QCM : Pensée néoclassique et keynésienne (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Entre 1661 et 1683, un gouvernement souhaite adopter des mesures conformes aux pratiques mercantilistes. Quel ensemble d’actions correspond à cette orientation ?

Protège les importations, supprime les aides aux exportateurs et limite les commandes publiques
Préserve le marché intérieur mais écarte les interventions économiques de l’État
Privilégie le libre-échange, réduit les commandes publiques et soutient les importations
Protège le marché intérieur, subventionne les exportations et passe des commandes publiques

Protège le marché intérieur, subventionne les exportations et passe des commandes publiques

Explication

Les pratiques mercantilistes de cette période associent intervention de l’État, protection du marché intérieur, subventions à l’exportation et commandes publiques. Le libre-échange, le soutien aux importations ou le retrait de l’État contredisent cette orientation.

2. Un pays mercantiliste cherche à favoriser sa prospérité économique. Quel objectif concernant sa balance des paiements correspond à cette conception ?

Viser un excédent de la seule balance commerciale
Viser un excédent de la balance des paiements
Accepter un déficit de la balance des paiements
Viser une balance des paiements équilibrée

Viser un excédent de la balance des paiements

Explication

Les mercantilistes considèrent qu’une balance des paiements excédentaire favorise la prospérité économique. L’équilibre et le déficit ne correspondent pas à cet objectif, tandis que la seule balance commerciale est une notion plus restreinte.

3. Quelle conception de l’origine de la richesse caractérise la physiocratie ?

La seule industrie manufacturière est à l’origine de la richesse
La nature, et donc Dieu, est à l’origine de la richesse
L’activité commerciale est à l’origine de la richesse
L’accumulation monétaire de l’État est à l’origine de la richesse

La nature, et donc Dieu, est à l’origine de la richesse

Explication

La physiocratie soutient que la richesse trouve son origine dans la nature, associée à Dieu. L’accumulation monétaire renvoie plutôt à une préoccupation mercantiliste, tandis que le commerce et l’industrie ne sont pas posés comme source fondamentale de richesse.

4. Dans une économie étudiée par des physiocrates, quelle activité est considérée comme fondamentale dans la création de richesse ?

L’industrie manufacturière
L’agriculture
Le commerce
La propriété foncière

L’agriculture

Explication

Pour les physiocrates, l’agriculture est fondamentale dans la création de richesse. L’industrie et le commerce appartiennent à la classe stérile dans la classification de Quesnay, et la propriété des terres caractérise la classe des propriétaires.

5. Dans la classification de Quesnay, où placer un propriétaire qui possède des terres sans participer directement à la production agricole ?

Dans la classe productive
Dans la classe des propriétaires
Dans la classe stérile
Dans la classe des artisans

Dans la classe des propriétaires

Explication

Quesnay distingue la classe des propriétaires, qui possède les terres, de la classe productive liée à la dynamique agricole et de la classe stérile. Assimiler la propriété à la production ou aux activités de service confond ces catégories.

6. Un gouvernement inspiré par la physiocratie cherche à définir le rôle de l’État dans les échanges. Quelle politique correspond à cette doctrine ?

Contrôler les échanges afin d’en fixer les conditions
Protéger le marché intérieur par un interventionnisme marqué
Limiter l’intervention de l’État et garantir la liberté des échanges
Diriger la production agricole par des décisions étatiques

Limiter l’intervention de l’État et garantir la liberté des échanges

Explication

Les physiocrates défendent une intervention faible de l’État et lui attribuent le rôle d’assurer la liberté des échanges. La protection interventionniste du marché intérieur correspond plutôt au mercantilisme, tandis que diriger ou contrôler les échanges s’écarte du principe de liberté.

7. Une théorie économique assimile la richesse nationale à la quantité d’or détenue, tandis qu’Adam Smith met l’accent sur ce que le pays produit. Quelle idée distingue la conception de Smith ?

La valeur d’échange constitue la source de la richesse nationale.
La production constitue la source de la richesse nationale.
La monnaie en circulation constitue la source de la richesse nationale.
L’or détenu constitue la source de la richesse nationale.

La production constitue la source de la richesse nationale.

Explication

Pour Smith, la richesse provient de la production de biens, et non de l’accumulation d’or. L’or et la monnaie renvoient à une conception que sa distinction remet en cause, tandis que la valeur d’échange n’est pas le principe énoncé ici.

