QCM : Politiques industrielles et souveraineté — 67 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle opposition caractérise le passage d’une logique managériale à une logique actionnariale dans le contexte de la mondialisation financière ?

La première privilégie l’investissement industriel durable, tandis que la seconde vise la rémunération rapide des actionnaires
La première vise la rémunération rapide des actionnaires, tandis que la seconde privilégie l’investissement industriel durable
La première privilégie les critères environnementaux, tandis que la seconde repose sur les conditions de travail
La première cherche à réduire les dividendes, tandis que la seconde finance les innovations industrielles coûteuses

La première privilégie l’investissement industriel durable, tandis que la seconde vise la rémunération rapide des actionnaires

Explication

La logique managériale met l’accent sur le développement industriel de long terme, alors que la logique actionnariale cherche davantage à maximiser rapidement la valeur destinée aux actionnaires. La deuxième proposition inverse précisément ces deux caractéristiques.

2. Pourquoi une entreprise peut-elle privilégier une décision financière à court terme plutôt qu’un investissement industriel de long terme ?

Parce qu’elle peut remplacer ses salariés par des actionnaires dans la conduite de ses activités
Parce qu’elle peut garantir immédiatement la rentabilité de toutes ses innovations technologiques
Parce qu’elle peut éviter toute dépense liée à la production et aux équipements industriels
Parce qu’elle peut obtenir rapidement une hausse des dividendes ou de la valeur de l’action

Parce qu’elle peut obtenir rapidement une hausse des dividendes ou de la valeur de l’action

Explication

Une rentabilité financière rapide peut augmenter les dividendes ou le cours de l’action et satisfaire rapidement les actionnaires. Les investissements industriels produisent parfois leurs résultats après plusieurs années, ce qui les rend moins attractifs dans une logique de court terme.

3. Dans quelle situation le court-termisme financier risque-t-il de freiner une innovation radicale ?

Lorsque l’innovation exige des investissements élevés et une rentabilité incertaine à long terme
Lorsque l’innovation consiste à améliorer progressivement une procédure déjà maîtrisée par l’entreprise
Lorsque l’innovation permet de réduire immédiatement les coûts et d’augmenter les dividendes
Lorsque l’innovation repose sur une campagne publicitaire rapidement rentable auprès des consommateurs

Lorsque l’innovation exige des investissements élevés et une rentabilité incertaine à long terme

Explication

Les innovations radicales nécessitent souvent des dépenses importantes et présentent des résultats incertains et éloignés dans le temps. Une gestion centrée sur les rendements rapides peut donc réduire l’incitation à les financer, tandis qu’une amélioration rapidement rentable est moins exposée à ce risque.

4. Que mesure la valorisation extra-financière d’une entreprise ?

Ses performances environnementales, sociales et de gouvernance en complément de ses résultats financiers
Son aptitude à réduire ses coûts de travail afin d’augmenter rapidement sa rentabilité
Sa capacité à accroître sa production industrielle grâce à des investissements de long terme
Son niveau de dividendes et l’évolution de son cours sur les marchés financiers

Ses performances environnementales, sociales et de gouvernance en complément de ses résultats financiers

Explication

La valorisation extra-financière intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance en plus des indicateurs financiers. Le niveau de dividendes et le cours de l’action relèvent principalement de l’évaluation financière classique.

5. Quelle caractéristique définit une firme multinationale ?

Elle investit dans des titres étrangers sans établir d’activité productive hors de son pays d’origine
Elle produit dans plusieurs pays grâce à des filiales ou à des unités de production étrangères
Elle coordonne plusieurs entreprises nationales sans posséder de production située à l’étranger
Elle vend ses produits dans plusieurs pays depuis une seule unité de production nationale

Elle produit dans plusieurs pays grâce à des filiales ou à des unités de production étrangères

Explication

Une firme multinationale possède une activité productive dans plusieurs pays par l’intermédiaire de filiales ou d’unités de production à l’étranger. Une entreprise qui exporte depuis un seul pays ne devient pas pour autant une firme multinationale.

6. Quel enchaînement décrit le mieux les effets possibles d’un investissement direct étranger entrant sur le territoire d’accueil ?

Transfert des bénéfices, fermeture des filiales, contraction de l’emploi et baisse de la richesse
Réduction des infrastructures, diminution des emplois, recul de la production et sortie des entreprises
Placement financier, hausse des cours, retrait des capitaux et baisse de la production locale
Implantation productive, production locale, création d’emplois et génération de richesse

Implantation productive, production locale, création d’emplois et génération de richesse

Explication

Un IDE entrant vise une implantation productive qui peut entraîner une production locale, des emplois et de la richesse dans le pays d’accueil. Un simple placement financier ne suppose pas la création d’une capacité de production locale.

7. Quel effet la concurrence entre États pour attirer les FMN peut-elle produire ?

Elle peut réduire les coûts proposés aux FMN et exercer une pression sur les salaires ou la protection sociale
Elle peut augmenter les coûts d’implantation et renforcer automatiquement les salaires et la protection sociale
Elle peut supprimer la concurrence fiscale et harmoniser les conditions sociales entre les pays
Elle peut détourner les FMN des infrastructures et des qualifications disponibles sur les territoires

Elle peut réduire les coûts proposés aux FMN et exercer une pression sur les salaires ou la protection sociale

Explication

La concurrence entre États peut conduire au moins-disant en matière de coûts sociaux ou fiscaux et faire pression sur les salaires et la protection sociale. L’attractivité peut aussi reposer sur les infrastructures et les qualifications, mais cela ne supprime pas les pressions liées à la concurrence.

8. Pourquoi la relation entre les FMN et les États est-elle qualifiée d’ambiguë ?

Les FMN soutiennent l’emploi et la croissance, tout en disposant d’un pouvoir de négociation et de possibilités d’optimisation fiscale
Les FMN créent des emplois sans influencer les politiques publiques, mais elles provoquent systématiquement des crises économiques
Les FMN dépendent des États pour leurs investissements, tandis que les États ne tirent aucun avantage de leur présence économique
Les FMN remplacent les États dans la fourniture des services publics, tout en renonçant à toute stratégie de délocalisation

Les FMN soutiennent l’emploi et la croissance, tout en disposant d’un pouvoir de négociation et de possibilités d’optimisation fiscale

Explication

Les FMN peuvent apporter des investissements, des emplois et de la croissance, mais elles peuvent aussi négocier fortement avec les pouvoirs publics, pratiquer l’optimisation fiscale et menacer de délocaliser. La relation combine donc des bénéfices économiques et des risques pour les États.

