QCM : Primes et retenues pour absence (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une entreprise verse une prime en vertu d’une clause du contrat individuel d’un salarié, alors que sa convention collective ne prévoit pas cette prime. Quelle est sa source juridique ?

Le contrat de travail individuel
La décision bénévole de l’employeur
La convention collective applicable
La loi

Le contrat de travail individuel

Explication

Une prime contractuelle tire son obligation du contrat individuel, même si la convention collective ne la prévoit pas. La convention collective et la loi correspondent à d’autres sources, tandis qu’une décision bénévole ne crée pas d’obligation contractuelle.

2. Un employeur veut réduire une prime inscrite au contrat individuel d’une salariée, sans modifier les autres conditions de travail. Quelle démarche est requise pour modifier cette prime ?

Respecter un délai de prévenance suffisant
Obtenir l’accord de la salariée
Décider seul de la réduction
Informer le CSE et notifier la salariée

Obtenir l’accord de la salariée

Explication

La modification d’une prime contractuelle exige l’accord du salarié. La procédure d’information du CSE et de notification concerne la suppression d’un avantage obligatoire par usage, tandis qu’une décision unilatérale ne permet pas de modifier la clause contractuelle.

3. Une prime discrétionnaire est accordée à tous les salariés, chaque année, selon un montant fixe. Quelle caractéristique peut faire de cette pratique un usage d’entreprise ?

Elle est imposée par une disposition légale
Elle varie chaque année selon la décision de l’employeur
Elle est accordée à un salarié de manière ponctuelle
Elle est générale, constante et fixe

Elle est générale, constante et fixe

Explication

L’usage d’entreprise repose sur le caractère général, constant et fixe de l’avantage, ce qui peut rendre obligatoire une prime bénévole. Une obligation légale relève d’une autre source, et une pratique ponctuelle ou non fixe ne réunit pas ces critères.

4. Une prime bénévole est devenue obligatoire parce qu’elle répond aux critères de l’usage d’entreprise. Pour la supprimer, quelle procédure l’employeur doit-il suivre ?

Notifier les salariés concernés sans informer le CSE ni prévoir de délai
Informer le CSE, notifier chaque salarié concerné et respecter un délai suffisant
Respecter un délai suffisant sans informer le CSE ni notifier les salariés
Informer le CSE et supprimer la prime dès le mois suivant

Informer le CSE, notifier chaque salarié concerné et respecter un délai suffisant

Explication

La suppression d’une prime devenue obligatoire par usage nécessite les trois étapes : informer le CSE, notifier individuellement chaque salarié concerné et respecter un délai de prévenance suffisant. Les autres démarches omettent au moins l’une de ces exigences.

5. Quel principe l’article L.242-1 du Code de la sécurité sociale pose-t-il pour l’assiette des cotisations sociales ?

Les cotisations sont assises sur les seuls salaires de base des personnes affiliées au régime général
Les cotisations sont assises sur les revenus d’activité des personnes affiliées au régime général
Les cotisations sont assises sur les revenus du patrimoine des personnes affiliées au régime général
Les cotisations sont assises sur les revenus d’activité de toutes les personnes, quel que soit leur régime

Les cotisations sont assises sur les revenus d’activité des personnes affiliées au régime général

Explication

L’article L.242-1 assujettit aux cotisations les revenus d’activité des personnes affiliées au régime général, avec une définition précisée par renvoi à l’article L.136-1-1. Les revenus du patrimoine et les seuls salaires de base ne décrivent pas cette assiette.

6. Lors de l’établissement d’un bulletin de paie, quels éléments entrent en principe dans l’assiette des cotisations parce qu’ils sont versés en contrepartie ou à l’occasion du travail ?

