QCM : Politiques économiques et défaillances (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désignent les fluctuations conjoncturelles de l’activité économique ?

Des évolutions durables de la population active et de ses compétences
Des transformations de long terme qui modifient les secteurs de production
Des écarts ponctuels liés aux décisions d’une seule entreprise
Des variations à court terme qui se succèdent régulièrement en cycles

Des variations à court terme qui se succèdent régulièrement en cycles

Explication

Les fluctuations conjoncturelles correspondent aux variations à court terme de l’activité qui se succèdent régulièrement en cycles. Les transformations durables des secteurs relèvent plutôt d’une évolution structurelle.

2. Quelle succession décrit les phases d’un cycle économique ?

Récession, expansion, reprise économique, puis crise financière
Crise, dépression, expansion, puis baisse durable de la production
Expansion, reprise économique, crise, puis stabilisation des prix
Expansion, crise, récession ou dépression, puis reprise économique

Expansion, crise, récession ou dépression, puis reprise économique

Explication

Le cycle passe successivement par l’expansion, la crise, la récession — ou la dépression si elle est forte — puis la reprise. La reprise ne précède donc pas la crise dans cette succession.

3. En période de surchauffe et de hausse des prix, quelle orientation adopte une politique contracyclique ?

Elle accompagne la reprise en renforçant la demande globale
Elle freine l’activité afin d’atténuer les fluctuations économiques
Elle maintient les mesures de relance pour accélérer la croissance
Elle soutient l’expansion afin d’amplifier la hausse de l’activité

Elle freine l’activité afin d’atténuer les fluctuations économiques

Explication

Une politique contracyclique freine l’activité lorsque l’économie est en surchauffe et que les prix augmentent, afin d’atténuer les fluctuations. Accompagner l’expansion en l’amplifiant correspond plutôt à une orientation procyclique.

4. Par quel levier une politique budgétaire influence-t-elle l’activité économique ?

En organisant la formation et l’accompagnement des travailleurs
En modifiant les règles de concurrence entre les entreprises
En ajustant les taux d’intérêt et la quantité de monnaie
En faisant varier les dépenses et les recettes de l’État

En faisant varier les dépenses et les recettes de l’État

Explication

La politique budgétaire agit sur l’activité par la variation des dépenses et des recettes de l’État. L’ajustement des taux d’intérêt relève de la politique monétaire.

5. Une économie ralentit et l’État veut stimuler l’activité par une relance budgétaire : quelle mesure correspond à cet objectif ?

Augmenter les dépenses publiques ou réduire les recettes, au risque d’un déficit accru
Accroître l’épargne des ménages afin de ralentir les achats et les investissements
Réduire les dépenses publiques ou augmenter les recettes, afin de freiner la demande
Relever les taux d’intérêt pour limiter les emprunts et contenir la monnaie en circulation

Augmenter les dépenses publiques ou réduire les recettes, au risque d’un déficit accru

Explication

Une relance budgétaire stimule l’activité en augmentant les dépenses de l’État ou en réduisant ses recettes, par exemple avec des aides ou des baisses d’impôts, mais elle peut creuser le déficit. Réduire les dépenses ou augmenter les recettes correspond à l’austérité, qui freine l’activité.

6. Quel est l’objectif d’une politique d’austérité budgétaire ?

Accroître la monnaie en circulation en facilitant les emprunts des ménages et des entreprises
Stimuler l’activité en augmentant les dépenses ou en diminuant les recettes de l’État
Freiner l’activité en réduisant les dépenses ou en augmentant les recettes, pour limiter le déficit
Soutenir les secteurs stratégiques afin d’améliorer la compétitivité des entreprises

Freiner l’activité en réduisant les dépenses ou en augmentant les recettes, pour limiter le déficit

Explication

L’austérité réduit les dépenses publiques et/ou augmente les recettes pour freiner l’activité et limiter le déficit, voire dégager un excédent pour rembourser les dettes. La stimulation par des dépenses supplémentaires ou des baisses de recettes relève de la relance budgétaire.

7. Comment une politique monétaire agit-elle pour contribuer à la stabilité des prix et soutenir l’activité ?

Elle soutient les entreprises par des aides aux secteurs stratégiques
Elle finance la formation professionnelle et l’accompagnement des personnes sans emploi
Elle ajuste la quantité de monnaie en circulation par l’intermédiaire des taux d’intérêt
Elle modifie les dépenses publiques et les impôts pour agir sur la demande

Elle ajuste la quantité de monnaie en circulation par l’intermédiaire des taux d’intérêt

Explication

La politique monétaire ajuste la quantité de monnaie en circulation par l’intermédiaire des taux d’intérêt, en visant la stabilité des prix et le soutien de l’activité. La modification des dépenses et des impôts est un levier budgétaire.