9. Quelle forme de présence à l’étranger correspond à une participation de 60 % dans une entreprise locale ?

Une filiale contrôlée par la société mère
Un investissement de portefeuille principalement financier
Une société affiliée sans contrôle majoritaire
Un contrat de sous-traitance avec une entreprise indépendante

Une filiale contrôlée par la société mère

Explication

Une participation supérieure à 50 % permet à la société mère de contrôler l’entreprise locale, qui constitue alors une filiale. Une participation inférieure à 10 % correspond principalement à un placement financier, tandis qu’une participation comprise entre 10 % et 50 % désigne une société affiliée.

10. Quelle différence oppose la production directe à l’étranger et la sous-traitance pour une FMN ?

La production directe consiste à exporter depuis le pays d’origine, tandis que la sous-traitance interdit toute production étrangère
La production directe concerne les services commerciaux, tandis que la sous-traitance concerne les participations financières minoritaires
La production directe repose sur un prestataire indépendant, tandis que la sous-traitance implique une usine contrôlée par la FMN
La production directe repose sur une unité ou une entreprise contrôlée, tandis que la sous-traitance confie la fabrication à un indépendant

La production directe repose sur une unité ou une entreprise contrôlée, tandis que la sous-traitance confie la fabrication à un indépendant

Explication

Une FMN produit directement à l’étranger en créant une usine, en prenant une participation ou en rachetant une entreprise locale. La sous-traitance se distingue par le recours à un producteur indépendant qui n’est pas contrôlé comme une filiale.

11. Une entreprise répartit la conception, la fabrication de composants et l’assemblage dans plusieurs pays afin de réduire ses coûts : de quel type d’IDE s’agit-il ?

D’un IDE vertical, qui disperse les étapes de production entre plusieurs pays
D’un investissement de portefeuille, qui acquiert des titres sans organiser la production
D’un IDE horizontal, qui reproduit la même activité dans le marché de destination
D’une sous-traitance locale, qui confie une activité à un producteur du pays d’origine

D’un IDE vertical, qui disperse les étapes de production entre plusieurs pays

Explication

L’IDE vertical répartit les étapes de production entre plusieurs pays pour réduire les coûts et rationaliser l’organisation productive. L’IDE horizontal reproduit plutôt une activité productive dans le pays du marché visé afin de répondre directement à sa demande.

12. Quel effet distingue généralement un IDE vertical d’un IDE horizontal sur les échanges internationaux ?

L’IDE vertical reproduit les mêmes usines dans chaque marché, tandis que l’IDE horizontal répartit les composants entre plusieurs pays
L’IDE vertical réduit les échanges de biens intermédiaires, tandis que l’IDE horizontal augmente les exportations depuis le pays d’origine
L’IDE vertical accroît les échanges de biens intermédiaires, tandis que l’IDE horizontal peut remplacer des exportations par une production locale
L’IDE vertical concerne principalement les placements financiers, tandis que l’IDE horizontal organise les transferts de dividendes

L’IDE vertical accroît les échanges de biens intermédiaires, tandis que l’IDE horizontal peut remplacer des exportations par une production locale

Explication

La fragmentation internationale des étapes productives liée à l’IDE vertical augmente les échanges de biens intermédiaires. L’IDE horizontal peut produire directement sur le marché étranger et ainsi remplacer certaines exportations depuis le pays d’origine.

13. Pourquoi la transition vers les véhicules électriques crée-t-elle une dépendance européenne à l’égard de la Chine ?

Parce que les constructeurs européens vendent leurs brevets automobiles aux entreprises chinoises
Parce que les États européens importent la majorité de leur électricité depuis la Chine
Parce que les consommateurs européens achètent principalement des véhicules fabriqués en Chine
Parce que les véhicules électriques européens nécessitent des batteries et des technologies chinoises

Parce que les véhicules électriques européens nécessitent des batteries et des technologies chinoises

Explication

La dépendance européenne concerne la production et les technologies chinoises de batteries nécessaires aux véhicules électriques. La souveraineté industrielle désigne au contraire la capacité à maîtriser cette production sur le territoire européen, et non la vente de brevets automobiles.

14. Quelle succession d’étapes permet à l’Europe de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur des batteries ?

Raffiner les batteries usagées, produire les véhicules, extraire le lithium et vendre les matériaux
Extraire le lithium, le raffiner, produire les matériaux, fabriquer les batteries et produire les véhicules
Produire les véhicules, extraire le lithium, importer les matériaux, puis raffiner les composants
Importer les batteries, assembler les véhicules, exporter les matériaux et développer les réseaux de recharge

Extraire le lithium, le raffiner, produire les matériaux, fabriquer les batteries et produire les véhicules

Explication

La maîtrise de la chaîne de valeur commence par l’extraction du lithium et se poursuit par son raffinage, la production des matériaux, la fabrication des batteries et la production des véhicules électriques. Commencer par l’assemblage des véhicules ne permet pas de contrôler les étapes amont.

15. Quelle comparaison décrit correctement la place des véhicules électriques chinois en France et dans le monde ?

Ils représentent environ 60 % des ventes en France, tandis qu’environ 4 à 5 % des ventes mondiales sont chinoises
Ils représentent environ 10 % des ventes en France, tandis qu’environ 32 % des ventes mondiales sont chinoises
Ils représentent environ 4 à 5 % des ventes en France, tandis qu’environ 60 % des ventes mondiales sont chinoises
Ils représentent environ 36 % des ventes en France, tandis qu’environ 70 % des ventes mondiales sont chinoises

Ils représentent environ 4 à 5 % des ventes en France, tandis qu’environ 60 % des ventes mondiales sont chinoises

Explication

Les véhicules électriques importés directement de Chine comptent encore pour environ 4 à 5 % des ventes françaises, alors qu’environ 60 % des véhicules électriques vendus dans le monde sont chinois. Les deux proportions ne doivent donc pas être inversées.

16. Quelle situation caractérise la domination chinoise dans la production mondiale de panneaux photovoltaïques ?

La Chine fournit près de 36 % de la production mondiale grâce à des importations européennes limitées
La Chine assure environ 60 % de la production mondiale après une baisse européenne de la demande
La Chine produit environ 10 % du total mondial après un soutien européen à l’industrie locale
La Chine assure plus de 90 % de la production mondiale après une forte stimulation européenne de la demande

La Chine assure plus de 90 % de la production mondiale après une forte stimulation européenne de la demande

Explication

La Chine représente plus de 90 % de la production mondiale de panneaux photovoltaïques. Les subventions européennes ont stimulé la demande et les importations chinoises, ce qui a fragilisé une grande partie de l’industrie européenne.