Les salaires et les gratifications, à l’exclusion des primes
Les salaires, les primes, les gratifications et les avantages en nature
Les primes et les avantages en nature, à l’exclusion des gratifications
Les salaires de base et les remboursements de frais professionnels

Les salaires, les primes, les gratifications et les avantages en nature

Explication

L’assiette couvre les rémunérations liées au travail, notamment les salaires, primes, gratifications et avantages en nature, sous réserve des exclusions légales. La réduire au salaire de base ou écarter une catégorie de rémunération omet des éléments visés par cette règle.

7. Une entreprise verse à un salarié une prime liée à son travail, sans qu’aucune disposition légale d’exonération ne s’applique. Quel traitement doit-elle retenir pour les cotisations ?

L’exonérer des cotisations patronales et salariales
La soumettre aux seules cotisations salariales
La soumettre aux seules cotisations patronales
La soumettre aux cotisations patronales et salariales

La soumettre aux cotisations patronales et salariales

Explication

Une prime liée au travail est, par défaut, soumise aux cotisations patronales et salariales; l’exonération constitue une exception expressément prévue par la loi. Présumer une exonération ou exclure l’une des deux parts de cotisations contredit ce principe.

8. Une entreprise dispose d’un accord de participation obligatoire, mais n’a ni accord d’intéressement en vigueur ni accord de participation volontaire. Quel plafond d’exonération de cotisations sociales s’applique à la PPV par bénéficiaire et par année civile ?

6 000 € par année civile
3 000 €
3 000 € par versement
6 000 €

3 000 €

Explication

Le plafond de base est de 3 000 € par bénéficiaire et par année civile ; le plafond de 6 000 € exige un accord d’intéressement en vigueur ou une participation volontaire dans les entreprises non obligées. Le plafond de 6 000 € confond participation obligatoire et volontaire, et les montants par versement ou mensuels ne correspondent pas à la règle.

9. Une entreprise de 42 salariés verse une PPV à une salariée dont la rémunération est inférieure à 3 SMIC annuels, en 2025. Jusqu’à quelle date la PPV peut-elle bénéficier de l’exonération renforcée de cotisations sociales, de CSG-CRDS et d’impôt sur le revenu, dans la limite applicable ?

Jusqu’à la fin de l’année civile du versement
Jusqu’au 31 décembre 2025
Jusqu’au 31 décembre 2026
Jusqu’au 31 décembre 2027

Jusqu’au 31 décembre 2026

Explication

Dans une entreprise de moins de 50 salariés, la rémunération inférieure à 3 SMIC annuels ouvre droit à l’exonération renforcée jusqu’au 31 décembre 2026. L’échéance de 2025 raccourcit à tort le dispositif, celle de 2027 le prolonge, et la fin de l’année du versement confond durée et période de paiement.

10. Lors de l’établissement d’un bulletin en février 2025, un employeur verse une PPV à un salarié. Quel effet faut-il prendre en compte pour calculer la réduction générale de cotisations patronales ?

La PPV reste exclue de la rémunération de référence
La PPV est déduite des cotisations salariales
La PPV entre dans la rémunération de référence
La PPV diminue directement le salaire brut contractuel

La PPV entre dans la rémunération de référence

Explication

Depuis le 1er janvier 2025, la PPV est intégrée à la rémunération servant de base au calcul de la réduction générale de cotisations patronales. La réduction d’impôt, la modification du salaire contractuel et la déduction de cotisations salariales confondent des mécanismes distincts.

11. Une gestionnaire prépare le bulletin d’un salarié auquel est versée une prime soumise à cotisations. Quelle rubrique doit-elle sélectionner pour cette prime ?

Une rubrique de remboursement de frais
Une rubrique du brut soumis
Une rubrique de retenues salariales
Une rubrique spécifique hors cotisations

Une rubrique du brut soumis

Explication

Une prime soumise à cotisations doit être rattachée à une rubrique du brut soumis, conformément à son régime social et fiscal. La rubrique hors cotisations correspond à une prime exonérée, tandis que les retenues et remboursements de frais relèvent d’autres catégories.