8. Dans une manufacture, dix ouvriers se répartissent les opérations nécessaires à la fabrication d’épingles. Quel résultat illustre l’exemple de Smith ?

Ils produisent 48 000 épingles sans séparer les tâches.
Ils produisent 48 000 épingles en séparant les tâches.
Ils produisent 20 épingles en séparant les tâches.
Ils produisent 10 épingles en séparant les tâches.

Ils produisent 48 000 épingles en séparant les tâches.

Explication

L’exemple de Smith associe la division des tâches par dix hommes à une production de 48 000 épingles. Les 20 épingles correspondent à la production maximale indiquée pour une personne expérimentée, tandis que les autres réponses modifient le partage des tâches ou la quantité.

9. Des individus poursuivent leurs intérêts privés dans leurs échanges et contribuent, sans viser cet objectif commun, à l’enrichissement de la société. Quelle notion de Smith décrit cette convergence ?

La division du travail.
La recherche du bien commun.
La main invisible.
La planification publique.

La main invisible.

Explication

La main invisible désigne la convergence des intérêts privés avec l’intérêt collectif. La division du travail concerne la répartition des tâches, la planification relève d’une direction publique et la recherche délibérée du bien commun ne décrit pas le mécanisme présenté.

10. Pour évaluer une action selon le principe d’utilité de Bentham, quel critère faut-il appliquer ?

La somme des intentions du plus grand nombre, diminuée de celle des douleurs.
La somme des plaisirs d’une personne, diminuée de celle de ses douleurs.
La somme des plaisirs du plus grand nombre, diminuée de celle des douleurs.
La somme des plaisirs du plus grand nombre, augmentée de celle des douleurs.

La somme des plaisirs du plus grand nombre, diminuée de celle des douleurs.

Explication

Bentham évalue l’utilité par le bonheur du plus grand nombre, calculé comme la somme des plaisirs moins celle des douleurs. Les intentions ne remplacent pas ce calcul, les douleurs doivent être retranchées, et le critère porte sur le plus grand nombre.

11. Dans un scénario où aucun frein ne limite l’évolution démographique, quelle conséquence Malthus prévoit-il pour la population et les ressources alimentaires ?

La population augmente à un rythme que la Terre pourrait nourrir.
La population diminue à un rythme que la Terre ne pourrait nourrir.
La population augmente à un rythme que la Terre ne pourrait nourrir.
La production alimentaire augmente au rythme de la population.

La population augmente à un rythme que la Terre ne pourrait nourrir.

Explication

Malthus soutient qu’en l’absence de frein, la population croît à un rythme que la Terre ne pourrait pas nourrir. La réponse sur une croissance soutenable inverse sa prévision, et une augmentation parallèle de la production alimentaire ne correspond pas à l’affirmation de l’unité.

12. Une économie connaît un manque de demande et une partie de l’épargne reste sans emploi. Quelle chaîne d’effets correspond à l’analyse de Malthus ?

Le manque de demande réduit l’investissement, et l’épargne inutilisée aggrave la situation.
Le manque de demande réduit l’investissement, et l’épargne inutilisée résorbe la situation.
Le manque de demande stimule l’investissement, et l’épargne inutilisée atténue la situation.
L’offre crée sa demande, et l’épargne inutilisée relance les achats.

Le manque de demande réduit l’investissement, et l’épargne inutilisée aggrave la situation.

Explication

Pour Malthus, le déficit de demande réduit l’investissement et l’épargne sans emploi aggrave le problème. L’idée que l’offre crée sa propre demande relève de la loi de Say, tandis que les autres réponses inversent les effets attribués à l’épargne ou au manque de demande.

13. Une entreprise vend sa production et les revenus issus de cette vente permettent à d’autres personnes d’acheter d’autres biens. Quel principe de la loi de Say cette situation illustre-t-elle ?

L’épargne inutilisée crée des débouchés en réduisant l’investissement.
La vente crée un revenu sans permettre l’achat d’une autre production.
La demande crée l’offre en finançant d’abord la production.
L’offre crée sa propre demande par les revenus qu’elle procure.

L’offre crée sa propre demande par les revenus qu’elle procure.