8. Une réforme vise à transformer durablement l’économie pour améliorer son potentiel de croissance : de quel type de politique s’agit-il ?

D’une politique conjoncturelle, menée pour agir à court terme
D’une politique budgétaire, menée par la variation des recettes publiques
D’une politique contracyclique, menée pour freiner une surchauffe
D’une politique structurelle, menée à moyen ou long terme

D’une politique structurelle, menée à moyen ou long terme

Explication

Les politiques structurelles transforment les structures de l’économie à moyen ou long terme afin d’améliorer son potentiel de croissance. Une politique conjoncturelle agit plutôt à court terme sur les fluctuations de l’activité.

9. Quel ensemble de mesures correspond aux politiques de l’emploi ?

Ajuster les taux d’intérêt pour influencer les emprunts et la monnaie en circulation
Former, accompagner les personnes sans emploi et réduire les discriminations à l’embauche
Subventionner les secteurs stratégiques et renforcer la souveraineté économique
Moduler les impôts et les aides sociales pour agir sur la demande des ménages

Former, accompagner les personnes sans emploi et réduire les discriminations à l’embauche

Explication

Les politiques de l’emploi cherchent à corriger les dysfonctionnements du marché du travail en agissant notamment sur la formation, l’accompagnement des personnes sans emploi et les discriminations à l’embauche. Le soutien aux secteurs stratégiques relève plutôt des politiques industrielles et de compétitivité.

10. Pour renforcer la compétitivité des entreprises et la souveraineté économique, quelle action relève des politiques industrielles ?

Former les personnes sans emploi et limiter les discriminations lors des recrutements
Garantir le bon fonctionnement de la concurrence sur les différents marchés
Soutenir des secteurs stratégiques, par exemple l’intelligence artificielle ou la production d’énergie
Réduire le déficit public en diminuant les dépenses et en augmentant les recettes

Soutenir des secteurs stratégiques, par exemple l’intelligence artificielle ou la production d’énergie

Explication

Les politiques industrielles et de compétitivité soutiennent les entreprises et la souveraineté économique, notamment au moyen d’aides à des secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle ou la production d’énergie. Garantir le bon fonctionnement de la concurrence relève de l’Autorité de la concurrence.

11. Comment les politiques économiques sont-elles organisées dans l’Union européenne afin de coordonner l’action économique ?

Elles sont réparties entre les États membres et l’Union dans un cadre commun.
Elles sont transférées aux institutions européennes, qui remplacent les États membres.
Elles sont gérées par chaque État membre sans coordination à l’échelle de l’Union.
Elles sont confiées à la Banque centrale européenne dans un cadre commun.

Elles sont réparties entre les États membres et l’Union dans un cadre commun.

Explication

La coordination repose sur une répartition des politiques économiques entre les États membres et l’Union, au sein d’un cadre commun. Confier l’ensemble de ces politiques à la Banque centrale européenne confond son rôle monétaire avec les compétences plus larges des États et de l’Union.

12. Un pays membre respecte-t-il les seuils du pacte de stabilité et de croissance si son déficit est de 2 % du PIB et sa dette publique de 65 % du PIB ?

Non, car le déficit doit être inférieur à 2 % et la dette à 60 % du PIB.
Oui, car les seuils concernent le déficit et la dette de l’Union dans son ensemble.
Non, car sa dette dépasse le seuil de 60 % du PIB, même si son déficit reste sous 3 %.
Oui, car le respect du seuil de déficit compense le dépassement du seuil de dette.

Non, car sa dette dépasse le seuil de 60 % du PIB, même si son déficit reste sous 3 %.

Explication

Le pacte fixe deux limites distinctes : un déficit de 3 % du PIB et une dette publique de 60 % du PIB. Le respect de l’un des seuils ne compense donc pas le dépassement de l’autre.

13. Depuis 1999, à qui les pays de l’Union européenne ont-ils confié la politique monétaire et quel objectif d’inflation poursuit-elle ?

Au Conseil européen, qui vise une inflation de 0 % pour l’ensemble de l’Union.
À la Banque centrale européenne, qui vise une inflation de 2 % pour l’ensemble de l’Union.
Aux gouvernements nationaux, qui visent une inflation de 2 % dans chaque pays.
À la Commission européenne, qui vise une inflation de 3 % pour l’ensemble de l’Union.

À la Banque centrale européenne, qui vise une inflation de 2 % pour l’ensemble de l’Union.

Explication

Depuis 1999, la Banque centrale européenne conduit indépendamment la politique monétaire de l’Union et vise une inflation de 2 %. Les politiques budgétaires, contrairement à la politique monétaire, relèvent des pays membres.