12. Une prime soumise à cotisations est inscrite par erreur sur une ligne hors assiette. Quel risque cette erreur crée-t-elle pour le bulletin et l’employeur ?

Elle fausse les cotisations du mois et expose à un redressement URSSAF
Elle fausse l’impôt sur le revenu et expose à une pénalité fiscale
Elle modifie la date de versement et expose à un rappel de salaire
Elle augmente le montant de la prime et expose à un litige contractuel

Elle fausse les cotisations du mois et expose à un redressement URSSAF

Explication

Une prime soumise placée hors assiette fausse le calcul des cotisations du mois et peut exposer l’employeur à un redressement URSSAF. Une erreur de présentation sans conséquence, un problème d’impôt sur le revenu ou une majoration de prime ne décrivent pas le risque indiqué.

13. Une salariée s’absente plusieurs jours et sa prime est concernée par cette période. Quelle démarche détermine si son montant doit être réduit ?

Vérifier la nature de la prime et les règles qui lui sont applicables
Maintenir le montant sans consulter les règles applicables
Réduire la prime selon la durée de l’absence sans autre vérification
Appliquer la règle prévue pour les primes variables à toute prime

Vérifier la nature de la prime et les règles qui lui sont applicables

Explication

La proratisation n’est pas automatique : elle dépend de la nature de la prime et des règles prévues par le contrat, la convention collective ou les accords d’entreprise. Réduire automatiquement confond absence et proratisation automatique, appliquer la règle des primes variables généralise une règle particulière, et maintenir le montant sans vérification néglige les règles applicables.

14. Une entreprise examine deux primes après une absence : une prime variable liée à l’activité et une prime d’ancienneté sans lien avec le temps de travail effectif. Quel traitement correspond à leur distinction ?

Proratiser la prime variable et maintenir en principe la prime d’ancienneté intégralement
Maintenir les deux primes intégralement dans tous les cas
Proratiser les deux primes en fonction de la présence
Maintenir la prime variable et proratiser la prime d’ancienneté

Proratiser la prime variable et maintenir en principe la prime d’ancienneté intégralement

Explication

Une prime variable versée en contrepartie de l’activité s’acquiert au prorata de la présence, tandis qu’une prime d’ancienneté reste en principe intégralement due, sauf disposition conventionnelle contraire. L’inversion échange les catégories, la proratisation des deux néglige la distinction et le maintien inconditionnel omet l’exception conventionnelle.

15. Avant de réduire une prime à la suite d’une absence, une gestionnaire de paie doit décider si une règle particulière encadre cette prime. Que doit-elle vérifier ?

La pratique habituelle de l’entreprise, indépendamment des textes applicables
Les dispositions du contrat, de la convention collective ou des accords d’entreprise
La durée de l’absence, sans examiner les dispositions applicables
La règle des primes variables, quelle que soit la nature de la prime

Les dispositions du contrat, de la convention collective ou des accords d’entreprise

Explication

La vérification préalable porte sur les règles du contrat de travail, de la convention collective ou des accords d’entreprise. Se fier à la pratique sans vérifier les textes, examiner seulement la durée d’absence ou généraliser la règle des primes variables ne répond pas à cette exigence.

16. Une prime annuelle est versée en décembre et aucun texte ne prévoit son lissage. Dans quel mois l’intégrer au brut et calculer les cotisations correspondantes ?

En décembre, le mois de son versement effectif
Chaque mois de l’année, par répartition égale
Dans les mois correspondant à la période de référence
En janvier, après le mois de son versement

En décembre, le mois de son versement effectif

Explication

Par défaut, une prime non mensuelle est intégrée au brut et soumise aux cotisations du mois où elle est effectivement versée. Le lissage suppose une base textuelle, le rattachement à la période de référence confond période et mois de versement, et le report à janvier décale à tort le traitement.

17. Une employeuse souhaite répartir une prime annuelle sur plusieurs bulletins mensuels, mais aucun texte ne prévoit cette modalité. Peut-elle la lisser ?