17. Quels éléments permettent de mesurer la transnationalisation d’une entreprise ?

Le pays où elle vend ses produits, le salaire moyen, le coût du transport et la valeur de ses marques
La taille de son siège social, le nombre de ses brevets, son chiffre d’affaires national et ses exportations
La présence de bureaux à l’étranger, le volume de publicité, les dividendes versés et la diversité de ses fournisseurs
Sa nationalité, la localisation de sa production, son actionnariat et la répartition de ses salariés et revenus

Sa nationalité, la localisation de sa production, son actionnariat et la répartition de ses salariés et revenus

Explication

La transnationalisation se mesure par plusieurs dimensions combinées : nationalité, production, actionnariat, salariés et revenus. La simple production à l’étranger constitue donc un indicateur insuffisant à elle seule.

18. Comment les flux d’IDE Nord-Nord et Sud-Sud ont-ils évolué entre 2000-2004 et aujourd’hui ?

Les flux Nord-Nord sont restés proches de 70 %, tandis que les flux Sud-Sud sont restés proches de 10 %
Les flux Nord-Nord sont passés d’environ 36 % à 70 %, tandis que les flux Sud-Sud sont descendus d’environ 32 % à 10 %
Les flux Nord-Nord sont passés d’environ 10 % à 32 %, tandis que les flux Sud-Sud sont montés d’environ 36 % à 70 %
Les flux Nord-Nord sont passés d’environ 70 % à 36 %, tandis que les flux Sud-Sud sont montés d’environ 10 % à 32 %

Les flux Nord-Nord sont passés d’environ 70 % à 36 %, tandis que les flux Sud-Sud sont montés d’environ 10 % à 32 %

Explication

La part des flux d’IDE Nord-Nord a diminué, passant d’environ 70 % à 36 %, tandis que les flux Sud-Sud ont progressé d’environ 10 % à 32 %. Les flux Sud-Sud ne sont donc plus aussi marginaux qu’au début des années 2000.

19. Quels ordres de grandeur caractérisent les filiales étrangères des firmes multinationales et les biens intermédiaires ?

Les filiales emploient environ 36 millions de salariés et les biens intermédiaires représentent près de 80 % des échanges
Les filiales emploient près de 10 millions de salariés et les biens intermédiaires représentent environ 32 % des échanges
Les filiales emploient près de 80 millions de salariés et les biens intermédiaires représentent environ 36 % des échanges
Les filiales emploient environ 70 millions de salariés et les biens intermédiaires représentent près de 60 % des échanges

Les filiales emploient près de 80 millions de salariés et les biens intermédiaires représentent environ 36 % des échanges

Explication

Les filiales étrangères des firmes multinationales emploient près de 80 millions de salariés, tandis que les biens intermédiaires représentent environ 36 % des échanges de biens et services. Les deux chiffres décrivent des phénomènes différents et ne doivent pas être permutés.

20. Que désigne un prix de transfert dans un groupe multinational ?

Le coût d’un investissement réalisé par une entreprise dans un pays étranger
Le prix d’un bien ou service échangé entre deux entités du même groupe
Le montant d’un droit de douane appliqué à une exportation du groupe
Le prix d’une marchandise vendu entre deux entreprises indépendantes

Le prix d’un bien ou service échangé entre deux entités du même groupe

Explication

Un prix de transfert concerne une transaction interne entre différentes entités d’un même groupe multinational. Un prix négocié entre entreprises indépendantes relève d’une relation commerciale externe et non d’un prix de transfert.

21. Comment une FMN peut-elle déplacer une partie de ses bénéfices vers un pays faiblement taxé grâce aux prix de transfert ?

En augmentant les droits de douane sur ses importations afin de rendre ses filiales plus compétitives
En fixant des prix élevés pour certaines ventes internes afin de réduire ses bénéfices déclarés dans les pays fortement taxés
En transférant ses salariés vers un pays faiblement taxé pour diminuer mécaniquement ses coûts de production
En fixant des prix faibles pour toutes ses ventes externes afin d’augmenter les impôts payés dans chaque pays

En fixant des prix élevés pour certaines ventes internes afin de réduire ses bénéfices déclarés dans les pays fortement taxés

Explication

Des prix de transfert élevés pour certaines ventes internes peuvent faire apparaître davantage de bénéfices dans le pays faiblement taxé et réduire les bénéfices déclarés dans les pays fortement taxés. Le déplacement physique des salariés ne constitue pas le mécanisme décrit ici.

22. Dans quelle situation une FMN pratique-t-elle le tariff jumping ?

Lorsqu’elle négocie avec les autorités une baisse des taxes sur les bénéfices de sa filiale
Lorsqu’elle produit directement dans un pays pour éviter les droits de douane sur ses exportations vers ce pays
Lorsqu’elle transfère son siège dans un pays où les coûts salariaux sont plus faibles
Lorsqu’elle exporte davantage vers un pays afin de profiter de droits de douane plus élevés

Lorsqu’elle produit directement dans un pays pour éviter les droits de douane sur ses exportations vers ce pays

Explication

Le tariff jumping consiste à implanter une production dans le pays visé afin d’éviter les droits de douane qui auraient frappé les exportations vers ce marché. Une négociation fiscale concerne les bénéfices et non le contournement des droits de douane par la production locale.

23. Quel effet un investissement direct à l’étranger peut-il avoir sur le pays d’origine de l’entreprise ?

Il peut diminuer les ventes internationales de l’entreprise tout en maintenant sa production dans le pays d’origine
Il peut réduire la présence internationale de l’entreprise tout en augmentant les exportations depuis son pays d’origine
Il peut renforcer la présence internationale de l’entreprise tout en réduisant les exportations depuis son pays d’origine
Il peut renforcer simultanément la production nationale et les exportations sans modifier l’implantation étrangère

Il peut renforcer la présence internationale de l’entreprise tout en réduisant les exportations depuis son pays d’origine

Explication

Lorsque la production est transférée dans le pays d’implantation, l’IDE accroît la présence internationale de l’entreprise mais peut réduire les exportations depuis son pays d’origine. Une implantation étrangère ne garantit donc pas une hausse des exportations nationales.

24. Comment un pays où les salaires sont élevés peut-il néanmoins présenter un coût unitaire du travail inférieur à celui d’un autre pays ?

Ses entreprises réduisent leurs exportations industrielles
Sa productivité du travail est suffisamment élevée
Ses investissements étrangers sont principalement horizontaux
Son marché intérieur absorbe davantage de biens

Sa productivité du travail est suffisamment élevée

Explication

Le coût unitaire du travail correspond au coût du travail rapporté à la productivité, si bien qu’une forte productivité peut compenser des salaires élevés. Des salaires élevés ne permettent donc pas, à eux seuls, de conclure à un coût unitaire élevé.

25. Quelle stratégie d’investissement direct étranger fragmente la production entre plusieurs pays et accroît les échanges d’intrants ?