Explication

Selon la loi de Say, vendre une production procure un revenu qui permet d’acheter une autre production : l’offre crée ainsi sa propre demande. L’idée d’une demande préalable et celle de l’épargne inutilisée renvoient à d’autres raisonnements, tandis qu’un revenu sans achat ultérieur omet le mécanisme central.

14. Quelle position David Ricardo défend-il à l’égard du commerce international ?

Il s’oppose au protectionnisme et défend l’ouverture commerciale
Il favorise les échanges intérieurs, mais se méfie du commerce international
Il préconise l’autosuffisance des pays plutôt que l’ouverture commerciale
Il soutient le protectionnisme pour protéger les producteurs nationaux

Il s’oppose au protectionnisme et défend l’ouverture commerciale

Explication

Ricardo s’oppose au protectionnisme et défend l’ouverture au commerce international. Le protectionnisme et l’autosuffisance lui sont opposés, tandis que limiter les échanges au marché intérieur ne correspond pas à sa défense de l’ouverture internationale.

15. Dans une société marquée par l’inégalité entre groupes sociaux, quelle dynamique Marx associe-t-il à la lutte des classes ?

Une rivalité entre individus isolés sans opposition entre groupes sociaux
Une entente durable entre groupes inégaux maintenant l’ordre social
Un affrontement historique entre groupes inégaux pouvant conduire à une révolution
Une évolution graduelle sans affrontement ni possibilité de révolution

Un affrontement historique entre groupes inégaux pouvant conduire à une révolution

Explication

Chez Marx, la lutte des classes oppose des groupes sociaux inégaux, traverse l’histoire et peut déboucher sur une révolution. L’entente durable nie l’affrontement, la rivalité individuelle efface les groupes sociaux et l’évolution sans révolution écarte une conséquence possible de cette lutte.

16. Une société veut suivre le schéma marxiste de transformation vers le communisme. Quel enchaînement et quelle organisation finale des moyens de production doit-elle envisager ?

Passer du capitalisme au communisme, puis établir le socialisme et mettre en commun les moyens de production
Passer du capitalisme au socialisme, puis abolir les moyens de production au lieu de les mettre en commun
Passer du capitalisme au socialisme, puis conserver la propriété privée des moyens de production au communisme
Passer du capitalisme au socialisme, puis mettre en commun les moyens de production au communisme

Passer du capitalisme au socialisme, puis mettre en commun les moyens de production au communisme

Explication

Le schéma marxiste fait passer la société capitaliste par une étape socialiste avant le communisme, où la propriété privée prend fin et les moyens de production sont mis en commun. Placer le communisme avant le socialisme inverse les étapes, tandis que conserver ou abolir les moyens de production contredit leur mise en commun.

17. À quelle période le courant néoclassique se développe-t-il, et quel domaine économique fonde-t-il ?

Au début du XIXe siècle, la microéconomie
Dans le dernier tiers du XIXe siècle, la microéconomie
Dans le dernier tiers du XIXe siècle, la macroéconomie
Dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, la microéconomie

Dans le dernier tiers du XIXe siècle, la microéconomie

Explication

Le courant néoclassique se développe dans le dernier tiers du XIXe siècle et fonde la microéconomie. Le début du XIXe siècle et le XVIIIe siècle déplacent la période, tandis que la macroéconomie remplace à tort le domaine indiqué.

18. Deux théories expliquent le prix d’un même bien : l’une invoque le jugement des consommateurs, l’autre son coût de fabrication. Laquelle correspond à l’approche néoclassique ?

L’évaluation subjective des consommateurs
Le coût de production du bien
Le coût de production et l’évaluation subjective
Le prix de vente observé sur le marché

L’évaluation subjective des consommateurs

Explication

Pour les néoclassiques, la valeur marchande dépend de l’évaluation subjective des consommateurs, contrairement à l’approche antérieure fondée sur le coût de production. Le coût de production inverse cette distinction, tandis que le prix observé ne désigne pas l’évaluation qui fonde leur explication.

19. Une consommatrice envisage d’acheter une unité supplémentaire d’un bien. Quelle notion désigne l’utilité qu’elle perçoit de cette unité et qui contribue à déterminer son prix consenti ?