Oui, une décision informelle de l’employeuse constitue une base suffisante
Oui, le rattachement au mois de versement permet un fractionnement libre
Oui, la périodicité annuelle autorise à elle seule le lissage mensuel
Non, le lissage requiert une base textuelle qui le prévoit expressément

Non, le lissage requiert une base textuelle qui le prévoit expressément

Explication

Le lissage est autorisé lorsqu’un texte le prévoit expressément, par exemple le contrat, un accord, une décision unilatérale formalisée ou un usage avéré. La périodicité annuelle ne suffit pas, une décision informelle ne constitue pas la base requise, et le rattachement par défaut au mois de versement ne permet pas un fractionnement libre.

18. Avant de saisir une prime dans le logiciel de paie, quel contrôle l’agent doit-il effectuer ?

Vérifier le montant à partir du seul contrat de travail
Contrôler le montant par rapport au salaire mensuel brut
Rapprocher le montant calculé des justificatifs disponibles
Comparer le montant calculé au bulletin de paie précédent

Rapprocher le montant calculé des justificatifs disponibles

Explication

Avant la saisie, le montant calculé doit être rapproché des justificatifs disponibles, comme l’accord collectif, la note de service, le contrat ou un avenant. La comparaison au bulletin précédent ne remplace pas ce rapprochement, le contrôle ne se limite pas au contrat et le salaire brut n’est pas le justificatif visé.

19. Lors d’un contrôle de prime, un salarié vient de la recevoir alors qu’il n’a pas encore atteint l’ancienneté exigée. Quel type d’anomalie ce contrôle met-il en évidence ?

Un montant de prime différent du taux prévu par la convention collective
Une prime versée avant que le salarié remplisse la condition d’ancienneté
Une prime versée sans justificatif écrit correspondant
Un calcul de prime fondé sur une période de référence erronée

Une prime versée avant que le salarié remplisse la condition d’ancienneté

Explication

Le contrôle de cohérence détecte notamment une prime versée avant que le salarié remplisse la condition d’ancienneté. Un taux non conforme et une période erronée sont d’autres anomalies possibles, tandis que l’absence de justificatif n’est pas l’anomalie décrite ici.

20. Pour calculer une retenue selon la méthode des heures réelles, une gestionnaire dispose du salaire mensuel, des heures prévues dans le mois et des heures d’absence. Quelle démarche applique-t-elle ?

Diviser le salaire par 30, puis multiplier le quotient par les jours d’absence
Multiplier le salaire mensuel par les heures d’absence, puis diviser le résultat par les heures prévues
Diviser le salaire par 151,67 heures, puis multiplier le taux obtenu par les heures d’absence
Diviser le salaire par les heures prévues dans le mois, puis multiplier le taux obtenu par les heures d’absence

Diviser le salaire par les heures prévues dans le mois, puis multiplier le taux obtenu par les heures d’absence

Explication

La méthode des heures réelles divise le salaire mensuel par les heures réellement prévues dans le mois, puis multiplie le taux obtenu par les heures d’absence. Le diviseur fixe de 30 relève de la méthode du trentième, et 151,67 heures est une base forfaitaire, non le nombre d’heures réellement prévues dans le mois considéré.

21. Quel principe la Cour de cassation a-t-elle consacré comme référence pour la retenue sur absence dans son arrêt du 11 février 1982 ?

La méthode des jours calendaires, fondée sur la période de référence
La méthode du trentième, fondée sur un diviseur de 30 jours
La mensualisation, fondée sur un salaire constant chaque mois
La méthode des heures réelles, fondée sur une stricte proportionnalité

La méthode des heures réelles, fondée sur une stricte proportionnalité

Explication

Dans son arrêt du 11 février 1982, la Cour de cassation consacre la méthode des heures réelles comme référence de stricte proportionnalité entre l’absence et la retenue. Le trentième a été écarté dans un arrêt ultérieur, tandis que la mensualisation et les jours calendaires désignent d’autres notions.

