QCM : Panorama des entreprises (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition caractérise le mieux une entreprise ?

Une administration publique qui fournit principalement des services non marchands
Un établissement financier qui collecte l’épargne et accorde des prêts
Une unité économique autonome qui combine des facteurs pour vendre des biens ou services
Une association qui redistribue des revenus sans organiser de production marchande

Une unité économique autonome qui combine des facteurs pour vendre des biens ou services

Explication

Une entreprise possède une autonomie juridique, combine des facteurs de production et vend sa production sur un marché. La fourniture principale de services non marchands correspond plutôt au rôle des administrations publiques.

2. Lorsqu’une entreprise verse des salaires et des dividendes grâce à la richesse créée, quelle fonction exerce-t-elle principalement ?

Une fonction de consommation destinée à satisfaire les ménages
Une fonction monétaire centrée sur la création de monnaie
Une fonction de production fondée sur la combinaison des facteurs
Une fonction de répartition entre les différentes parties prenantes

Une fonction de répartition entre les différentes parties prenantes

Explication

La fonction de répartition consiste à distribuer la richesse créée entre les parties prenantes de l’entreprise. La fonction de production concerne en amont la combinaison des facteurs nécessaires à la fabrication des biens ou services.

3. Par quel double effet les entreprises participent-elles à l’activité économique ?

Elles réduisent le PIB et remplacent les emplois publics
Elles financent les administrations et suppriment les emplois marchands
Elles produisent des services publics et déterminent les dépenses de l’État
Elles contribuent au PIB et créent des emplois privés

Elles contribuent au PIB et créent des emplois privés

Explication

Les entreprises contribuent à la croissance mesurée par le PIB et fournissent des emplois relevant du secteur privé. Les emplois publics et les dépenses de l’État appartiennent principalement au fonctionnement des administrations.

4. Quelle différence distingue le putting-out system du factory system ?

Le premier repose sur des ateliers mécanisés, tandis que le second dépend de matières premières avancées par un marchand
Le premier disperse le travail chez les artisans, tandis que le second le concentre dans de grands ateliers mécanisés
Le premier concentre les machines, tandis que le second confie la production à des artisans travaillant chez eux
Le premier organise une production publique, tandis que le second développe une production destinée aux échanges internationaux

Le premier disperse le travail chez les artisans, tandis que le second le concentre dans de grands ateliers mécanisés

Explication

Dans le putting-out system, l’artisan travaille à domicile avec des matières souvent avancées par un marchand, alors que le factory system rassemble le travail et les machines dans de grands ateliers. Les autres propositions inversent ces caractéristiques ou ajoutent des éléments non constitutifs de la distinction.

5. Pourquoi les machines à vapeur ont-elles favorisé les grands ateliers industriels au début du XIXe siècle ?

Leur faible coût permettait à chaque artisan de produire isolément depuis son domicile
Leur diffusion renforçait le modèle dispersé du travail artisanal dans les campagnes
Leur coût et leur fonctionnement énergétique encourageaient la concentration des activités productives
Leur usage supprimait le besoin de matières premières et de travailleurs spécialisés

Leur coût et leur fonctionnement énergétique encourageaient la concentration des activités productives

Explication

Les machines à vapeur coûteuses ont favorisé le regroupement des moyens de production dans de grands ateliers, notamment à Manchester. Elles ne renforçaient donc pas le modèle artisanal dispersé du putting-out.

6. Quelle évolution a favorisé l’émergence des entreprises en élargissant les débouchés commerciaux ?

La croissance du marché intérieur accompagnée par l’urbanisation et l’acceptation du risque
La réduction de la demande intérieure provoquée par le recul de l’individualisme
La diminution des échanges urbains liée à une méfiance accrue envers la concurrence
Le maintien de marchés étroits associé au renforcement des contraintes corporatives

La croissance du marché intérieur accompagnée par l’urbanisation et l’acceptation du risque

Explication

L’urbanisation, la croissance du marché intérieur, l’individualisme, l’idée de progrès et l’acceptation de la concurrence et du risque ont créé un environnement favorable aux entreprises. Des marchés étroits et des contraintes corporatives limitaient au contraire leur développement.