La délocalisation complète vers le marché final
L’investissement direct étranger horizontal
La production nationale destinée à l’exportation
L’investissement direct étranger vertical

L’investissement direct étranger vertical

Explication

L’investissement direct étranger vertical répartit les étapes de production entre plusieurs territoires et intensifie les échanges de composants ou d’autres intrants. L’investissement horizontal vise plutôt à produire près du consommateur et peut remplacer certaines exportations.

26. Quels éléments doivent être réunis selon le modèle OLI de John Dunning pour expliquer un investissement direct étranger ?

Un avantage d’exportation, de spécialisation et de change
Un avantage de productivité, de demande et de concurrence
Un avantage salarial, fiscal et monétaire du pays d’accueil
Un avantage de propriété, de localisation et d’internalisation

Un avantage de propriété, de localisation et d’internalisation

Explication

Le modèle OLI explique l’investissement direct étranger par la combinaison d’un avantage de propriété, d’un avantage de localisation et d’un avantage d’internalisation. Les autres ensembles regroupent des facteurs économiques possibles, mais ne constituent pas les trois composantes du modèle.

27. Quelle association décrit correctement les trois avantages du modèle OLI ?

Propriété : actifs de la firme ; localisation : atouts du territoire ; internalisation : intérêt de produire soi-même
Propriété : actifs du consommateur ; localisation : intérêt d’exporter ; internalisation : coûts salariaux
Propriété : intérêt de sous-traiter ; localisation : actifs de la firme ; internalisation : atouts du territoire
Propriété : atouts du territoire ; localisation : actifs de la firme ; internalisation : intérêt d’exporter

Propriété : actifs de la firme ; localisation : atouts du territoire ; internalisation : intérêt de produire soi-même

Explication

L’avantage de propriété renvoie aux actifs spécifiques de la firme, celui de localisation aux caractéristiques favorables du territoire d’accueil, et celui d’internalisation au choix de produire en interne plutôt que de sous-traiter. Les autres associations inversent ou déforment ces notions.

28. Dans quelle situation parle-t-on de dumping au sens strict ?

Une entreprise vend à l’étranger à un prix inférieur à celui de son marché intérieur
Une entreprise vend à l’étranger à un prix supérieur à celui de son marché intérieur
Un État taxe les importations pour protéger une industrie nationale
Une entreprise réduit ses coûts grâce à une productivité plus élevée

Une entreprise vend à l’étranger à un prix inférieur à celui de son marché intérieur

Explication

Le dumping au sens strict est défini par une vente à l’étranger à un prix inférieur à celui pratiqué sur le marché intérieur pour le même produit. Une taxe à l’importation ou une baisse des coûts de production relève d’autres mécanismes.

29. Quelle distinction permet d’interpréter correctement une différence de coûts entre deux pays ?

Elle traduit nécessairement une faiblesse productive du pays aux coûts élevés
Elle provient d’un avantage comparatif lorsque les entreprises coordonnent leurs prix
Elle peut provenir d’une stratégie anticoncurrentielle ou d’un avantage comparatif
Elle résulte d’une stratégie anticoncurrentielle dans les pays développés

Elle peut provenir d’une stratégie anticoncurrentielle ou d’un avantage comparatif

Explication

Une différence de coûts peut découler d’une pratique volontairement anticoncurrentielle, mais aussi de dotations en facteurs et du niveau de développement. Assimiler toute différence de coût à une stratégie déloyale confond ces deux explications.

30. Quel effet l’ouverture commerciale peut-elle avoir sur l’emploi ?

Elle réduit l’emploi dans tous les secteurs exposés aux échanges internationaux
Elle peut créer des emplois exportateurs et en détruire dans les secteurs concurrencés
Elle crée des emplois dans les importations et en détruit dans les exportations
Elle laisse l’emploi global inchangé lorsque la productivité progresse

Elle peut créer des emplois exportateurs et en détruire dans les secteurs concurrencés

Explication

L’ouverture commerciale favorise certains secteurs exportateurs tout en fragilisant ceux qui affrontent la concurrence étrangère. Son bilan global dépend aussi de la croissance, du progrès technique, de l’automatisation, de la demande, des politiques publiques, de la productivité et des qualifications.

31. Quel enchaînement explique notamment la désindustrialisation ?

Les gains de productivité réduisent les besoins de travail, puis la demande se déplace vers les services
La baisse de productivité industrielle augmente les besoins de travail, puis les services se contractent
La hausse des prix industriels accroît l’emploi manufacturier, puis la demande revient vers l’agriculture
La progression des exportations industrielles réduit les revenus, puis la consommation de biens augmente

Les gains de productivité réduisent les besoins de travail, puis la demande se déplace vers les services

Explication

Les gains de productivité permettent de produire davantage avec moins de travailleurs, puis la hausse des revenus favorise une demande accrue de services. La désindustrialisation ne signifie donc pas nécessairement la disparition de la production industrielle.

32. Que désigne le déversement de Fourastié ?

Le remplacement de tous les emplois industriels par des emplois agricoles après une crise commerciale
Le transfert des emplois et des revenus vers les services sous l’effet des gains de productivité industriels
Le déplacement des emplois de services vers l’industrie grâce à la baisse des salaires
La disparition complète de l’industrie lorsque les services deviennent le principal secteur

Le transfert des emplois et des revenus vers les services sous l’effet des gains de productivité industriels

Explication

Le déversement décrit le déplacement progressif des emplois et des revenus de l’agriculture et de l’industrie vers les services, sous l’effet des gains de productivité industriels. Il ne correspond pas à une disparition totale de l’industrie.

33. Pourquoi les gains de productivité dans l’agriculture et l’industrie favorisent-ils la tertiarisation ?

Ils augmentent les besoins de travail dans les secteurs progressistes, puis réduisent la demande de services
Ils ralentissent la production matérielle, puis déplacent les revenus vers les activités industrielles
Ils accroissent la production, réduisent les prix relatifs et diminuent les besoins de travail dans ces secteurs
Ils diminuent la production agricole et industrielle, puis rendent les biens plus chers pour les ménages

Ils accroissent la production, réduisent les prix relatifs et diminuent les besoins de travail dans ces secteurs

Explication

Dans les secteurs où la productivité progresse, la production augmente, les prix relatifs baissent et moins de travailleurs sont nécessaires, ce qui libère des emplois et des revenus pour les services. Les services connaissent généralement des gains de productivité plus faibles, ce qui soutient ce déplacement de l’emploi.

34. Quelle part de l’emploi ou de la valeur ajoutée les services représentent-ils environ dans de nombreux pays avancés ?