L’utilité marginale de cette unité
L’utilité totale de toutes les unités
Le coût de production de cette unité
Le prix déjà payé pour le bien

L’utilité marginale de cette unité

Explication

L’utilité marginale est l’utilité perçue lors de la consommation d’une unité supplémentaire et contribue à déterminer le prix que le consommateur est prêt à payer. L’utilité totale porte sur l’ensemble consommé, le coût relève de la production, et le prix déjà payé n’est pas l’utilité perçue.

20. Une économiste formalise mathématiquement des lois à partir de concepts établis, tandis qu’une collègue étudie des préceptes pour orienter la politique économique. Quelle attribution est correcte ?

Les deux relèvent de l’économie pure
Les deux relèvent de l’économie appliquée
La première relève de l’économie appliquée, la seconde de l’économie pure
La première relève de l’économie pure, la seconde de l’économie appliquée

La première relève de l’économie pure, la seconde de l’économie appliquée

Explication

L’économie pure formalise mathématiquement des lois à partir de concepts établis, alors que l’économie appliquée étudie des préceptes destinés à conduire la politique économique. Inverser les deux confond leurs objets; les mesures et les concepts ne suffisent pas à classer les deux démarches comme appartenant à une même branche.

21. Dans un marché, une seule entreprise vend un produit à de nombreux acheteurs. Quelle structure de marché cette situation décrit-elle ?

Un monopsone
Un monopole
Un oligopole
Un marché concurrentiel

Un monopole

Explication

Un monopole est un marché où un seul vendeur fait face à plusieurs acheteurs. Un marché concurrentiel et un oligopole comportent plusieurs vendeurs, tandis que le monopsone se caractérise par un acheteur unique.

22. Quelles conditions Pareto associe-t-il au marché concurrentiel ?

Fluidité, agrégation des marchés, mobilité du travail et prix fixes
Atomicité, homogénéité des produits, fluidité et mobilité des facteurs
Homogénéité, mobilité des facteurs, plein emploi et intervention publique
Atomicité, information imparfaite, fluidité et neutralité monétaire

Atomicité, homogénéité des produits, fluidité et mobilité des facteurs

Explication

Pareto caractérise le marché concurrentiel par l’atomicité, l’homogénéité des produits, la fluidité et la mobilité des facteurs. L’information imparfaite concerne les limites réelles du modèle, tandis que le plein emploi et les prix fixes ne remplacent pas ces conditions.

23. Dans un marché où certains acheteurs ne connaissent pas les prix pratiqués par tous les vendeurs, quelle interprétation correspond à l’hypothèse de concurrence parfaite et à ses limites réelles ?

L’information imparfaite supprime la concurrence, et l’État fixe tous les prix
L’information imparfaite est une hypothèse, et l’État peut corriger ses limites réelles
L’information parfaite est une hypothèse, et l’État peut corriger ses limites réelles
L’information parfaite décrit la réalité, et l’État peut remplacer les offreurs

L’information parfaite est une hypothèse, et l’État peut corriger ses limites réelles

Explication

Le modèle concurrentiel suppose une information parfaite, mais les agents peuvent manquer d’informations dans la réalité, ce qui peut justifier un rôle correcteur de l’État. Traiter l’information imparfaite comme l’hypothèse inverse confond modèle et situation réelle; l’imperfection n’abolit pas automatiquement toute concurrence ni ne donne à l’État la fixation de tous les prix.

24. Une économiste agrège les offres et demandes individuelles de biens et services, de travail et de capital afin d’étudier leur équilibre conjoint. Quel concept décrit son analyse ?

L’équilibre général de plusieurs marchés interdépendants
L’équilibre partiel du marché du travail
La loi de Walras appliquée à un marché unique
L’atomicité des marchés de biens et services

L’équilibre général de plusieurs marchés interdépendants

Explication

L’équilibre général porte sur une série de marchés, notamment ceux des biens et services, du travail et du capital, construits à partir des offres et demandes individuelles agrégées. La loi de Walras énonce une égalité globale, l’atomicité est une condition de concurrence et l’équilibre partiel ne couvre pas l’ensemble des marchés.

25. Dans une économie étudiée selon la loi de Walras, quelle relation doit-on constater entre les grandeurs globales ?

L’offre globale dépasse la demande globale
Chaque demande individuelle égale chaque offre individuelle
La demande globale détermine un prix fixe sans égalité d’offre
La demande globale égale l’offre globale

La demande globale égale l’offre globale

Explication

La loi de Walras énonce l’égalité entre la demande globale et l’offre globale. L’offre excédentaire inverse ou modifie cette relation, tandis que la loi porte sur les grandeurs globales et non sur l’égalité de chaque décision individuelle.