22. Un service de paie calcule une retenue en divisant systématiquement le salaire mensuel par 30, quel que soit le mois. Quelle position la Cour de cassation a-t-elle prise sur cette méthode en 1992 ?

Elle a consacré la méthode du trentième dans son arrêt du 24 juin 1992
Elle a écarté la méthode du trentième dans son arrêt du 24 juin 1992
Elle a admis le trentième lorsqu’il est plus favorable au salarié
Elle a assimilé le trentième au nombre réel de jours du mois

Elle a écarté la méthode du trentième dans son arrêt du 24 juin 1992

Explication

La Cour de cassation a écarté la méthode du trentième, qui prend systématiquement 30 comme diviseur, dans son arrêt du 24 juin 1992. La règle de méthode plus favorable concerne le recours à une autre méthode, et un diviseur fixe de 30 n’est pas le nombre réel de jours de chaque mois.

23. Une entreprise envisage une méthode de retenue sur absence différente de celle des heures réelles. À quelle condition peut-elle l’utiliser au regard de la validation jurisprudentielle ?

Elle doit être moins favorable au salarié
Elle doit être expressément prévue par une convention collective
Elle doit être plus favorable au salarié
Elle bénéficie de la même validation jurisprudentielle constante

Elle doit être plus favorable au salarié

Explication

La méthode des heures réelles est la seule qui bénéficie d’une validation jurisprudentielle constante ; toute autre méthode doit être plus favorable au salarié. Une autre méthode ne peut donc pas être moins favorable, et la condition donnée ne porte pas sur une autorisation conventionnelle préalable.

24. Une convention collective prévoit une retenue selon une méthode différente des heures réelles. Quelle vérification l’employeur doit-il effectuer avant de l’appliquer ?

Vérifier que cette méthode entraîne une retenue identique pour tous les salariés
Vérifier que cette méthode correspond aux heures réellement travaillées dans le mois
Vérifier que cette méthode a été validée par un accord individuel du salarié
Vérifier que cette méthode est plus favorable au salarié que celle des heures réelles

Vérifier que cette méthode est plus favorable au salarié que celle des heures réelles

Explication

La méthode conventionnelle différente des heures réelles n’est tolérée que si elle est plus favorable au salarié. Appliquer la méthode sans comparaison néglige cette condition ; les heures réellement travaillées ne sont pas le seul critère de validité ; un accord individuel ne remplace pas la règle de faveur.

25. Aucune méthode de retenue n’est indiquée dans la convention collective applicable. Quelle méthode l’employeur doit-il prendre comme référence ?

La méthode des jours calendaires
La méthode des heures réelles
La méthode des jours ouvrés
La méthode choisie librement par l’employeur

La méthode des heures réelles

Explication

En l’absence de méthode précisée par la convention collective, la méthode des heures réelles constitue la référence jurisprudentielle consacrée par la Cour de cassation le 11 février 1982. Les jours ouvrés ou calendaires ne s’imposent pas par défaut, et l’absence de précision ne rend pas le choix entièrement libre.

26. Une entreprise doit calculer une retenue pour absence et dispose de la convention collective ainsi que d’un accord d’entreprise. Quelle démarche respecte les étapes de choix de la méthode ?

Choisir la méthode la plus simple, puis vérifier si la convention collective l’autorise
Appliquer d’abord les heures réelles, puis consulter les textes pour confirmer le montant retenu
Consulter les textes, vérifier la faveur de la méthode prévue, puis recourir aux heures réelles ou à une méthode plus favorable si aucun texte ne tranche
Consulter les textes, puis appliquer la méthode qui y figure sans comparer ses effets pour le salarié

Consulter les textes, vérifier la faveur de la méthode prévue, puis recourir aux heures réelles ou à une méthode plus favorable si aucun texte ne tranche

Explication

La démarche consiste à consulter la convention collective et les accords d’entreprise, à appliquer la méthode prévue si elle est au moins aussi favorable que les heures réelles, puis, sans méthode prévue, à retenir les heures réelles ou une méthode plus favorable. L’application immédiate des heures réelles inverse l’ordre de vérification ; la présence d’une méthode écrite ne dispense pas de contrôler sa faveur ; la simplicité de paie ne détermine pas le choix.

