QCM : Macroéconomie de la consommation (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment la consommation des ménages soutient-elle la croissance économique ?

Elle offre des débouchés aux entreprises et les incite à investir.
Elle diminue les besoins de production en favorisant l’épargne des ménages.
Elle réduit les débouchés des entreprises et freine leurs investissements.
Elle remplace les investissements des entreprises par des dépenses publiques.

Elle offre des débouchés aux entreprises et les incite à investir.

Explication

Les dépenses de consommation créent des débouchés pour les entreprises, ce qui peut les encourager à investir. La réduction des débouchés évoquée dans un distracteur tendrait plutôt à freiner leur activité.

2. Quel changement a caractérisé la consommation des ménages français en 2020 pendant la crise sanitaire ?

Elle est restée stable, tandis que le taux d’épargne a augmenté de 6,3 %.
Elle a diminué de 6,3 %, tandis que le taux d’épargne a augmenté de 6,7 %.
Elle a diminué de 6,7 %, tandis que le taux d’épargne a augmenté de 6,3 %.
Elle a augmenté de 6,7 %, tandis que le taux d’épargne a diminué de 6,3 %.

Elle a diminué de 6,7 %, tandis que le taux d’épargne a augmenté de 6,3 %.

Explication

En 2020, la consommation des ménages a reculé de 6,7 % et leur taux d’épargne a progressé de 6,3 %. Un distracteur inverse les deux taux de variation, alors que chacun correspond à un indicateur distinct.

3. Que désigne la consommation finale des ménages ?

Les dépenses engagées par les administrations pour fournir des services aux ménages.
La valeur des biens et services produits par les entreprises pour répondre aux besoins collectifs.
L’ensemble des revenus disponibles que les ménages consacrent à l’épargne et à l’investissement.
L’ensemble des dépenses en biens et services destinées à satisfaire les besoins des individus.

L’ensemble des dépenses en biens et services destinées à satisfaire les besoins des individus.

Explication

La consommation finale des ménages regroupe les dépenses en biens et services qui visent à satisfaire les besoins des individus. Les dépenses des administrations concernent un autre secteur et ne définissent pas la consommation finale des ménages.

4. Quelle distinction sépare la dépense de consommation finale de la consommation finale effective ?

La première regroupe les consommations de tous les ménages, la seconde mesure les dépenses d’un ménage moyen.
La première porte sur les biens et services acquis par un secteur, la seconde sur les dépenses consenties pour les acheter.
La première porte sur les dépenses consenties pour acquérir des biens et services, la seconde sur leur acquisition par un secteur.
La première mesure les besoins des ménages, la seconde mesure leurs revenus disponibles avant les achats.

La première porte sur les dépenses consenties pour acquérir des biens et services, la seconde sur leur acquisition par un secteur.

Explication

La dépense de consommation finale concerne les dépenses engagées par un secteur, tandis que la consommation finale effective porte sur les biens et services acquis par ce secteur. Le distracteur qui inverse ces deux critères confond les dépenses consenties avec l’acquisition.

5. Que désigne la consommation intermédiaire ?

L’échange d’un bien sur un marché à un prix supérieur à son coût de revient
L’achat d’un service collectif fourni par une administration publique
L’acquisition d’un bien destiné à satisfaire directement un besoin
L’utilisation d’un bien dans la production d’un autre bien

L’utilisation d’un bien dans la production d’un autre bien

Explication

La consommation intermédiaire correspond à l’utilisation d’un bien pour produire un autre bien. L’acquisition destinée à satisfaire directement un besoin relève plutôt de la consommation finale.

6. Dans l’analyse classique, quel mécanisme permet d’égaliser l’épargne et l’investissement sur le marché financier ?

La variation du revenu disponible, qui fixe directement le volume de l’investissement
L’ajustement du taux d’intérêt, qui équilibre l’offre d’épargne et la demande d’investissement
L’ajustement du niveau des prix, qui égalise les dépenses de consommation et la production
La création monétaire, qui transforme automatiquement l’épargne en demande de biens

L’ajustement du taux d’intérêt, qui équilibre l’offre d’épargne et la demande d’investissement

Explication

Dans l’approche classique, le taux d’intérêt fait varier l’offre d’épargne et la demande d’investissement jusqu’à leur égalité. Le niveau des prix peut influencer d’autres équilibres économiques, mais il n’est pas le mécanisme d’ajustement mis en avant ici.

7. Quel rôle l’épargne peut-elle jouer dans le circuit économique selon l’approche keynésienne ?

Elle finance l’investissement en s’ajustant au taux d’intérêt sur le marché financier.
Elle stabilise la consommation en garantissant un revenu futur aux ménages.
Elle peut constituer une fuite qui réduit la demande et déséquilibre l’investissement.
Elle oriente le revenu entre consommation présente et épargne selon le taux d’intérêt.