26. Après une chute durable de la demande, le chômage persiste malgré les ajustements du marché. Quelle comparaison oppose correctement la loi de Say à la position de Keynes ?

Say et Keynes soutiennent que l’offre crée sa demande et que le marché corrige tout déséquilibre durable
Say affirme que la demande crée l’offre et mène au chômage; Keynes défend le retour automatique au plein emploi
Say affirme que l’offre crée sa demande et mène au plein emploi; Keynes récuse la correction automatique d’un déséquilibre durable
Say affirme que l’offre crée sa demande sans plein emploi; Keynes soutient que le marché rétablit automatiquement l’équilibre

Say affirme que l’offre crée sa demande et mène au plein emploi; Keynes récuse la correction automatique d’un déséquilibre durable

Explication

La loi de Say associe l’offre à sa propre demande et à un plein emploi automatique, alors que Keynes souligne que le marché seul ne corrige pas nécessairement un déséquilibre durable. Les autres interprétations attribuent à Keynes le mécanisme de Say ou renversent la position de l’un des deux auteurs.

27. Une économie connaît une récession, une forte hausse du chômage et des difficultés alimentaires; le déséquilibre persiste malgré les mécanismes du marché. À quel épisode cette situation renvoie-t-elle ?

À une reprise économique caractérisée par le plein emploi
À la crise économique de 1929
À la négociation du traité de Versailles en 1919
À la conférence de Bretton Woods en 1944

À la crise économique de 1929

Explication

La crise de 1929 est associée à la récession, au chômage, à la famine et à un déséquilibre durable que le marché seul ne parvient pas à corriger. Versailles et Bretton Woods sont des négociations à d’autres dates, tandis qu’une reprise avec plein emploi ne correspond pas à cette crise.

28. Une entreprise établit son plan de production à partir des achats des ménages prévus, des projets d’investissement des entreprises et des dépenses publiques attendues. Quel élément détermine ainsi le niveau de production et d’emploi ?

La consommation des ménages
La demande globale anticipée
La dépense publique effective
L’offre globale de travail

La demande globale anticipée

Explication

La demande globale anticipée réunit consommation, investissement et dépenses publiques, et détermine le niveau de production et d’emploi. L’offre de travail renvoie à un autre déterminant, la consommation seule omet deux composantes, et la dépense publique effective ne représente qu’une partie de la demande anticipée.

29. Des entrepreneurs prévoient une baisse des commandes et réduisent leur production ainsi que leurs embauches. Quelle évolution peut prolonger ce recul initial ?

La baisse des revenus renforce les commandes
La hausse des embauches réduit les revenus
La baisse des revenus affaiblit encore la demande
La hausse des revenus affaiblit encore la demande

La baisse des revenus affaiblit encore la demande

Explication

La baisse de production et des embauches diminue les revenus, ce qui peut réduire davantage la demande et entretenir le recul. Dire que les revenus en hausse affaiblissent la demande inverse le mécanisme; affirmer que des revenus en baisse renforcent les commandes contredit la chaîne décrite; les embauches diminuées ne font pas augmenter les revenus.

30. Dans une économie, les ménages consacrent 75 % de tout revenu supplémentaire à la consommation. Quelle valeur obtient-on pour le multiplicateur keynésien ?

k=1,33k = 1{,}33
k=0,25k = 0{,}25
k=4k = 4
k=3k = 3

$$k = 4$$

Explication

La formule est k=11−c′k = \frac{1}{1-c'}; avec c′=0,75c'=0{,}75, on obtient k=11−0,75=10,25=4k=\frac{1}{1-0{,}75}=\frac{1}{0{,}25}=4. La valeur 0,250{,}25 correspond à la part non consommée, 1,331{,}33 vient de l’omission de la soustraction, et 33 ne résulte pas de la formule.

31. Dans un pays, la masse monétaire augmente plus vite que la production, tandis que le prix du pétrole s’élève également. Quelle interprétation correspond à la thèse attribuée à Friedman ?