Environ 60 %
Environ 20 %
Environ 40 %
Environ 80 %

Environ 80 %

Explication

Dans de nombreux pays avancés, les services représentent environ 80 % de l’emploi et/ou de la valeur ajoutée. Les autres proportions sont inférieures à l’ordre de grandeur indiqué.

35. Par quel mécanisme la désindustrialisation peut-elle ralentir la croissance potentielle ?

En accélérant les gains de productivité par la baisse du poids industriel
En orientant les dépenses de recherche vers les secteurs les moins productifs
En augmentant l’innovation grâce au transfert des emplois vers les services
En réduisant l’innovation, la recherche-développement et les gains de productivité

En réduisant l’innovation, la recherche-développement et les gains de productivité

Explication

La diminution du poids industriel peut affaiblir l’innovation, les dépenses de recherche-développement et les gains de productivité, ce qui pèse sur la croissance potentielle. Le transfert vers les services ne produit pas automatiquement une hausse de productivité suffisante pour compenser cette perte.

36. Pourquoi le déversement d’un emploi industriel vers un emploi de service peut-il dégrader la situation du travailleur ?

Parce que le travailleur conserve son salaire industriel malgré son changement d’activité
Parce que les emplois de service sont principalement localisés dans les anciens bassins industriels
Parce que le nouvel emploi peut être moins rémunéré et offrir de moins bonnes conditions
Parce que les services proposent généralement des emplois plus qualifiés et mieux rémunérés

Parce que le nouvel emploi peut être moins rémunéré et offrir de moins bonnes conditions

Explication

Le déversement vers les services ne garantit pas le maintien du revenu, car l’emploi retrouvé peut être moins payé et moins favorable en matière de conditions de travail. La tertiarisation ne signifie donc pas automatiquement une amélioration de la situation individuelle.

37. Que désigne l’appariement géographique sur le marché du travail ?

La relation entre la localisation des usines et la proximité des infrastructures de transport
La répartition des emplois industriels entre les différentes régions d’un pays
La concordance entre les qualifications offertes et les salaires proposés par les entreprises
La correspondance entre les lieux des emplois disponibles et ceux des travailleurs déplacés

La correspondance entre les lieux des emplois disponibles et ceux des travailleurs déplacés

Explication

L’appariement géographique correspond à la rencontre entre la localisation des emplois disponibles et celle des travailleurs ayant perdu leur emploi. Une inadéquation spatiale peut donc maintenir le chômage même lorsque des postes existent ailleurs.

38. Comment une désindustrialisation différenciée selon les territoires peut-elle produire à la fois du chômage et des pénuries de main-d’œuvre ?

Elle détruit des emplois dans certains territoires et crée des postes vacants dans d’autres
Elle réduit les emplois et les besoins de recrutement dans toutes les régions concernées
Elle transfère les ouvriers vers des services équivalents situés dans leurs territoires d’origine
Elle augmente l’offre de travail dans les zones industrielles tout en diminuant les emplois disponibles

Elle détruit des emplois dans certains territoires et crée des postes vacants dans d’autres

Explication

La désindustrialisation peut supprimer des emplois dans certains territoires tandis que des emplois de services restent non pourvus dans d’autres. Cette mauvaise correspondance spatiale produit simultanément du chômage et des pénuries de main-d’œuvre.

39. Quelle différence caractérise principalement le premier et le deuxième choc chinois ?

Le premier concernait les véhicules électriques, tandis que le deuxième touche les vêtements et jouets
Le premier résultait des subventions publiques, tandis que le deuxième provient de la hausse des salaires chinois
Le premier touchait les pays avancés, tandis que le deuxième concerne les productions intensives en travail peu qualifié
Le premier concernait le bas de gamme, tandis que le deuxième touche des technologies à forte valeur ajoutée

Le premier concernait le bas de gamme, tandis que le deuxième touche des technologies à forte valeur ajoutée

Explication

Le premier choc chinois concernait surtout des productions à faible valeur ajoutée et intensives en travail peu qualifié. Le deuxième choc s’étend à des secteurs technologiques comme les véhicules électriques, les batteries et les panneaux solaires.

40. À quel moment le premier choc chinois s’est-il renforcé après l’intégration commerciale de la Chine ?

Au début des années 2020, avec la montée en gamme des exportations technologiques
Au début des années 2000, après l’entrée de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce
À la fin des années 1990, avant l’entrée de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce
Au milieu des années 2010, après la généralisation des véhicules électriques chinois

Au début des années 2000, après l’entrée de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce

Explication

Le premier choc chinois s’est renforcé au début des années 2000, après l’entrée de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce. Il reposait alors principalement sur la concurrence de productions intensives en travail.

41. Comment le déficit commercial bilatéral de l’Union européenne avec la Chine a-t-il évolué entre 2015 et 2025 ?

Il est passé d’environ 180 à 200 milliards d’euros à environ 360 milliards d’euros
Il a augmenté d’environ 180 milliards d’euros à environ 200 milliards d’euros
Il est resté proche de 200 milliards d’euros malgré la progression des importations
Il est passé d’environ 360 milliards d’euros à environ 180 milliards d’euros

Il est passé d’environ 180 à 200 milliards d’euros à environ 360 milliards d’euros

Explication

Le déficit commercial bilatéral de l’Union européenne avec la Chine est passé d’environ 180 à 200 milliards d’euros en 2015 à environ 360 milliards d’euros en 2025. Cette évolution traduit une aggravation du déséquilibre commercial.

42. Quel ensemble de facteurs contribue à la compétitivité chinoise dans les secteurs industriels concernés par le deuxième choc ?

Une réduction des investissements industriels, une demande intérieure faible et des importations croissantes
Des investissements massifs, des économies d’échelle, des subventions et une forte concurrence interne
Une spécialisation dans les services locaux, une monnaie forte et une réglementation plus coûteuse
Une faible capacité de production, des coûts élevés et une concurrence limitée entre entreprises

Des investissements massifs, des économies d’échelle, des subventions et une forte concurrence interne

Explication

La compétitivité chinoise repose notamment sur les investissements industriels massifs, les économies d’échelle, la concurrence interne, les subventions publiques et un taux de change favorable. Les autres réponses décrivent des conditions opposées à celles qui soutiennent cette compétitivité.

43. Comment la mondialisation peut-elle avoir des effets différents sur le consommateur et sur certains travailleurs ?

Elle peut réduire le prix du caddie tout en dégradant la rémunération de travailleurs exposés
Elle peut augmenter les prix de consommation tout en améliorant les salaires des travailleurs exposés
Elle peut augmenter les prix et supprimer la concurrence entre les producteurs internationaux
Elle peut réduire les prix et améliorer les salaires de tous les travailleurs concernés

Elle peut réduire le prix du caddie tout en dégradant la rémunération de travailleurs exposés

Explication

Selon Lionel Fontagné, les importations moins coûteuses peuvent accroître le pouvoir d’achat des consommateurs tandis que certains travailleurs exposés subissent une baisse de salaire ou une perte d’emploi. Le bénéfice diffus pour les consommateurs ne compense pas nécessairement les pertes concentrées sur certains salariés.

