conduire les agents à réagir à une hausse de la monnaie.

Explication

Pour Friedman, l’illusion monétaire peut expliquer les effets d’une augmentation de la monnaie sur l’activité à court terme. Cela ne signifie pas que cette hausse garantit une production supérieure à long terme.

24. Dans l’analyse de Friedman, quelle trajectoire peut suivre une politique monétaire trop expansionniste ?

Elle stimule l’activité à court terme, puis stabilise durablement les prix.
Elle réduit l’activité à court terme, puis accroît durablement la production.
Elle stimule l’activité à court terme, puis laisse de l’inflation à long terme.
Elle freine l’inflation à court terme, puis maintient l’activité en hausse.

Elle stimule l’activité à court terme, puis laisse de l’inflation à long terme.

Explication

Selon Friedman, une politique monétaire trop expansionniste peut soutenir l’activité à court terme, mais son effet de long terme se réduit à l’inflation. L’idée d’une hausse durable de la production ne correspond donc pas à cette analyse.

25. Selon Hayek, quel enchaînement peut découler d’une création monétaire qui s’ajoute à l’épargne ?

Le taux d’intérêt dépasse son niveau naturel, freine l’investissement, puis réduit les capacités de production.
Le taux naturel diminue avec les préférences pour le présent, puis l’épargne déclenche une crise de sous-production.
Le taux d’intérêt reste à son niveau naturel, dirige l’investissement vers la consommation, puis stabilise la production.
Le taux d’intérêt passe sous son niveau naturel, stimule l’investissement, puis favorise le surinvestissement et une crise de surproduction.

Le taux d’intérêt passe sous son niveau naturel, stimule l’investissement, puis favorise le surinvestissement et une crise de surproduction.

Explication

Pour Hayek, la création monétaire peut abaisser le taux sous son niveau naturel et transmettre un faux signal qui stimule l’investissement jusqu’au surinvestissement et à la crise. Le taux naturel traduit les préférences pour le présent et l’avenir, plutôt qu’un taux artificiellement abaissé par la création monétaire.

26. Quelle position Thomas Tooke, associé à la banking school, défend-il à propos de la monnaie et du crédit ?

Il défend la convertibilité totale et fait dériver le crédit des réserves d’or des banques.
Il défend une création monétaire indépendante des demandes de crédit des entrepreneurs.
Il critique la demande de crédit et fait dériver la création monétaire des dépenses publiques.
Il critique la convertibilité totale et fait dériver la création monétaire des demandes de crédit des entrepreneurs.

Il critique la convertibilité totale et fait dériver la création monétaire des demandes de crédit des entrepreneurs.

Explication

Tooke critique la convertibilité totale de la monnaie et relie la création monétaire aux demandes de crédit des entrepreneurs. L’idée d’une création déterminée par les réserves d’or ne correspond pas à cette position.

27. Pourquoi Karl Marx conteste-t-il l’idée que la circulation garantit l’équilibre entre achats et ventes ?

Un acheteur doit dépenser toute la monnaie reçue dès qu’il vend un produit.
La monnaie rend les ventes impossibles lorsque les achats augmentent.
Les achats et les ventes s’équilibrent parce que les vendeurs fixent les prix.
Un vendeur peut conserver une partie de la monnaie reçue sans acheter immédiatement.

Un vendeur peut conserver une partie de la monnaie reçue sans acheter immédiatement.

Explication

Marx souligne qu’une vente ne contraint pas son auteur à acheter aussitôt : il peut thésauriser la monnaie reçue. L’idée que les achats s’équilibrent automatiquement avec les ventes néglige précisément cette possibilité.

28. Dans le circuit monétaire de production de Keynes, quel rôle le crédit joue-t-il pour les entreprises ?

Il remplace les revenus issus de l’activité et dispense les entreprises de rembourser leurs prêts.
Il intervient après la production pour transformer les revenus en investissements et éviter les emprunts.
Il leur fournit une épargne préalable qui ne peut financer la production qu’après la vente des produits.
Il leur avance la monnaie nécessaire à l’activité, qui génère ensuite revenus et demande permettant le remboursement.

Il leur avance la monnaie nécessaire à l’activité, qui génère ensuite revenus et demande permettant le remboursement.

Explication

Dans ce circuit, le crédit avance la monnaie aux entreprises afin qu’elles financent leur activité, laquelle génère des revenus et de la demande avant le remboursement possible des prêts. L’idée que le crédit intervient seulement après la production inverse cet enchaînement.

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À quoi sert la monnaie comme actif liquide ?

À évaluer les biens et à régler les échanges.

Quel privilège la loi ou la coutume confère-t-elle à la monnaie ?

Être acceptée sans réserve pour régler tout achat.

Quelle condition sociale l’usage de la monnaie exige-t-il ?

La confiance.

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