La croissance monétaire supérieure à celle de la production explique l’inflation
La croissance de la production supérieure à celle de la monnaie explique l’inflation
La hausse du pétrole explique l’inflation, et la monnaie suit la production
La hausse du pétrole explique l’inflation, et la monnaie est un facteur de production

La croissance monétaire supérieure à celle de la production explique l’inflation

Explication

Friedman attribue l’inflation à une croissance monétaire supérieure à celle de la production; les facteurs comme le pétrole sont présentés comme des facteurs de production. Faire du pétrole la cause principale confond ce facteur avec l’explication monétaire, et inverser le rapport entre monnaie et production contredit la thèse.

32. Une baisse de l’investissement laisse une part importante de l’épargne sans débouché productif et le chômage augmente. Quelle réponse correspond à l’analyse de Keynes ?

Freiner l’investissement pour limiter la hausse des prix
Accroître les dépenses publiques pour compenser la demande insuffisante
Réduire les dépenses publiques afin de stimuler l’épargne privée
Orienter l’épargne vers les investissements sans intervention publique

Accroître les dépenses publiques pour compenser la demande insuffisante

Explication

Pour Keynes, l’épargne qui n’est pas investie peut réduire la demande et créer du chômage ; les dépenses publiques doivent compenser cette insuffisance. Réduire les dépenses publiques confond la réponse keynésienne avec une politique de restriction, tandis que les deux autres réponses ne compensent pas la demande insuffisante.

33. Quelle combinaison caractérise la synthèse moderne associée à Paul Samuelson et John Hicks ?

Associer rejet de l’intervention de l’État et rejet de l’autorégulation du marché
Associer autorégulation du marché et exclusion de l’intervention de l’État
Associer intervention de l’État et autorégulation du marché
Associer intervention de l’État et exclusion de l’autorégulation du marché

Associer intervention de l’État et autorégulation du marché

Explication

La synthèse moderne combine l’intervention de l’État inspirée de Keynes avec un retour à l’autorégulation du marché. L’exclusion de l’un ou l’autre de ces éléments, ou des deux, ne correspond pas à cette combinaison.

34. Deux pays produisent du vin et des draps. Le pays A renonce à moins de draps que le pays B pour produire une quantité donnée de vin. Selon l’avantage comparatif, quelle spécialisation est la plus avantageuse pour le pays A ?

Éviter le commerce afin de conserver sa production de vin et de draps
Produire les deux biens selon la même proportion que le pays B
Se spécialiser dans le vin, où son coût d’opportunité est relativement plus faible
Se spécialiser dans les draps, où son coût d’opportunité est relativement plus faible

Se spécialiser dans le vin, où son coût d’opportunité est relativement plus faible

Explication

L’avantage comparatif conduit un pays à se spécialiser dans le bien dont le coût d’opportunité relatif est le plus faible, ce qui peut permettre aux pays de tirer un gain du commerce. Se fonder sur le coût absolu confond avantage comparatif et avantage absolu; choisir les draps inverse la comparaison; éviter le commerce écarte le gain potentiel de l’échange.

35. Sur un marché, plusieurs producteurs vendent leur bien, mais une seule entreprise est acheteuse. De quel type de marché s’agit-il ?

Un monopsone
Un marché à offreur unique
Un monopole
Un marché à demandeurs multiples

Un monopsone

Explication

Un monopsone se caractérise par plusieurs vendeurs faisant face à un demandeur unique. Le monopole correspond à un vendeur unique; des demandeurs multiples ne respectent pas la condition d’acheteur unique; un offreur unique décrit également un monopole.

36. Quel phénomène économique associe un chômage élevé à une inflation forte, comme dans les années 1970 ?

La désinflation
La surchauffe économique
La stagflation
La déflation

La stagflation

Explication

La stagflation désigne la coexistence d’un chômage élevé et d’une inflation forte. La déflation renvoie à une baisse des prix, la désinflation à un ralentissement de l’inflation, et la surchauffe à une forte activité économique.

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Entre 1661 et 1683, quelle place les pratiques mercantilistes accordent-elles à l’État ?

Elles privilégient l’intervention de l’État.

Entre 1661 et 1683, quelle politique commerciale les pratiques mercantilistes privilégient-elles ?

Le protectionnisme.

Entre 1661 et 1683, que visent à préserver les pratiques mercantilistes ?

Le marché intérieur.

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