14. Dans quelle situation une asymétrie d’information existe-t-elle entre les parties à un échange ?

Lorsque les deux parties disposent d’informations identiques sur le bien ou le service échangé.
Lorsque l’une des parties détient davantage d’informations sur le bien ou le service échangé que l’autre.
Lorsque les parties ne parviennent pas à s’entendre sur le prix du bien ou du service échangé.
Lorsque le vendeur propose plusieurs biens ou services de qualités différentes à l’acheteur.

Lorsque l’une des parties détient davantage d’informations sur le bien ou le service échangé que l’autre.

Explication

L’asymétrie d’information correspond à une différence d’accès aux informations concernant le bien ou le service échangé. Un désaccord sur le prix peut survenir sans qu’une telle différence d’information existe.

15. Comment l’État peut-il réduire une asymétrie d’information sur la qualité d’un produit ?

En fixant directement le prix de tous les produits dont la qualité est difficile à vérifier.
En imposant des règles, des obligations ou des labels qui renseignent sur cette qualité.
En interdisant aux entreprises de différencier leurs produits selon leur niveau de qualité.
En laissant chaque vendeur choisir librement les informations qu’il communique aux acheteurs.

En imposant des règles, des obligations ou des labels qui renseignent sur cette qualité.

Explication

Des règles, des obligations et des labels peuvent mieux informer les acheteurs et rééquilibrer l’information entre les parties. Fixer les prix ne renseigne pas nécessairement sur la qualité et ne constitue pas le mécanisme décrit.

16. Qu’est-ce qui caractérise une situation de concurrence imparfaite ?

Les entreprises disposent d’un pouvoir excessif sur le marché, ce qui nuit à son fonctionnement et aux agents économiques.
Les pouvoirs publics fixent les prix du marché, même lorsque les entreprises restent en concurrence.
Les entreprises vendent des produits différents, même lorsque le marché fonctionne efficacement pour les agents.
Les consommateurs disposent d’un pouvoir excessif sur le marché, ce qui empêche les entreprises d’y entrer.

Les entreprises disposent d’un pouvoir excessif sur le marché, ce qui nuit à son fonctionnement et aux agents économiques.

Explication

La concurrence imparfaite se caractérise par un pouvoir excessif des entreprises, préjudiciable au fonctionnement efficace du marché et aux agents économiques. La différenciation des produits, à elle seule, ne suffit pas à établir cette caractérisation.

17. Une entreprise dominante conclut une entente sur les prix avec ses concurrentes et participe à une fusion réduisant la concurrence : de quelles pratiques s’agit-il ?

De pratiques d’information, comprenant un label et une obligation de transparence.
De pratiques de concurrence ordinaire, comprenant une baisse de prix et une hausse de la production.
De pratiques de coordination publique, comprenant une règle et une politique de cohésion.
De pratiques anticoncurrentielles, comprenant une entente et un abus de position dominante.

De pratiques anticoncurrentielles, comprenant une entente et un abus de position dominante.

Explication

Les ententes sur les prix et les abus de position dominante font partie des pratiques anticoncurrentielles, et une fusion peut réduire l’intensité de la concurrence. Un label ou une obligation d’information vise plutôt à corriger les asymétries d’information.

18. Qu’est-ce qu’une externalité en économie ?

Un échange entre deux agents dans lequel chacun reçoit une rémunération pour le service rendu.
Un effet de la consommation ou de la production d’un agent sur d’autres agents, sans contrepartie financière.
Un transfert financier organisé par l’État pour modifier le revenu des agents économiques.
Une variation du prix d’un bien provoquée par une modification de l’offre ou de la demande.

Un effet de la consommation ou de la production d’un agent sur d’autres agents, sans contrepartie financière.

Explication

Une externalité est un effet de la production ou de la consommation sur d’autres agents qui ne donne pas lieu à une contrepartie financière. Un échange rémunéré entre les parties ne correspond donc pas à cette définition.

19. Une usine crée des emplois locaux sans rémunérer les habitants qui en bénéficient, mais sa pollution leur nuit sans compensation : comment classer ces effets ?

La création d’emplois est une externalité négative et la pollution une externalité positive.
La création d’emplois est une externalité positive et la pollution une externalité négative.
Les deux effets sont négatifs, car les habitants ne reçoivent pas de rémunération.
Les deux effets sont positifs, car ils résultent d’une activité de production.

La création d’emplois est une externalité positive et la pollution une externalité négative.

Explication

Les emplois dont bénéficient des tiers sans rémunération constituent un effet positif, tandis que la pollution nuisible imposée sans compensation constitue un effet négatif. L’absence de paiement ne détermine pas à elle seule le signe de l’externalité : c’est son effet sur les autres agents qui compte.