7. Comment les innovations techniques ont-elles contribué à l’émergence des entreprises ?

Elles ont réduit les échanges en maintenant les producteurs dans un isolement technologique durable
Elles ont limité la diffusion des connaissances afin de protéger les marchés locaux de la concurrence
Elles ont élargi les possibilités de production et d’échange grâce aux transports, communications et énergies nouvelles
Elles ont remplacé les techniques comptables par une organisation fondée sur les relations personnelles

Elles ont élargi les possibilités de production et d’échange grâce aux transports, communications et énergies nouvelles

Explication

Les techniques bancaires et comptables, les transports, les communications, les nouvelles énergies et la diffusion des connaissances ont facilité la production et les échanges. L’isolement technologique aurait au contraire restreint les possibilités de développement entrepreneurial.

8. Quelle limite l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 impose-t-il à la liberté d’entreprendre ?

Elle s’exerce dans le respect de l’absence de nuisance envers autrui.
Elle s’applique selon les résultats économiques obtenus par l’entreprise.
Elle garantit la possibilité de choisir librement toute activité rentable.
Elle dépend de l’autorisation préalable de chaque concurrent concerné.

Elle s’exerce dans le respect de l’absence de nuisance envers autrui.

Explication

L’article 4 définit la liberté comme la possibilité de faire ce qui ne nuit pas à autrui, ce qui encadre aussi la liberté d’entreprendre. L’idée d’une liberté entièrement sans limite ne respecte pas cette réserve liée à la protection d’autrui.

9. Quelle caractéristique distingue une personne morale d’une entreprise individuelle ?

Elle bénéficie d’une existence juridique limitée aux biens apportés par ses associés.
Elle correspond à une activité commerciale dépourvue de droits et d’obligations autonomes.
Elle dispose d’un nom et d’un patrimoine propres, séparés de ceux d’une personne physique.
Elle repose sur le patrimoine personnel de l’entrepreneur qui dirige directement l’activité.

Elle dispose d’un nom et d’un patrimoine propres, séparés de ceux d’une personne physique.

Explication

Une personne morale est une entité juridique dotée de droits, d’obligations, d’un nom et d’un patrimoine propres. L’entreprise individuelle repose au contraire sur la personne physique de l’entrepreneur, ce qui ne correspond pas à une autonomie patrimoniale de personne morale.

10. Quel effet le Code de commerce de 1807 a-t-il prévu pour les actionnaires des sociétés anonymes concernant les dettes sociales ?

Leur responsabilité dépend de l’autorisation obtenue auprès de l’administration.
Leur responsabilité personnelle est limitée au montant de leurs apports.
Leur patrimoine personnel garantit les dettes selon le nombre de salariés.
Leur responsabilité personnelle couvre les dettes dès que la société cesse ses paiements.

Leur responsabilité personnelle est limitée au montant de leurs apports.

Explication

Le Code de commerce de 1807 a créé les sociétés anonymes et prévu que les actionnaires ne soient pas poursuivis personnellement au-delà de leurs apports. Les autres propositions étendent leur responsabilité à des éléments qui ne déterminent pas cette protection.

11. Quelle combinaison de seuils permet de classer une entreprise parmi les microentreprises selon la loi de modernisation de l’économie de 2008 ?

Moins de 5 000 personnes et au plus 1 500 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de total de bilan.
Moins de 10 personnes et au plus 2 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel ou de total de bilan.
Moins de 250 personnes et au plus 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel ou de total de bilan.
Moins de 50 personnes et au plus 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel ou de total de bilan.

Moins de 10 personnes et au plus 2 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel ou de total de bilan.

Explication

La microentreprise occupe moins de 10 personnes et reste sous le seuil de 2 millions d’euros pour le chiffre d’affaires annuel ou le total de bilan. Les seuils plus élevés renvoient à des catégories d’entreprises plus importantes, notamment les PME et les ETI.