27. Une méthode de retenue autre que celle de l’horaire réel est envisagée pour un salarié. À quelle condition peut-elle être admise ?

Elle doit être prévue par l’employeur dans une procédure interne
Elle doit être plus favorable au salarié que la méthode de l’horaire réel
Elle doit reproduire exactement le résultat de l’horaire réel
Elle doit produire une retenue supérieure à celle de l’horaire réel

Elle doit être plus favorable au salarié que la méthode de l’horaire réel

Explication

La méthode de l’horaire réel, validée par la jurisprudence, est la référence ; une autre méthode est admise si elle est plus favorable au salarié. La seule existence d’une procédure interne ne suffit pas, une retenue supérieure va à l’encontre de la règle de faveur, et l’équivalence exacte ne constitue pas le critère énoncé.

28. Lors de la mise en page d’un bulletin, où faut-il inscrire la retenue correspondant à une absence ?

Dans une rubrique dédiée, en partie haute au niveau du brut
Dans les cotisations salariales, en partie basse du bulletin
Dans le net à payer, après le calcul des cotisations
Dans une rubrique dédiée, en partie basse après les cotisations

Dans une rubrique dédiée, en partie haute au niveau du brut

Explication

La retenue pour absence diminue le brut et figure dans une rubrique dédiée en partie haute du bulletin. La confondre avec une cotisation salariale ou la placer en partie basse revient à lui attribuer un emplacement qui ne lui correspond pas.

29. Pour permettre de reconstituer le calcul d’une retenue pour absence, quelles informations sa rubrique doit-elle présenter ?

Le motif, la période, le montant du salaire net et le total des cotisations
La durée, le taux ou quotient, le montant déduit et le motif médical détaillé
Le motif, le montant déduit, les coordonnées du salarié et le solde de congés
Le motif, la période, la durée, le taux ou quotient et le montant déduit

Le motif, la période, la durée, le taux ou quotient et le montant déduit

Explication

La rubrique doit indiquer le motif, la période concernée, la durée en heures ou en jours, le taux ou quotient de calcul et le montant déduit. Le salaire net, les coordonnées ou le détail d’un motif médical ne remplacent pas ces éléments de traçabilité.

30. Avant de valider un bulletin, un gestionnaire constate une retenue pour absence. Quels contrôles doit-il effectuer pour en vérifier la cohérence ?

Comparer la durée au justificatif et conserver la méthode proposée par le logiciel
Vérifier le montant déduit et comparer le salaire net au bulletin précédent
Vérifier la méthode conventionnelle et le motif, sans recalculer le montant déduit
Comparer la durée au justificatif, vérifier la méthode conventionnelle et contrôler le calcul du montant

Comparer la durée au justificatif, vérifier la méthode conventionnelle et contrôler le calcul du montant

Explication

Le contrôle avant validation porte sur la concordance de la durée saisie avec les justificatifs, la conformité de la méthode à la convention collective et l’exactitude arithmétique du montant. Se limiter au montant, au paramétrage par défaut ou au motif laisse de côté un ou plusieurs de ces contrôles.

31. Une retenue erronée est repérée après la validation et la transmission du bulletin en DSN. Quelle démarche de correction convient ?