44. Quelle distinction oppose les activités nomades aux activités sédentaires ?

Les activités nomades sont protégées de la concurrence internationale, tandis que les activités sédentaires y sont fortement exposées
Les activités nomades concernent les services publics locaux, tandis que les activités sédentaires désignent les industries exportatrices
Les activités nomades dépendent de la proximité avec le consommateur, tandis que les activités sédentaires sont directement délocalisables
Les activités nomades peuvent être localisées dans plusieurs pays, tandis que les activités sédentaires restent ancrées localement

Les activités nomades peuvent être localisées dans plusieurs pays, tandis que les activités sédentaires restent ancrées localement

Explication

Les activités nomades peuvent être implantées dans plusieurs pays et sont directement soumises à la concurrence internationale. Les activités sédentaires restent localisées en raison de la proximité nécessaire entre le producteur et le consommateur.

45. Pourquoi les nomades qualifiés sont-ils généralement mieux placés face à la mondialisation que les travailleurs peu qualifiés des secteurs exposés ?

Leurs tâches sont routinières et facilement automatisables, tandis que les autres possèdent des compétences rares
Leurs salaires sont protégés par les politiques industrielles, tandis que les autres travaillent dans des secteurs sédentaires
Leurs emplois sont ancrés localement, tandis que les travailleurs peu qualifiés bénéficient d’une forte mobilité internationale
Leurs compétences rares sont recherchées internationalement, tandis que les autres subissent aussi l’automatisation

Leurs compétences rares sont recherchées internationalement, tandis que les autres subissent aussi l’automatisation

Explication

Les nomades qualifiés disposent de compétences rares et recherchées à l’échelle internationale. Les travailleurs peu qualifiés des secteurs exposés cumulent, eux, la concurrence internationale et l’automatisation des tâches routinières.

46. Par quels mécanismes les investissements directs étrangers peuvent-ils soutenir le développement d’un pays d’accueil ?

Ils concentrent les activités dans les services locaux et diminuent les recettes en devises
Ils apportent des capitaux, transfèrent des technologies et créent des effets d’entraînement locaux
Ils protègent les entreprises nationales de la concurrence et empêchent la modernisation industrielle
Ils remplacent les capitaux nationaux, réduisent les exportations et limitent les transferts de savoir-faire

Ils apportent des capitaux, transfèrent des technologies et créent des effets d’entraînement locaux

Explication

Les investissements directs étrangers peuvent fournir des capitaux, transférer des technologies et des savoir-faire, développer l’industrie moderne et produire des effets d’entraînement locaux. Ils peuvent également générer des devises lorsque les activités implantées exportent.

47. Quelle caractéristique permet de définir une activité industrielle, y compris lorsqu’elle fournit un service ?

Elle repose sur des rendements d’échelle importants et la recherche de productivité
Elle fonctionne à petite échelle grâce à des relations de proximité
Elle mobilise une main-d’œuvre réduite et des équipements peu spécialisés
Elle fournit principalement des biens matériels à des consommateurs finals

Elle repose sur des rendements d’échelle importants et la recherche de productivité

Explication

Une activité industrielle se caractérise par des rendements d’échelle importants, la recherche de productivité et l’utilisation du progrès technique, même dans les services. Réduire l’industrie à la production de biens matériels confond sa nature productive avec le type de produit fourni.

48. Quelle relation décrit correctement l’interdépendance entre l’industrie et les services ?

Les services remplacent progressivement les activités industrielles et réduisent leur besoin de compétences spécialisées
Les services utilisent des équipements industriels et l’industrie recourt à la finance, à la recherche et à la logistique
L’industrie fournit des biens matériels tandis que les services fonctionnent avec des ressources essentiellement immatérielles
Les services dépendent des ménages et l’industrie dépend principalement de ses propres équipements productifs

Les services utilisent des équipements industriels et l’industrie recourt à la finance, à la recherche et à la logistique

Explication

Les services mobilisent des bâtiments, des équipements et des machines, tandis que l’industrie dépend de services comme la recherche-développement, la finance et la logistique. L’idée d’une séparation entre les deux secteurs ne rend donc pas compte de leurs dépendances réciproques.

49. Quelle différence distingue une politique industrielle verticale d’une politique industrielle horizontale ?

La politique verticale cible des secteurs stratégiques, tandis que l’horizontale concerne l’ensemble de l’appareil productif
La politique verticale privilégie les investissements privés, tandis que l’horizontale repose sur les dépenses publiques
La politique verticale agit sur les services, tandis que l’horizontale se concentre sur les entreprises manufacturières
La politique verticale soutient toutes les entreprises, tandis que l’horizontale sélectionne des technologies prioritaires

La politique verticale cible des secteurs stratégiques, tandis que l’horizontale concerne l’ensemble de l’appareil productif

Explication

Une politique verticale sélectionne des entreprises ou des secteurs stratégiques, alors qu’une politique horizontale s’adresse à l’ensemble de l’appareil productif sans ciblage sectoriel. Les autres distinctions portent sur le financement ou la nature des activités, et non sur le critère central de ciblage.

50. Comment définir une aide publique aux entreprises ?

C’est une subvention versée directement à une entreprise par le budget de l’État
C’est une réduction de prix accordée aux ménages pour soutenir la demande adressée aux entreprises
C’est un investissement privé réalisé dans une entreprise considérée comme stratégique
C’est une intervention mobilisant des ressources publiques et procurant un avantage économique identifiable

C’est une intervention mobilisant des ressources publiques et procurant un avantage économique identifiable

Explication

Une aide publique regroupe les interventions utilisant des ressources publiques et procurant un avantage économique identifiable à une entreprise. Elle ne prend pas nécessairement la forme d’une dépense directe, car elle peut aussi passer par la fiscalité ou des instruments financiers.

51. Quelles sont les trois grandes catégories d’aides publiques aux entreprises ?

Les crédits bancaires, les salaires publics et les investissements étrangers
Les aides sociales, les exonérations salariales et les dépenses militaires
Les commandes publiques, les nationalisations et les protections douanières
Les subventions, les aides fiscales et les instruments financiers

Les subventions, les aides fiscales et les instruments financiers

Explication

Les aides publiques se répartissent en subventions, aides fiscales et instruments financiers. Les autres ensembles mélangent des politiques publiques, des opérations économiques ou des dépenses qui ne constituent pas les trois catégories générales d’aides.