12. Comment reconnaître une entreprise de taille intermédiaire dans la classification par effectif et dimension financière ?

Elle n’est pas une PME, compte moins de 5 000 personnes et reste sous les plafonds financiers prévus.
Elle dépasse 5 000 personnes et franchit les plafonds qui définissent les entreprises précédentes.
Elle appartient aux PME, compte moins de 250 personnes et reste sous 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Elle compte moins de 10 personnes et ne dépasse pas 2 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Elle n’est pas une PME, compte moins de 5 000 personnes et reste sous les plafonds financiers prévus.

Explication

Une ETI dépasse les seuils de la PME, tout en restant sous 5 000 personnes et sous 1 500 millions d’euros de chiffre d’affaires ou 2 000 millions d’euros de total de bilan. Les autres réponses décrivent respectivement une PME, une grande entreprise ou une microentreprise.

13. Quel changement le régime d’auto-entrepreneur instauré en 2008 a-t-il entraîné sur le rythme annuel des créations d’entreprises ?

Il l’a porté progressivement à près de 1 500 000 créations annuelles.
Il l’a fait passer approximativement de 600 000 à 300 000 créations.
Il l’a maintenu autour de 300 000 créations malgré la réforme.
Il l’a fait passer approximativement de 300 000 à 600 000 créations.

Il l’a fait passer approximativement de 300 000 à 600 000 créations.

Explication

Le régime d’auto-entrepreneur a presque doublé le rythme annuel des créations, qui est passé d’environ 300 000 à 600 000. La baisse ou la stabilité proposées contredisent l’effet observé, tandis que 1 500 000 créations dépasse largement l’ordre de grandeur indiqué.

14. Quelle distinction organise la répartition sectorielle de l’économie française ?

Elle sépare l’agriculture, l’industrie et les services, ces derniers étant devenus dominants.
Elle oppose les sociétés anonymes, les commandites et les entreprises individuelles.
Elle sépare les microentreprises, les PME et les ETI, selon leur taille économique.
Elle distingue les activités publiques, associatives et commerciales selon leur statut juridique.

Elle sépare l’agriculture, l’industrie et les services, ces derniers étant devenus dominants.

Explication

La répartition sectorielle distingue l’agriculture, l’industrie et les services, qui sont devenus dominants dans l’économie française. Les autres propositions concernent respectivement la taille des entreprises ou leur forme juridique, et non les secteurs économiques.

15. Quelle caractéristique distingue le capitalisme patrimonial du capitalisme de marché financier en France ?

Le premier repose sur des investisseurs étrangers, tandis que le second repose sur des familles propriétaires.
Le premier privilégie les entreprises exportatrices, tandis que le second privilégie les entreprises publiques.
Le premier dépend d’un financement bancaire, tandis que le second dépend d’un financement par subventions.
Le premier repose sur un actionnaire de référence, tandis que le second repose sur un actionnariat dispersé.

Le premier repose sur un actionnaire de référence, tandis que le second repose sur un actionnariat dispersé.

Explication

Le capitalisme patrimonial se caractérise par la présence d’un actionnaire de référence, alors que le capitalisme de marché financier repose sur un actionnariat dispersé. La distinction ne porte pas principalement sur l’origine géographique des investisseurs ni sur le mode de financement public.

16. Quelle entreprise correspond le mieux à la notion de « champion caché » popularisée par Hermann Simon dans les années 1980 ?

Une jeune entreprise innovante, récemment créée et financée principalement par des investisseurs internationaux.
Une entreprise publique nationale, connue des consommateurs et classée parmi les principaux employeurs de son pays.
Un grand groupe très visible, réalisant plus de trois milliards d’euros de chiffre d’affaires et présent dans plusieurs secteurs.
Une entreprise peu connue du grand public, réalisant moins de trois milliards d’euros de chiffre d’affaires et dominant son secteur régional ou mondial.

Une entreprise peu connue du grand public, réalisant moins de trois milliards d’euros de chiffre d’affaires et dominant son secteur régional ou mondial.