Émettre un bulletin rectificatif, puis conserver la DSN déjà transmise
Modifier la saisie du mois suivant et documenter la date de l’ajustement
Émettre un bulletin rectificatif et une DSN corrective, puis documenter la date et le motif
Documenter l’erreur et attendre le prochain exercice pour recalculer la retenue

Émettre un bulletin rectificatif et une DSN corrective, puis documenter la date et le motif

Explication

Après validation et transmission, une retenue erronée nécessite un bulletin rectificatif et une DSN corrective ; la correction doit aussi être documentée avec sa date et son motif. Modifier seulement la saisie ultérieure ou conserver la DSN initiale ne régularise pas les documents transmis.

32. En contrôlant une retenue, vous constatez que la durée saisie dépasse celle du justificatif et que la méthode appliquée ne respecte pas la convention collective. Que faut-il faire avant de valider le bulletin ?

Corriger la durée, valider la retenue et laisser le paramétrage en l’état
Corriger la durée, rectifier le paramétrage, recalculer la retenue puis la valider
Valider la retenue, puis corriger la durée et le paramétrage sur un bulletin ultérieur
Rectifier le paramétrage, recalculer la retenue et conserver la durée saisie

Corriger la durée, rectifier le paramétrage, recalculer la retenue puis la valider

Explication

Le contrôle impose de corriger une durée non conforme au justificatif, de mettre la méthode en accord avec la convention collective et de recalculer avant validation. Corriger une seule des deux anomalies ou reporter les corrections laisse une retenue incorrecte sur le bulletin validé.

33. Une entreprise verse une prime inscrite dans le contrat de travail d’un salarié. Quel est le fondement de son versement ?

Une décision bénévole de l’employeur
Le contrat individuel de travail
Une disposition directe de la loi
La convention collective applicable

Le contrat individuel de travail

Explication

Une prime contractuelle tire son fondement du contrat de travail individuel, qui lie l’employeur. La convention collective et la loi sont d’autres sources, tandis qu’une prime bénévole n’est pas inscrite au contrat.

34. Une entreprise verse chaque année à tout son personnel une prime calculée selon le même taux, sans texte ni clause contractuelle qui la prévoit. Un salarié conteste sa suppression après plusieurs années : quelle analyse s’applique si les critères de généralité, de constance et de fixité sont réunis ?

Elle peut constituer un usage dont la dénonciation doit suivre une procédure
Elle peut être supprimée sans procédure puisqu’elle est bénévole
Elle devient une prime conventionnelle applicable à la branche
Elle devient une clause contractuelle qu’un avenant doit supprimer

Elle peut constituer un usage dont la dénonciation doit suivre une procédure

Explication

Une prime bénévole répondant aux critères de généralité, de constance et de fixité peut constituer un usage d’entreprise, dont la suppression est soumise à une procédure de dénonciation. La contractualisation automatique, l’assimilation à une prime conventionnelle et la suppression libre méconnaissent ce régime.

35. En 2025, une entreprise dispose d’un accord d’intéressement en vigueur et verse une PPV à un salarié. Jusqu’à quel montant annuel la prime bénéficie-t-elle du plafond d’exonération de cotisations sociales ?

6 000 € par salarié et par mois
3 000 € par salarié et par mois
6 000 € par salarié et par année civile
3 000 € par salarié et par année civile

6 000 € par salarié et par année civile

Explication

En 2025, le plafond annuel d’exonération de cotisations sociales de la PPV passe de 3 000 € à 6 000 € lorsque l’entreprise dispose d’un accord d’intéressement en vigueur. Le montant de 3 000 € oublie cette majoration, et les deux réponses mensuelles confondent la période annuelle avec une période mensuelle.

36. En 2025, une entreprise de 42 salariés verse une PPV à une personne dont la rémunération est inférieure à 3 SMIC annuels. Jusqu’à quelle date la PPV bénéficie-t-elle de l’exonération de CSG-CRDS et d’impôt sur le revenu prévue pour cette situation ?

