QCM : Politiques de la production cinématographique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la filière cinématographique ?

L’ensemble des métiers réunis pour financer la production d’un film
Le regroupement des droits détenus par les auteurs et les producteurs d’un film
La chaîne des opérations consacrées à la promotion d’un film après sa réalisation
L’ensemble des activités complémentaires qui conduisent de l’écriture à la diffusion d’un film

L’ensemble des activités complémentaires qui conduisent de l’écriture à la diffusion d’un film

Explication

La filière réunit des activités complémentaires qui accompagnent le film de l’écriture jusqu’à sa diffusion. Elle ne se limite donc ni au financement ni aux opérations qui suivent la réalisation.

2. Un festival accueille un film et le présente au public : quelle place occupe-t-il dans la filière cinématographique ?

Il est associé à la diffusion, aux côtés des acteurs qui relient le film aux spectateurs.
Il remplace le producteur en réunissant les ressources nécessaires à la création du film.
Il intervient comme exploitant en assurant la projection régulière du film en salle.
Il prend la place du distributeur et organise à lui seul la circulation commerciale du film.

Il est associé à la diffusion, aux côtés des acteurs qui relient le film aux spectateurs.

Explication

Les festivals sont également associés à la diffusion, qui relie notamment distributeur, exploitant, diffuseur et spectateurs. Leur rôle ne consiste pas à remplacer le distributeur ni à assumer la production.

3. Quelle responsabilité caractérise le producteur délégué dans la conduite d’une œuvre ?

Il organise la fabrication matérielle du film sans en assumer la responsabilité ni détenir de droits.
Il se charge principalement de la diffusion du film auprès des salles et des festivals.
Il en assume les responsabilités juridique, administrative, artistique et financière, notamment envers les investisseurs.
Il apporte les droits d’auteur au projet sans répondre de sa bonne fin auprès des investisseurs.

Il en assume les responsabilités juridique, administrative, artistique et financière, notamment envers les investisseurs.

Explication

Le producteur délégué porte les responsabilités de l’œuvre et répond de la bonne fin du projet, notamment vis-à-vis des investisseurs. Le producteur exécutif peut gérer la fabrication, mais n’assume pas cette responsabilité.

4. Pour donner forme à un projet, que réunit le producteur délégué en France ?

Les équipes de postproduction chargées de transformer une copie argentique en master numérique.
Les ressources nécessaires à la création, notamment les droits d’auteur, les comédiens, les techniciens et les décors.
Les recettes et les investisseurs nécessaires à l’exploitation commerciale une fois le film achevé.
Les salles, les distributeurs et les diffuseurs nécessaires à la circulation du film après sa fabrication.

Les ressources nécessaires à la création, notamment les droits d’auteur, les comédiens, les techniciens et les décors.

Explication

Le producteur délégué rassemble les ressources nécessaires à la création du film, dont les droits d’auteur, les comédiens, les techniciens et les décors, jusqu’à sa forme de master. Réunir les acteurs de la diffusion ne correspond pas à cette fonction de mise en œuvre du projet.

5. Que signifie la polarisation des budgets dans la production française de films ?

Une hausse générale des budgets moyens liée aux coproductions avec l’étranger
Une concentration des productions dans les entreprises qui réalisent plusieurs films chaque année
Une répartition concentrée aux deux extrêmes, entre films à budget élevé et films à très faible budget
Une répartition centrée sur les films de budget intermédiaire, entre 4 et 7 millions d’euros

Une répartition concentrée aux deux extrêmes, entre films à budget élevé et films à très faible budget

Explication

La polarisation désigne la coexistence d’une part importante de films à plus de 7 millions d’euros et d’une autre part à moins d’un million, au détriment des films du milieu. La concentration autour des budgets intermédiaires décrit l’inverse de cette répartition.

6. Quelles sont les trois grandes phases de la production d’un film ?

Le développement, la production et la post-production
L’écriture, la distribution et l’exploitation
La préparation, le tournage et la diffusion
Le financement, la production et la commercialisation

Le développement, la production et la post-production

Explication

La production d’un film est organisée en développement, production et post-production, depuis la préparation du projet jusqu’à la fabrication du master. La préparation, le tournage et la diffusion désignent des étapes ou activités, mais ne constituent pas les trois phases générales indiquées.

7. À quoi sert le budget prévisionnel d’un film pour le producteur ?

À répartir les droits patrimoniaux entre les auteurs et les partenaires financiers
À prévoir les financements à encaisser et les dépenses à engager au fil des étapes du film
À fixer les recettes que l’exploitation du film garantira aux investisseurs
À déterminer les critères artistiques retenus par les commissions de soutien

À prévoir les financements à encaisser et les dépenses à engager au fil des étapes du film

Explication

Le budget est un état prévisionnel des financements et des dépenses que le producteur doit encaisser et débourser pendant le développement, la préparation, le tournage et la post-production. Il ne garantit pas le montant des recettes, qui dépend de l’exploitation du film.