Explication

Un champion caché est une entreprise discrète, dont le chiffre d’affaires est inférieur à trois milliards d’euros et qui occupe une position de premier plan dans son secteur. La forte notoriété d’un grand groupe mondial constitue précisément une caractéristique différente.

17. Une entreprise aurait investi dans un nouvel équipement même sans la subvention publique reçue : comment qualifier cette situation ?

Un effet d’entraînement, puisque l’aide a accru la rentabilité attendue du projet.
Une distorsion fiscale, puisque la subvention modifie le montant des impôts acquittés.
Une externalité positive, puisque l’investissement bénéficie à d’autres acteurs économiques.
Un effet d’aubaine, puisque l’aide n’a pas déclenché la décision d’investir.

Un effet d’aubaine, puisque l’aide n’a pas déclenché la décision d’investir.

Explication

Il y a effet d’aubaine lorsque le bénéficiaire aurait adopté le comportement encouragé en l’absence d’aide publique. Une action réellement déclenchée par la subvention relèverait plutôt d’un effet incitatif.

18. Par quel ensemble de moyens les États peuvent-ils soutenir les entreprises, sous réserve des règles européennes relatives aux aides d’État ?

En imposant des prix communs, en supprimant la concurrence et en nationalisant les secteurs stratégiques.
En réduisant les exportations, en contrôlant les salaires et en limitant l’accès au crédit bancaire.
En modifiant leur environnement économique et réglementaire, la fiscalité ou en accordant des subventions.
En transférant la gestion des entreprises aux collectivités et en réglementant leurs marchés internationaux.

En modifiant leur environnement économique et réglementaire, la fiscalité ou en accordant des subventions.

Explication

L’action publique peut modifier l’environnement économique, législatif et réglementaire, changer la fiscalité ou fournir des subventions. La réglementation ne se réduit donc pas à la nationalisation ou à la suppression de la concurrence.

19. Quel ensemble regroupe des prélèvements entrant dans la fiscalité des entreprises ?

La TVA, les droits de douane, les cotisations chômage et les frais d’immatriculation commerciale.
L’impôt sur le revenu, les droits de succession, les cotisations retraite et la taxe d’habitation.
L’impôt sur les sociétés, les dividendes versés, les salaires bruts et les intérêts bancaires.
L’impôt sur les sociétés, la TVA, la TIPP, la taxe foncière et la contribution économique territoriale.

L’impôt sur les sociétés, la TVA, la TIPP, la taxe foncière et la contribution économique territoriale.

Explication

La fiscalité des entreprises comprend notamment l’impôt sur les sociétés, la TVA, la TIPP, la taxe foncière et la contribution économique territoriale, ainsi que les taxes sur les activités polluantes. Les cotisations sociales et les revenus des particuliers ne constituent pas les éléments centraux de cette liste.

20. Quel est l’objectif principal du projet BEPS porté par l’OCDE ?

Harmoniser les taux de TVA entre les États et financer des investissements publics dans les pays en développement.
Lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices vers des territoires faiblement imposés ou peu actifs économiquement.
Encourager la délocalisation des activités vers les territoires offrant les coûts de production et la fiscalité les plus faibles.
Réduire les subventions aux entreprises exportatrices et renforcer les contrôles sur les dépenses des administrations.

Lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices vers des territoires faiblement imposés ou peu actifs économiquement.

Explication

Le projet BEPS cherche à combattre les stratégies qui érodent la base imposable et déplacent les bénéfices vers des lieux où l’activité économique ou la fiscalité sont faibles. Il ne vise donc pas à encourager la délocalisation, mais à limiter ces transferts.

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Qu'est-ce qu'une entreprise selon sa définition économique ?

Une unité économique autonome combinant des facteurs pour produire biens et services vendus.

Quels deux rôles l'entreprise combine-t-elle ?

Une unité de production et une unité de répartition.

Comment les entreprises contribuent-elles à l'économie ?

Elles favorisent la croissance mesurée par le PIB et fournissent des emplois privés.

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