52. Par quel mécanisme l’industrie produit-elle un effet multiplicateur sur l’économie ?

Elle concentre les ressources productives dans les entreprises industrielles les plus capitalisées
Elle augmente la production grâce à la demande des ménages et à la baisse des dépenses de recherche
Elle réduit les échanges avec les fournisseurs afin d’augmenter la part de valeur créée en interne
Elle stimule les fournisseurs, l’emploi, la recherche, l’investissement et les services associés

Elle stimule les fournisseurs, l’emploi, la recherche, l’investissement et les services associés

Explication

L’industrie entraîne d’autres activités par ses achats aux fournisseurs, ses emplois directs et indirects, ses dépenses de recherche-développement, ses investissements et sa demande de services. Le mécanisme ne repose donc pas sur l’isolement des entreprises industrielles ni sur une réduction de la recherche.

53. Quelle conception du rôle de l’État dans l’innovation Mariana Mazzucato défend-elle dans L’État entrepreneur publié en 2013 ?

L’État doit réserver ses financements aux infrastructures courantes plutôt qu’aux technologies incertaines
L’État peut soutenir les innovations établies, tandis que les entreprises prennent en charge les risques initiaux
L’État doit laisser les entreprises privées financer les innovations radicales afin de préserver la concurrence technologique
L’État peut financer les risques et les délais des innovations radicales que les entreprises privées hésitent à assumer

L’État peut financer les risques et les délais des innovations radicales que les entreprises privées hésitent à assumer

Explication

Pour Mariana Mazzucato, l’État peut prendre en charge des risques initiaux et des délais longs associés aux innovations radicales. Cette approche s’oppose à l’idée que les entreprises privées produiraient seules l’ensemble des innovations en assumant les premiers risques.

54. Quel enchaînement correspond à la protection temporaire d’une industrie naissante selon Friedrich List ?

Subventionner les importations, retarder l’investissement productif et prolonger la protection en cas de difficultés
Ouvrir immédiatement le marché, attendre la spécialisation et protéger ensuite les entreprises devenues compétitives
Protéger durablement, limiter la concurrence étrangère et maintenir les entreprises à l’abri des gains de productivité
Protéger temporairement, permettre l’apprentissage et l’investissement, puis réduire progressivement la protection

Protéger temporairement, permettre l’apprentissage et l’investissement, puis réduire progressivement la protection

Explication

Selon Friedrich List, une protection temporaire donne à l’industrie naissante le temps d’apprendre et d’investir, afin d’améliorer sa productivité et sa compétitivité avant une suppression progressive de la protection. Une protection durable ne correspond pas à cette logique d’apprentissage puis d’ouverture.

55. Pourquoi les avantages comparatifs dynamiques peuvent-ils évoluer ?

Ils dépendent principalement de la taille du marché intérieur et de la demande des consommateurs
Ils peuvent être construits par l’éducation, la recherche-développement, les infrastructures et les aides aux entreprises
Ils résultent de dotations naturelles fixes qui déterminent durablement la spécialisation des économies
Ils apparaissent lorsque les entreprises réduisent leurs investissements pour préserver leurs coûts de production

Ils peuvent être construits par l’éducation, la recherche-développement, les infrastructures et les aides aux entreprises

Explication

Les avantages comparatifs dynamiques sont construits et transformés par des politiques publiques favorisant notamment l’éducation, la recherche-développement et les infrastructures. Ils se distinguent ainsi d’un avantage considéré comme donné naturellement et stable.

56. Quelle association entre formes de capital et auteurs correspond aux modèles de croissance endogène ?

Romer : capital technologique, Lucas : capital humain, Barro : capital public
Romer : capital public, Lucas : capital technologique, Barro : capital humain
Romer : capital financier, Lucas : capital naturel, Barro : capital technologique
Romer : capital humain, Lucas : capital public, Barro : capital technologique

Romer : capital technologique, Lucas : capital humain, Barro : capital public

Explication

Les modèles distinguent le capital technologique associé à Romer, le capital humain associé à Lucas et le capital public associé à Barro. Les trois formes d’accumulation produisent des externalités positives et des gains de productivité, mais leurs auteurs ne sont pas interchangeables.

57. Dans quelle situation une externalité positive apparaît-elle ?

Lorsqu’une entreprise réduit ses coûts en transférant ses nuisances vers d’autres agents
Lorsqu’un investissement augmente les recettes fiscales sans modifier la production des autres agents
Lorsqu’un échange marchand profite aux parties qui ont négocié directement son prix
Lorsqu’un investissement procure des bénéfices à d’autres agents non rémunérés intégralement par le marché

Lorsqu’un investissement procure des bénéfices à d’autres agents non rémunérés intégralement par le marché

Explication

Une externalité positive existe quand un investissement produit des effets bénéfiques pour d’autres agents qui ne sont pas entièrement pris en compte dans le prix de marché. Une baisse de coûts obtenue en transférant des nuisances correspond plutôt à une externalité négative.

58. Quel enchaînement décrit la croissance auto-entretenue ?

Accumulation du capital, épuisement des rendements, ralentissement de la croissance, puis réduction de l’épargne
Protection commerciale, diminution des importations, contraction de la concurrence, puis baisse de la productivité
Hausse de la population active, baisse des salaires, recul de la demande, puis réduction de l’investissement
Investissement, progrès technique et productivité, croissance, puis nouvelles possibilités d’investissement

Investissement, progrès technique et productivité, croissance, puis nouvelles possibilités d’investissement

Explication

La croissance auto-entretenue repose sur un cercle cumulatif où l’investissement stimule le progrès technique et la productivité, ce qui soutient la croissance et permet de nouveaux investissements. L’accumulation quantitative des facteurs sans innovations ne décrit pas ce mécanisme de croissance endogène.

59. Pourquoi une politique industrielle peut-elle produire des résultats décevants malgré la correction des défaillances du marché ?

Parce que les entreprises privées disposent toujours d’informations plus complètes sur les technologies futures
Parce que l’État peut manquer d’informations et subir des biais politiques lorsqu’il choisit les secteurs soutenus
Parce que les externalités positives disparaissent dès qu’une intervention publique modifie les prix relatifs
Parce que les asymétries d’information empêchent toute intervention publique dans les activités industrielles

Parce que l’État peut manquer d’informations et subir des biais politiques lorsqu’il choisit les secteurs soutenus

Explication

L’État peut corriger certaines asymétries d’information et externalités, mais sa sélection des secteurs peut être affectée par des informations insuffisantes et des considérations politiques. Les défaillances du marché ne rendent donc pas automatiquement toute intervention publique efficace.