Jusqu’au 31 décembre 2026
Jusqu’au 31 décembre 2027
Jusqu’au 31 décembre 2026, mais pour les seules cotisations sociales
Jusqu’au 31 décembre 2025

Jusqu’au 31 décembre 2026

Explication

Dans une entreprise de moins de 50 salariés, les salariés rémunérés sous le seuil de 3 SMIC annuels bénéficient de l’exonération de CSG-CRDS et d’impôt sur le revenu jusqu’au 31 décembre 2026. Les dates de 2025 et de 2027 ne correspondent pas à la durée prévue, et limiter l’exonération aux cotisations sociales omet les deux prélèvements visés.

37. Une entreprise verse une prime de résultat et aucune disposition légale ne prévoit d’exonération pour cette prime. Quel traitement appliquer à son assiette de cotisations sociales ?

L’assujettir seulement au-delà d’un seuil légal
Déterminer son assujettissement d’après sa source juridique
L’exclure de l’assiette comme prime de résultat
L’intégrer à l’assiette des cotisations sociales

L’intégrer à l’assiette des cotisations sociales

Explication

Par défaut, une prime de résultat entre dans l’assiette des cotisations sociales, à moins qu’une exonération soit expressément prévue par la loi. L’exonération automatique, le seuil supposé et le critère de la source juridique ne remplacent pas cette règle.

38. En préparant le bulletin d’un salarié absent, quelle démarche permet d’établir correctement la retenue et de la faire apparaître sur le bulletin ?

Consulter les textes applicables, choisir une méthode conforme, calculer la retenue et l’inscrire sur la rubrique dédiée
Consulter les textes applicables, choisir une méthode conforme et inscrire la retenue sans la calculer
Choisir une méthode conforme, calculer la retenue et l’inscrire sur une rubrique générale du bulletin
Consulter les textes applicables, calculer la retenue, puis choisir une méthode et l’inscrire sur la rubrique dédiée

Consulter les textes applicables, choisir une méthode conforme, calculer la retenue et l’inscrire sur la rubrique dédiée

Explication

La démarche exige de consulter les textes applicables, de retenir une méthode conforme, de calculer le montant puis de le porter sur la rubrique dédiée. Calculer avant de vérifier les règles inverse la démarche, une rubrique générale ne remplace pas la rubrique dédiée, et inscrire un montant sans le calculer omet une étape essentielle.

39. Quelle méthode constitue la méthode de référence de droit commun pour calculer une retenue pour absence ?

La méthode fondée sur un diviseur mensuel fixe en jours
La méthode prévue par un accord d’entreprise
La méthode des heures réelles
La méthode des jours calendaires réels

La méthode des heures réelles

Explication

La méthode des heures réelles est la méthode de référence de droit commun reconnue par la Cour de cassation. Les jours calendaires constituent une autre méthode, tandis qu’une méthode conventionnelle dépend d’un texte applicable et qu’un diviseur fixe en jours ne correspond pas à la référence indiquée.

40. Une gestionnaire vérifie la rubrique de retenue pour absence d’un bulletin. Quels éléments doit-elle y trouver pour que le calcul puisse être reconstitué ?

Le motif, les dates et la durée, le taux ou quotient de calcul et le montant déduit du brut
Les dates et la durée, le taux ou quotient de calcul et le montant déduit du brut
Le motif, les dates et la durée, le taux ou quotient de calcul et le montant net restant
Le motif, les dates et la durée, le salaire net et le montant versé au salarié

Le motif, les dates et la durée, le taux ou quotient de calcul et le montant déduit du brut

Explication

Une rubrique conforme précise le motif, la période datée et sa durée en heures ou en jours, le taux ou quotient de calcul, ainsi que le montant déduit du brut. Le salaire net ou le montant restant ne se substitue pas au montant déduit, et les dates seules ne renseignent pas la durée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Primes et retenues pour absence.

Qui impose une prime légale ?

La loi.

Quelle condition permet à l’employeur de modifier une prime contractuelle ?

L’accord du salarié.

Quelles caractéristiques définissent l’usage d’entreprise ?

Un avantage accordé de manière générale, constante et fixe.

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