Elle peut constituer une fuite qui réduit la demande et déséquilibre l’investissement.

Explication

Dans l’approche keynésienne, l’épargne peut être recherchée pour elle-même et représenter une fuite du circuit économique, susceptible de provoquer une demande insuffisante. L’idée qu’elle s’ajuste au taux d’intérêt pour financer l’investissement relève plutôt de l’analyse classique.

8. Dans la fonction keynésienne de consommation, quelle condition doit respecter la propension marginale à consommer ?

Elle est égale à la propension moyenne à consommer.
Elle diminue nécessairement lorsque le revenu disponible augmente.
Elle est supérieure à 1 lorsque le revenu augmente.
Elle est comprise entre 0 et 1.

Elle est comprise entre 0 et 1.

Explication

Cette propension mesure la variation de la consommation provoquée par une variation du revenu et vérifie 0<c<10<c<1. La propension moyenne est une part du revenu consommée et n’est pas nécessairement égale à la propension marginale.

9. En quoi l’effet Veblen se distingue-t-il de l’effet de cliquet dans l’évolution de la consommation ?

L’effet Veblen peut accroître la demande lorsque le prix augmente, tandis que l’effet de cliquet traduit l’adaptation lente de la consommation à une baisse du revenu.
L’effet Veblen traduit l’imitation des catégories supérieures, tandis que l’effet de cliquet décrit une hausse de la demande après une baisse du prix.
L’effet Veblen désigne une consommation liée aux actifs détenus, tandis que l’effet de cliquet explique la stabilité de la propension marginale à long terme.
L’effet Veblen correspond à une baisse de la demande quand le prix diminue, tandis que l’effet de cliquet décrit l’adaptation immédiate de la consommation au revenu.

L’effet Veblen peut accroître la demande lorsque le prix augmente, tandis que l’effet de cliquet traduit l’adaptation lente de la consommation à une baisse du revenu.

Explication

L’effet Veblen associe la valeur symbolique d’un bien à une demande susceptible d’augmenter avec son prix, alors que l’effet de cliquet concerne la lente adaptation de la consommation au revenu et le maintien du niveau antérieur. L’imitation des catégories sociales supérieures relève plutôt de la théorie du revenu relatif.

10. Pourquoi une baisse temporaire des impôts peut-elle avoir peu d’effet sur la consommation des ménages selon la théorie du revenu permanent ?

Parce qu’ils peuvent juger que cette hausse de revenu ne durera pas et ne pas modifier leurs dépenses.
Parce qu’ils assimilent cette baisse à une augmentation permanente de leur patrimoine.
Parce que leur consommation dépend principalement du taux d’intérêt plutôt que de leur revenu.
Parce qu’ils anticipent que cette baisse réduira durablement leur revenu disponible futur.

Parce qu’ils peuvent juger que cette hausse de revenu ne durera pas et ne pas modifier leurs dépenses.

Explication

Dans cette théorie, les ménages adaptent leur consommation lorsqu’ils pensent qu’une variation du revenu est durable, et non simplement transitoire. Une baisse momentanée des impôts peut donc susciter peu de dépenses supplémentaires si elle n’est pas perçue comme un gain durable.

11. Pour établir le budget d’un ménage selon la théorie du cycle de vie, comment faut-il interpréter la consommation agrégée en fonction de sa richesse et de son revenu ?

Comme une combinaison de la richesse détenue et de l’âge du ménage, pondérés par leurs parts dans le patrimoine
Comme une combinaison de la richesse détenue et du revenu perçu, pondérés par leurs propensions marginales à être consommés
Comme une combinaison du revenu futur et de la durée de vie, pondérés par leurs propensions moyennes à être consommés
Comme une combinaison du revenu courant et du taux d’intérêt, pondérés par leurs propensions marginales à être épargnés

Comme une combinaison de la richesse détenue et du revenu perçu, pondérés par leurs propensions marginales à être consommés

Explication

Dans cette approche, la consommation agrégée s’écrit C=αW+βYC=\alpha W+\beta Y : elle dépend à la fois de la richesse et du revenu, selon leurs propensions marginales à la consommation. L’âge et la durée de vie contribuent à expliquer les choix au cours du cycle de vie, mais ne remplacent pas ces deux variables dans la fonction donnée.

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Quel rôle la consommation joue-t-elle dans la croissance ?

Elle soutient la croissance en assurant des débouchés aux entreprises et en les incitant à investir.

Qu’est-ce que la consommation finale des ménages ?

L’ensemble des dépenses en biens et services visant à satisfaire les besoins des individus.

Quelle évolution moyenne de la consommation l’INSEE indique-t-elle depuis la crise de 2008 ?

Une progression moyenne de 0,2 % par an, selon l’INSEE.

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