60. Que désigne la frontière technologique ?

Le niveau moyen de productivité observé dans les économies récemment industrialisées
La distance entre la production actuelle d’un pays et ses possibilités de croissance futures
Le niveau maximal de technologie et de productivité atteint à une période donnée
Le processus par lequel une économie réduit son écart avec les pays les plus avancés

Le niveau maximal de technologie et de productivité atteint à une période donnée

Explication

La frontière technologique correspond au niveau le plus avancé de technologie et de productivité atteint à un moment donné. La réduction de l’écart avec cette frontière relève du rattrapage, qui désigne un processus différent.

61. Quel objectif caractérise principalement la politique industrielle d’un pays émergent ?

Favoriser l’industrialisation et atteindre rapidement la frontière technologique
Préserver la structure productive existante en ralentissant les transformations technologiques
Limiter l’exposition des secteurs matures aux innovations venues de l’étranger
Restaurer une position industrielle ancienne après une phase de désindustrialisation

Favoriser l’industrialisation et atteindre rapidement la frontière technologique

Explication

Les pays émergents cherchent principalement à soutenir l’industrialisation, le développement économique et le rattrapage technologique. La restauration d’une position industrielle après la désindustrialisation concerne davantage les pays avancés.

62. Quelle distinction oppose correctement une politique industrielle verticale à une politique horizontale ?

La politique verticale repose sur les décisions privées, tandis que l’horizontale fixe les priorités technologiques nationales
La politique verticale favorise la concurrence entre toutes les filières, tandis que l’horizontale protège quelques secteurs stratégiques
La politique verticale améliore les infrastructures générales, tandis que l’horizontale choisit des entreprises championnes
La politique verticale cible des secteurs précis, tandis que l’horizontale améliore l’environnement général de production

La politique verticale cible des secteurs précis, tandis que l’horizontale améliore l’environnement général de production

Explication

Une politique verticale sélectionne certains secteurs ou entreprises, alors qu’une politique horizontale agit sur les conditions générales de production sans choisir précisément les bénéficiaires. Les infrastructures et l’environnement général relèvent donc plutôt de l’approche horizontale.

63. Quelle orientation convient généralement à un pays très éloigné de la frontière technologique ?

Cibler certains secteurs avec des subventions, des prêts bonifiés et une protection temporaire
Réduire les investissements productifs afin de préserver les avantages des technologies existantes
Ouvrir immédiatement tous les marchés pour exposer les entreprises naissantes à la concurrence mondiale
Privilégier la concurrence, la recherche et l’éducation sans soutenir de filières particulières

Cibler certains secteurs avec des subventions, des prêts bonifiés et une protection temporaire

Explication

Un pays éloigné de la frontière technologique peut cibler certains secteurs et utiliser temporairement des subventions, des prêts bonifiés ou une protection. Les instruments horizontaux comme l’éducation, la recherche et la concurrence deviennent davantage prioritaires lorsque le pays est proche de la frontière.

64. Quelle combinaison a caractérisé les stratégies industrielles gagnantes d’Asie de l’Est et du Sud-Est ?

Une planification intégrale, une absence de concurrence entre entreprises et une interdiction des capitaux étrangers
Une protection temporaire, une concurrence interne et une ouverture progressive à la concurrence internationale
Une protection permanente, une faible concurrence intérieure et une fermeture durable aux échanges mondiaux
Une libéralisation immédiate, une spécialisation spontanée et une réduction des investissements publics

Une protection temporaire, une concurrence interne et une ouverture progressive à la concurrence internationale

Explication

Les stratégies efficaces ont associé une protection limitée dans le temps, une mise en concurrence des entreprises nationales et une ouverture progressive aux marchés internationaux. Une protection permanente et une fermeture durable risquent au contraire de maintenir la dépendance et de réduire les incitations à progresser.

65. Quelle trajectoire la Corée du Sud a-t-elle suivie au cours d’une génération ?

Elle a conservé un faible revenu tout en renonçant à l’industrialisation et aux exportations manufacturières
Elle est passée d’un faible revenu à un haut revenu en évitant la trappe des revenus intermédiaires
Elle est passée d’un haut revenu à un revenu intermédiaire en restant bloquée par une faible productivité
Elle a atteint un revenu élevé grâce aux matières premières sans transformer sa structure productive

Elle est passée d’un faible revenu à un haut revenu en évitant la trappe des revenus intermédiaires

Explication

La Corée du Sud a connu une transition rapide d’un faible niveau de revenu vers un niveau élevé et a évité la trappe des revenus intermédiaires. Cette trappe désigne au contraire une situation où la poursuite du développement se trouve bloquée.

66. Par quel mécanisme le soutien public a-t-il contribué à la montée en gamme de la Corée du Sud ?

La protection permanente des entreprises a réduit les incitations à innover tout en maintenant leur accès aux marchés
La limitation des exportations a permis aux entreprises de gagner en compétitivité sans affronter de concurrents étrangers
La baisse de l’éducation et de la recherche a déplacé la croissance vers des activités moins productives
Le soutien aux entreprises, l’éducation et la R&D ont accru la productivité et la compétitivité internationale

Le soutien aux entreprises, l’éducation et la R&D ont accru la productivité et la compétitivité internationale

Explication

En Corée du Sud, le soutien aux entreprises combiné à l’éducation et à la R&D a favorisé les gains de productivité, la montée en gamme et la compétitivité internationale. Une protection permanente ou l’absence de concurrence ne constitue pas le mécanisme décrit.

67. Quel est le principe du protectionnisme éducateur ?

Supprimer les aides aux industries nouvelles pour les obliger à atteindre rapidement leur taille optimale
Maintenir durablement des barrières commerciales afin de préserver les entreprises nationales de la concurrence
Protéger temporairement les industries naissantes pour leur permettre d’apprendre et de devenir compétitives
Réserver les marchés publics aux entreprises étrangères afin d’accélérer l’apprentissage technologique national

Protéger temporairement les industries naissantes pour leur permettre d’apprendre et de devenir compétitives

Explication

Le protectionnisme éducateur protège temporairement les industries naissantes afin qu’elles apprennent, investissent, réalisent des économies d’échelle et deviennent compétitives. Une protection durable peut au contraire entretenir la dépendance et affaiblir les incitations à progresser.

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Qu'impose la mondialisation financière sur la logique managériale ?

Elle favorise une logique actionnariale centrée sur la maximisation de la valeur pour les actionnaires.

Quelle conséquence a une rentabilité financière rapide pour les actionnaires ?

Elle peut entraîner une hausse des dividendes ou de la valeur de l’action.

Pourquoi certaines décisions industrielles sont-elles moins compatibles avec la rentabilité financière rapide ?

Elles nécessitent plusieurs années pour devenir rentables.

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