20. Quelle intervention publique permet de corriger à la fois les activités qui créent des bénéfices externes et celles qui imposent des coûts externes ?

Subventionner les deux types d’activités afin de compenser leurs effets sur les autres agents.
Taxer les activités aux effets positifs et subventionner celles aux effets négatifs afin de soutenir la production.
Réglementer les activités aux effets positifs et laisser celles aux effets négatifs se poursuivre sans intervention.
Subventionner les activités aux effets positifs et décourager celles aux effets négatifs par des taxes ou des règles.

Subventionner les activités aux effets positifs et décourager celles aux effets négatifs par des taxes ou des règles.

Explication

L’État peut encourager les activités bénéfiques pour des tiers par des subventions et décourager les activités nuisibles par des impôts, des taxes ou des réglementations. Inverser les subventions et les taxes inciterait davantage les activités négatives et freinerait les activités positives.

21. Quelles propriétés définissent un bien public pur ?

Il est non rival et non excluable.
Il est rival et non excluable.
Il est non rival et excluable.
Il est rival et excluable.

Il est non rival et non excluable.

Explication

Un bien public pur est non rival, car son usage par une personne ne réduit pas ce qui reste disponible pour les autres, et non excluable, car personne ne peut en être écarté. Un bien rival et non excluable correspond plutôt à un bien commun.

22. Une ressource est accessible à tous, mais sa consommation par certains réduit ce qui reste pour les autres. À quelle catégorie correspond-elle ?

À un bien commun, rival et non excluable.
À un bien privé, rival et excluable.
À un bien public impur, non rival et excluable.
À un bien public pur, non rival et non excluable.

À un bien commun, rival et non excluable.

Explication

Le bien commun est un bien public impur caractérisé par la non-exclusion et la rivalité, et sa gestion durable concerne une ressource essentielle à la collectivité. Le bien public pur est non rival, ce qui ne correspond pas à la situation décrite.

23. Pourquoi les marchés privés ne produisent-ils pas ou ne financent-ils pas les biens publics ?

Les autorités publiques interdisent aux entreprises de financer ces biens.
Les producteurs ne peuvent pas mesurer les bénéfices collectifs de ces biens.
Les biens publics deviennent rivaux dès que leur financement est privé.
Les individus peuvent en profiter gratuitement, ce qui réduit leur incitation à payer.

Les individus peuvent en profiter gratuitement, ce qui réduit leur incitation à payer.

Explication

Comme il est difficile d’empêcher les personnes de profiter d’un bien public sans payer, chacune peut compter sur la contribution des autres, ce qui décourage le financement privé. Le problème ne vient pas d’une interdiction générale imposée aux entreprises.

24. Quand parle-t-on de défaillance de l’État ?

Quand une mesure publique modifie les choix économiques des ménages.
Quand les responsables politiques adoptent des politiques qui ne satisfont pas la collectivité dans son ensemble.
Quand les services publics sont financés par des prélèvements obligatoires.
Quand une politique publique ne reçoit pas l’appui de chaque acteur privé concerné.

Quand les responsables politiques adoptent des politiques qui ne satisfont pas la collectivité dans son ensemble.

Explication

Il y a défaillance de l’État lorsque les responsables politiques choisissent et mettent en œuvre des politiques publiques qui ne satisfont pas la collectivité dans son ensemble. L’absence d’appui de chaque acteur privé ne suffit pas à définir cette défaillance.

25. Quel exemple illustre la possibilité que des décisions publiques servent des intérêts privés ?

Une décision est révisée après la constatation d’une erreur d’appréciation.
Une politique est élaborée afin de répondre aux besoins de la collectivité.
Une mesure est choisie pour favoriser la réélection ou satisfaire des acteurs locaux.
Une politique est ajustée à la suite d’un changement du contexte économique.

Une mesure est choisie pour favoriser la réélection ou satisfaire des acteurs locaux.

Explication

Une décision publique peut servir des intérêts privés, par exemple la recherche de pouvoir, la réélection ou la satisfaction d’acteurs locaux, comme l’illustre le cas du chlordécone aux Antilles. Une révision due à un changement de contexte relève plutôt d’un risque d’inefficacité de l’action publique.

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Que désignent les fluctuations conjoncturelles ?

Les variations à court terme de l’activité économique qui se succèdent régulièrement en cycles.

Quelles étapes un cycle économique traverse-t-il successivement ?

L’expansion, la crise, la récession ou la dépression si elle est forte, puis la reprise économique.

Que fait une politique contracyclique en période de récession ?

Elle relance l’activité.

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