8. Dans quel ordre les recettes d’exploitation des entrées sont-elles réparties avant le versement éventuel au producteur ?

Les recettes brutes sont d’abord diminuées des investissements des partenaires, puis réparties entre l’exploitant et le producteur.
Les recettes brutes deviennent nettes pour l’exploitant, puis la part producteur est calculée avant les déductions des partenaires.
Les recettes brutes deviennent nettes pour le distributeur, puis le minimum garanti est versé avant la part de l’exploitant.
Les recettes brutes sont versées au producteur, qui rembourse ensuite l’exploitant et les partenaires financiers.

Les recettes brutes deviennent nettes pour l’exploitant, puis la part producteur est calculée avant les déductions des partenaires.

Explication

Le partage commence par la déduction de la part nette de l’exploitant pour établir les recettes nettes part producteur ; le minimum garanti du distributeur et les investissements des partenaires sont ensuite déduits avant le versement au producteur. L’option qui place les investissements des partenaires avant le calcul de la part producteur inverse l’ordre des étapes.

9. En quoi le soutien automatique du CNC diffère-t-il des aides sélectives pour financer un film ?

Le soutien automatique est calculé selon un barème, tandis que les aides sélectives reposent sur les caractéristiques du projet.
Le soutien automatique est attribué aux dépenses régionales, tandis que les aides sélectives dépendent des recettes en salles.
Le soutien automatique dépend d’une commission artistique, tandis que les aides sélectives sont calculées selon un barème fixe.
Le soutien automatique finance l’écriture des auteurs, tandis que les aides sélectives sont réservées aux producteurs délégués.

Le soutien automatique est calculé selon un barème, tandis que les aides sélectives reposent sur les caractéristiques du projet.

Explication

Le soutien automatique dépend d’un barème de points, alors que les aides sélectives apprécient la singularité du film et les critères propres au projet. Les commissions artistiques et les dépenses régionales interviennent dans l’octroi des subventions régionales, pas dans cette distinction entre dispositifs du CNC.

10. Quel acteur du financement cinématographique doit investir une part de son chiffre d’affaires annuel dans la production, fixée à 3,2 % pour les chaînes TNT ?

Les services de VOD à l’acte, soumis à cette obligation annuelle de financement
Les chaînes TNT, qui consacrent aussi une part de cette obligation aux films d’expression originale française
Les services de SVOD, qui consacrent cette part à la production selon leur chiffre d’affaires
Les sociétés SOFICA, qui réinvestissent cette part de leur chiffre d’affaires dans les films

Les chaînes TNT, qui consacrent aussi une part de cette obligation aux films d’expression originale française

Explication

Les chaînes TNT doivent investir 3,2 % de leur chiffre d’affaires annuel dans la production, dont 2,5 % dans les films d’expression originale française. Les services de SVOD ont une obligation différente, de 20 % ou 25 % de leur chiffre d’affaires.

11. Pourquoi le soutien public au cinéma peut-il favoriser des œuvres qui privilégient la qualité plutôt que la rentabilité ?

Parce que des soutiens spécifiques encouragent ce type de cinéma, ainsi que les premiers et deuxièmes films.
Parce que les diffuseurs financent principalement les films ayant déjà obtenu les recettes les plus élevées.
Parce que les dispositifs fiscaux réservent leurs avantages aux productions visant une rentabilité commerciale rapide.
Parce que les aides publiques sont calculées uniquement selon le nombre d’entrées réalisées en salles.

Parce que des soutiens spécifiques encouragent ce type de cinéma, ainsi que les premiers et deuxièmes films.

Explication

Les soutiens spécifiques ont notamment pour objectif d’encourager le cinéma indépendant, les premiers et deuxièmes films et la qualité plutôt que la rentabilité. Les aides ne sont pas décrites comme dépendant uniquement du nombre d’entrées, car le soutien public passe aussi par des aides sélectives et par des obligations imposées aux diffuseurs.

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Quelles activités composent la filière cinématographique ?

Les activités complémentaires qui concourent à l’écriture, à la réalisation et à la diffusion d’un film.

Quels acteurs relie la filière cinématographique ?

L’auteur, le producteur, le distributeur, l’exploitant, le diffuseur et les spectateurs, avec les festivals associés à la diffusion.

Quel est le rôle du producteur délégué envers les investisseurs et le projet ?

Il en assume la responsabilité juridique, administrative, artistique et financière, et répond de la bonne fin du projet.

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